Mathilde de Dammartin

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Mathilde de Dammartin, ou Mahaut de Dammartin, née vers 1202, morte en janvier 1259, fut comtesse de Dammartin, de Boulogne sous le nom de Mathilde II et d'Aumale de 1214 à sa mort. Elle était fille de Renaud, comte de Dammartin et d'Aumale, et d'Ide de Lorraine, comtesse de Boulogne.

Mathilde de Dammartin

Son père ayant été vaincu et fait prisonnier à la bataille de Bouvines, Philippe Auguste, prit le contrôle du Boulonnais et maria Mathilde en 1218 à son fils Philippe Ier Hurepel de France (1200 † 1234), comte de Clermont-en-Beauvaisis.

Le comté de Boulogne fut d'abord sous l'administration directe du roi de France, puis à la mort de ce dernier, en 1223, Philippe Hurepel put exercer le pouvoir. La paix apporta la prospérité et Philippe fit restaurer et améliorer les fortifications de la ville et de plusieurs places fortes du comté. À la mort de ce dernier, Blanche de Castille, alors régente de France, la maria en 1235 à un de ses neveux le futur roi Alphonse III de Portugal.

En 1237, le comté de Boulogne devient vassal du comté d'Artois, qui vient d'être donné en apanage à Robert de France, frère de saint-Louis. En 1253, Alphonse III de Portugal séparé de mathilde depuis 1245 la répudie pour épouser Béatrice de Castille, mais conserve le titre de comte de Boulogne. D'une manière générale, le règne de la comtesse Mahaut fut considéré pour le Boulonnais comme une période de paix et de prospérité, si bien que les chroniques et les chartes se réfèrent aux actes du temps de la comtesse Mahaut.

Elle mourut en janvier 1259 ayant eu quatre enfants. Trois étaient déjà morts, et le quatrième avait renoncé à tous ses fiefs français pour s'établir en Angleterre.

Sa succession fut âprement disputé par une branche cadette de la famille de Dammartin qui avaient déjà reçu le comté d'Aumale à la mort de Philippe Hurepel, Henri III de Brabant, petit-fils de Mahaut d'Alsace, la sœur cadette d'Ide de Lorraine, Adélaïde de Brabant, la seule fille survivante de Mahaut d'Alsace, et le roi de France, en tant que neveu de Philippe Hurepel. Finalement, le Parlement de Paris trancha en 1262 en faveur d'Adélaïde de Brabant, veuve de Guillaume X de Clermont, comte d'Auvergne.

Unions et postérité[modifier | modifier le code]

De son premier mariage avec Philippe Ier Hurepel de France elle eut :

  • Jeanne (1219 † 1252), mariée à Gaucher de Châtillon († 1250), comte de Nevers, mais n'eurent pas de postérité
  • Albéric (1222 - ap. 1284), comte de Clermont, qui abandonnera toutes ses possessions à sa sœur pour s'installer en Angleterre.

De son union en 1235 avec le prince Alphonse de Portugal elle eut deux fils :

  • Robert, né en 1239 et mort jeune. Toutefois une tradition présente ce fils comme : Pierre Robert, (né vers 1239 mort vers 1267), « comte titulaire de Boulogne » , considéré comme un bâtard de Mathilde. Il épouse une femme dont on ignore le nom d'où une fille anonyme épouse de Robert V d'Auvergne. La reine Catherine de Médicis, descendait de ce Pierre-Robert à la 11e génération, c'est sur cette ascendance qu'elle établit ses « droits » à la couronne de Portugal à la mort du Cardinal-Infant Henri Ier de Portugal en 1580[1]
  • un fils, né en 1240 et mort très jeune.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Cahiers de l'Histoire « Souverains et Gouvernements du Portugal » n°12, novembre 1961, p. 44-45.

Bibliographie[modifier | modifier le code]