Bataille d'al-Qadisiyya

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Bataille d'al-Qadisiyya
Informations générales
Date 636 environ[1]
Lieu Al-Qâdisiyya, Irak
Issue Victoire des musulmans
Belligérants
Perses sassanides Arabes musulmans
Commandants
Rostam Farrokhzad Sa`d ibn Abī Waqqās
Forces en présence
80 000 ? 30 000 ?
Pertes
22 500 ? 8500 ?
Conquête musulmane de la Perse
Batailles
Bataille du pont - Bataille d'al-Qadisiyya - Bataille de Jalula - Bataille de Nahavand
Coordonnées 31° 35′ 00″ N 44° 30′ 00″ E / 31.583333, 44.5 ()31° 35′ 00″ Nord 44° 30′ 00″ Est / 31.583333, 44.5 ()  
La Bataille de Cadésie dans le Shâh Nâmeh de Ferdowsi.

La bataille d'al-Qadisiyya, ou Kadésiah, ou en français : la bataille de Cadésie[2] est une bataille qui eut lieu en 636 entre les Arabes musulmans et les Perses sassanides dans le cadre de la conquête musulmane de la Perse.

Les années qui suivent la mort de Mahomet (juin 632) voient l'expansion arabe au Proche-Orient, notamment en Mésopotamie (l'actuel Irak). La conquête de la Mésopotamie se fait aux dépens de la dynastie perse des Sassanides, fondée en 224- 226 apr. J.-C.. En 634, les Perses ont réussi à repousser une première armée d'invasion forte de 30 000 hommes[2].

Aux alentours de l'année 636[1], Rostam Farrokhzād, conseiller et général de Yazdgard III (r. 632 - 651), mène 80 000 soldats au-delà de l'Euphrate à la bataille d'al-Qâdisiyya. Certains l'ont critiqué pour sa décision de faire face aux Arabes sur leurs propres territoires - aux abords du désert - et ont dit que les Persans auraient pu tenir s'ils étaient restés sur la rive opposée de l'Euphrate.

Déroulement[modifier | modifier le code]

Le calife `Omar déploie 30 000 cavaliers arabes sous le commandement de Sa`d ibn Abī Waqqās contre l'armée perse, forte de 120 000 hommes[2] renforcée par ses vassaux arméniens 3 000 hommes commandés par le général Moušeł III fils de Dawit Mamikonian et les 1 000 hommes de Grigor II Novirak, prince de Siounie[3].

Au premier jour de la bataille, la cavalerie arabe est mise en déroute par les éléphants de guerre perses[4]. Le troisième jour, l'infanterie musulmane parvient à renverser la situation. Les Perses ont tenté de fuir. Le général perse Rostam Farrokhzād fut capturé et eut la tête tranchée. Moušeł III Mamikonian et deux de ses neveux ainsi que Grigor de Siounie et ses fils périrent également[5]. Shahriyar de l'importante famille des Kanarangiyan fut également tué alors que les généraux Hurmurzan le Mède et Firuzan le Parsig s'enfuirent.

D'après les sources musulmanes, les pertes des Perses ont été énormes, alors que les Arabes ne perdirent que 7 500 hommes. La taille des forces en présence et la disparité des pertes peuvent être des exagérations ultérieures, mais le fait que les Arabes aient gagné cette bataille est indiscutable. Une des conséquences directes de cette défaite fut la chute de la capitale de l'empire Ctésiphon dès l'année suivante.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Date imprécise : Tabarî, La Chronique (Volume II, `Omar, fils de Khattâb), Actes-Sud (ISBN 2-7427-3318-3), p. 153 indique « pendant la quatorzième année de l'hégire » donc en 635 ou au début de 636. Janine et Dominique Sourdel, Le dictionnaire historique de l'islam, Éd. PUF, (ISBN 978-2-130-54536-1) indiquent « mars 636 ou 637 » enfin plus récemment l'historienne Parvaneh Pourshariati retient 635
  2. a, b et c Nouveau dictionnaire historique des sièges et batailles, tome II.
  3. Parvaneh Pourshariati Decline and fall of the Sassanian Empire I.B Taurus and Co Ltd Londres 2008 (ISBN 9781845116453) p. 232.
  4. Cyril Fargues, « Les Éléphants de guerre », Histoire antique & médiévale, no 51,‎ septembre 2010, p. 66-73
  5. Parvaneh Pourshariati Op.cit p. 233.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Parvaneh Pourshariati, Decline and fall of the Sassanian Empire, I. B. Taurus and Co Ltd, Londres, 2008 (ISBN 9781845116453), « The battle of Qadisiya », p. 232-234.