2009 par pays en Afrique

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Les évènements de l'année 2009 en Afrique noire.

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Continent africain[modifier | modifier le code]

Premier trimestre[modifier | modifier le code]

Janvier

  • Lundi 12 janvier 2009 : durant une semaine des producteurs de coton africains venant de 13 pays de l'ouest et du centre du continent, tous responsables ou techniciens de syndicats cotonniers, se sont réunis à Ségou (Mali) avec une idée en tête, « Faisons nos affaires nous-mêmes », du nom de la session de l'Université du coton, dont ils suivent le deuxième module, après une semaine passée en 2008 au Burkina Faso[1].
  • Mercredi 21 janvier 2009 : le ministre français de la Défense, Hervé Morin, déclare sur Europe 1 qu'« il y aura probablement moins de forces françaises en Afrique », vu l'évolution de la situation en Côte d'Ivoire, il présentera ces changements le 28 janvier devant l'Assemblée nationale française[2].
  • Mercredi 28 janvier 2009 : le premier ministre français François Fillon annonce, à la tribune de l'Assemblée nationale, le retrait de plus de 2 000 des 13 000 soldats engagés dans des « opérations extérieures » dont « au moins » 1 000 des 1 650 soldats français engagés sous les couleurs de l'Union européenne au Tchad et en République centrafricaine.

Février

Mouammar Kadhafi
(décembre 2003)
  • Lundi 2 février 2009 : les chefs d'État et de gouvernement de l'Union africaine élisent le président libyen Mouammar Kadhafi (66 ans) à la tête de l'Union pour un an, en remplacement du président tanzanien Jakaya Kikwete, malgré les réserves émises par les associations de défense de droits de l'homme. Partisan des États Unis d'Afrique et artisan en 2001 de la transformation de l'ancienne Organisation de l'unité africaine en Union africaine, le nouveau président déclare « espérer que son mandat sera un temps de travail sérieux et pas seulement de mots », mais demande à être officiellement appelé « roi des rois traditionnels d'Afrique »[3].
  • Mardi 3 février 2009 : le ministère des Affaires étrangères de la Chine confirme que le président Hu Jintao effectuera une tournée en Afrique et en Arabie saoudite du 10 au 17 février. Il se rendra au Mali, au Sénégal, en Tanzanie et à Maurice : « La visite du président Hu en Arabie saoudite et dans les quatre pays africains est destinée à consolider et renforcer les relations amicales avec ces pays […] et à traduire dans les faits les résultats du sommet sino-africain de Pékin […] Il rencontrera les dirigeants de ces pays et échangera des points de vue sur le renforcement des relations et les questions internationales et régionales d'intérêt commun ». Il s'agit de la quatrième tournée africaine du chef de l'État chinois depuis son arrivée au pouvoir en 2003 sur ce continent riche en matières premières avec lequel la Chine a considérablement resserré les liens ces dernières années.
  • Vendredi 6 février 2009 : l'ONG Vétérinaires sans frontières annonce avoir découvert que certains laits en poudre commercialisés en Tanzanie et dans d'autres pays d'Afrique contiennent de la mélanine. Leur fabrication remonte à mai 2008 avant la découverte du scandale en Chine mais continuent à être commercialisés sur le marché africain. Selon l'étude de l'ONG, 6 % des échantillons tanzaniens étudiés contenait de ce lait contaminé. L'affaire est d'autant plus grave que l'alimentation au lait en poudre est conseillée aux mères africaines infectées par le virus du sida. Aucune étude n'a été faite pour savoir si ce lait contaminé a fait des victimes en Afrique. Présente depuis cinq ans en Tanzanie, l'ONG qui travaille étroitement avec les services vétérinaires et de santé officiels, tente depuis peu de mettre sur pied des laboratoires de qualité en Afrique orientale pour détecter les contaminations dans les produits alimentaires, en l'absence actuelle de tout contrôle de ce type sur le continent africain[4].

Mars

  • Dimanche 1er mars 2009 : selon Charles Dan, directeur du Bureau international du travail pour l'Afrique, la crise financière et économique mondiale frappe cruellement l'Afrique au niveau du marché de l'emploi : « Si les tendances actuelles se confirment, il y aura une perte de 18 à 30 millions d'emplois dans le monde, et si la crise s'aggrave, ce chiffre pourrait monter à 50 millions […] Pour l'Afrique, bien qu'il n'y ait pas de chiffre global exact sur l'impact direct en matière de destruction d'emplois, on a déjà des indications assez fortes sur le choc que la crise représente ».
Jean Ping
(février 2008)
  • Jeudi 5 mars 2009 : le Conseil de paix et de sécurité de l'Union africaine annonce qu'il demanderait au Conseil de sécurité de l'ONU d'« interrompre » la procédure engagée contre le président soudanais, Omar el-Béchir, accusé de crimes de guerre et crimes contre l'humanité. Pour Jean Ping, le président de l'organisation, le mandat d'arrêt de la CPI « menace la paix au Soudan […] Nous constatons que la justice internationale ne semble appliquer les règles de la lutte contre l'impunité qu'en Afrique comme si rien ne se passait ailleurs, en Irak, à Gaza, en Colombie ou dans le Caucase ». L'Éthiopie a fait savoir qu'elle ne tiendrait pas compte du mandat d'arrêt, l'Ouganda en demande la suspension, l'Éypte se dit « très troublée » et l'Afrique du Sud partage l'opinion de l'UA.
  • Mercredi 11 mars 2009 : le directeur général du FMI, Dominique Strauss-Kahn déclare : Alors que la communauté internationale trouve des centaines de milliards de dollars pour résoudre la crise, je ne peux admettre notre incapacité à mobiliser des centaines de millions pour les pays à bas revenus. Le FMI demande 25 milliards de dollars pour limiter les dégâts de la crise en Afrique car ce que le numéro de l'institution internationale appelle désormais « la Grande Récession » est en train, selon le FMI de fondre sur les pays pauvres après avoir balayé les pays industrialisés, puis les pays émergents.
  • Du 26 au 27 mars : visite du président français Nicolas Sarkozy, à Kinshasa, à Brazzaville et au Niger. Lors de cette tournée, il s'est engagé à défendre au sein du G20 les intérêts du continent, estimant qu'il pouvait « contribuer au redémarrage global de l'économie mondiale ».
  • Vendredi 29 mars 2009 : lors d'une réunion de l'Union africaine à Addis-Abeba, le président en exercice, Mouammar Kadhafi, déclare au sujet de la Cour pénale internationale : « Il est connu que tous les pays du tiers-monde s'opposent à cette soi-disant Cour pénale internationale […] Cette cour est contre les pays qui ont été colonisés dans le passé et que [les occidentaux] veulent recoloniser. Il s'agit de la pratique d'un nouveau terrorisme mondial ».

Deuxième trimestre[modifier | modifier le code]

Avril

Alain Joyandet
(Janvier 2008)
  • Mercredi 8 avril 2009 : le secrétaire d'État français à la Coopération, Alain Joyandet, annonce que la France, la FAO et la Banque africaine de développement lancent l'initiative d'un fonds de 500 millions d'euros pour lancer un fonds spécifique pour aider l'agriculture africaine : « Il y aura la Banque africaine de développement, il y aura évidemment la FAO, et nous avons aussi des fonds qui proviennent des Émirats pour dans un premier temps mettre 200 millions d'euros puis 500 millions pour financer toutes ces initiatives agricoles ou agro-alimentaires [… L'aide publique au développement est] ce dont nous avons besoin pour relancer l'Afrique et pour faire face à la décroissance [… Le président français Nicolas Sarkozy] a beaucoup insisté pour que l'Afrique soit présente [au G20 de Londres] ce qui a été le cas, et que l'on ait des résultats à la hauteur de l'enjeu ». Avec la création de ce fonds, l’Agence française de développement se propose de capter des fonds privés et des fonds souverains pour financer des projets agricoles en Afrique et s’engage à assurer un retour sur investissement - financier ou en nature - de 5 % minimum à ces investisseurs.
  • Mercredi 15 avril 2009 : selon l'ONG française CCFD-Terre solidaire, la création du Fonds d’investissement pour l’agriculture africaine ne répond pas aux objectifs de lutte contre la faim. Elle s'interroge en outre sur les orientations de la coopération française en matière de développement agricole.
  • Vendredi 17 avril 2009 : le ministre libyen des Affaires de l'Union africaine, Ali Triki, déclare qu'à l'issue des travaux du Conseil exécutif qui regroupe les 53 ministres des Affaires étrangères de l'UA, « il y a eu un accord sur la formation de l'autorité, ses compétences et son programme ». Selon le projet qui doit être soumis à l'approbation du sommet de l'UA en juillet prochain, la nouvelle autorité sera composée d'un président, d'un vice-président et de huit secrétariats appelés à devenir ensuite ministères dans le but de la création d'un gouvernement africain.
  • Vendredi 25 avril 2009 : le Fonds monétaire international estime que l'Afrique allait « avoir besoin de davantage de soutien », prévoyant que l'Afrique sub-saharienne, où se trouve le plus grand nombre de pays bénéficiant d'une aide du Fonds, voie son produit intérieur brut croître seulement de 1,5 % cette année, après 5,5 % en 2008.

Mai

  • Mardi 5 mai 2009 : une juge française déclare recevable la plainte avec constitution de partie civile déposée par l'association Transparency International, visant trois chefs d'états africains, Omar Bongo (Gabon), Denis Sassou-Nguesso (Congo) et Teodoro Obiang Nguema (Guinée Equatoriale), ainsi que leurs familles, soupçonnés de posséder en France des biens immobiliers de luxe financés par de l'argent public détourné. Le lendemain, le président de l'ONG, Transparency international France, Daniel Lebègue, a qualifié de « décision historique » le feu vert donné pour enquêter sur des biens immobiliers de luxe détenus par les trois chefs d'État africains en France, estimant qu'il s'agit d'une « décision historique qui augure de la fin de l'impunité pour les dirigeants corrompus dans le monde […] Il s'agit d'une avancée décisive pour la morale publique et le droit international qui, rappelons-le, consacre le principe de restitution des avoirs détournés aux populations lésées »[5].
  • Jeudi 7 mai 2009 : le no 2 de l'Organisation mondiale de la santé, le Dr Keiji Fukuda (en), estime que si l'on se réfère « aux pandémies du passé », et notamment à la grippe espagnole de 1918, « un tiers de la population mondiale serait contaminé » en cas de pandémie de grippe A. « Mais nous vivons aujourd'hui dans un monde différent […] il est prématuré de faire des pronostics » sur la propagation du virus mutant A (H1N1). L'une des plus grandes incertitudes aujourd'hui concerne les pays du Sud et notamment l'Afrique, a priori moins bien armée pour lutter contre le virus que ceux du Nord. Le nombre de cas suspects de grippe A (H1N1) répertoriés en Afrique à ce jour est de douze. Selon le directeur Afrique de l'OMS, le Dr Louis Sambo, « si l'épidémie touchait l'Afrique, l'impact serait plus sérieux que dans d'autres parties du monde, car les systèmes de surveillance sont plus faibles et les ressources moindres »[6].
  • Mercredi 13 mai 2009 : selon le président de la Commission de l'Union africaine, Jean Ping, la crise économique mondiale, qui frappe durement l'Afrique, constitue une « question de vie ou de mort » sur le continent le plus pauvre du monde : « Si dans les pays développés, la crise se traduit par des pertes d'emplois, dans les nôtres, c'est une question de vie ou de mort, avec en particulier les risques de multiplication des conflits et de crises qui menacent la paix mondiale ». Ces propose ont été tenus lors de l'ouverture de la 44e assemblée annuelle de la Banque africaine de développement qui se tient à Dakar jusqu'à jeudi.

Juin

  • Samedi 6 juin 2009 : le premier ministre français, François Fillon, annonce que l'effort global de la France pour les pays en développement ne diminuera pas en raison de la crise économique, mais la France va accorder la moitié de ses dons à « 14 pays pauvres prioritaires » de l'Afrique subsaharienne et pour 5 secteurs prioritaires : santé, éducation et formation, développement durable et climat, agriculture et sécurité alimentaire, soutien à la croissance. Parmi les pays bénéficiaires se trouvent le Bénin, le Burkina Faso, Madagascar, le Sénégal, le Tchad ou bien encore le Togo. L'objectif étant toujours de consacrer en 2015, 0,7 % du revenu national brut à l'aide au développement; en outre la France contribuera pour 16 milliards d'euros à l'augmentation des ressources du FMI et cofinancerait, à hauteur de 1 milliard d'euros, « le fonds contre les vulnérabilités » de la Banque mondiale, conformément aux engagements pris au G20 de Londres[7].
  • Lundi 8 juin 2009 : lors de la réunion de la Comesa, le grand marché commun de l'Afrique australe et de l'Est, la possibilité d'une intervention militaire pour rétablir la démocratie à Madagascar a été évoquée. Dans le communiqué final publié à l'issue d'un sommet tenu à Victoria Falls (nord-ouest du Zimbabwe), les 19 pays membres du Comesa ont déclaré qu'ils soutenaient les « efforts pour rétablir l'ordre constitutionnel à Madagascar en examinant toutes les options, y compris la possibilité d'une intervention militaire ». La Comesa, qui ne dispose pas de moyens militaires pour gérer des crises, soutient les efforts de médiation de l'Union africaine (UA) et de la Communauté de développement de l'Afrique australe (SADC) pour trouver une solution à la crise malgache[8].
  • Mercredi 24 juin 2009 : le Comité catholique contre la faim et pour le développement (CCFD) publie un nouveau rapport, intitulé « Bien mal acquis, à qui profite le crime ? », sur les « biens mal acquis » mettant en exergue la « responsabilité » des pays occidentaux dans le détournement de 105 à 180 milliards de dollars par une trentaine de dirigeants de pays pauvres : « Le véritable scandale, c'est qu'en 2009 la faim gagne du terrain dans le monde […] les sommes détournés pourraient servir à nourrir les populations et à contribuer au développement des pays pauvres. Le premier rapport, publié en mars 2007, a notamment servi de base aux plaintes jugées recevables à Paris et en Espagne, contre des chefs d'État alors en exercice : Teodoro Obiang Nguema (Guinée équatoriale), Omar Bongo (Gabon) et Denis Sassou Nguesso (Congo-Brazzaville)[9].
  • Vendredi 26 juin 2009 : le président russe Dmitri Medvedev termine la plus importante tournée africaine pour un chef d'État russe depuis la chute de l'URSS, époque où les relations russo-africaines étaient intenses. Au plus fort de la guerre froide, il y avait près de 40 000 conseillers techniques ou militaires, dans les régimes prosoviétiques du continent africain. Le président Medvedev a visité 4 pays - Égypte, Nigeria, Namibie et Angola - jugés stratégiques, notamment pour la richesse de leur sous-sol. Il était accompagné d'une délégation de 400 hommes d'affaires et représentants industriels[10].
  • Lundi 29 juin 2009 : ouverture à Syrte (500 km à l'est de Tripoli) du 13e sommet des chefs d'État de l'Union africaine, sous la présidence de Mouammar Kadhafi. Le Sommet a lieu dans le nouveau centre de conférences ultramoderne planté entre la Méditerranée et le désert. Hôte de marque, le président iranien Mahmoud Ahmadinejad doit y prononcer un discours, alors qu'il a fait des relations avec les Africains une des priorités de son premier mandat, depuis son élection en 2005. Le 1er juillet, ce dernier annule sa visite.

Troisième trimestre[modifier | modifier le code]

Juillet

  • Mercredi 1er juillet 2009 : une vingtaine de grands groupes allemands vont créer un consortium baptisé Desertec en vue de développer au Sahara le plus vaste champ de panneaux photovoltaïques de la planète dans le cadre du plus ambitieux programme de production d'énergie verte jamais imaginé en transformant le soleil qui inonde les sables du Sahara en électricité. Les experts estiment à 400 milliards d'euros, l'équivalent d'une centaine de centrales nucléaires de nouvelle génération, le montant des investissements nécessaires sur une période de quarante ans. 350 milliards d'euros seraient investis dans de méga-installations solaires et 50 autres dans la construction d'un réseau haute tension reliant l'Afrique au continent européen. Le Sahara pourrait ainsi produire d'ici 15 ans environ 15 % de l'énergie consommée en Europe[11].
  • Vendredi 3 juillet 2009 : les dirigeants africains sont parvenus cette nuit à Syrte (Libye) à un compromis pour créer une « Autorité » commune afin de « coordonner  » les politiques de défense et les relations internationales, mais sans les pouvoirs étendus souhaités par Mouammar Kadhafi. Cette nouvelle « Autorité de l'Union africaine », devrait remplacer la Commission de l'UA. Pour entrer en vigueur, la création de l'Autorité devra être ratifiée par les Parlements des 53 membres de l'UA. Selon le document adopté par le sommet de Syrte, elle sera entre autres chargée de « coordonner les positions des États membres de l'Union africaine lors des négociations internationales ». Elle pourra aussi « parler au nom » de toute l'UA « au sein des organismes internationaux, notamment dans le domaine de la politique extérieure, sur mandat des États membres »[12].
  • Dimanche 5 juillet 2009 : le chef du gouvernement italien, Silvio Berlusconi, admet « ne pas avoir tenu ses promesses » en ce qui concerne l'aide à l'Afrique : « Je regrette de ne pas avoir tenu les promesses […] Nous nous sommes fait prendre par tout ce qui nous est tombé dessus. La crise, le tremblement de terre. Nous avons aussi une situation de fort conflit avec l'opposition, des juges qui attaquent […] Nous avons commis une erreur […] quand on prend un engagement, il faut le tenir. Nous sommes en retard et ce retard, il faut le combler ». L'Italie n'a pour l'instant accordé que 3 % de l'aide promise à l'Afrique lors du sommet du G8 de Gleneagles, en Écosse, en 2005. Le chanteur de rock et militant irlandais Bob Geldof a lancé samedi cette accusation contre l'Italie, hôte la semaine prochaine du sommet du G8 à L'Aquila, affirmant que « la crédibilité » de Silvio Berlusconi « est en jeu »[13].
  • Mercredi 8 juillet 2009 :
    • Carla Bruni-Sarkozy appelle les dirigeants du G8 à conserver leur soutien aux programmes de santé en Afrique, soulignant que d'importants progrès avaient été réalisés depuis l'engagement pris par le G8 en 2001 d'un effort multilatéral contre le sida, la tuberculose et le paludisme : « Cette révolution commence à transformer l'Afrique, cependant la plupart des progrès réalisés dans la réduction de la pauvreté au cours des décennies passées est menacée par les effets de la crise économique mondiale […] les investissements en matière de santé réduisent les inégalités cependant, et dans une période de difficultés économiques, ils sont plus importants que jamais pour préserver la stabilité sociale ».
    • Le président français Nicolas Sarkozy assure que la France tiendrait ses engagements d'aide à l'Afrique malgré la crise économique et que la France verserait 1,5 milliard d'euros d'ici 2011 pour l'aide alimentaires aux pays pauvres.
  • Jeudi 9 juillet 2009 :
    • Plus d'un millier d'altermondialistes venus d'Afrique et d'ailleurs participe à Bandiagara (nord du Mali) au sommet des pauvres, organisé en parallèle à la réunion du G8 en Italie, pour demander une « juste répartition des richesses ». Selon la présidente du sommet, Barry Aminata Touré : « Il est maintenant temps que le Nord prenne conscience de la nécessité d'aider les pays pauvres. Ce n'est même pas une aide que nous demandons. Nous voulons une juste répartition des richesses, c'est tout ». Plusieurs participants ont insisté sur la nécessité pour le Nord de revoir « positivement » son attitude sur le dossier des migrations, estimant anormal le durcissement des « conditions d'entrée en France ». Plusieurs manifestations sont prévues, dont une « Conférence populaire paysanne » et un « Marché des peuples » proposant des produits africains pour encourager les Africains à « consommer local »[14].
    • Le G8 et les grands pays émergents assurent qu'ils veulent conclure les négociations en 2010 avec le continent africain dans le cadre du cycle de Doha sur la libéralisation du commerce mondial. Les économies africaines, très tournées vers les exportations, sont fortement fragilisées par la crise économique mondiale. Selon le Fonds Monétaire International, la croissance de l'Afrique sub-saharienne devrait chuter à 1,5 % en 2009, après 5,5 % en 2008.
  • Vendredi 10 juillet 2009 :
    • Le président égyptien Hosni Moubarak demande aux dirigeants des pays riches du G8 de geler provisoirement les dettes des pays africains touchés par la crise économique et de ne pas se laisser tenter par le protectionnisme, lors du sommet G8 de L'Aquila (Italie). Il demande aussi aux pays riches de « fournir des crédits aux pays du continent à des conditions préférentielles », d'« explorer les moyens pour compenser le déficit prévu dans le financement du développement résultant de la crise actuelle de l'économie mondiale » et de « garantir que les plans de soutien à l'économie des grands pays industrialisés n'entraînent pas un développement des politiques protectionnistes et n'accroissent pas le déséquilibre du système commercial international »[15].
    • Les dirigeants des pays du G8 et de pays africains (Algérie, Angola, Égypte, Éthiopie, Libye, Nigeria, Sénégal, Afrique du Sud et Union africaine) invités au sommet de L'Aquila annoncent le renforcement de leur partenariat pour améliorer l'accès à l'eau sur le continent africain. Ils se disent « préoccupés par la pénurie croissante des ressources en eau et par le manque dramatique d'un accès durable à l'eau et aux systèmes sanitaires dans de nombreux pays africains », cette situation est un « des obstacles majeurs au développement durable, à la création de richesse et à l'éradication de la pauvreté » sur le continent. Les pays du G8 aideront notamment les pays africains à construire des infrastructures pour améliorer l'accès à l'eau. Ils s'engagent aussi à « améliorer la coordination » avec les donneurs pour que l'aide soit plus efficace et à faire en sorte que l'aide « reflète mieux les priorités nationales ». Les pays du G8 et les pays africains indiquent qu'ils vont continuer « à travailler pour consolider cette coopération en vue de présenter un partenariat renforcé G8-Afrique d'ici la fin de 2009 » et profiteront de la semaine africaine de l'Eau qui doit se tenir en novembre en Afrique du Sud pour avancer sur le sujet[16].
  • Vendredi 31 juillet 2009 : le Service de transport aérien d'aide humanitaire de l'ONU (UNHAS), confronté à une baisse dramatique de ses ressources, va devoir réduire voire cesser totalement, l'acheminement de l'aide en Afrique de l'Ouest, notamment au Tchad pour les réfugiés du Darfour, « s'il n'y a pas de nouvelles donations », « chaque mois, l'UNHAS transporte sur le terrain en moyenne 4 000 travailleurs humanitaires de 60 organisations ». L'UNHAS au Tchad a besoin de 6,8 millions de dollars pour pouvoir assurer ses activités jusqu'à la fin 2009[17].

Août

  • Jeudi 6 août 2009 :
    • Les laboratoires pharmaceutiques américains Pfizer et Mylan annoncent une baisse du prix de certains médicaments contre le sida et la tuberculose dans des pays en développement, répondant à une initiative de la fondation de l'ancien président Bill Clinton[18].
    • Selon le secrétaire d'État français à la coopération, Alain Joyandet, la France étudie « la création d'un jeu spécifique pour l'Afrique », qui compléterait l'aide publique au développement et s'inscrirait dans le cadre des « financements innovants ». Ce « jeu en ligne », qui pourrait voir le jour en 2010, prendrait la forme d'un « bingo pour l'Afrique ou d'un loto » et pourrait être proposé au niveau de toute l'Europe. Parmi les applications des « financements innovants » pour lutter contre la pauvreté et les maladies : la taxe sur les billets d'avion, adoptée par une quinzaine de pays et envisagée par une trentaine d'autres. En étude, la réduction des coûts bancaires des transferts d'argent des migrants vers leur pays d'origine, une imposition sur les transactions financières et de change, une contribution volontaire de 50 centimes sur les billets de trains internationaux, et une autre de 20 centimes par manuel scolaire payé par les collectivités locales[19].
  • Lundi 10 août 2009 : selon une étude comparative de l'institut britannique Chatham House sur l'impact de la présence des compagnies asiatiques dans les deux principaux producteurs de brut du continent noir, le Nigeria et l'Angola, les craintes de l'Occident face à l'intérêt croissant de l'Asie pour le pétrole africain dépassent largement la réalité. La présence des pétroliers asiatiques en Afrique de l'Ouest est très récente et d'autre part que les majors pétrolières conservent une nette avance, « elles dominent la production et détiennent la majorité des réserves » qui attire cependant l'attention sur la concurrence grandissante entre la Chine et l'Inde dans ces deux pays, et entre acteurs asiatiques en général. D'autre part, « ni le Nigeria ni l'Angola n'ont des rapports avec l'Asie correspondant au stéréotype selon lequel des États africains faibles se font exploiter de façon impitoyable par des tigres asiatiques avides de ressources »[20]

Septembre

  • Vendredi 4 septembre 2009 : l'Afrique de l'Ouest subit de fortes pluies depuis le mois de juin, causant de nombreuses inondations et affectant plus de 350 000 personnes et détruisant des dizaines de milliers de maisons. Les pays touchés sont le Burkina Faso, le Niger, le Ghana, la Guinée, le Sénégal et le Bénin[21].
  • Mardi 22 septembre 2009 : selon le Bureau de coordination des affaires humanitaires des Nations unies (Ocha), depuis le mois de juin, les inondations en Afrique de l'Ouest ont causé la mort d'au moins 187 personnes et en ont affecté plus de 635 000 autres. frappant l'Afrique de l'Ouest depuis juin, début de la saison des pluies, ont fait au moins 187 morts et affecté 635 273 personnes, a annoncé aujourd'hui à Dakar. Parmi les pays les plus touchés le Sénégal, le Burkina Faso, le Niger, le Ghana, la Guinée, le Bénin, le Mali, la Gambie, la Mauritanie, la Côte d'Ivoire et la Sierra Leone.
  • Mardi 29 septembre 2009 : le ministre français de la Défense, Hervé Morin, annonce que la France allait maintenir ses deux bases militaires permanentes de Libreville et Dakar, sur la façade atlantique de l'Afrique, alors que selon le Livre blanc sur la Défense, signé du président Nicolas Sarkozy et publié au printemps 2008, la France devait réduire les implantations permanentes françaises en Afrique à « deux pôles (…), un pour chaque façade, atlantique et orientale ».
  • Mercredi 30 septembre 2009 : selon René N'Guetta Kouassi, directeur du département des Affaires économiques de l'Union africaine, la percée de la Chine en Afrique ces dernières années, d'abord accueillie avec enthousiasme, commence à susciter des inquiétudes, certains experts évoquant même le risque d'un « néo-colonialisme à la chinoise ». Principales critiques africaines : le manque de transferts de technologie en faveur de l'Afrique, la mauvaise qualité des produits chinois et surtout le déséquilibre des échanges, l'essentiels des importations africaines de la Chine étant le pétrole : « Il ne faudrait pas que l'Afrique sorte d'un néocolonialisme pour aller tomber pieds et poings liés dans le néocolonialisme chinois ». L'Institut sud-africain des affaires internationales (SAIIA) note dans un récent rapport que « la part de l'Afrique dans les échanges chinois reste relativement minime (4 % en 2008 contre 2 % en 2002) », mais que le commerce bilatéral a été « quasiment multipliée par 9, passant de 12,3 milliards de dollars en 2002 à 107 milliards en 2008 »[22].

Quatrième trimestre[modifier | modifier le code]

Octobre

  • Dimanche 4 octobre 2009 : ouverture du synode sur l'Afrique organisé au Vatican qui terminera le dimanche 25 octobre. Le cardinal ghanéen Peter Kodwo Appiah Turkson, défend l'usage du préservatif, en particulier quand un membre d'un couple est contaminé, de même que l'abstinence et la fidélité pour combattre le problème du Sida, très répandu en Afrique, estimant cependant qu'« il y a des risques car en Afrique, ils ne sont pas toujours de bonne qualité ». Le pape Benoît XVI avait soulevé une polémique en mars lorsque, dans l'avion qui l'amenait au Cameroun et en Angola, il avait déclaré que l'usage du préservatif « aggravait » le problème du Sida[23].
  • Lundi 12 octobre 2009 : l’ancien président français Jacques Chirac — s'exprimant devant les présidents du Bénin, du Burkina Faso, de Centrafrique, du Congo Brazzaville, du Niger, du Sénégal et du Togo — lance depuis Cotonou une campagne internationale contre les médicaments contrefaits et appelle à une conférence mondiale en 2010 à Genève en vue d'une « Convention internationale de lutte contre les faux médicaments » : De toutes les inégalités, la plus blessante est l'inégalité devant la santé […] Qu'on ne me dise pas qu'il ne s'agit pas d'un crime !. Selon l'Organisation mondiale de la santé, le trafic des faux médicaments correspondrait à 10 % du marché pharmaceutique mondial, soit quelque 45 milliards d'euros[24].
  • Vendredi 16 octobre 2009 : selon le Bureau des Affaires humanitaires de l'ONU, l'invasion de criquets pèlerins, qui sévit en Mauritanie depuis cet été et qui s'est propagée au Maroc et au Sahara occidental, pourrait s'étendre au reste de la région en cas de fortes pluies, les larves et les criquets commençant à se regrouper de façon inquiétante[25].
  • Jeudi 22 octobre 2009 :
    • Le Fonds international de développement agricole (FIDA) estime que l'ensemble des sommes envoyées par les immigrés africains vers leur pays d'origine se monte chaque année à quelque 40 milliards de dollars, ce qui est « plus important que les investissements directs étrangers et l'aide au développement ». Dans près de 40 pays, ces envois de fonds représentent plus de 10 % du PIB et près du tiers sont destinés aux zones rurales. Deux principaux opérateurs — Western Union et Money Gram — accaparant près de 65 % des points de paiement en Afrique[26].
    • L'Union africaine, invite le président soudanais Omar el-Béchir, sous le coup d'un mandat d'arrêt international, à un sommet sur le Darfour au Nigeria. 18 présidents africains sont attendus à la réunion prévue pour le 29 octobre. Les grandes organisations de défense des droits de l'Homme, dont Amnesty International, demandent du président soudanais s'il se rend au Nigeria. Lors d'un sommet de l'UA en juillet à Syrte (Libye), les États africains avaient décidé de ne « pas coopérer » avec la CPI « dans l'arrestation et le transfert » de Omar el-Béchir, en estimant notamment que la demande de la Cour sapait « les efforts déployés en vue de faciliter un règlement rapide du conflit au Soudan ».
  • Vendredi 23 octobre 2009 : l'Église catholique romaine dénonce dans le projet de message final du synode sur l'Afrique, l'expansion du fanatisme religieux qui cause « des dégâts en maints endroits d'Afrique ». Le texte proposé a été élaboré par une commission présidée par l'archevêque d'Abuja (Nigeria), John Olorunfemi Onaiyekan. Les évêques mettent en garde contre une « ferveur religieuse » qui serait « mal orientée par des fanatiques ou manipulée par les politiciens ». Ils en appellent aussi au « respect mutuel » entre chrétiens et musulmans, et estiment qu'en se basant sur leurs « nombreuses valeurs » communes, musulmans et chrétiens peuvent « œuvrer ensemble » à la paix et la réconciliation[27].
  • Dimanche 25 octobre 2009 : plusieurs ONG nigérianes demandent au président Umaru Yar'Adua de faire arrêter le président soudanais Omar el-Béchir, qui est invité à se rendre jeudi au Nigeria pour une réunion de l'Union africaine. Dans une lettre ouverte, ces ONG se disent « très préoccupés par le fait que, en dépit de ses obligations internationales, notamment le traité de Rome instituant la Cour pénale internationale (CPI) ratifié par le Nigeria, votre gouvernement a invité le président el-Béchir » estimant que « le Nigeria a une obligation légale d'extrader un suspect de crimes contre l'humanité et crimes de guerre et de le déférer à la CPI ou de soumettre le cas à ses propres autorités compétentes dans le même but ». Les ONG soulignent que le Nigeria vient d'être élu au Conseil de sécurité de l'ONU, préside actuellement la Communauté économique des États d'Afrique de l'Ouest (Cédéao), ce qui lui donne une « responsabilité » et une « obligation » légales encore plus grandes de refuser de recevoir le président soudanais, de « l'arrêter et le remettre à la CPI »[28].
  • Jeudi 29 octobre 2009 : La Cour d'appel de Paris a jugé irrecevable la plainte de l'ONG Transparence International, spécialisée dans la lutte contre la corruption, déposée en décembre 2008, dans le cadre de l'affaire dite des « biens mal acquis » qui visait les conditions d'acquisition d'un important patrimoine immobilier et mobilier en France par trois chefs d'État africains - Denis Sassou Nguesso du Congo, Teodoro Obiang de la Guinée équatoriale et du défunt Omar Bongo Ondimba du Gabon, ainsi que par certains de leurs proches[29].

Novembre

  • Dimanche 8 novembre 2009 :
    • Ouverture pour deux jours, à Charm el-Cheikh (Égypte), du Forum Chine-Afrique, auquel participent une cinquantaine de pays, avec l'ambition de renforcer une coopération économique en plein essor entre le géant asiatique et le continent africain. Cette manifestation triennale, dont la première édition s'est tenue en 2000 à Pékin, traduit les ambitions et appétits économiques de la Chine, première des puissances émergentes, avide en métaux et pétrole dont l'Afrique regorge. Les investissements directs chinois sur le continent africain sont passés de 491 millions de dollars en 2003 à 7,8 milliards fin 2008. Les échanges commerciaux entre la Chine et l'Afrique ont décuplé depuis le début de la décennie, atteignant 106,8 mds USD en 2008, soit une hausse de 45,1 % sur un an[30].
    • Le premier ministre chinois, Wen Jiabao, promet 10 milliards USD de prêts bonifiés pour l'Afrique, dans le cadre d'un programme triennal destiné à aider ce continent et à développer des relations économiques sino-africaines en plein essor. Il a insisté sur la réduction de la pauvreté, l'aide à l'agriculture et aux infrastructures, et a annoncé une suppression de droits de douane pour les produits venant des pays africains les plus démunis.
  • Lundi 9 novembre 2009 : le Forum de coopération Chine-Afrique s'est achevé avec l'adoption de deux documents visant à approfondir la coopération sino-africaine, une « Déclaration de Charm el-Cheikh » et un plan d'action pour les trois prochaines années.
  • Mercredi 11 novembre 2009 : le Congrès des droits civiques (CRC), une coalition de dizaines d'organisations de défense des droits de l'Homme, estime qu'après les excuses du Sénat américain en juin et celle de l'ex-premier ministre britannique, Tony Blair, c'était au tour des chefs traditionnels africains de devoir s'excuser pour le rôle que leurs ancêtres ont joué dans la traite des esclaves, pour « mettre un point final à l'histoire de la traite des esclaves » : « Nous ne pouvons pas continuer à accuser les hommes blancs alors que les Africains, en particulier les chefs traditionnels, ne sont pas irréprochables », ils ont participé à la traite des esclaves en « aidant systématiquement à mener des raids et des enlèvements […] dans les communautés sans défense […] puis à les échanger avec des collaborateurs européens, américains et autres ». La ville côtière nigériane de Badagry a servi de point de départ pour le voyage de nombreux esclaves vers l'Europe, les États-Unis et les Caraïbes[31].
  • Lundi 16 novembre 2009 : l'association « Le Moment de se lever pour l'Afrique » (MLA) dépose auprès du tribunal de grande instance de Paris une plainte avec constitution de partie civile pour « détournement de fonds publics » visant 4 chefs d'État africains, dont Abdoulaye Wade (Sénégal) et le Denis Sassou Nguesso (Congo Brazzaville), Teodoro Obiang (Guinée équatoriale) et le défunt Omar Bongo (Gabon). Cette plainte est dans la lignée de celles déposées en 2007 et 2008 par l'association anti-corruption « Transparence internationale France » (TI) visant Teodoro Obiang, Omar Bongo et Denis Sassou Nguesso portant sur les conditions d'acquisition d'importants patrimoines immobiliers en France grâce, selon Transparence internationale France, à des détournements de fonds publics. D'après TI France, le patrimoine immobilier de MM. Bongo, Obiang et Sassou Nguesso en France s'élèverait à 160 millions d'euros. Le 29 octobre, la cour d'appel de Paris avait finalement jugé irrecevable cette plainte et bloqué l'ouverture d'une enquête[32].
  • Jeudi 19 novembre 2009 : une équipe de paléontologues américains a découvert au Sahara des fossiles de 5 espèces de crocodiles jusque-là inconnues ayant vécu il y a quelque cent millions d'années et aujourd'hui éteintes. Parmi ces crocodiles, l'un avait des défenses semblables à celles des sangliers et un autre un groin ressemblant à un bec de canard. Un grand nombre de ces fossiles a été découvert lors d'une série d'expéditions au Sahara à partir de 2000, gisant à la surface même du sol dans une région isolée dominée par des roches et des dunes s'étendant du Niger au Maroc[33].
  • Vendredi 20 novembre 2009 : la Communauté économique des États d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) déclare que la convention sur les armes légères et de petit calibre, adoptée en 2006 par les chefs d'État des quinze nations membres de l'organisation, interdisant la prolifération d'armes légères est entrée en vigueur avec sa ratification par le Bénin. Ce texte « prévoit l'interdiction du transfert d'armes par les États membres avec des possibilités d'exemption en cas de légitime défense et de besoins sécuritaires, de maintien de l'ordre et de la participation à des opérations de soutien à la paix ». Outre le Bénin, les pays l'ayant désormais ratifiée sont le Burkina Faso, le Liberia, le Mali, le Niger, le Nigeria, Sénégal, la Sierra Leone et le Togo[34].
  • Mardi 8 décembre 2009 : un haut responsable de l'ONU, Antonio Maria Costa, directeur du Bureau des Nations unies sur la drogue et le crime (ONUDC), a alerté le Conseil de sécurité sur l'utilisation croissante des revenus du trafic de drogue par « les terroristes et les forces anti-gouvernementales » dans toute la région du Sahel africain pour financer leurs opérations : « Nous avons acquis des preuves que deux flux de drogues illicites — l'héroïne dans l'est de l'Afrique et la cocaïne dans l'ouest — se rejoignent désormais dans le Sahara, empruntant de nouveaux itinéraires à travers le Tchad, le Niger et le Mali estimant que des répercussions dans les pays voisins, au Maghreb par exemple, sont inévitables […] Les drogues n'enrichissent pas seulement le crime organisé […] les terroristes et les forces anti-gouvernementales dans le Sahel puisent des ressources du trafic de drogue pour financer leurs opérations, acheter des équipements et payer leurs troupes ». Alors qu'auparavant le transport de la drogue à travers le Sahara se faisait par caravanes, aujourd'hui le trafic est « de taille supérieure, plus rapide et plus perfectionné, comme l'attestent les débris d'un Boeing-727 trouvés le 2 novembre dans la région de Gao au Mali, une zone affectée par la rébellion et le terrorisme »[35].

Afrique du Sud[modifier | modifier le code]

Article détaillé : 2009 en Afrique du Sud.
  • Mardi 26 mai 2009 : l'Afrique du Sud, première puissance économique d'Afrique, est officiellement entrée en récession au premier trimestre 2009, pour la première fois en 17 ans.
  • Samedi 18 juillet 2009 : premier Mandela Day, à l'occasion des 91 ans de l'ancien président Nelson Mandela, qui a lancé un appel aux hommes du monde entier à donner un peu de leur temps au service des autres.
  • Mercredi 11 novembre 2009 : les restes fossiles d'une nouvelle espèce de dinosaure, qui vivait sur terre il y a 197 millions d'années et pourrait être un ancêtre du brontosaure, a été découverte dans la province du Free State (centre).
  • Mardi 1er décembre 2009 : le président Jacob Zuma annonce une série de mesures en faveur des malades atteints du sida, une maladie qui touche 5,7 millions de Sud-Africains.

Algérie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : 2009 en Algérie.
  • Samedi 2 mai 2009 : le ministre des Anciens combattants, Mohamed Cherif Abbas déclare que les revendications de l'État algérien relatives à « l'incrimination et à la reconnaissance des crimes de guerre français sont toujours maintenues jusqu'à aboutissement », affirment que l'Algérie « revendique toujours et depuis l'indépendance, l'incrimination de l'occupation française et la reconnaissance des crimes de guerre perpétrés contre le peuple algérien, notamment les essais nucléaires, les mines antipersonnel, outre les pertes occasionnées à la nature et à l'homme ».
  • Lundi 25 mai 2009 : le parlement adopte le plan d'action 2009-2014 du gouvernement présenté par le premier ministre Ahmed Ouyahia, dont le volet économique porte sur des investissements publics de 150 milliards de dollars, qui devrait créer les « conditions objectives » d'un développement « équilibré et pérenne » ne se basant pas seulement sur la rente pétrolière.
  • Dimanche 4 octobre 2009 : le ministre des Ressources en eau, Abdelmalek Sellal, affirme que l'Algérie investira plus de 15 milliards de dollars dans l'eau entre 2010 et 2014, notamment pour construire 19 nouveaux barrages, des stations de dessalement d'eau de mer d'une capacité totale de 2,3 millions de m³.
  • Mercredi 28 octobre 2009 : le premier ministre Ahmed Ouyahia estime que le terrorisme est « lourdement écrasé » dans le pays par la lutte antiterroriste et la politique de concorde et de réconciliation nationale, mais « le terrorisme ne cesse pas avec un coup de baguette magique » et appelle la population à faire preuve de vigilance, « première arme contre le terrorisme ».

Angola[modifier | modifier le code]

  • Jeudi 12 février 2009 : le pays est durement frappé par la chute des cours du pétrole et a vu ses revenus fondre alors qu'il tire 90 % de ses recettes du pétrole. L'État révise son budget à la baisse et prévoit de couper dans les 32,5 milliards d'euros de ses dépenses initialement programmées dans le budget 2009. Un tiers du budget devait être consacré aux dépenses sociales, dans ce pays où plus de 66 % de la population continue de vivre en dessous du seuil de pauvreté, sept ans après la fin d'une longue guerre civile (1975-2002). Le ministre des Finances, Manuel Nunes déclare : « Nous allons continuer nos efforts pour lutter contre la faim, la pauvreté et pour mener à terme les principaux investissements publics […] L'Angola ne sera pas en récession et nous n'aurons pas une croissance économique inférieure à la croissance démographique, qui est d'environ 3 % ».
  • Vendredi 20 mars 2009 : le pape Benoît XVI est en visite en Angola pour la deuxième étape de son périple africain. Le pays est une étape importante de l'histoire du catholicisme en Afrique : c'est là que des missionnaires portugais baptisèrent le premier converti du continent, en 1491… Plus de 60 % de la population y est catholique. Lors de son discours, le pape prône la bonne gouvernance et appelle l'Afrique à « éradiquer une fois pour toutes la corruption » et s'oppose à l'avortement : « Je dois également mentionner un autre grave sujet de préoccupation : les politiques de ceux qui, dans l'illusion de faire progresser l'édifice social, en menacent les fondements mêmes […] Combien est amère l'ironie de ceux qui promeuvent l'avortement au rang des soins de la santé des "mamans" ! Combien est déconcertante la thèse de ceux qui prétendent que la suppression de la vie serait une question de santé reproductive ».
  • Samedi 21 mars 2009 :
    • Le pape Benoît XVI, lors d'une messe avec le clergé et les cadres laïcs de l'Église catholique angolaise dans la moderne église São Paulo de Luanda — construite dans les années 1930 et récemment restaurée —, appelle, sans son homélie, les catholiques à travailler à la conversion des adeptes de la sorcellerie, nombreux dans cette région d'Afrique sub-équatoriale. Il estime que comme aux premiers temps de l'évangélisation de l'Angola il y a 500 ans, l'évangélisation restait une exigence pressante pour l'Église catholique : « Aujourd'hui, il vous revient […] de présenter le Christ ressuscité à vos concitoyens. Ils sont si nombreux à vivre dans la peur des esprits, des pouvoirs néfastes dont ils se croient menacés ».
    • Une bousculade de foule fait 18 morts dont deux enfants, à l'entrée du stade des Coqueiros à Luanda où le pape Benoît XVI devait rencontrer la jeunesse angolaise.
  • Dimanche 22 mars 2009 : le pape Benoît XVI célèbre une messe géante à Cimangola à 14 kilomètres au nord du centre de Luanda en présence de plusieurs centaines de milliers d'Angolais qui l'ont acclamé.
  • Vendredi 3 avril 2009 : d'importantes inondations ont touché le pays depuis le début de l'année et ont fait plus de 220 000 sinistrés, de nombreux dégâts, notamment des routes et des maisons et ont dévasté les terres agricoles des provinces du Sud du pays (Kunene, Kwando-Kubango et Moxico) et même de Luanda, ce qui pourrait provoquer une situation de crise alimentaire et une famine. Près de 600 cas de choléra ont déjà été diagnostiqués et au moins 22 personnes ont été tuées par les inondations dont la plupart par noyade.
  • Jeudi 16 avril 2009 : le nombre de personnes mortes dans le sud de l'Angola à cause des inondations qui sévissent depuis un mois en Afrique australe est établi à 60 selon le général Eugenio Laborinho, coordinateur de la Commission de la protection civile.
  • Lundi 10 août 2009 : selon une étude comparative de l'institut britannique Chatham House sur l'impact de la présence des compagnies asiatiques dans les deux principaux producteurs de brut du continent noir, le Nigeria et l'Angola, les craintes de l'Occident face à l'intérêt croissant de l'Asie pour le pétrole africain dépassent largement la réalité. La présence des pétroliers asiatiques en Afrique de l'Ouest est très récente et d'autre part que les majors pétrolières conservent une nette avance, « elles dominent la production et détiennent la majorité des réserves » qui attire cependant l'attention sur la concurrence grandissante entre la Chine et l'Inde dans ces deux pays, et entre acteurs asiatiques en général. D'autre part, « ni le Nigeria ni l'Angola n'ont des rapports avec l'Asie correspondant au stéréotype selon lequel des États africains faibles se font exploiter de façon impitoyable par des tigres asiatiques avides de ressources », même si les pétroliers asiatiques ont réussi leur implantation en Angola[36]
  • Lundi 21 septembre 2009 : le 30e anniversaire de l'arrivée au pouvoir du président José Eduardo dos Santos n'a été marqué par aucune manifestation officielle ni mentionné par les médias d'État, comme le quotidien Jornal de Angola. Après la mort du doyen des chefs d'État africain, le Gabonais Omar Bongo Ondimba, le président dos Santos (67 ans) est devenu le deuxième chef d'État d'Afrique par sa longévité à la tête du pays juste après le Libyen Mouammar Kadhafi.
  • Samedi 26 septembre 2009 : dans la semaine, l'Angola a expulsé 2 500 clandestins la plupart originaire de la RDC[37]
  • Vendredi 13 novembre 2009 : le Conseil du commerce chinois à Luanda et l'Ambassade de Chine dénonce le climat d'insécurité généré par des gangs armés et dont sont victimes de nombreux Chinois, très impliqués dans la construction de nombreuses infrastructures en Afrique et en particulier en Angola[38].

Bénin[modifier | modifier le code]

Yayi Boni
(Avril 2006)
  • Lundi 20 avril 2009 : le président Yayi Boni, économiste de profession, est à Paris pour une visite de travail de cinq jours. Il doit se rendre à l’Unesco et aura également un entretien avec le président français Nicolas Sarkozy pour s'entretenir « de la crise financière actuelle, de la question de la représentativité des pays africains dans les instances du G20 et des échanges commerciaux » bilatéraux. En prélude au somment du G20 de Londres début avril, le président Boni Yayi avait adressé à Nicolas Sarkozy un courrier dans lequel il plaidait pour une meilleure implication de l’Afrique dans les discussions pour l’aide au développement. Il avait également souhaité un renforcement de la réglementation et de la surveillance du système financier international et une amélioration de la gouvernance des institutions financières internationales.
  • Jeudi 7 mai 2009 : premiers cas suspects de grippe A (H1N1).
  • Mercredi 10 juin 2009 : le conseil des ministres extraordinaire décrète un deuil national de 3 jours, par solidarité avec le Gabon, en l'honneur du président gabonais Omar Bongo Ondimba, « l'ami, le grand-frère sur lequel tous pouvaient compter ». Le président Boni Yayi, assistera aux obsèques de son homologue le 18 juin à Franceville, dans sa région natale du Haut-Ogooué[40].
  • Lundi 13 juillet 2009 : le président Boni Yayi suspend le ministre de l'urbanisme, François Noudégbessi, pour corruption présumée, « en attendant de clarifier une affaire de surfacturation et de détournement de fonds publics portant sur environ 9,7 millions d'euros décaissés à l'occasion du sommet de la Cen-Sad [Communauté des États Sahélo-sahariens] au Bénin » début 2009. « Le ministre des Finances, Soulé Mana Lawani, qui a été limogé il y a trois semaines pour avoir pris un arrêté ayant une incidence financière de 10,6 millions d'euros par an sur le budget national sans l'accord préalable du président, est aussi suspecté dans cette affaire ». Élu président en mars 2006, Yayi Boni, un ancien banquier, avait fait campagne sur le changement, le retour de la croissance économique et la lutte contre la corruption. Le Bénin était alors en proie à une crise économique profonde, aggravée par la corruption et la mauvaise gestion des finances publiques[41].
  • Vendredi 7 août 2009 : le ministre de l'Économie portuaire, Issa Badarou annonce que le groupe français Bolloré obtient la concession du Port autonome de Cotonou : « L'offre de Bolloré était à l'analyse du dossier une offre exceptionnelle et la plus complète. Elle entre entièrement dans notre vision de développement. C'est pourquoi nous lui accordons la concession du port ». La société choisie devra verser au trésor public béninois 15,25 millions d'euros avant la signature du contrat de concession. Poumon de l'économie nationale, le Port autonome représente 90 % des échanges avec l'étranger et plus de 60 % du PIB du pays. Le port dessert les pays de l'hinterland, tels que le Mali et le Burkina Faso. Il est également le premier port de transit du Niger, pays frontalier totalement enclavé, notamment pour l'exportation de l'uranium extrait dans le nord nigérien par le numéro un mondial du nucléaire civil, le groupe français Areva[42].
  • Lundi 12 octobre 2009 : l’ancien président français Jacques Chirac — s'exprimant devant les présidents du Bénin, du Burkina Faso, de Centrafrique, du Congo Brazzaville, du Niger, du Sénégal et du Togo — lance depuis Cotonou une campagne internationale contre les médicaments contrefaits et appelle à une conférence mondiale en 2010 à Genève en vue d'une « Convention internationale de lutte contre les faux médicaments » : De toutes les inégalités, la plus blessante est l'inégalité devant la santé […] Qu'on ne me dise pas qu'il ne s'agit pas d'un crime !. Selon l'Organisation mondiale de la santé, le trafic des faux médicaments correspondrait à 10 % du marché pharmaceutique mondial, soit quelque 45 milliards d'euros[24].
  • Mardi 24 novembre 2009 : des pirates ont attaqué dans la nuit, de lundi à mardi, un pétrolier, le « Cancale Star », à 18 miles au large des côtes du Bénin. Ce navire long de 230 mètres avait à son bord 24 membres d'équipage de nationalité lituanienne, ukrainienne, russe et philippine. Le chef mécanicien aurait été tué[43].

Botswana[modifier | modifier le code]

  • Mardi 24 février 2009 : le gouvernement et la société De Beers annoncent la suspension de toute exploitation diamantifère dans les quatre mines du pays pendant une durée de sept semaines en raison de la crise mondiale qui affecte la demande en pierres précieuses. L'estimation de ventes de diamants en 2008 porte sur 28,9 millions de carats, soit 17 % de moins qu'en 2007. Cet arrêt des mines concerne quelque six mille employés.
  • Vendredi 17 avril 2009 : selon la société Debswana, la production de diamants du pays, premier producteur au monde de diamants, devrait baisser en 2009, passant de 33 à 15 millions de carats, en raison d'une importante baisse de la demande. Depuis décembre, l'activité dans les mines a été réduite voire arrêtée et des milliers d'emplois supprimés en raison de la chute de la demande due à la crise économique mondiale. Cependant le Botswana estime pouvoir toutefois vendre entre 18 et 20 millions de carats grâce aux stocks, d'où la décision de réduire la production à un tel niveau. La production de diamants non taillés est la plus importante industrie du pays, représentant 50 % des recettes publiques, 33 % du produit intérieur brut et 70 % des rentrées de devises[44].
  • Jeudi 7 mai 2009 : le ministère de la Santé annonce la mise en place d'un programme pour circoncire 80 % de sa population masculine, en cinq ans, soit un total d'environ 460 000 hommes, dans le but de limiter la propagation du sida dans ce pays d'Afrique australe fortement touché par la maladie. Le taux de prévalence dans la population adulte est de 24 %, et l'espérance de vie est de seulement 34 ans. Une campagne a été lancée pour encourager les hommes à se rendre dans les hôpitaux pour être opérés dans de bonnes conditions d'hygiène. Des essais cliniques conduits en Afrique ont prouvé que la circoncision réduisait de 50 à 60 % le risque de transmission du VIH de la femme à l'homme.
  • Vendredi 16 octobre 2009 : élections législatives. Près de 725 000 électeurs, sur une population de 1,9 million d'habitants, sont appelés aux urnes pour désigner 57 députés, qui choisiront ensuite le chef de l'État.
  • Samedi 17 octobre 2009 : le Parti démocratique du Botswana (BDP), au pouvoir depuis l'indépendance en 1966, revendique la victoire aux élections législatives, avec 29 sièges sur 35 sur les 57 dépouillées, ce qui devraient ouvrir la voie à la reconduction du président Ian Khama.
  • Mercredi 9 décembre 2009 : le ministre de l'Environnement, Kitso Mokaila, estime que le Botswana a besoin de 143 millions de dollars par an pour réduire ses émissions de gaz à effet de serre produites par ses centrales à charbon : « En tant que pays dépendant de l'énergie thermique, nous avons besoin de technologies plus saines pour réduire les émissions produites par les centrales à charbon […] Le Botswana bénéficie d'un bon ensoleillement qui peut être utilisé pour générer de l'énergie. Mais pour produire une quantité suffisante d'énergie solaire, nous avons besoin de financement pour les équipements ». Le ministre a précisé que le Botswana émet 0,4 % des émissions mondiales de CO2[45].

Burkina Faso[modifier | modifier le code]

Carla Bruni-Sarkozy
(novembre 2008)
  • Mercredi 11 février 2009 : visite de la Première dame de France Carla Bruni-Sarkozy dans le cadre de son premier déplacement d'ambassadrice du Fonds mondial de lutte contre le SIDA, la tuberculose et le paludisme. Parmi ses activités, elle a visité l'hôpital de Ouagadougou, pour y rencontrer des femmes et leurs enfants infectés par le virus VIH, a rencontré les membres du Conseil national burkinabé de lutte contre le sida, a déjeuné avec des ONG locales qui luttent contre la pandémie et a conclu sa journée par la visite d'un centre médical où sont pratiquées des consultations prénatales de dépistage. Selon l'Onusida, le Burkina a réussi à faire chuter son taux de prévalence de 7,4 % en 1997 à 2 % en 2005. Le pays connaît un début de changement des comportements, avec une forte augmentation du recours au préservatif dans les rapports sexuels avec un partenaire occasionnel.
  • Samedi 7 mars 2009 : remise des prix au Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (Fespaco). Le film « Teza » (la Rosée) de l'Éthiopien Hailé Gerima, déjà prix spécial du jury de la Mostra de Venise, remporte l'« Étalon d'or du Yennenga », plus haute récompense. L’« étalon d’argent de Yennenga » et prix spécial du jury sont attribués à « Nothing but the truth » (Rien que la vérité) du Sud-africain John Kani. L’« étalon de bronze de Yennenga » est attribué à « Mascarades » de l'Algérien Lyes Salem. Le prix du meilleur scénario est attribué à « L’Absence » du Guinéen Mama Keïta. Les prix de la meilleure interprétation masculine, de la meilleure image et du meilleur montage sont attribués à « Jerusalema » du Sud-africain Rufth Ziman.
  • Dimanche 15 mars 2009 : seize personnes, dont une femme et six enfants, trouvent la mort dans le naufrage de leur pirogue. La pirogue, construite pour transporter six personnes en contenait 21, s'est renversée dans les eaux d'un barrage situé dans la province du Passoré. Les victimes, toutes du même village, se rendaient à des funérailles sur l'autre rive du barrage dans la petite bourgade de Berenga.
  • Mardi 1er septembre 2009, des pluies torrentielles ont provoqué d’importantes inondations au Burkina Faso, faisant 8 morts et affectant 150 000 personnes à travers le pays. La capitale Ouagadougou a été fortement touchée. La cinémathèque africaine de Ouagadougou a été inondée, menaçant un tiers des 1 500 films qui constituent son précieux fond. Le cinéaste malien Cheick Oumar Sissoko a appelé le 17 septembre ses collègues du monde entier à sauver cette cinémathèque[46].
  • Lundi 7 septembre 2009 : six détenus ont été tués et sept autres blessés, dans la nuit, à la prison de Koudougou (centre) à la d'« une tentative d'évasion suivie d'une mutinerie ». Huit détenus ont réussi à s'évader[47].
  • Mardi 22 septembre 2009 : depuis le début de la saison des pluies (juin), les inondations ont causé dans le pays la mort de 8 personnes et en ont affecté 150 000 autres.
  • Vendredi 23 octobre 2009 : début de la 12e édition du Tour du Faso, seule grande épreuve cycliste africaine. Après la perte de plusieurs sponsors, le secrétaire d'État français à la coopération, Alain Joyandet, avait débloqué 115 000 euros ; en échange, le maillot jaune arborera le logo « France Coopération ». Fan de vélo, le ministre français avait couru, en 2008 une partie de la première étape de cette épreuve.

Burundi[modifier | modifier le code]

Article détaillé : 2009 au Burundi.
  • Samedi 1er août 2009 : le Burundi annonce avoir envoyé un troisième bataillon de 850 soldats à Mogadiscio pour renforcer la force de paix de l'Union africaine en Somalie.

Cameroun[modifier | modifier le code]

Article détaillé : 2009 au Cameroun.
  • Mercredi 14 octobre 2009 : 51 personnes sont mortes du choléra dans le nord du Cameroun lors d'une épidémie qui s'est déclarée en septembre.

Cap-Vert[modifier | modifier le code]

République centrafricaine[modifier | modifier le code]

François Bozizé
(octobre 2007)
  • Dimanche 12 avril 2009 : de graves affrontements entre des commerçants et des éleveurs peulhs pour du bétail causent la mort d'au moins 20 personnes et de nombreuses autres ont été grièvement blessés. Les victimes ont été tuées par balle, à l'arme blanche ou par des flèches. Les affrontements ont commencé sur le marché au bétail à la sortie nord de la capitale en raison d'un différend concernant 170 bœufs volés par des malfaiteurs (zaraguinas) et récupérés par des groupes de défense. Des commerçants voulaient vendre les bêtes alors que les représentants des éleveurs voulaient en récupérer au moins une partie.
  • Vendredi 29 mai 2009 : le chef de la délégation de la Commission européenne en République centrafricaine, Jean-Claude Esmieu, a été prié par le gouvernement de quitter Bangui pour avoir tenu des propos « peu conformes » à la diplomatie.
  • Samedi 6 juin 2009 : une attaque par des hommes armés, à Bira (nord-est), contre les ex-rebelles d'un mouvement engagé dans le processus de paix, cause la mort de près de 30 personnes.
  • Jeudi 11 juin 2009 : un collaborateur centrafricain du Comité international de la Croix-Rouge est tué par des « hommes armés » dans la ville de Birao (nord-est). Les circonstances de la mort de l'employé ne sont pas encore connues : L’accroissement des tensions dans la région ces dernières semaines et une attaque lancée contre Birao le 6 juin par un groupe d'hommes armés ont compliqué la tâche du CICR et d'autres organisations humanitaires […] Le CICR craint que la recrudescence de la violence ne frappe lourdement la population locale. Le CICR est présent depuis 2007 à Birao, où il porte assistance aux personnes touchées par le conflit[49].
  • Vendredi 12 juin 2009 : des combats ont opposé des troupes de l'armée à celles du mouvement rebelle de la CPJP à Ndélé (nord-ouest). 2 militaires et 24 rebelles auraient trouvé la mort.
  • Dimanche 21 juin 2009 : des hommes armés venus « de la frontière avec le Soudan » ont attaqué à Birao (nord-est), un site occupé par des gardes de l'Union des forces démocratiques pour le rassemblement (UFDR), une ex-rebellion engagée dans le processus de paix en cours en Centrafrique, 2 semaines après un autre assaut, le 6 juin. Les combats ont fait « 10 morts dans les rangs des assaillants », « 3 blessés dans les rangs de l'UFDR » et 3 autres blessés parmi les civils[50].
  • Mardi 7 juillet 2009 : la Croix-Rouge centrafricaine déclare avoir recensé à Bangui, 1 524 familles pour 10 813 personnes sans-abri dont 4 767 enfants, depuis mi-juin à la suite des inondations consécutives à des pluies torrentielles. Les inondations affectent quatre des huit arrondissements de Bangui, la plupart des quartiers concernés sont confrontés à des problèmes liés à une urbanisation rapide et anarchique. Ils manquent notamment de système d'évacuation des eaux ou leurs collecteurs d'eaux sont régulièrement obstrués par des ordures ménagères. Les inondations sont devenues récurrentes ces dernières années à Bangui, avec de fortes précipitations lors de la saison des pluies qui dure normalement de juin à novembre[51].
  • Vendredi 31 juillet 2009 : selon des ONG humanitaires, au moins 10 personnes ont été tuées depuis mi-juillet dans le sud-est de la Centrafrique lors d'attaques de la rébellion ougandaise de la LRA venue de la République démocratique du Congo (RDC) voisine.
  • Mardi 11 août 2009 : l'Armée populaire pour la restauration de la démocratie (APRD), dirigée par l'ancien ministre de la Défense, Jean-Jacques Demafouth, met en garde civils et militaires contre tout déplacement autour de Paoua pendant le déplacement du président François Bozizé, jeudi pour la fête nationale. L'APRD est l'une des principales rébellions à avoir adhéré au processus de paix entamé en 2008 et qui est actuellement au stade du recensement des combattants dans le cadre du programme de Démobilisation, Désarmement et Réinsertion (DDR). Pendant le processus de paix, les positions de l'armée et des rébellions sur le terrain sont théoriquement gelées et les deux camps doivent éviter des contacts. Sept des huit communes de la sous-préfecture mais pas la ville de Paoua sont sous contrôle de l'APRD qui a tenté sans succès de la prendre à plusieurs reprises entre 2006 et 2008[52].
  • Dimanche 22 novembre 2009 : deux travailleurs humanitaires français de l'ONG « Triangle » sont enlevés dans la soirée à Birao (nord-est) par une vingtaine d'hommes armés qui « parlaient arabe ». « Ils ont aussi essayé d'enlever une sage-femme [de l'ONG] du Comité d'aide médicale […] Ils ont aussi pris trois voitures et une moto aux ONG ». De source proche des militaires tchadiens, les ravisseurs auraient trouvé refuge au Soudan. Il s'agit de la troisième fois où des membres d'ONG sont enlevés[54].
  • Jeudi 26 novembre 2009 : des rebelles de la Convention des Patriotes pour la Justice et la Paix (CPJP) lance une attaque contre la ville de Ndélé protégée par un détachement de l'armée centrafricaine et où se trouvent des travailleurs humanitaires. Une « quinzaine » de personnes, dont deux soldats centrafricains, sont tués lors de la prise de Ndélé par la rébellion.
  • Vendredi 27 novembre 2009 : « Le détachement des forces armées basé à Ndélé a organisé une riposte vendredi en fin d'après-midi, appuyé par cinq contingents venus en renfort de Bangui », ce qui « a permis de mettre en déroute les rebelles qui avaient assiégé la ville jeudi ». « Les combats n'ont pas duré parce que les rebelles avaient déjà commencé à quitter Ndélé par petits groupes ». « La population et les humanitaires sont en sécurité, mais les éléments des Faca ont procédé et continuent à opérer un ratissage dans toute la ville et ses environs »[55].

Comores[modifier | modifier le code]

Article détaillé : 2009 aux Comores.

République du Congo|Congo Brazzaville[modifier | modifier le code]

  • Jeudi 6 février 2009 : un journaliste franco-congolais, Bruno Ossébi (44 ans), qui travaillait pour le journal en ligne MwindaPress, décède à l'hôpital où il avait été admis après avoir été grièvement blessé dans l'incendie qui a tué sa compagne et les deux filles de cette dernière. Le feu a ravagé le 2 février la maison qu'ils louaient à Brazzaville. Des soupçons sont émis au sujet du caractère accidentel de cet incendie.
  • Jeudi 7 mai 2009 : le groupe pétrolier américain Chevron annonce une nouvelle découverte de pétrole dans le permis de Moho-Bilondo, situé au large du Congo et exploité avec le français Total (53,5 %) et la Société nationale des pétroles du Congo (15 %). Le puits de Moho Nord Marine-4, situé à 75 kilomètres des côtes, profond de 4,2 kilomètres, présente du brut « de haute qualité » et affiche une capacité de production de 8 100 barils par jour.
  • Lundi 8 juin 2009 : un Français, arrivé au Congo il y a quatre mois pour travailler dans une société de sécurité du secteur aérien, a été retrouvé mort par balle à son domicile dans le quartier Plateau-des-15-ans. Employé par la Société française de service protection (Sofrasep), il travaillait à l'aéroport Maya-Maya de Brazzaville[56].
Denis Sassou Nguesso
(octobre 2007)
  • Jeudi 11 juin 2009 : Le chef de l'État, Denis Sassou Nguesso, décrète un deuil national de 8 jours, par solidarité avec le Gabon, en l'honneur du président gabonais Omar Bongo Ondimba, et en raison des liens très étroits existants entre ces les deux pays. Selon le décret, « sur toute l'étendue du territoire national, les drapeaux seront mis en berne pendant toutes ces journées. Toutes les manifestations publiques non autorisées sont interdites » et la « journée du mardi 16 juin sera chômée et payée ». Omar Bongo Ondimba avait épousé en 1990 en secondes noces la fille aînée du président congolais, Edith Lucie, décédée le 14 mars à Rabat, avec laquelle il a eu 2 enfants, un garçon et une fille encore mineurs[57].
  • Jeudi 9 juillet 2009 : à la suite du rapport d'une délégation qui a rencontré « plus de 80 personnes », incluant autorités, enquêteurs, famille et proches du journaliste Bruno Ossébi, les organisations de défense de la presse, Reporters sans frontières (RSF) et Journalistes en danger (JED), dénoncent le « flou » de l'affaire du décès en février de ce journaliste franco-congolais critique envers Brazzaville. La mort de Bruno Ossébi « soulève beaucoup plus de questions qu'elle n'apporte de réponses, selon le rapport, intitulé « Mort du journaliste franco-congolais Bruno Jacquet Ossébi : mystères et négligences »[59].
  • Dimanche 12 juillet 2009 : élection présidentielle. Quelque 2,2 millions de Congolais sur 3,6 millions d'habitants, sont appelés aux urne. Denis Sassou Nguesso (66 ans) est réélu président du Congo pour sept ans en obtenant 78,61 % des voix lors du scrutin dont le taux de participation s'est monté à 66,42 %. 13 candidats étaient en lice, dont : Joseph Kignoumbi Kia Mboungou, candidat indépendant, qui se classe deuxième avec 7,46 % des voix et Nicéphore Fylla de Saint-Eudes (Parti républicain libéral, PRL), qui obtient 6,98 % et se classe troisième. L'opposant radical Mathias Dzon (Alliance pour la démocratie et la République, ADR), considéré avant le vote comme le principal adversaire du président-candidat, obtient 2,30 % des suffrages. Une polémique se développe sur des cas de fraudes, sur la forte abstention et sur le fichier électoral « gonflé » selon l'opposition[60].
  • Samedi 26 juillet 2009 : La Cour constitutionnelle valide les résultats de l'élection présidentielle du 12 juillet, confirmant la réélection au premier tour du scrutin de Denis Sassou Nguesso avec 78,61 % des suffrages exprimés et rejetant les requêtes d'annulation déposées par 5 candidats[61].
Un Airbus A330-300 d'Air France
  • Mercredi 29 juillet 2009 : Un Airbus A330 d'Air France percute un bâtiment « juste après son atterrissage » dans la soirée à l'aéroport de Brazzaville, sans faire de blessé. Il a été interdit de redécoller avec des passagers.
Antonov An-12
  • Mercredi 9 septembre 2009 : depuis début septembre plus de 600 ressortissants de la RDC sont expulsés de la République du Congo dans le cadre d'une opération dite « stérilisation » de la ville de Brazzaville[62].
  • Jeudi 5 novembre 2009 : selon le ministère de l'Action humanitaire du Congo-Brazzaville, quelque 15 000 personnes fuyant des violences qui ont éclaté entre deux ethnies se disputant des terres et des droits de pêche dans la province de l'Équateur à l'est de la République démocratique du Congo, ont trouvé refuge ces derniers jours à l'extrême nord du Congo-Brazzaville. La plupart d'entre eux ont été accueillis dans les églises des villes d’Impfondo, Dongou et Betou, riveraines du fleuve Oubangui qui sert de frontière[63].
  • Samedi 7 novembre 2009 : le budget d'État du Congo s'élèvera à 2 814,9 milliards de francs CFA (plus de 4,3 milliards d'euros) en 2010, soit une hausse de 50 % par rapport au budget 2009. Le pays table sur un taux de croissance de 12,2 % avec une augmentation de la production pétrolière de 25 % pour atteindre ce chiffre.

République démocratique du Congo[modifier | modifier le code]

Côte d'Ivoire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : 2009 en Côte d'Ivoire.

Djibouti[modifier | modifier le code]

  • Dimanche 8 mars 2009 : la République de Djibouti rejette la « décision injuste » de la Cour pénale internationale (CPI) qui a émis un mandat d'arrêt contre le président soudanais Omar el-Béchir estimant que « cette décision de mise aux arrêts d'un chef d'État bénéficiant de l'immunité dont le pays n'est pas membre de cette Cour reflète son caractère insidieux et purement politique, ce qui constitue une menace incontestable aux efforts de paix déployés au Darfour ».
  • Mercredi 16 mars 2009 : Élisabeth Borrel, la veuve du juge français Bernard Borrel, tué en octobre 1995 à Djibouti et retrouvé le corps à demi-calciné, demande la réouverture de l'enquête sur la base de documents inédits de l'ex-« cellule Afrique » de l'Élysée saisis par des juges en 2008. Une source proche du dossier a déclaré : « Il apparaît que ces actes d'instruction ont été extrêmement fructueux, montrant combien l'État français, à son plus haut niveau, a tout tenté sous la présidence de Jacques Chirac pour étouffer la recherche de la vérité ». La justice de Djibouti avait conclu à un suicide mais l'enquête française privilégie la thèse d'un assassinat[64].
  • Jeudi 28 mai 2009 : la cour d'appel de Versailles prononce la relaxe de deux responsables djiboutiens poursuivis pour « subornation de témoin » dans un dossier ouvert en marge de l'enquête sur la mort du juge Bernard Borrel, en octobre 1995 à Djibouti. En première instance, le procureur général de Djibouti Djama Souleiman et le chef des services secrets Hassan Saïd Khaireh avaient été respectivement condamnés à 18 et 12 mois d'emprisonnement avec sursis, et maintien des mandats d'arrêts délivrés à leur encontre durant l'instruction.
  • Lundi 27 juillet 2009 : un train de marchandises à bord duquel montent usuellement des voyageurs, déraille causant la mort de 13 personnes et en blessant 24 autres, dont 9 graves, à Holl-Holl, une petite localité située au sud de Djibouti, sur la ligne unique Djibouti-Addis Abeba[65].

Égypte[modifier | modifier le code]

Article détaillé : 2009 en Égypte.

Érythrée[modifier | modifier le code]

  • Lundi 23 mars 2009 : le président soudanais Omar el-Béchir est arrivé en Érythrée pour son premier voyage à l'étranger depuis le mandat d'arrêt international lancé contre lui le 4 mars dernier par la Cour pénale internationale (CPI). La chaîne Al-Jazira a diffusé en direct des images montrant son arrivée à l'aéroport d'Asmara et la réception officielle qui l'attendait. L'Érythrée n'est pas signataire de la charte de la CPI, qui oblige les pays membres à arrêter les personnes inculpées entrant sur leur territoire.
  • Jeudi 16 avril 2009 : selon l'ONG Human Rights Watch, le gouvernement érythréen « est en train de transformer le pays en une gigantesque prison » en recourant à une politique de « détention et torture systématiques » et de « conscription militaire prolongée » contre ses citoyens : « La détention et la torture systématiques par l'Érythrée de ses citoyens et sa politique de conscription militaire prolongée génèrent une crise des droits humains et incitent un nombre croissant Érythréens à fuir le pays ». HRW accuse le gouvernement érythréen de « graves atteintes aux droits humains, à savoir les arrestations arbitraires, la torture, des conditions de détention épouvantables, le travail forcé et de graves restrictions des libertés de mouvement, d'expression et de culte […] La torture, les traitements cruels et dégradants et le travail forcé sont monnaie courante pour les conscrits ainsi que pour les détenus [… les prisonniers sont] généralement entassés dans des cellules surpeuplées [… ou] dans des conteneurs maritimes qui atteignent des températures brûlantes le jour et glaciales la nuit ».
  • Vendredi 22 mai 2009 : le Conseil de paix et de sécurité de l'Union africaine demande au Conseil de sécurité de l'ONU de prendre des « mesures immédiates » pour sanctionner l'Érythrée à cause de son soutien aux insurgés islamistes somaliens.
  • Jeudi 6 août 2009 : la secrétaire d'État américaine, Hillary Clinton, en déplacement à Nairobi (Kenya), demande à l'Érythrée de cesser de soutenir les islamistes radicaux somaliens déterminés à renverser le président Sharif Cheikh Ahmed : « Il est plus que temps pour l'Érythrée de cesser et de renoncer à son soutien aux shebab et de commencer à devenir un voisin plus coopératif que déstabilisateur […] Nous devons faire en sorte que certains des pays voisins arrêtent de financer l'organisation terroriste des shebab »[66].
  • Mercredi 23 décembre 2009 : le Conseil de sécurité de l'ONU a adopté, à 13 voix contre 15, un embargo sur les armes vers l'Érythrée et impose des sanctions à ses dirigeants pour leur soutien aux factions islamistes en Somalie et leur refus de retirer leurs troupes d'une zone frontalière disputée avec Djibouti.

Éthiopie[modifier | modifier le code]

  • Dimanche 25 janvier 2009 : l'armée éthiopienne a achevé son retrait total de la Somalie après deux années de présence aux côtés du gouvernement somalien pour lutter contre l'insurrection islamiste. L'armée éthiopienne était intervenue officiellement fin 2006 pour soutenir le gouvernement somalien, et a mis en déroute début 2007 les forces des tribunaux islamiques qui avaient contrôlé pendant quelques mois l'essentiel du centre et du sud de la Somalie. L'Éthiopie, en majorité orthodoxe, avait justifié cette intervention en arguant que les tribunaux islamiques menaçaient sa sécurité.
  • Dimanche 1er février 2009 : ouverture à Addis-Abeba du sommet des chefs d'État et de gouvernement de l'Union africaine consacré au développement du continent malgré la crise économique mondiale et les conflits locaux.
  • Mardi 17 février 2009 : selon le Bureau des Nations unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA), un total de douze millions d'Éthiopiens, soit 15 % de la population du pays, ont besoin d'aide alimentaire en raison de la sécheresse. Le pays est victime de faibles précipitations qui affectent gravement les récoltes dans de nombreuses régions de l'est du pays, faisant ressurgir le spectre des terribles famines des années 1980 qui avaient fait des millions de morts en Éthiopie, notamment à cause des déplacements forcés organisés par le régime socialiste du colonel Mengistu Haile Mariam[67].
  • Jeudi 26 mars 2009 : le président soudanais Omar el-Béchir est arrivé en Éthiopie pour son troisième voyage à l'étranger depuis le mandat d'arrêt international lancé contre lui le 4 mars dernier par la Cour pénale internationale (CPI).
  • Mardi 23 juin 2009 : l'Organisation pour l'alimentation et l'agriculture de l'ONU (FAO) annonce la présence « d'essaims de criquets a été confirmée dans sept régions du pays, y compris dans des zones où il n'y a pas eu d'infestation enregistrées dans le passé » menaçant 7 régions d'Éthiopie de destruction des cultures. Les criquets viennent du Somaliland, région du nord de la Somalie, frontalière et « 1 390 hectares de terres dans les régions Somali, Oromo, de Dire Dawa et Harrar ont pu être pulvérisées grâce à des opérations aériennes en mai et juin »[68].
  • Lundi 27 juillet 2009 : selon le Bureau de coordination des affaires humanitaires de l'ONU (OCHA), une mystérieuse maladie a tué 18 personnes et en a rendu malade environ 150 autres dans le centre de l'Éthiopie : « Bien que les signes et les symptômes de la maladie, comportant maux de tête, fièvre, raideur du cou, diarrhées et vomissements, évoquent la méningite, cette maladie n'a pas été confirmée ». D'autre part, l'éruption de la typhoïde a tué une personne et contaminée une centaine d'autres dans la région de Tigray et 11 personnes sont mortes dernièrement de diarrhées dans la capitale Addis-Abeba. L'Éthiopie est le second pays le plus peuplé d'Afrique avec une population d'environ 77 millions d'habitants est connaît dans certaines régions à de graves pénuries alimentaires touchant plus de six millions de personnes du fait de pluies trop faibles[69].
  • Jeudi 17 septembre 2009 : le Front national de libération de l'Ogaden (ONLF, séparatiste) menace les compagnies pétrolières qui souhaitent travailler dans cette région de l'Éthiopie proche de la Somalie : « L'ONLF conseille fermement les compagnies multinationales que l'Ogaden est une zone de guerre et qu'elles ne doivent pas y conduire des affaires tant qu'il n'y a pas de solution politique au conflit […] L'armée de l'ONLF ne sera responsable d'aucun dommage collatéral qui découlerait d'affrontements avec l'armée éthiopienne ou l'appareil sécuritaire ».
  • Vendredi 18 décembre 2009 : inauguration du musée de la culture Konso, financée au 3/4 par la France et par le Musée des Arts Premiers du Quai Branly à Paris. Ce musée va contribuer en particulier à la préservation des Waka, des stèles funéraires de bois sculpté, placées sur les tombes des chefs de clans Konso et très recherchées par les trafiquants d'art africain. La culture Konso, du nom d'une petite ethnie installée depuis 700 ans dans une région reculée du sud-ouest de l'Éthiopie, est connue pour ses murs de fortifications autour des villages, ses terrasses pour l'agriculture, et ses tukuls, maisons rondes au toit de chaume[70].

Gabon[modifier | modifier le code]

Article détaillé : 2009 au Gabon.

Gambie[modifier | modifier le code]

  • Mercredi 11 mars 2009 : le chef de l'opposition Halifa Sallah est inculpé et écroué pour « intentions séditieuses » et « espionnage ».
  • Jeudi 19 mars 2009 : le chef de l'opposition Halifa Sallah est remis en liberté après que les charges pesant contre lui eurent été levées.
Yahya Jammeh (juin 2006)
  • Juin 2009, le président Yahya Jammeh dément toute implication de son gouvernement dans l’assassinat du journaliste Deyda Hydara, laissant entendre que la mort du journaliste était liée à une histoire d'amour ayant mal tourné. Mais L'organisation Reporters sans frontières rappelle que de « sérieux soupçons » existent « quant à la responsabilité des services de sécurité gambiens » dans cet assassinat.
  • Jeudi 18 juin 2009 : le chef de l'opposition Halifa Sallah, également chef du service politique du journal Foroyaa, est à nouveau arrêté à Banjul, portant à neuf le nombre de journalistes interpellés en quatre jours. Reporters sans frontières accuse le président Yahya Jammeh de vouloir « étouffer définitivement toute voix critique » en faisant arrêter « les représentants les plus éminents de la presse gambienne ». Cette répression fait suite à la publication, durant le week-end, d’un communiqué du Syndicat de la presse gambienne, appelant le président Yahya Jammeh à reconnaître la responsabilité de son gouvernement dans l’assassinat du journaliste Deyda Hydara, tué en 2004 par des inconnus[71].

Ghana[modifier | modifier le code]

John Atta-Mills
(2008)
  • Mercredi 7 janvier 2009 : le nouveau président John Atta-Mills, en présence du chef de l'État sortant, John Kufuor, prête serment sur la bible sur la plus grande place d'Accra, en présence de plusieurs chefs d'État africains et d'environ 15 000 Ghanéens.
  • Samedi 11 juillet 2009 : le président américain Barack Obama est en visite au Ghana pour son premier voyage en Afrique subsaharienne, de retour du sommet du G-8 en Italie. Il a été accueilli à son arrivée à Accra au son des tambours et de danses, par le président John Atta Mills, accompagné d'un groupe de dignitaires. Le président américain doit effectuer une visite hautement symbolique au fort de Cape Coast, un lieu historique de la traite des Noirs, et prononcer un discours devant les parlementaires ghanéens. Selon la Maison-Blanche, le Ghana « est un exemple admirable de gouvernance démocratique et de société civile vivante ».
  • Mardi 22 septembre 2009 : depuis le début de la saison des pluies (juin), les inondations ont causé dans le pays la mort de 24 personnes et en ont affecté 55 000 autres.
  • Dimanche 4 octobre 2009 : le cardinal ghanéen Peter Kodwo Appiah Turkson, dans le cadre du synode sur l'Afrique organisé au Vatican, défend l'usage du préservatif, en particulier quand un membre d'un couple est contaminé, de même que l'abstinence et la fidélité pour combattre le problème du Sida, très répandu en Afrique, estimant cependant qu'« il y a des risques car en Afrique, ils ne sont pas toujours de bonne qualité ». Le pape Benoît XVI avait soulevé une polémique en mars lorsque, dans l'avion qui l'amenait au Cameroun et en Angola, il avait déclaré que l'usage du préservatif « aggravait » le problème du Sida[75].
  • Jeudi 12 novembre 2009 : une explosion dans une mine d'or illégale a causé la mort d'au moins 18 personnes ensevelies, dont 14 femmes, près de la ville de Dompoase (région de Kojo Antwi Tabi, ouest). Une trentaine de personnes y travaillaient au moment de l'explosion. C'est l'accident le plus grave de l'histoire du Ghana[76].
  • Mercredi 15 décembre 2009 : trois trafiquants de drogue ont été extradés du Ghana vers New York, où ils vont devoir répondre de tentative de mise en place d'un réseau en Afrique pour le compte du réseau Al-Qaïda et de la guérilla colombienne des Farc. Selon l'accusation, les trois hommes auraient accepté de transporter de la cocaïne à travers l'Afrique de l'ouest et l'Afrique du nord, pour récolter des fonds destinés à soutenir ces deux réseaux terroristes, ce qui montre « l'émergence d'alliances entre Al-Qaïda et les réseaux internationaux de trafic de drogue »[77].

Guinée[modifier | modifier le code]

Article détaillé : 2009 en Guinée.

Guinée-Bissau[modifier | modifier le code]

Article détaillé : 2009 en Guinée-Bissau.

Guinée équatoriale[modifier | modifier le code]

  • Vendredi 16 janvier 2009 : la police annonce que le président Teodoro Obiang Nguema Mbasogo et son épouse Constancia Mangue Nsue Okomo ont été victimes de deux escrocs qui s'occupaient de leurs affaires privées. Les deux employés, d'origine paraguayenne, ont volé pour près de 4 milliards de francs CFA (6,1 millions d'euros) en argent, bijoux et objets de valeur. Ils travaillaient pour le couple présidentiel depuis plusieurs années s'occupant de leurs résidences privées et de la gestion matérielle et financière de leur deux cliniques privées, celle de Malabo et celle de Mongomo. Après avoir commis leur forfait, ils ont tranquillement embarqués sur le vol régulier pour Madrid[78].
  • Mardi 17 février 2009 : le commandement des forces armées annonce avoir repoussé une attaque menée depuis la mer par des rebelles du Mouvement pour l'émancipation du delta du Niger (MEND), contre la capitale Malabo et le palais présidentiel, faisant plusieurs morts parmi les assaillants. 18 personnes dont 7 Nigérians et 11 Équato-guinéens, membres du parti de l'opposition l'Union populaire (UP) ont été arrêtées.
  • Jeudi 16 avril 2009 : visite officielle du roi Mohammed VI du Maroc à l'invitation du président Teodoro Obiang Nguema Mbasogo. Au cours de la visite doivent être signés plusieurs accords de coopération bilatéraux. Selon l'agence marocaine MAP, cette visite « s'inscrit en droite ligne dans la nouvelle stratégie du Maroc […] visant à développer un partenariat tous azimuts avec les pays africains, suivant une approche et une philosophie nouvelles de coopération sud-sud ».
  • Mardi 3 novembre 2009 : le mercenaire britannique, Simon Mann, condamné en juin 2008 à 34 ans de prison ans pour une tentative de coup d'État en Guinée équatoriale en mars 2004, va connaître une « libération imminente ».
  • Jeudi 3 décembre 2009 : le président sortant Teodoro Obiang Nguema, a obtenu 95,37 % des voix à la présidentielle du 29 novembre, selon les résultats définitifs donnés par le ministre de l'Intérieur et président de la Commission nationale électorale.
  • Samedi 5 décembre 2009 : le président de la Cour constitutionnelle, Francisco Javier Ndong Nbengono, annonce la validation, sans aucune modification, les résultats de l'élection présidentielle du 29 novembre, remportée à 95,37 % des voix par Teodoro Obiang Nguema pour un mandat de 7 ans. Il a salué « le civisme et la maturité politique » des Équato-Guinéens lors de la présidentielle. 273 127 électeurs au total ont voté sur 292 585 inscrits, soit un taux de participation de 93 %.

Kenya[modifier | modifier le code]

Article détaillé : 2009 au Kenya.

Liberia[modifier | modifier le code]

  • Vendredi 9 janvier 2009 : Chuckie Taylor, fils de l'ex-dictateur Charles Taylor, reconnu coupable de complot d'assassinats et de tortures, est condamné, par une cour fédérale de Miami (Floride), à 97 ans de prison. Âgé de 31 ans, né aux États-Unis et possédant la nationalité américaine, Il avait été entre avril 1999 et juillet 2003 à la tête des services antiterroristes lorsque son père dirigeait le Liberia. Le Tribunal spécial pour la Sierra Leone, délocalisé à La Haye, juge actuellement son père pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité pendant la guerre civile qui a déchiré ce pays de 1991 à 2001, faisant 120 000 morts[79].
  • Mercredi 28 janvier 2009 : la FAO, Organisation des Nations-Unies pour l'Alimentation et l'Agriculture, annonce que le pays pourrait faire face à une nouvelle vague de chenilles légionnaires destructrices de récoltes. Les larves peuvent se reproduire rapidement et pondre quelque 1 500 œufs en une semaine qui peuvent produire des chenilles destructrices des récoltes en quelques jours puis les chenilles retournent dans le sol durant sept à douze jours avant de devenir adultes.
  • Jeudi 5 février 2009 : Le procureur du tribunal spécial pour la Sierra Leone (TSSL), Stephen Rapp, boucle la première étape du procès intenté à l'ancien président du Liberia, Charles Taylor (61 ans), poursuivi pour « crimes contre l'humanité et crimes de guerre », commis entre 1996 et 2002. En janvier 2008, le procureur, Stephen Rapp, a présenté 91 témoins, parmi eux, 31 ex-alliés du chef de guerre, lui permettant de démonter les rouages d'une guerre qui a fait 150 000 morts. Les dépositions montrent que Charles Taylor a exporté la guerre du Liberia vers la Sierra Leone pour s'emparer des richesses diamantifères et pour y parvenir, "Ebony" — le nom de code radio de Taylor — a soutenu et armé les rebelles sierra-léonais du Front révolutionnaire uni (RUF)[80]. Selon les révélations faites, Charles Taylor a fomenté sa « révolution » en Libye, dans les camps d'entraînement de Mouammar Kadhafi et son voisin burkinabé, Blaise Compaoré, lui aurait apporté son soutien. Le célèbre trafiquant d'armes Viktor Bout, arrêté en mars 2008 à Bangkok a alimenté en armes la guerre, depuis la capitale du Liberia, Monrovia en échange de diamants. Dans les zones diamantifères, les rebelles alliés de Charles Taylor coupaient systématiquement les mains droites et obligeaient leurs prisonniers à rechercher les diamants qui étaient ensuite vendus sur les places de New York, Anvers ou Tel-Aviv.
  • Lundi 4 mai 2009 : les magistrats de La CPI de La Haye refusent la requête déposée par les avocats de l'ex-président du Libéria Charles Taylor en faveur d'un acquittement immédiat. Cependant les magistrats ajourne le procès pour laisser aux avocats de la défense le temps de préparer leurs plaidoiries. La requête présentée par la défense est intégralement rejetée, les juges estimant que l'accusation présente des éléments susceptibles de déboucher sur une condamnation.
  • Lundi 13 juillet 2009 : après avoir refusé de comparaître en juin 2007 devant le Tribunal pénal international (TPI), l'ex-président du Libéria Charles Taylor a entendu à La Haye la plaidoirie de ses avocats alors qu'il est jugé pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité qu’il aurait commis pendant le conflit en Sierra Leone. Il doit répondre de 11 chefs d'accusations de crimes de guerre et crimes contre l'humanité, notamment de meurtres, tortures, viols, enrôlement d'enfants soldats et recours au travail forcé. On estime qu'un demi-million de personnes ont été tuées durant la guerre au Sierra Leone (1991-2002), alimentée par le trafic de diamants. Au total, 91 témoins ont déposé contre lui après l'ouverture de son procès en 2007.
  • Mardi 14 juillet 2009 : l'ex-dictateur Charles Taylor qualifie de « mensonges » les accusations de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité portées contre lui devant le Tribunal spécial pour la Sierra Leone (TSSL) et plaide non coupable de 11 crimes, notamment meurtre, viol et enrôlement d'enfants soldats : « Il est très très très malheureux que la désinformation, les mensonges et rumeurs de l'accusation m'associent » à l'image d'un meurtrier, d'un terroriste et d'un violeur. « C'est vraiment incroyable que de telles descriptions de moi aient été faites […] Mon nom est Dakpenah Docteur Charles Ghankay Taylor, le 21e président de la République du Liberia […] je me suis battu toute ma vie pour faire ce que je pensais être juste et dans l'intérêt de la justice »[81].
  • Lundi 27 juillet 2009 : l'ex-dictateur Charles Taylor nie, devant le Tribunal spécial pour la Sierra Leone (TSSL), ne s'être « jamais » livré au cannibalisme au Liberia, et qu'il ne l'avait pas ordonné à ses troupes, à la suite de la déposition d'un témoin de l'accusation qui a raconté qu'il avait mangé de la chair humaine avec Charles Taylor lors d'une cérémonie de la société secrète Poro, dont l'accusé est aujourd'hui encore le chef. D'autres témoins à charge ont raconté que les combattants du Front national patriotique du Liberia (NPFL), avaient l'habitude d'utiliser cette tactique pour inspirer la crainte aux civils[82].

Libye[modifier | modifier le code]

Article détaillé : 2009 en Libye.

Madagascar[modifier | modifier le code]

Article détaillé : 2009 à Madagascar.

Malawi[modifier | modifier le code]

  • Dimanche 29 mars 2009 : lors du match de football opposant le Malawi à la Côte d'Ivoire en qualification pour le Mondial 2010, une tragique bousculade, au stade Houphouët-Boigny à Abidjan, provoquée par un mouvement de foule à la suite de l'effondrement d'un pan de mur, cause la mort de 19 personnes et en blesse 132 autres. Le mouvement de foule a dégénéré en bousculade après que la police eut fait usage de gaz lacrymogènes, alors que quelque 50 000 spectateurs étaient présents dans le stade.
  • Mardi 19 mai 2009 : élection présidentielle. Le président sortant Bingu wa Mutharika est réélu pour un second mandat avec 66 % des suffrages contre 31 % pour son principal adversaire, John Tembo, selon les chiffres publiés dans la nuit de jeudi à vendredi et portant sur 93 % des bureaux de vote.
  • Vendredi 22 mai 2009 : prestation de serment du président Bingu wa Mutharika devant quelques chefs d'État africains dans le stade de Blantyre. Pour la première fois, une femme, Joyce Banda, a été investie comme vice-présidente. Ils ont prêté serment sur la Bible et juré de « réellement accomplir leur rôle de président et de vice-présidente ». La prestation de serment a eu lieu avant la publication des résultats définitifs. Selon la Commission électorale, les résultats portant sur 93 % des bureaux assure une avance telle au président sortant qu'il ne peut pas être rattrapé.
  • Mardi 8 décembre 2009 : un séisme d'une magnitude de 5,9 sur l'échelle de Richter a frappé le nord du Malawi, dans la vallée du Rift, faisant un mort et une dizaine de blessés par l'effondrement de plusieurs bâtiments. Le district de Karonga a connu depuis dimanche au moins douze séismes d'une magnitude de 4,8 à 5,9.
  • Dimanche 20 décembre 2009 : un séisme d'une magnitude de 6,2 a fait 3 morts, dont un enfant, et 300 blessés dans le district de Karonga (nord). Depuis 2 semaines une série de séisme ont détruit quelque 1 110 maisons et 4 676 personnes ont été déplacés. Au total plus de 200 000 personnes ont été obligés de quitter leur maison dans la zone située sur la fente sismique de la vallée du Rift.
  • Lundi 21 décembre 2009 : le Malawi lance un appel à l'aide à la communauté internationale pour obtenir d'urgence des tentes, des couvertures, des bâches, de la farine de maïs, entre autres choses.
  • Mardi 29 décembre 2009 : la police annonce avoir arrêté un couple d'homosexuels pour « attentat à la pudeur » pour avoir organisé une cérémonie symbolique de mariage le week-end dernier, la première de ce type dans ce pays. L'homosexualité est illégale au Malawi et la sodomie est passible d'une peine de 14 ans de prison. Le Malawi, qui compte 13 millions d'habitants, est particulièrement touché par la pandémie de Sida, avec un taux de prévalence du VIH de 14 %. Plus de 20 % des homosexuels sont porteurs du virus[84].

Mali[modifier | modifier le code]

Article détaillé : 2009 au Mali.

Maroc[modifier | modifier le code]

Article détaillé : 2009 au Maroc.

Île Maurice[modifier | modifier le code]

  • Lundi 29 juin 2009 : le ministre de la Santé Rajesh Jeetah annonce que L'île Maurice enregistre son premier cas de grippe H1N1 diagnostiqué chez un ressortissant français qui avait séjourné en Argentine avant d'arriver à Maurice le 24 juin dernier.

Mauritanie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : 2009 en Mauritanie.

Mayotte[modifier | modifier le code]

Article détaillé : 2009 dans la France d'outre-mer.

Mozambique[modifier | modifier le code]

  • Mardi 18 août 2009 : le naufrage d'un bateau surchargé sur le lac Niassa (lac Malawi, nord) cause la mort de 16 personnes dont une majorité d'enfants. 29 autres passagers ont pu être sauvés, mais 3 sont portés disparus.

Namibie[modifier | modifier le code]

  • Jeudi 16 avril 2009 : le nombre de personnes mortes en Namibie à cause des inondations qui sévissent depuis un mois en Afrique australe est établi à 85. Le niveau des eaux commence à baisser dans le centre-nord du pays, mais la situation reste très préoccupante dans la zone frontalière avec l'Angola et le Botswana.
  • Vendredi 27 novembre 2009 : les élections législatives et présidentielles se déroulent sur 2 jours. Pour la première fois, le comptage des voix dans les 13 régions devait débuter dès la fin du scrutin et les résultats devaient être affichés à l'extérieur des bureaux de vote. Les premiers résultats de ces quatrièmes élections générales depuis l'indépendance en 1990 sont attendus pour le lendemain. Le parti au pouvoir, l'Organisation des peuples du sud-ouest africain (SWAPO) est le grand favori[85].
  • Vendredi 4 décembre 2009 : élections présidentielle et législatives : Le président Hifikepunye Pohamba est réélu avec 76,4 % des suffrages et son parti, la SWAPO, conserve la majorité au Parlement, avec 75,3 %, selon les résultats officiels des élections générales de la semaine dernière. Le rassemblement pour la démocratie et le progrès, un parti dissident formé par l'ex-ministre des affaires étrangères, Hidipo Hamutenya, est arrivé en seconde position, avec 11,3 % aux législatives et son leader a décroché 11 % à la présidentielle. Ces résultats sont déjà contestés par huit des treize partis d'opposition ayant participé aux élections, qui ont annoncé dans un communiqué vouloir présenter un recours en justice contre la commission électorale[86].
  • Mardi 15 décembre 2009 : neuf partis d'opposition se sont regroupés pour réclamer un recompte minutieux des voix « des élections nationales et présidentielle en raison de sérieuses irrégularités » et après la victoire du parti au pouvoir aux élections générales fin novembre.

Niger[modifier | modifier le code]

Article détaillé : 2009 au Niger.

Nigeria[modifier | modifier le code]

Article détaillé : 2009 au Nigeria.

Ouganda[modifier | modifier le code]

  • Mercredi 4 mars 2009 : le ministère de la Santé lance une alerte à la poliomyélite après la découverte d'un premier cas depuis 12 ans diagnostiqué sur une enfant de 16 mois dans le nord-ouest, près de la frontière avec la République démocratique du Congo. Une campagne de vaccination d'urgence allait être menée, notamment dans le nord du pays, en collaboration avec les Nations unies : « Maintenant que le virus est parvenu à entrer dans le pays, tous les enfants de moins de cinq ans courent le risque de contracter la maladie ». Des cas de poliomyélite ont été rapportés récemment dans les pays voisins, au Kenya, au Sud-Soudan et en République démocratique du Congo. La poliomyélite, qui peut provoquer une paralysie irréversible, a été pratiquement éradiquée dans le monde. Elle est toujours endémique dans quatre pays, Afghanistan, Inde, Nigeria et Pakistan.
Yoweri Museveni
(juillet 2003)
  • Mercredi 10 juin 2009 : des autorités ougandaises accusent les autorités de Kinshasa d'avoir établi un poste-frontière à Goli sur les rives gorgées de pétrole du lac Albert sans attendre la publication d'une étude ougandaise sur la question frontalière entre la République démocratique du Congo et l'Ouganda. Selon la commissaire du district de Nebbi, Betty Adima : « Je pense qu'il s'agit d'une agression. C'est une provocation. C'est la façon la plus simple de le dire […] Il y a des hommes armés qui gardent le site ce qui signifie qu'ils savent qu'ils sont en train de faire quelque chose de mal ». Le district de Nebbi longe le bassin du lac Albert où, en septembre 2008, le groupe pétrolier canadien Heritage Oil a affirmé avoir découvert une réserve de pétrole d'un potentiel de production de plus de 14 000 barils de pétrole par jour; il s'agit de la plus grosse réserve pétrolière jamais découverte en Ouganda. La frontière de la région du West Nile, fait l'objet d'un contentieux entre les deux pays[87].
  • Dimanche 13 septembre 2009 : depuis trois jours de violentes manifestations se sont déroulées dans la capitale Kampala causant la mort d'au moins 14 personnes. Plus de 550 émeutiers ont été interpellés.
  • Lundi 28 septembre 2009 : le site Inter Press Service News Agency dénonce un projet, qui destiné à réduire les émissions mondiales de carbone, aboutit à déplacer les personnes indigènes de leurs domiciles et à les chasser de leurs terres ancestrales[88].
  • Mardi 6 octobre 2009 : des agents d'Interpol interpellent un des principaux responsables du génocide de 1994 au Rwanda. Il s'agit du numéro deux des services de renseignements de l'époque, Idelphonse Nizeyimana qui va être transféré au TPIR (Tribunal pénal international pour le Rwanda) à Arusha (Tanzanie). Il était entré en Ouganda via la RD-Congo avec un faux passeport[89].
  • Vendredi 23 octobre 2009 : le président Yoweri Museveni, s'exprimant en marge du sommet de l'UA à Kampala, consacré aux réfugiés et déplacés, a vivement réagi aux menaces des Shebab somaliens qui ont menacé de frapper les capitales de l'Ouganda et du Burundi en réponse aux bombardements d'artillerie menés à Mogadiscio par les soldats de ces deux pays qui composent l'Amisom en Somalie : « Ces terroristes, je leur conseille de s'occuper de leurs affaires. S'ils nous attaquent, ils paieront car nous savons comment frapper ceux qui nous attaquent ».

La Réunion[modifier | modifier le code]

Article détaillé : 2009 dans la France d'outre-mer.

Rwanda[modifier | modifier le code]

Article détaillé : 2009 au Rwanda.

Sahara occidental[modifier | modifier le code]

  • Mardi 14 avril 2009 : selon un rapport au Conseil de sécurité, le chef de l'ONU, Ban Ki-moon, estime que les conditions d'une reprise des pourparlers entre le Maroc et le Front Polisario sur l'avenir du Sahara occidental ne sont pas réunies tant leurs positions sont éloignées : « Comme il semblerait, au vu des consultations tenues jusqu'ici, que la situation ait peu évolué depuis le dernier cycle de négociations, il faudrait, pour qu'un cinquième cycle de pourparlers aboutisse, procéder à des préparatifs minutieux […] les positions des parties demeuraient très éloignées sur les moyens de parvenir à un règlement politique juste, durable et mutuellement acceptable prévoyant l'autodétermination du peuple du Sahara occidental  ». Estimant que la présence sur le terrain de la Minurso (Mission de l'ONU pour l'organisation d'un référendum au Sahara occidental) reste indispensable, il recommande au Conseil de proroger son mandat jusqu'au 30 avril 2010[90].
  • Jeudi 30 avril 2009 : la France s'est opposée à ce que le Conseil de sécurité de l'ONU élargisse le mandat des casques bleus au Sahara occidental (Minurso) à la surveillance des droits de l'homme. L'ancienne colonie espagnole est aujourd'hui occupée par le Maroc, tandis que plusieurs dizaines de milliers de réfugiés sahraouis vivent dans des conditions précaires à Tindouf sous la houlette de l'Algérie. Adoptée à l'unanimité, la résolution 1871 maintient le statu quo.
  • Vendredi 16 octobre 2009 : selon le Bureau des Affaires humanitaires de l'ONU, l'invasion de criquets pèlerins, qui sévit en Mauritanie depuis cet été et qui s'est propagée au Maroc et au Sahara occidental, pourrait s'étendre au reste de la région en cas de fortes pluies, les larves et les criquets commençant à se regrouper de façon inquiétante[25].

Sao Tomé-et-Principe[modifier | modifier le code]

  • Mardi 17 février 2009 : trente huit personnes soupçonnées d'être impliquées dans un projet de coup d'État à Sao Tomé sont inculpées d'« attentat contre la sécurité de l'État », et vingt-sept d'entre elles ont été incarcérées par le juge Alberto Monteiro dont Arlecio Costa, ex-mercenaire du bataillon sud-africain Buffalo et chef d'un parti d'opposition, le Front démocratique chrétien (FDC), soupçonné d'être le meneur du mouvement qui envisageait de prendre le pouvoir le 12 février dernier.

Sénégal[modifier | modifier le code]

Article détaillé : 2009 au Sénégal.

Seychelles[modifier | modifier le code]

  • Mercredi 1er avril 2009, pirates  : des pirates somaliens capturent un navire touristique et ses sept membres d'équipage seychellois, opérant dans les eaux territoriales de l'archipel des Seychelles. Les touristes sont débarqués par les pirates dans l'une des îles. Le ministre des Affaires étrangères des Seychelles, Patrick Pillay, indique avoir contacté les forces navales dans la région qui selon lui « se sont engagées à chercher le navire ».
  • Jeudi 16 avril 2009 : les pays créanciers regroupés dans le Club de Paris annoncent l'annulation de 45 % de la dette des Seychelles qui pour un montant de 163 millions de dollars (215 millions d'euros) : « Les représentants des pays créanciers, conscients de la situation exceptionnelle de la République des Seychelles et de ses capacités limitées de remboursement […] ont recommandé à leurs gouvernements de mettre en œuvre le traitement exceptionnel accordant un montant total d'annulation nominale de dette de 45 % ». Ils ont également convenu « de différer » une partie des paiements dus dans les prochaines années au titre des « intérêts moratoires », est-il indiqué. Lourdement endetté, le pays avait obtenu en novembre dernier un prêt de 26 millions de dollars du Fonds monétaire international pour faire face aux conséquences de la crise financière. Fin 2008, la dette publique extérieure des Seychelles se montait à environ 760 millions de dollars.
  • Jeudi 7 mai 2009 : premiers cas suspects de grippe A (H1N1).
  • Lundi 7 septembre 2009, pirates  : les pirates somaliens ont libéré 3 Seychellois retenus en otage depuis la capture de leur catamaran dans l'océan Indien en février. Selon le ministre seychellois de l'Environnement, des ressources naturelles et des transports, Joel Morgan, aucune rançon n'a été payée pour la libération des trois otages, mais les autorités somaliennes estiment que les Seychelles ont échangé les 3 otages contre 23 pirates somaliens rapatriés samedi.
  • Vendredi 2 octobre 2009, pirates  : des pirates somaliens capturent un thonier espagnol, l'« Alakrana », avec 36 marins à son bord à mi-chemin entre la Somalie et les Seychelles, selon l'armateur du navire, Echebastar Fleet, basé à Bermeo (Pays basque espagnol).
  • Mardi 13 octobre 2009, pirates  : deux thoniers français de l'armement Saupiquet ont été approchés par des pirates somaliens dans l'océan Indien mais l'attaque a été repoussée par des tirs de militaires embarqués à leur bord.
  • Dimanche 18 octobre 2009, pirates  : des pirates somaliens capturent un cargo chinois au nord-est des Seychelles. Cette opération s'est déroulée à une distance record des côtes somaliennes démontrant leur capacité à étendre leur rayon d'action et échapper à la vigilance des navires de guerre déployés par la communauté internationale. Leur présence dans tout l'océan Indien est favorisé par la fin de la mousson et le retour à une mer calme.
  • Lundi 19 octobre 2009, pirates  : à la suite du refus du gouvernement espagnol d'embarquer des militaires sur les bateaux espagnols, alors que des fusiliers marins français protègent des chalutiers français et ont repoussé plusieurs attaques, les 8 chalutiers espagnols sont désormais protégés par des ex-militaires britanniques, notamment des Gurkhas d'origine népalaise, qui seraient fournis par la société anglaise de sécurité « Minimal Risk »[91].
  • Mardi 20 octobre 2009, pirates  : le gouvernement des Seychelles annonce que des drones « serviront dans un futur proche à lutter contre la piraterie dans les eaux seychelloises et l'océan Indien […] Ces drones démontrent l'engagement des États-Unis à améliorer la sécurité maritime dans cette partie de l'océan Indien »[92].
  • Lundi 16 novembre 2009, pirates  : des pirates somaliens capturent un navire de transport de produits chimiques au nord-ouest d'Aldabra, une île des Seychelles située à quelque 1 100 km au sud-ouest de la principale île de l'archipel, Mahé et à environ 400 km des côtes malgaches.
  • Dimanche 29 novembre 2009, pirates : une dizaine de pirates somaliens capturent le cargo grec « Maran Centaurus » et ses 28 membres d'équipage — neuf Grecs, deux Ukrainiens, un Roumain et seize Philippins — au large des Seychelles. Une frégate de la marine grecque appartenant à la force navale européenne dans la région suit le pétrolier détourné.
  • Mardi 22 décembre 2009 : le Fonds monétaire international annonce qu'il accorde un nouveau prêt de 31 millions de dollars aux Seychelles, destiné à succéder à un autre prêt de 26 millions de dollars accordé en novembre pour soutenir le pays dans la réduction de sa lourde dette. Selon le FMI : « Les autorités des Seychelles ont fait des progrès remarquables ces douze derniers mois dans la lutte contre les problèmes économiques connus de longue date et pour établir la stabilité macro-économique ».

Sierra Leone[modifier | modifier le code]

  • Jeudi 5 février 2009 : le procureur du tribunal spécial pour la Sierra Leone (TSSL), Stephen Rapp, boucle la première étape du procès intenté à l'ancien président du Liberia, Charles Taylor, poursuivi pour « crimes contre l'humanité et crimes de guerre », commis entre 1996 et 2002. En janvier 2008, le procureur, Stephen Rapp, a présenté 91 témoins, parmi eux, 31 ex-alliés du chef de guerre, lui permettant de démonter les rouages d'une guerre qui a fait 150 000 morts. Les dépositions montrent que Charles Taylor a exporté la guerre du Libéria vers la Sierra Leone pour s'emparer des richesses diamantifères et pour y parvenir, "Ebony" — le nom de code radio de Taylor — a soutenu et armé les rebelles sierra-léonais du Front révolutionnaire uni (RUF)[80]. Selon les révélations faites, Charles Taylor a fomenté sa « révolution » en Libye, dans les camps d'entraînement de Mouammar Kadhafi et son voisin burkinabé, Blaise Compaoré, lui aurait apporté son soutien. Le célèbre trafiquant d'armes Viktor Bout, arrêté en mars 2008 à Bangkok a alimenté en armes la guerre, depuis la capitale du Libéria, Monrovia en échange de diamants. Dans les zones diamantifères, les rebelles alliés de Charles Taylor coupaient systématiquement les mains droites et obligeaient leurs prisonniers à rechercher les diamants qui étaient ensuite vendus sur les places de New York, Anvers ou Tel-Aviv.
  • Samedi 14 mars 2009 : le vice-président Sam Soumana interdit temporairement les émissions de deux stations de radio appartenant aux partis politiques rivaux.
  • Lundi 16 mars 2009 : vingt personnes ont été blessées au cours de violents affrontements à Freetown entre des partisans des deux plus grands partis politiques de Sierra Leone. Au moins six femmes dont une enceinte auraient également été violées selon une ONG. Neuf personnes ont été arrêtées au cours des heurts[93].
  • Mercredi 8 avril 2009 : le Tribunal spécial pour la Sierra Leone (TSSL) condamne trois anciens chefs rebelles à des peines allant de 25 à 52 ans d'emprisonnement, par confusion de peines, pour « crimes de guerre » et « crimes contre l'humanité » pendant la guerre civile (1991-2001). Leur responsabilité est établie notamment pour des assassinats, des viols, des attaques contre des troupes de l'ONU et pour l'utilisation d'enfants de « huit ou neuf ans » comme combattants. Il s'agit de Issa Sesay (38 ans), dirigeant du Front révolutionnaire uni (RUF), condamné à 693 années d'emprisonnement cumulées pour 16 chefs d'inculpation, de Morris Kallon (45 ans), ancien commandant des RUF condamné à 39 ans d'emprisonnement et de Augustine Gbao (60 ans), principal idéologue du mouvement, condamné à 25 ans d'emprisonnement.
  • Lundi 13 juillet 2009 : après avoir refusé de comparaître en juin 2007 devant le Tribunal pénal international (TPI), l'ex-président du Libéria, Charles Taylor, a entendu à La Haye la plaidoirie de ses avocats alors qu'il est jugé pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité qu’il aurait commis pendant le conflit en Sierra Leone. Il doit répondre de 11 chefs d'accusations de crimes de guerre et crimes contre l'humanité, notamment de meurtres, tortures, viols, enrôlement d'enfants soldats et recours au travail forcé. On estime qu'un demi-million de personnes ont été tuées durant la guerre au Sierra Leone (1991-2002), alimentée par le trafic de diamants. Au total, 91 témoins ont déposé contre lui après l'ouverture de son procès en 2007.
  • Jeudi 20 août 2009 : des pluies torrentielles tombées sur la capitale, Freetown, ont causé la mort par noyade d'au moins 15 personnes, selon un premier bilan, lorsque des maisons ont été emportées par les eaux ou se sont effondrées. Quelque 500 personnes sont sans abris.
  • Jeudi 17 septembre 2009 : le gouvernement confirme la découverte de pétrole au large des côtes par un consortium pétrolier, composé Anadarko (40 %, États-Unis), Woodside (25 %, Australie), Repsol (25 %, Espagne) et Tullow (10 %, Grande-Bretagne). C'est la première fois que du pétrole est découvert dans les eaux de la Sierra Leone, l'un des pays parmi les plus pauvres du monde, malgré la richesse de son sous-sol en diamants, et longtemps ravagé par une guerre civile (1991-2001). La découverte a été réalisée à une profondeur de 5 638 mètres, sous près de 1 800 mètres d'eau. De nouveaux « puits exploratoires » vont prochainement être creusés pour « déterminer le potentiel commercial de la zone »[94].
  • Lundi 26 octobre 2009 : le Tribunal spécial pour la Sierra Leone confirme en appel les peines infligées en avril à trois anciens chefs rebelles, en les condamnant à des peines allant de 25 à 52 ans de prison pour « crimes de guerre » et « crimes contre l'humanité » durant la guerre civile (1991-2001).

Somalie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : 2009 en Somalie.
Article détaillé : 2009 en Somalie#Pirates somaliens.

Soudan[modifier | modifier le code]

Article détaillé : 2009 au Soudan.

Tanzanie[modifier | modifier le code]

Le Kilimandjaro vu de Moshi
(janvier 2006)
  • Lundi 5 janvier 2009 : une collision entre un minibus et un camion, près de Moshi dans le nord du pays, province du Kilimandjaro, cause la mort de 11 personnes et en blesse 14 autres.
  • Jeudi 5 février 2009 : selon l'ONG canadienne Under the Same Sun (Sous le même soleil), le pays compte 170 000 albinos pour une population de 38 millions d'habitants. Comme dans de nombreuses autres régions d'Afrique, ils sont victimes de meurtres rituels et vivent terrés et terrorisés. Selon les croyances alimentées par les sorciers, les organes et les os des albinos sont utilisés dans la fabrication d'amulettes qui sont censées aider à trouver des diamants ou à appâter des poissons.
  • Lundi 4 mai 2009 : à l'occasion de la première journée nationale des albinos, le président Ali Mohamed Shein (en) annonce que « la Tanzanie a ratifié le mois dernier une convention internationale pour la protection des personnes handicapées […] Au regard de ce projet de loi, les droits des handicapés, y compris les albinos, seront fermement protégés. Nous ne pouvons accepter de voir les handicapés être attaqués, mutilés et tués […] Nous devons tous résister à la croyance que l'on peut devenir riche simplement en possédant un morceau de corps humain. Notre prospérité viendra de notre labeur… de notre dur labeur  ». Les autorités tanzaniennes, étaient accusées de ne pas protéger efficacement les albinos victimes de crimes rituels liés à la sorcellerie. Les organisations tanzaniennes de défense des droits de l'Homme ont dénoncé une vague de crimes contre les albinos, dont les membres ou les organes sont notamment utilisés par des sorciers pour confectionner des grigris porte-bonheur. Au moins 45 des quelque 150 000 albinos tanzaniens ont été tués ces deux dernières années, le plus souvent sauvagement mutilés et démembrés. Une campagne nationale de dénonciation anonymes vise à recueillir auprès de la population des renseignements sur des assassins présumés d'albinos.
  • Mardi 21 juillet 2009 : six hommes d'affaires tanzaniens, gérant des sociétés d'exportation, sont inculpés pour une affaire de contrebande de 11 tonnes de défenses d'éléphant durant les six derniers mois. Selon le tribunal de Dar-es-Salaam, ils auraient exporté les défenses vers les Philippines et le Viêt Nam. Les trophées, d'une valeur d'environ 600 000 dollars (422 000 euros), ont été saisis par les autorités philippines et vietnamiennes en coopération avec Interpol[95].
  • Dimanche 23 août 2009 : l'incendie d'un dortoir dans l'école secondaire d'Idodi (région d'Iringa, centre) cause la mort d'au moins 12 enfants et en blesse une vingtaine d'autres. L'école ne disposait pas d'électricité et les élèves avaient l'habitude d'étudier le soir à la lumière de bougies.
  • Vendredi 23 octobre 2009 : un voilier avec un couple de Britanniques a disparu au large des côtes de la Tanzanie dans une zone où pullulent les pirates. La balise de détresse (EPIRB) a été enclenchée. Les gardes-côtes seychellois, dans un communiqué transmis à Nairobi, ont confirmé la disparition suspecte du voilier et les recherches en cours, n'excluant pas l'hypothèse d'une attaque de pirates somaliens[96].
  • Jeudi 5 novembre 2009 : des pirates somaliens ont capturé le cargo grec « Delvina », battant pavillon des Iles Marshall, avec un équipage de 14 Philippins et 7 Ukrainiens au large des côtes de la Tanzanie à environ 280 milles nautiques au sud-est de Monbasa (Kenya) vers lequel il se dirigeait pour livrer sa cargaison de blé en provenance de la Méditerranée. Le cargo transportant une cargaison de blé se dirigeait vers le port de Mombasa.
  • Mercredi 11 novembre 2009 : trois jours de pluies torrentielles ont provoqué inondations et glissements de terrain dans la région du Kilimandjaro causant la mort d'au moins 20 personnes (dont 7 enfants) et 10 autres sont portées disparues. Le village de Goha a été particulièrement touché.

Tchad[modifier | modifier le code]

Article détaillé : 2009 au Tchad.

Togo[modifier | modifier le code]

  • Lundi 13 avril 2009 : Kpatcha Gnassingbé (en), député du Rassemblement du peuple togolais au pouvoir et demi-frère du président Faure Gnassingbé, a été attaqué chez lui dans la nuit de dimanche à lundi par des militaires mais en est sorti indemne. Les militaires fortement armés, membres de la Force d'intervention rapide, ont tout pillé. Ils avaient encerclé tout le bâtiment tirant dans tous les sens pendant au moins trois heures, criblant les murs, les portes et fenêtres d'impacts de balles. Aucune explication n'a été donnée à cette attaque, qui n’a pas fait de victimes.
  • Mercredi 15 avril 2009 : le député Kpatcha Gnassingbé (en), demi-frère du président Faure Gnassingbé et ancien ministre de la Défense, est arrêté sous l'accusation d'avoir projeté de prendre le pouvoir par la force. Il est présenté comme « l'un des principaux organisateurs » d'un complot visant à renverser le président à l'occasion d'une visite en Chine qui a été annulée dès dimanche. Cinq officiers de l'armée ont été interrogés dans le cadre de ce complot.
  • Vendredi 17 avril 2009 : le président Faure Gnassingbé dénonce à la télévision nationale « une tentative de coup d'État » contre lui qui devait se dérouler durant la visite de travail qu'il devait effectuer en Chine : « Ils projetaient de prendre le pouvoir par la force et de déstabiliser les institutions républicaines », mais n'a à aucun moment il n'a cité le nom de son frère Kpatcha Gnassingbé (en), arrêté et inculpé, mercredi, de « complot » et de « tentative d'attentat contre la sûreté de l'État ».
  • Mercredi 24 juin 2009 : le parlement adopte à l'unanimité une loi abolissant la peine de mort et convertissant en prison à vie les peines capitales déjà prononcées et non exécutées.
  • Samedi 26 septembre 2009 : à l’appel de l'Union des forces de changement (UFC, principal parti d’opposition), plusieurs milliers d'opposants ont manifesté dans les rues de Lomé pour protester contre la façon dont a été élu le président de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), chargée d’organiser et de superviser l'élection présidentielle de février 2010. Le leader de l’UFC, Gilchrist Olympio, ainsi que d’autres hommes politiques de l’opposition, dont l’ancien premier ministre Kodjo Agbéyomé (en), ont participé à cette marche pacifique. Gilchrist Olympio a dénoncé un « nouveau coup de force » du pouvoir, invitant les autres partis politiques de l’opposition à « rejoindre les rangs » de la contestation[97].
  • Jeudi 12 novembre 2009 : un français d'origine togolaise, Kofi Yamgnane (64 ans), maire socialiste depuis 1989 de la commune de Saint-Coulitz, localité de 400 habitants en Bretagne, annonce vouloir désormais se consacrer à son Togo natal, en se présentant à la présidentielle de 2010. Mais avant cela, il exhorte l'Europe à garantir un scrutin transparent, et Paris à ne « plus » soutenir le « dictateur » Faure Gnassingbé. Ingénieur des Mines, il avait ensuite été nommé secrétaire d'État à l'Intégration sous le second mandat du président François Mitterrand[98].
  • Mardi 8 décembre 2009 : le Togo annonce sa décision d'expulser le premier secrétaire de l'ambassade de France à Lomé, chargé du suivi de la politique intérieure du pays. Les autorités togolaises reprocheraient au diplomate des contacts trop suivis avec l'un des candidats à la présidentielle togolaise, Kofi Yamgnane qui bénéficie de la double nationalité française et togolaise et, après une carrière politique en France, a annoncé qu'il briguait la présidence de son pays d'origine, contre le président sortant Faure Gnassingbé.

Tunisie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : 2009 en Tunisie.

Zambie[modifier | modifier le code]

  • Mardi 16 juin 2009 : la compagnie d'électricité Zesco assure qu'elle travaille sans relâche pour rétablir l'électricité à la suite de la panne géante de courant qui prive le pays de courant depuis que la principale station du pays est tombée en panne : « Nous ignorons ce qui a provoqué cet effondrement du réseau électrique ». La compagnie a dû importer de l'électricité d'Afrique du Sud et de Namibie après cette coupure de courant nationale[100].

Zimbabwe[modifier | modifier le code]

Article détaillé : 2009 au Zimbabwe.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Le Monde.fr, Afrique : des Africains s'inspirent d'HEC pour vendre leur coton
  2. Le Monde.fr, Afrique : Moins de militaires français
  3. Le Monde.fr, Mouammar Kadhafi élu président de l'Union africaine
  4. Le Figaro.fr, Lait en poudre contaminé en Afrique
  5. Le Figaro.fr, Biens africains : "une décision historique"
  6. Le Figaro.fr, Les risques d'une propagation de la grippe H1N1 en Afrique
  7. Le Figaro.fr, Dons de la France: 14 pays africains prioritaires
  8. Le Figaro.fr, La force "pas une bonne idée"
  9. « Le Figaro.fr, "Biens mal acquis": le CCFD accuse . »
  10. « Le Figaro.fr, La Russie reprend pied sur le continent africain. »
  11. Le Figaro.fr, Projet solaire à 400 milliards d'euros dans le Sahara
  12. « Le Figaro.fr, UA: création d'une autorité commune . »
  13. « Le Monde.fr, Berlusconi admet "ne pas avoir tenu ses promesses" vis-à-vis de l'Afrique. »
  14. « Le Figaro.fr, Un millier d'altermondialistes au Mali . »
  15. « Le Figaro.fr, Afrique : Moubarak veut le gel des dettes . »
  16. « Le Figaro.fr, G8: Partenariat renforcé avec l'Afrique. »
  17. « Le Figaro.fr, Les avions de l'ONU cloués au sol ? . »
  18. « Le Figaro.fr, Un médicament anti-sida moins cher. »
  19. « Le Figaro.fr, La France envisage de créer un "Bingo" pour l'Afrique. »
  20. « Le Figaro.fr, La "menace" asiatique exagérée. »
  21. « Le Figaro.fr, Fortes inondations en Afrique de l'Ouest . »
  22. « Le Figaro.fr, Le "néo-colonialisme" chinois inquiète l'Afrique. »
  23. « Le Figaro.fr, Un cardinal africain pour le préservatif. »
  24. a et b « Le Figaro.fr, Le président Chirac lance sa campagne contre les faux médicaments . »
  25. a et b « Le Figaro.fr, Invasion de criquets : l'ONU s'alarme . »
  26. « Le Figaro.fr, Les expatriés envoient quelque 40 mds $ par an en Afrique. »
  27. « Le Figaro.fr, l'Église dénonce le fanatisme religieux. »
  28. « Le Figaro.fr, Des ONG demandent d'arrêter el-Béchir. »
  29. « Le Figaro.fr, Affaire "Bien mal acquis", pas d'enquête . »
  30. Le Figaro.fr, Ouverture du Forum Chine-Afrique ouvert
  31. Le Figaro.fr, Esclavage: "les chefs traditionnels doivent s'excuser"
  32. Le Figaro.fr, Fonds publics : 4 dirigeants africains visés par une plainte à Paris
  33. Le Figaro.fr, Fossiles d'espèces inconnues au Sahara
  34. Le Figaro.fr, Les armes légères régulées en Afrique
  35. Le Figaro.fr, Sahel : la drogue finance le terrorisme
  36. Le Figaro.fr, La "menace" asiatique exagérée
  37. Le Figaro.fr, Expulsion des clandestins
  38. Le Figaro.fr, Des Chinois victimes de gangs en Angola
  39. M.N. Traoré CAN-Mondial 2010, Mali-Bénin 3-1 : les aigles prennent leur envol, l'Essor, 23 juin 2009 www.essor.gov.ml
  40. Le Figaro.fr, Omar Bongo : 3 jours de deuil national au Bénin
  41. « Le Figaro.fr, Bénin: ministre suspendu pour corruption . »
  42. « Le Figaro.fr, Port de Cotonou : Bolloré l'emporte. »
  43. Le Figaro.fr, Un pétrolier attaqué, un mort
  44. Botswana:la production de diamants chute.
  45. Le Figaro.fr, Climat : le Botswana réclame 143M $
  46. La cinémathèque de Ouagadougou inondée : un cinéaste malien appelle à l'aide, Agence France Presse, 17 septembre 2009
  47. « Le Figaro.fr, 6 détenus tués en prison. »
  48. Le Cap-Vert adhère à la Communauté des États sahélo-sahariens, Pana, 21 juin 2009
  49. Le Figaro.fr, Centrafrique : un employé du CICR tué
  50. « Le Figaro.fr, Centrafrique : 10 morts dans une attaque . »
  51. « Le Figaro.fr, Bangui/inondations: 11 000 sans-abri . »
  52. « Le Figaro.fr, L'APRD menace . »
  53. « Le Figaro.fr, L'ancien président Patassé de retour au Centrafrique. »
  54. Le Figaro.fr, 2 Français d'une ONG enlevés
  55. Le Figaro.fr, L'armée a repris Ndélé
  56. Le Figaro.fr, Congo : un Français retrouvé mort
  57. Le Figaro.fr, Omar Bongo : deuil national de 8 jours au Congo
  58. « Le Figaro.fr, Congo : 17 candidats à la présidence. »
  59. « Le Figaro.fr, Congo : "flou" sur la mort d'un journaliste . »
  60. « Le Figaro.fr, Congo : victoire de Denis Sassou Nguesso . »
  61. « Le Monde.fr, Denis Sassou Ngesso confirmé à la présidence du Congo. »
  62. « Le Figaro.fr, Expulsion des clandestins . »
  63. « Le Figaro.fr, 15 000 réfugiés de RDC. »
  64. Le Monde.fr, Affaire Borrel : rebondissement possible
  65. « Le Figaro.fr, Déraillement de train: 13 morts . »
  66. Le Figaro.fr : Érythrée : Hillary Clinton demande la fin du soutien aux shebab
  67. Le Figaro.fr, Famine : 12M d'Éthiopiens concernés
  68. « Le Figaro.fr, L'Ethiopie sous la menace de criquets. »
  69. « Le Figaro.fr, Méningite, typhoïde et diarrhées frappent la population. »
  70. Le Figaro.fr, La France finance un musée éthiopien
  71. « Le Figaro.fr, Gambie: 9 journalistes arrêtés . »
  72. « Le Figaro.fr, Gambie : 6 journalistes condamnés . »
  73. a et b Le Monde.fr, Ghana : Le pays connaît sa deuxième alternance politique pacifique
  74. Le Monde.fr, Ghana : Le chef de l'opposition remporte la présidentielle
  75. Le Figaro.fr, Un cardinal africain pour le préservatif
  76. Le Monde.fr, Au moins 18 personnes sont mortes dans une mine d'or illégale
  77. Le Figaro.fr, Narco-terrorisme: 3 extraditions vers les USA
  78. Le Figaro.fr, Guinée équatoriale : 6M€ volés chez le président
  79. Le Monde.fr, Liberia : Le fils de l'ex-dictateur, Charles Taylor, condamné à 97 ans de prison
  80. a et b Le Monde.fr, Charles Taylor, jugé à La Haye, prépare sa défense
  81. « Le Figaro.fr, Charles Taylor repousse les accusations . »
  82. « Le Figaro.fr, Taylor nie avoir été cannibale. »
  83. Le Figaro.fr, Chissano et Kufuor au Malawi
  84. Le Figaro.fr, Deux homosexuels arrêtés pour s'être mariés
  85. Le Figaro.fr, L'opposition dénonce des trucages
  86. Le Figaro.fr, Le président namibien a été réélu avec plus de 75 % des suffrages
  87. « L'Ouganda accuse le Congo d'établir un poste frontière », sur Le Figaro.fr,,‎ 12/06/2009.
  88. Le Figaro.fr, Crédits carbone : la tragédie des Benets d’Ouganda
  89. « Le Figaro.fr, Arrestation d'un des principaux responsables recherchés du génocide de 1994 au Rwanda. »
  90. Le Figaro.fr, Sahara/pourparlers : conditions pas réunies
  91. Selon le quotidien espagnol El Pays
  92. « Le Figaro.fr, Des drones pour lutter contre les pirates . »
  93. Le Monde.fr, Sierra Leone/violences : 20 blessés
  94. « Le Monde.fr, Découverte d'un gisement d'hydrocarbures au large des côtes. »
  95. « Le Figaro.fr, Tanzanie/contrebande: 6 inculpations . »
  96. « Le Figaro.fr, Un voilier porté disparu . »
  97. « Le Figaro.fr, Togo : l’opposition manifeste à Lomé . »
  98. Le Figaro.fr, Kofi Yamgnane veut se présenter à la présidence du Togo
  99. Le Figaro.fr, Scrutin présidentiel : les femmes défilent
  100. « Le Figaro.fr, Zambie : pas d'électricité depuis lundi . »

Voir aussi[modifier | modifier le code]