Culture des catacombes

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La culture des catacombes, entre 2800 et 2200 av. J.-C., désigne une culture de l'âge du bronze ancien qui occupait essentiellement ce qui constitue aujourd'hui l'Ukraine, elle succède à la culture du Dniepr moyen. Elle avait des liens avec la Culture Yamna et semble être plus un terme géographique qui recouvre plusieurs cultures archéologiques plus petites qui lui sont liées.

Économie et rites funéraires[modifier | modifier le code]

Le nom de la culture lui vient de ses pratiques funéraires. Celles-ci sont similaires à celles de la Culture Yamna, avec, cependant, un espace creux creusé vers l'extérieur du puits principal, créant la catacombe. Des restes d'animaux étaient incorporés dans une petite minorité de tombes.

Dans certaines tombes, il y avait une pratique distinctive consistant à modeler un masque sur la visage du défunt, créant en cela une évidente, sinon appropriée, association d'idée avec le fameux masque d'or funéraire de Agamemnon (voir aussi culture de Tashtyk).

L'économie était essentiellement à base d'élevage, bien que certaines traces de céréales aient été trouvées. Il semble, néanmoins, qu'il y ait eu des métiers spécialisés, en particulier des forgerons.

Origine et fin[modifier | modifier le code]

L'origine de la culture des catacombes est discutée. Jan Lichardus[1] énumère trois possibilités : un développement local ayant son origine seulement dans la culture Yamna précédente, une migration en provenance de l'Europe centrale ou une origine orientale. La culture est la première à introduire des poteries cordées dans les steppes et montre une utilisation à profusion de haches de guerre polies, fournissant un lien avec l'Ouest. Des parallèles avec la culture d’Afanasevo, incluant des déformations crâniennes provoquées, fournissent un lien avec l'Est.

La culture des catacombes fut évincée par la culture de Srubna, à partir du XVIIe siècle av. J.-C. environ, associée à une expansion iranienne ou aux Cimmériens (classifiés de façon variable, soit comme des Thraces ou, autrefois, des Celtes ou des Germains).

Langue[modifier | modifier le code]

La composition de la culture des catacombes n'est pas claire. Dans le contexte de l'hypothèse kourgane développée par Marija Gimbutas, une composante indo-européenne est difficile à nier, spécialement dans les derniers stades. Localiser ici les ancêtres du grec, de l'arménien et des dialectes paléo-balkaniques est tentant et permettrait d'expliquer clairement certaines caractéristiques communes.

Plus récemment, l'archéologue ukrainien V. Kulbaka a contesté que les cultures Yamna tardives (de 3200 à 2800 av. J.-C. environ), et notamment les groupes Budzhak, Starosilsk, and Novotitarovka, puissent représenter les ancêtres grecs-arméniens-ariens (= indo-iraniens) (gréco-arien, gréco-arménien), et que la culture des catacombes soit représentante des Indo-iraniens « unifiés » (vers 2500 av. J.-C.) puis « différenciés ».

La version de Grigoryev (1998) de l'hypothèse arménienne relie la culture des catacombes aux Indo-Aryens, parce que le rituel funéraire des catacombes a des racines au sud-ouest du Turkménistan depuis le début du IVe millénaire av. J.-C. (cimetière de Parkhai).

Objets manufacturés[modifier | modifier le code]

D'après les collections du Musée de l'Ermitage
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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) S.A. Grigoryev, The Sintashta Culture And Some Questions Of Indo-European Origins, t. 2, Proceedings Of The Chelyabinsk Scientific Center,‎ octobre -décembre 1998 (lire en ligne), p. 82 ff.
  • (en) V. Kulbaka, Indo-European populations of Ukraine in the paleometallic period, Mariupol, 2000, ISBN 966-7329-30-5
  • (en) J. P. Mallory, Encyclopedia of Indo-European Culture, Fitzroy Dearborn,‎ 1997

Sources[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Références[modifier | modifier le code]

  1. Jan Lichardus - La protohistoire de l'Europe, 1987, Book 1 Chapter III:III.1.A