René Bargeton

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Bargeton.

René Bargeton

Naissance 9 août 1917
Argentat
Décès 2 février 2007
Soissons
Nationalité française
Pays de résidence France
Diplôme
Profession
haut-fonctionnaire
Activité principale
Autres activités
historien
Formation
Distinctions
chevalier de la Légion d’honneur
officier des Arts et Lettres
officier de l’ordre national du mérite

René Bargeton , né à Argentat (Corrèze) le 9 août 1917[1] et mort à Soissons[2] (Aisne) le 2 février 2007, est un haut-fonctionnaire français, également auteur de nombreux ouvrages historiques.

Études[modifier | modifier le code]

Après une scolarité au lycée Faidherbe à Lille, il obtient une licence ès lettres. Élève de École nationale des chartes, il y obtient en 1942 le diplôme d'archiviste paléographe. Il est aussi diplômé de l’École pratique des hautes études[3] (EPHE).

Carrière[modifier | modifier le code]

René Bargeton entame son parcours comme archiviste en chef du Pas-de-Calais, en 1943, mais il est appelé à des fonctions toutes autres à la Libération, quand le gouvernement provisoire de la République française (GPRF) doit renouveler le corps préfectoral : il devient chef de cabinet du préfet du Pas-de-Calais, en 1944, puis du commissaire de la République à Saint-Quentin, dans l’Aisne en 1945. De 1946 à 1954, dans le cadre de la zone d’occupation française en Allemagne, il est successivement directeur du cabinet du délégué supérieur pour le gouvernement militaire du pays de Bade, puis délégué provincial de la région Bade Sud. Dans ces postes en Allemagne, il va particulièrement s’employer à relancer la coopération culturelle franco-allemande[4]. De 1955 à 1958, il est sous-préfet détaché auprès du gouverneur général de l’Algérie, chargé des services administratifs de la direction de la sûreté nationale en Algérie. En 1958, il revient en métropole[note 1],[1] et devient sous-préfet de Riom (Puy-de-Dôme), puis, en 1964, secrétaire général du Haut-Rhin, en 1969, sous-préfet de Montluçon (Allier), en 1974, sous-préfet de Béthune (Pas-de-Calais). En 1980, il devient durant deux ans conseiller technique auprès de l’établissement public régional (EPR) du Nord-Pas-de-Calais puis il est nommé en janvier 1982 préfet, secrétaire général pour l’administration de la police de Paris[3]. Au sein de l’administration préfectorale René Bargeton n’aura donc jamais été préfet de département (ou préfet de région). Il est admis à faire valoir ses droits à la retraite cette même année 1982. Il meurt le 2 juillet 2007[1].

Œuvres[modifier | modifier le code]

En parallèle de son activité, il a écrit de nombreux ouvrages consacrés d'une part à l’histoire de l’administration préfectorale, et d'autre part à l'histoire du Pas-de-Calais[4].

Il est cependant surtout connu pour son Dictionnaire biographique des préfets (septembre 1870-mai 1982)[5], appelé couramment par les historiens et archivistes le Bargeton[4]. Cet ouvrage, constitué de 1985 notices, est « devenu », selon Patricia Gillet « dans la pratique historienne et archivistique un outil indispensable »[4]. Mis à profit par plusieurs auteurs dans les années 1990 et 2000, il a été utile et précieux à Luc Rouban, historien et directeur de recherches au CNRS[6], et à l’historien Marc-Olivier Baruch, qui souligne que la préface de cette publication « informe précisément sur la fluidité et les ruptures de la fonction préfectorale »[7]. Les journalistes d’investigation Sophie Coignard et Marie-Thérèse Guichard ont utilisé ce « travail de titan » pour mettre en exergue les réseaux d’influence et de protection dans la haute administration publique française [8]. Il présente également l'avantage de couvrir, de façon factuelle et précise, des périodes troubles telles que la période du régime de Vichy ou celle de la Libération et de l'épuration[9].

Sources[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Il fut selon ses dires « remis à la disposition du ministère de l’intérieur par le général Salan ».

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Notice « Bargeton, René (1917- 2007) »,catalogue de la BnF.
  2. Gillet 2007, p. 613.
  3. a et b Bargeton 1994, p. 69-70
  4. a, b, c et d Gillet 2007, p. 613-614.
  5. Édité par les Archives nationales, 1994, 555 pages, 26 cm, ISBN 2-86000-232-4.
  6. Rouban 2000, p. 4.
  7. Baruch 2003.
  8. Coignard et Guichard 2000, p. 238.
  9. Charle 1999, p. 1431.