Civilisation des champs d'urnes

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Diffusion des Champs d'urnes

La civilisation des Champs d'urnes est l'époque où la diffusion de cultures et de techniques métallurgiques et céramiques nouvelles prend place en Europe au Bronze final pour se terminer au tout début de l'âge du fer[1]. Elle se caractérise par des nécropoles d'urnes enterrées[2]. Elle correspond à la culture dite « RSFO », Rhin-Suisse-France orientale, principale culture archéologique pour l'étape moyenne de l'âge du Bronze final (Bronze IIb et IIIa).

Urne de Lahnberge (Marbourg-Biedenkopf, Hesse, All.) présentée au jardin botanique de Marbourg telle qu'elle a été trouvée

Datation[modifier | modifier le code]

Elle fait suite vers 1000 à 1200 av. J.-C.[3] (datation pour sa région d'origine) à la civilisation des tumulus, quand l'incinération apparaît comme rite funéraire[4]. Les sites dans l'ouest et le sud de l'Europe seraient plus récents qu'en Europe centrale (voir la section "Expansionisme ou changement endogène ?" ci-dessous).
Dans la première période des champs d’urnes, ont été trouvées de rares céramiques cannelées (par exemple à Temse-Velle) datées du Bronze D – Hallstatt A1. Ces cannelures indiquent une influence RSFO (Rhin-Suisse-France Orientale[5],[6]), influence qui a donc pu se faire sentir plus tôt que ce qu'on a cru jusqu'à présent[7].

Il est délicat de définir la date exacte de la fin d'utilisation des champs d'urnes. Les deux cimetières de Velzeke étaient encore en usage aux environs de -450. Aucune date n'est postérieure au Ve siècle av. J.C., et il semble que ce Ve siècle av. J.C. signe la cessation de ce genre de sépulture[8].

Suivent deux tables des principales équivalences de périodes pour la fin de l'âge du Bronze et le début de l'âge du Fer, correspondantes au développement de la culture des champs d'urnes[5].

Séquence chronologique de l'âge du Bronze final
et de l'âge du Fer en Europe Centrale et Europe de l'Ouest,
basée sur la typochronologie
Muller-Karpe (All.) (1959)[9] Hatt (Fr.) (1961)[10] Dates av. J.C.
Bronze final D Bronze final I -1300-1200
Hallstatt A1 Bronze final IIa -1200-1100
Hallstatt A2 Bronze final IIb -1100-1000
Hallstatt B1 Bronze final IIIa -1000-900
Hallstatt B2/3 Bronze final IIIb -900-750
Hallstatt C Hallstatt ancien -750-600
Hallstatt D Hallstatt moyen/final -600-450
Séquence chronologique de l'âge du Bronze final et de l'âge du Fer en Allemagne du Sud et régions voisines, basée sur le datage absolu
Lanting & van der Plicht (2001/02)[11] Années av. J.C. C14 années BP
Bronze final D -1325-1200 3100–3000
Hallstatt A1 -1200-1125 3000–2950
Hallstatt A2 -1125-1025 2950–2875
Hallstatt B1 -1025-925 2875–2800
Hallstatt B2 - -
Hallstatt B3 -925800 2800–2650
Hallstatt C -800625 2650–2450
Hallstatt D -625480 2500–2400

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

Habitations[modifier | modifier le code]

Les bâtiments sont plus petits (moins de 10 m de long) que ceux de l'âge de Bronze moyen. C'est la conséquence de l'abandon de la maison-étable[7], sans que l'on sache pourquoi ce type d'habitation a été abandonné. Une hypothèse en cours suggère un passage possible de l'élevage bovin à l'élevage ovin (Roymans, 1991[12]), mais le matériel archéologique ne montre guère de réduction des bovins en parallèle avec cette diminution des habitations ; l'autre hypothèse suggérée est donc une réduction de la population due à un mouvement de colonisation d'autres terres (Fokkens, 1997[13],[14]). Cette réduction de taille se présente dans toute l'Europe de l'Ouest, étant plus ou moins datée aux environs de -900[15].Un aspect intrigant de ce changement de taille d'habitations, est la soudaineté avec laquelle il est arrivé - aussi bien dans le passage à des habitations plus grandes entre -1800 et -1500, que dans le retour à plus petit entre -1000 et -900. Le retour à plus petit, extraordinairement rapide, s'est fait en trois générations. Il est possible que le changement précédent, allant vers une augmentation de la taille d'habitation, ait eu lieu en un temps très court aussi car les sites connus de cette période sont étonnamment rares comparé au nombre de sites des périodes précédentes et suivantes. Par ailleurs, ces deux changements étant apparus en même temps dans toute l'Europe de l'Ouest et donc dans des paysages divers, il est probable que leur cause n'est pas d'ordre uniquement économique[14].

Sépultures[modifier | modifier le code]

Urnes funéraires de Lahnberge (Arrondissement de Marbourg-Biedenkopf en Hesse, All.)

Les champs d'urnes sont souvent localisés près de points d'eau (rivière, source…). C'est par exemple le cas pour tous les sites des Flandres, sauf vers Aalter, Velzeke et le pays de Waes[16].

Ce mode de sépulture ne remplace pas toujours les tumuli : les deux modes peuvent se juxtaposer dans le même site[17]. On peut par exemple trouver des urnes enterrées à côté de tranchées mortuaires[16] Un exemple en est la nécropole récemment découverte à Cesson (Seine-et-Marne)[18]. Il semble que les tombes à urnes dominent au début, puis on voit une augmentation des tombes à paquets d'os et des puits à incinération[7]. La nécropole de Destelbergen en Flandre est organisée autour d'une tombelle : la partie la plus ancienne, datant du Bronze final, est située à l'est de cette tombelle, et la partie datant du premier âge du Fer, plus récente, se trouve à l'ouest de celle-ci[19]. Les urnes contiennent essentiellement les cendres des morts : les objets sont rares. La plupart du temps, s'il y en a ils se résument à un ou deux petits bols et des répliques de l'urne principale assez petites pour passer par le col de celle-ci, parfois quelques objets significatifs pour les défunts (bijoux, armes, outils)[3],[7]. La photo ci-contre montre des urnes caractéristiques et les urnes miniatures et bols qu'elles peuvent contenir.

Expansionisme ou changement endogène ?[modifier | modifier le code]

Casque de bronze du champ d'urnes de Thonberg en Haute-Franconie (All.), l'un des plus vieux casques au nord des Alpes

Selon la théorie dite "expansioniste", qui prédomine, ces champs d'urnes correspondent à un peuple probablement originaire de Hongrie et de Lusace[3] - sont également citées la Saxe et la Silésie. Entre 800 et 1000 BC ce peuple s'est étendu en Allemagne du sud et dans la Haute vallée du Rhin, puis en Bavière, Suisse, Autriche (Styrie et la Carinthie) et Italie du nord. Les urnes globuleuses à haut col remplacent alors celles bicôniques à col court et évasé. Selon Bosch Gimpera et d'autres, un groupe de ce peuple, parti de Bavière, Wurtemberg et Bâle, serait passé par la trouée de Belfort pour arriver au centre de la France (champs d'urnes de Pougues-les-Eaux dans la Nièvre, de Saint-Père-sous-Vézelay dans l'Yonne - deux stations thermales -, de Dompierre-sur-Besbre en Allier) ; aurait ensuite contourné les Cévennes par l'ouest pour arriver dans le Tarn (nombreuses nécropoles vers Saint-Sulpice-la-Pointe), la plaine de Toulouse et les Pyrénées, et de là passer en Catalogne. Un autre groupe du même peuple, passant par le plateau suisse et la vallée du Rhône où il aurait remplacé la civilisation palafitte, aurait suivi le bord de la Méditerranée pour peupler le Roussillon et le Narbonnais. Un groupe est allé en Italie[3] dans la région de Villanova, un autre en Belgique (27 sites connus en 2007[8], principalement autour des vallées de la Lys et de l’Escaut à partir du XIe siècle av. J.C.[7]) et en Hollande.
Une autre théorie est apparue notamment depuis 1986 et le congrès de Nemours[7] (Brun et al.), selon laquelle les nouveaux rites funéraires correspondraient à un changement endogène aux populations locales, sans grands mouvements de personnes.

La langue[modifier | modifier le code]

La langue celtique a des points communs avec les langues orientales, ce qui par comparaison avec d'autres langues implique que le proto-celtique a émergé en Europe de l'Est vers -2000[réf. nécessaire] (cependant les études les plus récentes donnent des dates bien antérieures, remontant à -8 100 avec une marge de 1 900 ans[20]). Suite à quoi les peuples parlant le proto-celtique, venant de l'Est, étaient installés au plus tard vers -1500 dans la région ouest de l'Europe centrale, et étaient en contact avec des peuples parlant le proto-germanique et le proto-italique[21].

Le Lépontique, langue celte maintenant morte, est le plus vieil exemple (VIe siècle av. J.C.) écrit d'une langue celtique. Présent dans le nord des Alpes vers -1200, il est lié à la culture de Golasecca, elle-même liée à la culture des champs d'urnes. Daté du VIe siècle av. J.C., il a donc divergé avant cette date des autres langues issus du même tronc comme le celtibère dont certains traits sont plus archaïques, et le gaulois qui contient des signes indiscutables de transformation linguistique[22]. La date de -1200 est retenue pour la séparation entre le lépontique et les autres langues celtiques[23].

Le langage Indo-Européen est arrivé en Espagne avec les peuples de la culture des champs d'urnes[réf. nécessaire], qui commencèrent à traverser les Pyrénées un peu avant l'an -1000[8]. Une forte influence de la civilisation des champs d'urnes se retrouve donc au nord-est de la péninsule ibérique, où les Celtibères ont adapté les matières premières d'Europe centrale avec une fabrication locale pour leurs cimetières[24]. Javier de Hoz souligne que ceci n'implique pas que tous les groupes de la culture des champs d'urnes parlaient des langages celtiques. Mais les indices concordent pour indiquer que le langage celtibérien a divergé aux alentours de -1200, et que les Celtibériens partageaient des liens culturels avec la civilisation des champs d'urnes[25].

Historique des découvertes archéologiques[modifier | modifier le code]

  • Wolfgang Kimmig, 1940 : publie ses travaux sur les champs d'urnes de Baden (Allemagne)[26].
  • Sigfried J. De Laet, 1958 : publie le premier schéma chronologique pour les champs d'urnes belges[27].
  • Marcel Desittere, 1968 : précise le cadre typochronologique des cimetières entre la mer du Nord et le Bas-Rhin[28].
  • années 1980 : révision de la chronologie.
  • Jean Bourgeois, 1989 : introduit la notion de “groupe Rhin-Suisse-France oriental”, connu sous le sigle RSFO, pour les influences culturelles d'Europe centrale à l'âge de Bronze final ; ce qui amène la ré-évaluation de la chronologie des sites connus, basée principalement sur l'évolution des formes de poteries dans les champs d'urnes et sur l'étude des céramiques des sites moins bien connus. La typochronologie locale est raffinée par la comparaison avec les sites des régions voisines et d'Europe centrale[29].

Galerie[modifier | modifier le code]

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Quelques signes décoratifs typiques de l'art des champs d'urnes

Références[modifier | modifier le code]

  1. Le groupe Rhin-Suisse-France orientale et la notion de civilisation des Champs d'Urnes, P. Brun, C. Mordant, 1988
  2. Les nécropoles de la civilisation des champs d'urnes dans la région des Marais de Saint-Gond, Bernard Chertier, CNRS (ISBN 2-222-01776-9), 1976
  3. a, b, c et d H. Jacquinot et P. Usquin, La Nécropole de Pougues-les-eaux (Nièvre). Derniers Temps de L'âge Du Bronze. Bulletin de la Société Nivernaise Des Lettres, Sciences Et Arts. 1879.
  4. La civilisation des Champs d'urnes, Patrice Brun, FMSH éditions, (ISBN 2-7351-0158-4), 1986.
  5. a et b La période de développement du R.S.F.O. correspond aux phases IIb et IIIa de l’âge du Bronze final dans la chronologie de J.-J. Hatt, au Hallstatt A2 et B1 de la chronologie de H. Müller-Karpe et, en chronologie réelle, aux XIe et Xe siècles avant notre ère. Voir En marge du R.S.F.O. : styles céramiques de l’étape moyenne du Bronze fnal en Provence. Thibault Lachenal, dans les Actes de Rencontres Méridionalles de Préhistoire Récente, 7 & 8 nov. 2008.
  6. Datations absolues sur les stations littorales et l’âge du Bronze final dans les Alpes du Nord. Aimé Bocquet, André Marguet, Alain Orcel, Christian Orcel. Dans Le groupe Rhin-Suisse-France orientale et la notion de civilisation des Champs d’Urnes, Patrice Brun, Claude Mordant (dir.), 1986. Éd. A.P.R.A.I.F., Nemours, p. 435-444.
  7. a, b, c, d, e et f La fin de l’âge du Bronze dans l’ouest de la Flandre et le « Rhin–Suisse–France orientale. Jean Bourgeois. Préhistoire de la Grande Plaine du Nord de l’Europe, Actes du Colloque Chaire Francqui interuniversitaire au titre étranger (Université de Liège, 26 juin 2001). Liège, ERAUL 99, pp. 209-223.
  8. a, b et c Re-evaluation of the late Bronze age and early Iron age chronology of the western belgian urnfields based on 14c dating of cremated bones. Guy De Mulder, Mark Van Strydonck, Mathieu Boudin, Walter Leclercq, Nicolas Paridaens, Eugène Warmenbol. Radiocarbon, Vol 49, n° 2, 2007, p 499–514. Revue publiée par l'Université d'Arizona.
  9. Herman Müller-Karpe, Beiträge zur Chronologie der Urnenfelderzeit nördlich und südlich der Alpen. Römisch-Germanische Forschungen XXII. Berlin, 1959.
  10. Chronique de Protohistoire V: une nouvelle chronologie de l’âge du Bronze final. Exposé critique du système chronologique de H. Müller-Karpe. Dans Bulletin de la Société Préhistorique Française, 1961, vol. 58, pp. 184–95.
  11. De 14C-chronologie van de Nederlandse pre- en protohistorie IV: bronstijd en vroege ijzertijd. J.N. Lanting & J. van der Plicht. Palaeohistoria, 2001/2002, vol. 43–44, pp. 117–262.
  12. N. Roymans, Late Urnfield Societies in the Northwest European Plain and the Exanding Networks of Central European Hallstatt Groups, 1991. Dans Images of the Past – Studies on Ancient Societies in Northwestern Europe, eds. N. Roymans et F. Thieuws, Amsterdam, pp. 9-89. Cité par Jean Bourgeois dans The Bronze Age and early Iron Age in Western Flanders (Belgium): shifting occupation patterns, p. 21 ((en)).
  13. Harry Fokkens, The genesis of urnfields: economic crisis or ideological change?. Dans Antiquity n° 71, 1997, pp. 360-373. Cité par Jean Bourgeois dans The Bronze Age and early Iron Age in Western Flanders (Belgium): shifting occupation patterns, p. 21 ((en)).
  14. a et b [http://www.westfrisia.com/uploads/7/7/9/3/7793908/chapter01-images.pdf Towards new models, Harry Fokkens et Stijn Arnoldussen, 2008. Dans Bronze Age settlement sites in the Low Countries, S. Arnoldussen & H. Fokkens (eds.), Oxford, 1-16.
  15. N. Roymans et Harry Fokkens, Een overzicht van veertig jaar nederzettingsonderzoerk in de Lage landen. Dans Nederzettingen uit de brnstijd en de vroege ijzertijd in de Lage Landen, Nederlandse Archeologische Rapporten 13 (connu comme la conférence "NAR 13", qui fit autorité pendant plusieurs années), Amsterfoort, pp. 1-19, Harry Fokkens et N. Roymans éds. Cité par Jean Bourgeois dans The Bronze Age and early Iron Age in Western Flanders (Belgium): shifting occupation patterns ((en)).
  16. a et b The Bronze Age and early Iron Age in Western Flanders (Belgium): shifting occupation patterns. Jean Bourgeois, K. Verlaeckt. Dans Belgian archaeology in a European setting, éd. Marc Lodewijckx, Vol. 2, 2001. pp. 14-25.
  17. La civilisation des champs d’urnes, Jacques Bloeme.
  18. Nécropole de Cesson.
  19. Sigfried J. De Laet, H. Thoen, J. Bourgeois, Les fouilles du Séminaire d'Archéologie de la Rijkuniversiteit de Gent à Destelbergen-Eenbeekeinde et l'histoire la plus ancienne de la région de Gent (Gand). 1 - La période préhistorique. Dissertationes Archaeologicae Gandenses, XXIII, Brugge.
  20. Celtic Found to Have Ancient Roots . Nicholas Wade, 2003.
  21. Las lenguas célticas de la antigüedad en su contexto etnohistórico. Celtas y Celtíberos: Realidad y Leyenda. Javier de Hoz. Unión Cultural Arqueológica, Universidad Complutense, Madrid. pp. 52-63.
  22. Lepontic, Celtiberian, Gaulish and the archaeological evidence. Javier de Hoz. Études Céltiques, 29, 1992. pp. 223-240.
  23. Gaulois et Celtique continental. Pierre-Yves Lambert, Georges-Jean Pinault. 2007.
  24. (en) Aedeen Cremin, The Celts in Europe, Sydney, Australia, Sydney Series in Celtic Studies 2, Centre for Celtic Studies, University of Sydney,‎ 1992 (ISBN 978-0-86758-624-4), p. 59-60
  25. (en) Celtiberians: Problems and Debates. Francisco Burillo Mozota, Centro de Estudios Celtibéricos de Segeda, Seminario de Arqueología y Etnología Turolense, Facultad de Humanidades y Ciencias Sociales, Teruel. Journal of interdisciplinary Celtic studies, vol. 6 : The celts in the Iberian peninsula. 2005.
  26. Die Urnenfelderkultur in Baden untersucht aufgrund der Gräberfunde. Wolfgang Kimmig. Römisch-Germanische Forschungen, 14. Berlin 1940. (Dissertation à Fribourg, 1935).
  27. Ancient Peoples and Places: the Low Countries. Sigfried J. De Laet, Hudson, Londres, 1958.
  28. De urnenveldenkultuur in het gebied tussen Neder-Rijn en Noordzee - Periodes Ha A. en B.. Marcel Desittere. Dissertationes Archaeologicae Gandenses, Bruges, XI.
  29. De ontdekking van nieuwe grondstoffen en de eerste metaalbewerkers in Temse en in het Waasland. Dans Temse en de Schelde. Van Ijstijd tot Romeinen, éd. H. Thoen. Brussels: Gemeentekrediet. p 44–68.

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Articles connexes[modifier | modifier le code]