Languevoisin-Quiquery

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Languevoisin-Quiquery
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Picardie
Département Somme
Arrondissement Péronne
Canton Nesle
Intercommunalité Communauté de communes de Nesle
Maire
Mandat
Jacques Gravet
2014-2020
Code postal 80190
Code commune 80465
Démographie
Population
municipale
202 hab. (2011)
Densité 42 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 44′ 54″ N 2° 55′ 55″ E / 49.7483, 2.9319 ()49° 44′ 54″ Nord 2° 55′ 55″ Est / 49.7483, 2.9319 ()  
Altitude Min. 57 m – Max. 78 m
Superficie 4,83 km2
Localisation

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Languevoisin-Quiquery

Languevoisin-Quiquery est une commune française, située dans le département de la Somme en région Picardie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Languevoisin-Quiquery
Languevoisin, autrefois Landevoisin, viendrait du gaulois land (terre, pays) et de l’adjectif voisin. Ce nom lui aurait été donné par les seigneurs de Nesle, lorsqu’ils y élevèrent une forteresse proche de leur ville. Languevoisin fut aussi longtemps un hameau dépendant de Quiquery, ce qui est aujourd’hui l’inverse. Kiq’ri serait un nom d’origine celte, choisi pour désigner ce hameau isolé et caché dans une presqu’île. On y a retrouvé des silex taillés et polis datant de la Préhistoire. Les deux villages, aujourd’hui réunis en une seule commune, apparaissent dans un axiome ancien : « Quiquery, Longpain, Château-Fort à Languevoisin ». Longpain était en fait un moulin, établi sur la rivière Ingon, propriété du Marquis de Nesle. Au cours des siècles, la largeur de l’Ingon permit à de nombreux envahisseurs d’accoster dans ces deux villages, et alentour : les Vikings au Xe siècle, les Bourguignons en 1472, les Impériaux en 1522, puis les Espagnols en 1636, sur la route de la Hollande et les Prussiens en 1870. Lors de la Première Guerre mondiale, le village fut à nouveau détruit. Seule une ferme, et un mur de l’église restèrent debout. Aujourd’hui, le village a retrouvé son charme, et doit son renouveau à l’agriculture : chevaux, pommes de terre, maïs, ainsi que l’œillette, de la famille du pavot. Les Languevoisinois profitent des joies de la pêche et de la chasse, et se sont illustrés dans les années 1950 en devenant champions de France du jeu de longue paume.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1844 - Villain    
1912 1918 Ludovic Rouzé    
         
mars 1994 mars 2008 Pierre Geerem    
mars 2008 en cours
(au 10 avril 2014)
Jacques Gravet   Réélu pour le mandat 2014-2020[1]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 202 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
197 206 163 272 333 349 354 349 351
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
324 341 326 332 301 288 300 299 264
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
268 290 275 229 218 199 216 205 204
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
204 211 211 215 206 211 210 210 202
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • La Fontaine de Saint-Quentin de 1872 et sa chapelle ancienne au hameau de Quiquery.

(voici le résumé) :

La fontaine :

En 1872, l'abbé Duplan, curé de Breuil, desservant Languevoisin, décide de reconstruire le monument dédié à Saint Quentin. L'oratoire, constitué d'un pilier de briques dans lequel on a réservé une niche, résiste depuis plus d'un siècle. La bénédiction solennelle a eu lieu le 11 mai 1873, par l'abbé Guidet, doyen de Nesle. Le pèlerinage vieux de quinze siècles a repris une nouvelle vigueur. En 1998, cinq personnes employées au titre du contrat emploi solidarité effectuent des travaux de maçonnerie et de peinture. Hélas, aujourd'hui la source ne jaillit plus, il n'y a plus guère que les promeneurs pour se rendre à la fontaine, malgré l'entretien permanent de l'oratoire.

Sur les bords de l'Ingon, rivière qui était autrefois beaucoup plus large, les Celtes avaient établi une demeure, devenue une des premières cures du doyenné de Nesle. Il y avait aussi un château et des seigneurs. Tout cela a disparu. Les habitants sont partis, et il ne reste plus que deux ou trois maisons, une chapelle et un oratoire. Autrefois, le monument qui surmontait cette source se composait d'un simple réservoir rectangulaire en grès. Il était ouvert sur un côté pour donner passage à l'escalier qui descendait dans la source, tandis que l'autre côté laissait échapper le trop plein du réservoir. Selon la tradition, à la fin de la seconde moitié du IIIe siècle, l'apôtre Saint Quentin qui venait d'Amiens pour se rendre à Auguste de Vermandois, s'arrêta là pour se désaltérer.

La chapelle :

La chapelle dédiée également à Saint-Quentin est située à une centaine de mètres de la fontaine. Elle a été élevée sur l'emplacement de l'ancienne église du XIIIe siècle, démolie en 1828. La nouvelle chapelle en briques est presque carrée à l'image de ses deux petites fenêtres. On remarque également une porte à claire-voie et un beau clocher en charpente. La cloche de l'ancienne église, qui avait intégré le nouveau clocher, a disparu au cours de la Seconde Guerre mondiale. Elle portait la date de 1586. La dernière restauration de la chapelle Saint-Quentin a eu lieu en 1977, grâce à l'initiative de M. Moizard, maire du village. Il faut bien constater que depuis une dizaine d'années, les randonneurs et les amoureux du patrimoine ont remplacé les pèlerins de jadis.

  • La chapelle funéraire privée de la famille Vilain-Léger, au coin de la rue de l'église.

(voici le résumé) :

Le nom du village s'écrivait autrefois Landevoisin. La lande, c'est la terre, le sol ou le domaine. Ici, le mot lande pourrait indiquer une origine germanique. Beaucoup de noms de villages du Santerre ont été formés de cette façon. Quant à Quiquery, l'étymologie est incertaine, on pense à un nom d'homme latin ou germanique.

La chapelle funéraire de Languevoisin
Dans une propriété face à l'église et au cimetière, se dresse la sépulture de la famille Villain-Léger.

  • Son église reconstruite en 1928 sur les bases de l'ancienne datant du XVIIIe siècle. De l'église d'origine subsiste les murs du chœur et une très vieille porte en pierre molière taillée en damier sur le fronton style roman sur laquelle est adossé une pierre taillée en hommage à un ancien abbé-doyen de Noyon.
  • Le monument aux morts est adossé à l'église, dans le cimetière du village.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Toutes les écharpes ont trouvé preneur », Journal de Ham, no 15,‎ 10 avril 2014, p. 2 (ISSN 0755-1398)
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011

Liens externes[modifier | modifier le code]

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