Andé

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Andé
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Haute-Normandie
Département Eure
Arrondissement Les Andelys
Canton Louviers-Nord
Intercommunalité Communauté d'agglomération Seine-Eure
Maire
Mandat
Jean-Marc Moglia
2014-2020
Code postal 27430
Code commune 27015
Démographie
Population
municipale
1 121 hab. (2011)
Densité 211 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 13′ 59″ N 1° 14′ 36″ E / 49.233092, 1.24331549° 13′ 59″ Nord 1° 14′ 36″ Est / 49.233092, 1.243315  
Altitude Min. 7 m – Max. 48 m
Superficie 5,31 km2
Localisation

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Andé est une commune française située dans le département de l'Eure en région Haute-Normandie.

Ses habitants sont les Andéens.

Géographie[modifier | modifier le code]

Andé est située sur la rive droite de la Seine, à mi-chemin entre Paris et Le Havre et à mi-chemin entre Rouen et Évreux. Elle est également proche d'une forêt qui porte son nom.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le nom du village[modifier | modifier le code]

Le village est nommé Andiacom et Andiacum dans une charte de Charlemagne et dans des chartes de Louis le Débonnaire au IXe siècle, Andet vers 1136. En 1207, dans la charte du monastère des Deux-Amants, le nom est écrit Andéicum. Dans les siècles suivants, les documents sont plus nombreux, mais la graphie reste variable. Ainsi Notre-Dame d'Andé est cité en 1419 dans une pièce conservée aux Archives nationales alors que l'on trouve Endé en 1513 et plusieurs fois Andey au XVIIIe siècle.

Andé est vraisemblablement une formation toponymique gauloise contenant l'élément And- (également ande-, ando-), particule intensive que l'on retrouve fréquemment dans les noms de lieux celtiques[1],[2] (cf. Notamment Anderitum, Ambenay, etc.) suivi des suffixes *-āko de localisation, ou -ate[3].

Histoire du village[modifier | modifier le code]

Certainement peuplé de laboureurs, de pêcheurs et d'artisans gaulois vivant dans des cabanes, Andé s'est peu à peu transformé en village de maisons à charpente de chêne et aux toits de paille, jusqu'à ce qu'apparaissent la pierre calcaire, la brique, la tuile et l'ardoise.

Les occupations des habitants restaient à peu près les mêmes car de la rue principale partent des sentes (qui existent toujours), qui d'un côté descendent vers la Seine, et de l'autre côté conduisent dans les champs dans lesquels on pratiquait certainement les cultures du blé et du seigle pour le pain, de l'avoine et de l'orge pour le bétail. La partie des terres de culture la plus proche des maisons était couverte de jardins et de vignes. Sur un plan de 1752, une partie de la route principale s'appelait d'ailleurs le sentier traversant les vignes.

Comme dans toute la vallée de la Seine, il y avait aussi beaucoup de pommiers (en 1870, 1 600 pommiers à cidre), pruniers et des champs entiers de cerisiers. La présence d'artisans vanniers s'explique par le commerce de fruits avec les villes voisines, notamment Louviers et Rouen.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Andé Blason D'or à trois besants de gueules rangés en fasce, surmonté d'un soleil du même et soutenus de trois trangles d'azur engrelées en chef et cannelées en pointe[4].
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Économie[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 2008 Jean-Marc Moglia Divers droite  
mars 2008 en cours Jean-Marc Moglia Divers droite  
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Le village aurait compté environ 140 habitants au XIIIe siècle.

En 2011, la commune comptait 1 121 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
378 364 367 418 435 434 434 445 431
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
418 420 445 435 442 421 416 404 412
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
391 406 410 410 387 392 367 344 320
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
335 405 599 667 966 996 1 043 1 057 1 121
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[6].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le moulin[modifier | modifier le code]

Classé Monument historique et construit en 1195 sur un bras de la Seine, le Moulin d'Andé est le dernier spécimen existant des moulins « pendants ». Depuis 1962, il est le siège d'une Association Culturelle à vocation artistique et notamment musicale, membre du réseau européen des centres culturels de rencontre. (40 membres en Europe)

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Le château[modifier | modifier le code]

L'un des plus vieux seigneurs connus possédant le fief d'Andé est, au début du XIIIe siècle, Roger de Roncherolles. Cependant, celui-ci n'habitait pas Andé car il avait pour résidence le manoir de Roncherolles à Cuverville. Ses successeurs des XIVe et XVe siècles, les grandes familles seigneuriales de Pont-Saint-Pierre et d'Houetteville, n'ont probablement pas habité le village. Aucun document n'indique la date de construction du premier château.

Le château actuel date du XVIIIe siècle.

L'église[modifier | modifier le code]

L'église date du XVIIIe siècle mais n'est pas la première. Une autre existait en 1207, sans doute au même endroit.

Le calvaire du cimetière remonte au XVIe siècle. C'est une croix hosannière, c'est-à-dire un calvaire devant lequel on allait autrefois prier en procession. La pièce maîtresse, une vierge de pierre tenant de la main gauche une grosse grappe de raisin, qui se trouve à l'entrée du chœur, remonte à la fin du XVe siècle.

Andé dans les arts[modifier | modifier le code]

Andé est citée dans le poème d’Aragon, Le Conscrit des cent villages, écrit comme acte de Résistance intellectuelle de manière clandestine au printemps 1943, pendant la Seconde Guerre mondiale[7].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. François de Beaurepaire (préf. Marcel Baudot), Les Noms des communes et anciennes paroisses de l'Eure, Paris, A. et J. Picard, 1981, 221 p. (ISBN 2-7084-0067-3) (OCLC 9675154). p. 52.
  2. Xavier Delamarre, Dictionnaire de la langue gauloise, Éditions Errance (2003). p. 45 -46.
  3. François de Beaurepaire, op. cit.
  4. Armorial de France
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  7. Louis Aragon, « Le Conscrit des cent villages », publié initialement dans La Diane française, consulté dans Pierre Seghers, La Résistance et ses poètes : France, 1940-1945, Paris : Seghers, 2004 (2e édition). (ISBN 2-232-12242-5), p. 373-375


Liens externes[modifier | modifier le code]