Chat-léopard

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Le Chat-léopard (Prionailurus bengalensis), souvent appelé Chat léopard du Bengale et plus rarement Chat de Chine, est une espèce de félin qui se rencontre en Afghanistan, au Bangladesh, en Birmanie, au Cambodge, en Chine, en Inde, en Indonésie, au Japon (sur les îles Tsushima et Iriomote), en Corée, au Laos, en Malaisie, au Népal, au Pakistan, aux Philippines, à Taïwan, en Thaïlande, en Russie (Extrême-Orient) et au Viêt Nam.

Sous-espèces[modifier | modifier le code]

Treize sous-espèces ont été décrites, dont :

  • Prionailurus bengalensis bengalensis (Kerr, 1792).
  • Prionailurus bengalensis borneoensis
  • Prionailurus bengalensis chinensis
  • Prionailurus bengalensis euptilura — chat léopard de Sibérie
  • Prionailurus bengalensis horsfieldi
  • Prionailurus bengalensis iriomotensis Imaizumi, 1967 — chat d’Iriomote (Japon).
  • Prionailurus bengalensis rabori Groves, 1997 (Philippines)

Chat d'Iriomote[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Chat d'Iriomote.

Le chat d'Iriomote (Prionailurus bengalensis iriomotensis, Imaizumi, 1967), une sous-espèce de Prionailurus bengalensis, vit uniquement sur la petite île Iriomote (Archipel Okinawa). Celle-ci, d’une superficie de 289 km2 et peuplée d’environ 2 000 habitants, est située à l’extrême-sud du Japon et à environ 260 km de Taïwan. Ce chat n’est connu des scientifiques que depuis moins d’un demi-siècle alors que les populations indigènes de l’île le connaissent depuis longtemps. En effet, ces chats sont parfois victimes de pièges destinés à d’autres animaux.

En japonais, ce chat est appelée Iriomote yama-neko (西表山猫?), soit « chat de montagne (chat sauvage) d’Iriomote », et il n’existe que sur cette île. Les autorités comptabilisaient en 1993 et 2006 une centaine d'individus[1].

C’est un chat plutôt petit et léger. Il est actif surtout la nuit, durant laquelle il chasse dans la mangrove et la forêt qui recouvrent l’île. D’après des habitants, ce chat est particulièrement difficile à apercevoir. Il a été rapporté que des chats auraient été vus par un groupe en bateau, se baignant dans un bras de la rivière au niveau de la mangrove.

Sur la route principale de l’île, la signalisation invite les rares automobilistes à faire attention. Selon les statistiques, jusqu’à six chats sont blessés ou écrasés chaque année. Dans les zones où des chats ont été tués, la chaussée est signalée par des bandes rugueuses sonores.

Les populations de l’île apprécient sa chair, considérée comme délicate.

Chat de Tsushima[modifier | modifier le code]

On trouve également au Japon une sous-espèce de chat de Sibérie (Prionailurus bengalensis euptilura) appelé « chat sauvage de Tsushima » (対馬山猫, Tsushima yama-neko?) sur l'île Tsushima. Elle serait arrivée du continent asiatique il y a 100 000 ans[2].

Désignée Trésor national par le gouvernement japonais en 1971, elle a été reconnue comme espèce menacée en 1994 au Japon et un plan de conservation a été mis en place dès 1995[2]. En 2004, il ne restait qu'une centaine d'individus[2].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (ja) イリオモテヤマネコ生息状況等総合調査(第4次)の結果について(お知らせ), Ministère japonais de l'Environnement, le 7 aout 2008
  2. a, b et c (en) Tsushima Leopard Cat, Centre de protection de la vie sauvage de Tsushima (対馬野生生物保護センター, Tsushima yasei seibutsu sentā?), le 28 novembre 2006

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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