Leucose féline

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La leucose féline est une maladie causée par le virus leucémogène félin, aussi appelée couramment le virus de la leucose féline (ou FeLV, de l'anglais Feline leukemia virus) qui fut isolé pour la première fois dans les années 1960. Le test qui a permis de le mettre en évidence a été développé en 1973. Le virus de la leucose est un rétrovirus, un virus dans lequel l'information génétique est contenue dans l'ARN au lieu de l'ADN. Tous les rétrovirus, y compris le virus de l'immunodéficience féline (FIV) et le virus de l'immunodéficience humaine (VIH ou HIV), produisent une enzyme appelée transcriptase inverse. La transcriptase inverse leur permet d'insérer des copies de leur matériel génétique dans celui des cellules qu'ils ont infectées. Bien qu'on les prenne souvent par erreur comme un seul virus, le FeLV et le FIV diffèrent sous bien des aspects :

  • Ils diffèrent entre autres par leur aspect : le FeLV est plutôt circulaire alors que le FIV est allongé.
  • Les deux virus sont également assez différents sur le plan génétique, et leurs protéines de surface diffèrent en taille et en composition.
  • Bien que de nombreuses maladies causées par le FeLV et le FIV soient similaires, les voies spécifiques par lesquelles elles sont causées sont différentes.

Il semble que les médecines naturelles permettent d'offrir au chat affecté un acceptable confort de vie en agissant sur la stimulation de son système immunitaire bien que la guérison définitive reste toutefois compromise[1].

Pouvoir pathogène[modifier | modifier le code]

La sensibilité à ce virus est très élevée chez les chatons et les jeunes chats puis diminue avec l’âge. Les chats atteints sont le plus souvent des mâles, et la médecine vétérinaire rapporte principalement un âge compris entre 1 et 6 ans. Quand un chat est exposé à ce virus, il peut réagir de différentes manières en fonction de la réactivité de son système immunitaire. Ce virus peut être à l’origine de maladies prolifératives (leucémies, lymphomes, ..), de maladies dégénératives (tels que des avortements spontanés ou répétés chez la femelle, une anémie chez le chat atteint, …) et /ou d’une immunodepression.

Symptômes[modifier | modifier le code]

Pâleur des muqueuses chez un chat avec une anémie sévère due à une leucose féline.

Les signes cliniques de contamination par le virus de la leucose sont très variables et peu spécifiques. On notera principalement :

  • une diminution de l'appétit pouvant aller jusqu'à la perte d'appétit (anorexie)
  • une perte de poids
  • une apathie, léthargie, de la fièvre
  • des diarrhées
  • des difficultés respiratoires
  • des inflammations des conjonctives (conjonctivites répétées)
  • des affections de la cavité buccale (gingivite, stomatite, ..)
  • une augmentation de la taille des ganglions
  • un ou plusieurs abcès qui ont du mal à guérir

Ces signes, souvent discrets, dépendent de l’organe atteint par le virus et de la présence ou non de maladies secondaires.

Parfois, ce sont des maladies répétées, une anémie, qui font suspecter une leucose, bien qu'elle aussi puisse exister malgré qu'aucun symptôme ne soit manifeste. En effet, les chats FeLV positifs peuvent rester « asymptomatiques » (ne présentant aucun signe clinique) pendant des années. Ils sont cependant contagieux pour les autres chats.

Les chats qui respirent par la bouche, semblent anémiques (gencives pâles), ou semblent souffrir d'un rhume chronique, sont peut-être infectés par le virus de la leucémie féline (leucose) ou le virus de l'immunodéficience féline (FIV), Mais ces symptômes chroniques peuvent avoir d'autres origines.

Dans tous les cas le diagnostic est posé par le vétérinaire en fonction des signes cliniques et est confirmé par prise de sang. Au niveau de l’examen clinique, on peut mettre en évidence une pâleur des muqueuses, des anomalies intra-oculaires, une masse abdominale, une augmentation de la taille d’un organe. Dans le sang, plusieurs analyses peuvent être effectuées :

  • Dosage de l'antigène
  • Recherche de l’ADN/ARN du virus
  • Hématologie (globules rouges, globules blancs, plaquettes) et certains paramètres biochimiques

Lorsqu’un chat est dépisté FeLV positif après analyse sanguine, la pratique vétérinaire conseille de réitérer le test 6-8 semaines plus tard car une élimination du virus est possible, en fonction de la réactivité immunitaire du chat (voir plus bas). De plus, lorsqu’une masse est détectée, le vétérinaire a pour habitude de réaliser une ponction à l’aiguille fine ou une biopsie.

Cause[modifier | modifier le code]

Le virus se propage par la transmission de liquide corporel (salive, sang, etc.) d'un chat à un autre, lors d'un combat ou parfois d'un accouplement. En effet la salive est très concentrée en particules virales dans le cas de la leucose. Certains chats se débarrassent du virus et développent des défenses immunitaires.On appelle cela la neutralisation du virus. D'autres deviennent porteurs sains (cela représente 1 % des chats atteints) car la production d’anticorps par le chat permet de garder le virus localisé à l’épithélium. Ces chats peuvent vivre aussi longtemps que les chats non infectés à condition de rester dans un environnement calme, familier et sans stress. Il existe aussi la phase de latence, pendant laquelle le système immunitaire ne permet pas l’élimination du virus car il se dissimilue dans les cellules mais sans s’y multiplier. Ensuite, l’évolution sera soit une virémie, soit une neutralisation (qui représente en moyenne 30 % des chats contaminés). Enfin, on peut aussi assister à une virémie (le virus reste dans le sang) persistante, c'est-à-dire qu'à cause d'une mauvaise réponse immunitaire il existe alors possibilité de prolifération tumorale (lymphome, leucémie), ou de maladies dégénératives.

Les différentes possibilités de réponse immunitaire d'un chat contaminé par le virus de la leucose sont donc :

  • La neutralisation du virus
  • La latence
  • La virémie persistante
  • Le statut de porteur sain

Il n’existe pas de traitement spécifique contre la leucose. Le traitement à l’interféron n’a pas encore fait l’objet d’études scientifiques rigoureuses ; seuls des cas cliniques isolés ont été décrits. Il stimulerait le système immunitaire du chat et de ce fait il en résulterait une amélioration « clinique » et une augmentation de la qualité de vie. Les maladies secondaires (comme les lymphomes ou l’anémie) peuvent être traitées, conduire à une rémission mais pas à une guérison.

Par contre, un vaccin préventif contre la leucose féline est désormais commercialisé. Il a, paraît-il, permis de diminuer le nombre de chats atteints.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Soigner ses animaux et se soigner soi-même par les thérapies naturelles, Michelle Lemaire, 2005

Articles connexes[modifier | modifier le code]