Sind

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Sind
Sindh
سندھ
Blason de Sind
Héraldique
Drapeau de Sind
Drapeau
Carte du Pakistan avec le Sind en rouge.
Carte du Pakistan avec le Sind en rouge.
Administration
Pays Drapeau du Pakistan Pakistan
Capitale Karachi
Plus grande villes Karachi, Hyderabad, Sukkur, Larkana
Nombre de villes
de plus de 20 000 Hab.
57
Ministre en chef Qaim Ali Shah
2013-
Nombre de députés 61 sur 272, soit 22 %
Nombre de sénateurs 22 sur 100, soit 22 %
Pouvoir législatif Assemblée provinciale du Sind (168 députés)
Gouverneur Ishrat-ul-Ibad Khan
Démographie
Population 55 245 497 hab.[1] (rec. 2012)
Densité 392 hab./km2
Rang 2e
Géographie
Superficie 140 914 km2
Rang 3e
Divers
Langues nationales officielles anglais, ourdou
Langue provinciale de jure sindhi
Langues provinciales de facto sindhi, ourdou, etc.
Liens
Site web sindh.gov.pk

Le Sind ou Sindh est une région historique et actuellement l’une des quatre provinces fédérées du Pakistan. Situé le plus au sud du pays, il est entouré du Baloutchistan à l'ouest et au nord, du Pendjab au nord, du Rajasthan indien à l'est et enfin du Gujarat et du Rann de Kutch au sud. Le Sind dispose aussi d'un accès à la mer d'Arabie au sud-ouest.

Le Sind est la troisième plus grande province pakistanaise, avec une superficie de 140 915 km2. Sa population s'élevait à 55 millions d'habitants en 2012, la moitié résidant dans les villes. C'est donc la deuxième province plus peuplée, représentant plus d'un quart de la population du pays. Sa capitale est Karachi, principale ville du Pakistan et ancienne capitale nationale. Une seule autre ville dépasse le million d'habitants, Hyderabad et cinq autres les 200 000, soit Sukkur, Larkana, Nawabshah, Mirpur Khas et Jacobabad. La province joue un important rôle économique et a une influence notable dans la culture et l'histoire du Pakistan.

La basse vallée de l'Indus coule dans le Sind, bordé à l'est, en Inde, par le désert du Thar. Les principales cultures sont le coton, le blé, la canne à sucre et surtout le riz. On y cultive aussi divers fruits comme la banane et la mangue. L'agriculture joue aussi un rôle important pour l'économie, bénéficiant d'un important réseau d'irrigation. On trouve également d'importantes industries, notamment textile, surtout concentrées à Karachi, par ailleurs principal port d'exportation du pays.

Le Sind bénéficie, comme les autres provinces du Pakistan, de certains pouvoirs dans le cadre d'une organisation fédérale de l’État. Elle possède ainsi une Assemblée provinciale élue directement par le peuple ainsi que d'un gouvernement local possédant un chef appelé Chief minister (ministre en chef). Depuis 2008, ce poste est occupé par Qaim Ali Shah et le pouvoir local est dominé par le Parti du peuple pakistanais, malgré l'influence notable du Muttahida Qaumi Movement, majoritaire dans la ville de Karachi. Le pouvoir de l’État fédéral est représenté par un Gouverneur nommé par le Président de la République. Ce poste est occupé par Ishrat-ul-Ibad Khan depuis le décembre 2002.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le Sind abrite le site de Mohenjo-daro, un des plus importants de la civilisation de la vallée de l'Indus. Il constitua une marche occidentale de l'Empire maurya, puis fit partie de l'Empire Gupta.

Il fut ensuite gouverné par la dynastie Rai, d'abord bouddhiste puis hindoue, dont nous connaissons plusieurs râjas. Le dernier, Dâhar — ou Dâhir — est assassiné par Muhammad ibn-Qâsim. Après la conquête de la région par Muhammad ibn-Qâsim en 711-712, l'islam devint la religion des dirigeants. La dynastie arabe des Hibbârîdes domine la région à partir du milieu du IXe siècle, tout en reconnaissant l'autorité nominale du calife abbasside de Bagdad.

À la fin du IXe siècle, les Qarmates de Bahreïn y envoient des missionnaires ismaéliens. Les ismaéliens prennent Multan par surprise en 977 puis prennent la totalité du Sind aux Hibbârîdes en 985. Ils forment un État indépendant dont les souverains font allégeance au calife fatimide du Caire. Un commerce prospère se développe alors par la route de la mer Rouge.

En 1010 Mahmud de Ghazni prend Lahore, ce qui lui assure la maîtrise du bassin de l’Indus. Il capture à Multân le gouverneur ismaïlien. Un ismaïlien nommé Khalif fonde alors la dynastie des Sumras, qui dirige le pays jusqu’en 1352. Quand Muhammad Ghûrî prend Multân en 1179, Les Sumras sont contraint de se replier sur Thatta, qui devient leur capitale.

La région appartiendra aux sultans de Delhi à partir de 1214, puis après une période d'indépendance, sera conquise par Akbar en 1591. Le Sind sera dirigé ensuite par la dynastie Kalhora (1701-1783) qui restorera l'indépendance de l'empire Moghol. La dynastie Talpur (1783-1843) lui succédera.

Le perse Nâdir Shâh incorpore le Sind à son empire après la prise de Delhi en 1739, puis il passe en 1747 dans les mains d'Ahmad Shâh, fondateur de la dynastie durrani. En 1803, il est attaqué une première fois par les Britanniques mais résiste. En 1842-1843, les forces britanniques conduites par le général Charles Napier s'en emparèrent finalement. Le premier Aga Khan qui aida les Britanniques dans cette conquête en fut récompensé par une pension.

La province intègre le Pakistan en 1947 après la partition des Indes, suite à un vote de l'Assemblée législative. Le Sind accueille alors des millions d'immigrés venus d'Inde, dont notamment les Muhadjirs qui s'installèrent à Hyderabad et surtout Karachi. Cette dernière ville devient d'ailleurs capitale du pays, avant d'être transférée à Rawalpindi puis Islamabad en 1959.

Géographie et climat[modifier | modifier le code]

Les montagnes Karoonjhar, près de Tharparkar.

Le Sind est la troisième province pakistanaise par ordre de superficie. Elle mesure 579 kilomètres du nord au sud et 442 kilomètres d’est en ouest (dans sa plus grande largeur) ou 281 kilomètres (en moyenne), avec une superficie de 140 915 km2. La province est bordée par le plateau iranien à l'ouest, la mer d'Arabie au sud-ouest, le désert du Thar à l'est et au nord. Le centre de la province est constitué de terres fertiles, le long du fleuve Indus qui traverse le Sind du nord au sud. On trouve les montagnes Karoonjhar au sud, autour du district de Tharparkar.

Le climat de la province est varié, semi-aride dans les régions désertiques, dans le nord et à l'est, et surtout subtropical dans le centre. L'été est particulièrement chaud, avec des températures souvent supérieures à 40 degrés Celsius de mai à août, et des moussons en juillet et août. L'hiver est relativement doux et sec, avec des températures pouvant occasionnellement être négatives en décembre et janvier. Les records de températures à l'échelle nationale sont souvent enregistrés dans la province, le record étant détenu par Mohenjo-daro dans le district de Larkana avec 53,5 degrés Celsius le 26 mai 2010[2].

Démographie[modifier | modifier le code]

Un enfant de la province pris en photo lors des opérations américaines d'assistance à l'occasion des inondations de 2010.

La population de la province comptait près de 30 millions d'habitants selon le recensement de 1998, et 55 millions selon une nouvelle étude contestée en 2012. En 1951, peu après l'indépendance, le Sind ne comptait que six millions d'habitants, ce qui en fait la province à connaitre la plus forte croissance démographique, profitant d'importantes migrations, d'abord originaires d'Inde, puis de l'intérieur du Pakistan, venant de tous les territoires et provinces du pays. Le Sind est donc la deuxième province la plus peuplée du pays, étant seulement dépassée par le Pendjab et ses 90 millions d'habitants.

La province est donc logiquement la plus cosmopolite du pays, regroupant la plupart des groupes ethniques et linguistes du pays. La population majoritaire est évidemment les Sindhophones (59 %), dont une importante partie (30 %) est lointainement originaire de la province du Baloutchistan. On trouve également des minorités baloutches parlant baloutche (2 %). Le second groupe sont les Muhadjirs, parlant ourdou, avec environ 19 % de la population totale. Ayant immigré peu après l'indépendance du Pakistan, ce sont des musulmans originaires d'Inde et qui avaient soutenu la création du pays. On trouve ensuite 10 % de Pendjabis parlants les divers dialectes du pendjabi, ainsi que 10 % de Pachtounes parlant pachto. Ces derniers sont les plus récents immigrés de la province, arrivés principalement depuis les années 1980. On trouve enfin des minorités bien moins importantes, comme les communautés parlant gujarati, hazara, marwari, dhatki et bien d'autres. Cette situation a fait naitre des conflits, tant au niveau politique que dans le cadre de d’affrontements violents (voir infra).

Économie[modifier | modifier le code]

Le Sind est la seconde économie du pays après la province du Pendjab. En l'an 2000, elle représente 30 % du PIB du pays, alors que sa population en représentait seulement environ 22 %. Ainsi, la population de la province est plus riche que la moyenne nationale, tout comme son indice de développement humain, de 0,628 en 2012. Les disparités au sein de la province sont toutefois énormes, s'étalant en ce qui concerne l'IDH de 0,802 pour Karachi soit la troisième meilleure performance au niveau national, à 0,314 pour le district de Tharparkar (sud), le plus faible du pays.

Près d'un quart de la production provinciale provient de l'agriculture, qui emploit toutefois une large part de la population rurale, qui représente la moitié de la population du Sind. Un autre quart de la richesse est concentré dans les services. L'industrie représente donc près de 50 % de la richesse de la province, et sa part dans l'industrie nationale approchait les 40 % en 2000, une performance comparable à la plus puissante province du pays, le Pendjab, qui en représente 50 %[3]. La province présente donc une économie diversifiée, malgré un secteur des services un peu faible, mais important à Karachi qui accueille de nombreuses banques, ainsi que le principal indice boursier, le KSE 100.

Le secteur agricole est principalement situé dans la vallée de l'Indus et bénéficie d'un vaste système d'irrigation hérité de l'époque de la domination britannique. On trouve des cultures de coton, de blé, de canne à sucre et surtout de riz, ainsi que des fruits comme la banane, la mangue et la datte, notamment. L'industrie produit du charbon, du ciment, du plastique et fabrique du textile notamment. Enfin, la quasi totalité des produits exportés depuis tout le pays partent du port de Karachi, et la plupart des transports sont orientés vers cette ville, comme les réseaux ferrés. On trouve trois autoroutes dans la province, toutes situées dans le sud. L'autoroute no 9 relie Karachi à Hyderabad, les deux principales villes. L’autoroute no 10 contourne simplement la mégapole, et enfin la no 7 est en cours de construction, et doit relier Karachi à Dadu, puis à terme avec la province du Pendjab et donc les grandes villes du nord du pays.

Politique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Assemblée provinciale du Sind.

L'Assemblée provinciale du Sind est monocamérale et constitue le pouvoir législatif de cette province fédérée. Sur ses 168 membres, 130 sont élus directement par le peuple au suffrage universel direct uninominal majoritaire à un tour, et leur mandat est de cinq ans. Les 38 membres restants sont élus par les autres membres : ces sièges sont réservés à des femmes et des minorités religieuses. La province dispose également d'un gouvernement local autonome qui découle de son Assemblée. Le Chief Minister (ministre en chef) est le chef de ce gouvernement et il est responsable devant l'Assemblée. Le pouvoir fédéral de l'État est en revanche représenté par le Gouverneur, qui est nommé par le Président de la République.

Le gouvernement provincial dispose d'un important pouvoir en matière d'éducation et de santé, ainsi que du pouvoir de police civile générale. Il est composé de nombreux ministres, avec notamment un ministre de l'intérieur, de l'éducation et de la santé. Le budget de la province est écrit par le gouvernement fédéral mais doit ensuite être voté par l'Assemblée provinciale.

Lors des élections législatives de 2008, le Parti du peuple pakistanais a remporté le scrutin en gagnant une majorité absolue de 93 sièges à l'Assemblée provinciale, en même temps qu'il gagnait le scrutin national. Le Muttahida Qaumi Movement (majoritaire à Karachi) est arrivé deuxième avec 51 sièges. Les deux partis ont formé une coalition gouvernementale dans le cadre d'une « union nationale ». Les élections législatives de 2013 donnent la même tendance, mais sont marquées par des tensions à Karachi entre le MQM toujours majoritaire, et l'émergent Mouvement du Pakistan pour la Justice qui accuse son rival de fraudes électorales, le tout sur fond de conflits communautaires.

Depuis 2008, le poste de Ministre en chef est occupé par Qaim Ali Shah (Parti du peuple pakistanais). Le Gouverneur est Ishrat-ul-Ibad Khan (MQM) qui a été nommé en 2002.

Élections législatives de 2013 dans le Sind.
Parti Voix  % Députés fédéraux[n 1] Députés provinciaux[n 2] Évolution (province)
Parti du peuple pakistanais 3 209 686 32,63 % 33 92 en diminution 1
Muttahida Qaumi Movement 2 510 853 25,53 % 19 51 =
Ligue musulmane du Pakistan (F) 1 138 400 11,57 % 4 11 en augmentation 3
Ligue musulmane du Pakistan (N) 592 954 6,03 % 1 6 en augmentation 6
Mouvement du Pakistan pour la Justice 607 383 6,18 % 1 4 en augmentation 4
Parti national du peuple 39 071 0,46 % 2 2 en diminution 1
Ligue musulmane du Pakistan (Q) 64 718 0,66 % 0 1 en diminution 8
Autres partis 798 814 8,06 % 0 0 en diminution 2
Indépendants 873 171 8,88 % 0 1 en augmentation 1
Total (participation : 54,62 %) 9 836 050 100 % 60 168
  1. Députés élus directement dans les circonscriptions
  2. Composition finale de l'Assemblée provinciale du Sind
Source : Commission électorale du Pakistan (sièges nationaux, sièges provinciaux et votes)

Administration[modifier | modifier le code]

Villes les plus importantes[modifier | modifier le code]

Rang Ville District Est. 2010[4] Rang Ville District Est. 2010[4]
1 Karachi district de Karachi 13 205 339 11 Khairpur district de Khairpur 144 949
2 Hyderabad district d'Hyderabad 1 578 367 12 Tando Allahyar district de Tando Allahyar 133 487
3 Sukkur district de Sukkur 493 438 13 Kandhkot district de Kashmore 109 759
4 Larkana district de Larkana 456 544 14 Qambar district de Qambar Shahdadkot 97 691
5 Nawabshah district de Shaheed Benazir Abad 272 598 15 Moro district de Naushahro Feroze 93 486
6 Mirpur Khas district de Mirpur Khas 242 887 16 Shahdadkot district de Qambar Shahdadkot 86 775
7 Jacobabad district de Jacobabad 200 815 17 Kotri district de Jamshoro 80 681
8 Shikarpur district de Shikarpur 177 682 18 Tando Muhammad Khan district de Tando Muhammad Khan 79 892
9 Dadu district de Dadu 146 179 19 Ghotki district de Ghotki 73 645
10 Tando Adam Khan district de Sanghar 145 719 20 Shahdadpur district de Sanghar 72 907

Les districts[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste des districts du Sind.

La province est divisée en 23 districts.

no  District Capitale Pop. (2012)[5] no  District Capitale Pop. (2012)[5]
1 Badin Badin 1 840 620 13 Naushahro Feroze Naushahro Feroze 1 621 780
2 Dadu Dadu 2 074 433 14 Shaheed Benazirabad Nawabshah 1 585 447
3 Ghotki Ghotki 1 511 635 15 Qambar Shahdadkot Qambar 1 487 770
4 Hyderabad Hyderabad 3 429 471 16 Sanghar Sanghar 1 905 188
5 Jacobabad Jacobabad 1 568 651 17 Shikarpur Shikarpur 1 347 414
6 Jamshoro Jamshoro 1 176 969 18 Sukkur Sukkur 1 383 124
7 Karachi Karachi 21 142 625 19 Tando Allahyar Tando Allahyar 771 628
8 Kashmore Kashmore 1 206 772 20 Tando Muhammad Khan Tando Muhammad Khan 619 886
9 Khairpur Khairpur 2 320 526 21 Tharparkar Tharparkar 1 693 582
10 Larkana Larkana 1 563 040 22 Thatta Thatta 1 819 132
11 Matiari Matiari 738 322 23 Umerkot Umerkot 953 984
12 Mirpur Khas Mirpur Khas 1 483 498

Religion[modifier | modifier le code]

Les principales religion du Sind sont l'islam, l'hindouisme, le christianisme et le parsisme.

Éducation[modifier | modifier le code]

bibliothèque centrale de la Mehran University of Engineering and Technology.

La province est relativement éduquée en comparaison de la moyenne nationale, avec un taux d'alphabétisation de 69,5 % en 2012, contre 60 % au niveau national. En 1998, le gouvernement estimait que près de 82 % des enfants étaient enrôlés en école primaire, environ 52 % continue en école moyenne, 18 % en école intermédiaire, et près de 9 % suivent des études. Il y avait alors environ 600 000 étudiants à travers la province.

Les principaux établissements d'enseignement supérieur sont :

Sécurité[modifier | modifier le code]

Altaf Hussain, dirigeant du Muttahida Qaumi Movement, en 2012.
Articles détaillés : Criminalité à Karachi et Politique à Karachi.

Les divers groupes ethniques et linguistes qui composent la province du Sind sont souvent entrés en conflit, principalement dans les deux plus grandes villes du pays, Karachi et Hyderabad. Dans la première, les conflits communautaires font souvent des dizaines voir des centaines de victimes, dépassant parfois les mille pour une seule année. Les principaux acteurs du conflit sont les sindhis, originaires de la province, les Muhadjirs venus d'Inde peu après la partition et enfin les Pachtounes, récemment immigrés. Ils forment souvent chacun des clans qui sont particulièrement impliqués dans le crime organisé et infiltrent des partis politiques, ces derniers représentant souvent les droits de leur propre communauté. Les conflits portent généralement sur le contrôle des trafics et des quartiers, dans un contexte de pauvreté, de surpopulation et de services publics souvent insuffisants.

Références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Population shoots up by 47 percent since 1998 sur The News International, le 29 mars 2012.
  2. (en) Moscow hits 102°F; hottest day ever in Finland; 90L a long-range theat sur wunderground.com, le 30 juillet 2010
  3. (en) Esimating gross provincial accounts of Sindh sur iobm.edu.pk
  4. a et b (en) Statistique sur les plus grandes villes du Pakistan, World Gazetteer. Consulté le 9 juin 2009
  5. a et b (en) Sindh population surges by 81.5 pc, households by 83.9 pc sur The News International, le 2 avril 2012

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]