Peter Turkson

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Peter Kodwo Appiah Turkson
Image illustrative de l'article Peter Turkson
Biographie
Naissance 11 octobre 1948 (66 ans)
à Wassaw Nsuta (Ghana)
Ordination sacerdotale 20 juillet 1975 par
Mgr John Amissah
Cardinal de l’Église catholique
Créé
cardinal
21 octobre 2003 par le
pape Jean-Paul II
Titre cardinalice Cardinal-prêtre
de S. Liborio
Évêque de l’Église catholique
Consécration épiscopale 27 mars 1993 par
Mgr Dominic Andoh
Dernier titre ou fonction Président du Conseil pontifical «Justice et Paix»
Président du Conseil pontifical «Justice et Paix»
Depuis le 24 octobre 2009
Précédent Renato Raffaele Martino
Archevêque de Cape Coast (Ghana)
6 octobre 1992 – 24 octobre 2009
Précédent John Amissah Matthias Nketsiah Suivant

Blason
« Vivere Christus est » (Ph 1,21)
« Vivre, c'est le Christ »
(it) Notice sur www.vatican.va
(en) Notice sur www.catholic-hierarchy.org
(en) Articles sur www.cardinalrating.com

Peter Kodwo Appiah Turkson, né le 11 octobre 1948 à Wassaw Nsuta au Ghana, est un cardinal ghanéen, président du Conseil pontifical « Justice et Paix » depuis octobre 2009.

Biographie[modifier | modifier le code]

Formation[modifier | modifier le code]

Peter Kodwo Appiah Turkson est titulaire d'un doctorat en Écriture sainte obtenu à l'Institut pontifical biblique de Rome.

Il est ordonné prêtre le 20 juillet 1975 pour le diocèse de Cape Coast au Ghana.

Prêtre[modifier | modifier le code]

Comme prêtre, il a été membre de l'équipe de direction d'un petit séminaire puis enseignant dans un grand séminaire ghanéen.

Évêque[modifier | modifier le code]

Nommé archevêque de Cape Coast au Ghana le 6 octobre 1992, il est consacré le 27 mars 1993.

Il a été président de la Conférence épiscopale ghanéenne de 1997 à 2005.

Le 24 octobre 2009, à l'issue du synode pour l'Afrique dont il était rapporteur général, Benoît XVI annonce sa nomination comme président du Conseil pontifical « Justice et Paix »[1].

Cardinal[modifier | modifier le code]

Il est créé cardinal par Jean-Paul II lors du consistoire du 21 octobre 2003 avec le titre de cardinal-prêtre de San Liborio. Il participe au conclave de 2005 et à celui de 2013 qui élisent respectivement les papes Benoît XVI et François.

Au sein de la curie romaine, il est également membre de la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements, du Conseil pontifical pour la promotion de l'unité des chrétiens.

Le 15 octobre 2012, durant le synode sur la nouvelle évangélisation à Rome, il organise la projection de la vidéo intitulée Muslim demographics, prétendant démontrer l'islamisation de l'Europe, devant les quelque 260 évêques participants[2]. Cette vidéo veut démontrer la supériorité numérique des musulmans en Europe et dans le monde avec pour conséquence le déclin de la civilisation chrétienne[3]. Il avait déjà projeté cette vidéo devant des milliers de personnes lors du rassemblement mondial des familles, organisé par le Vatican à Milan en juin 2012[4].

Après la démission du pape Benoît XVI, en février 2013, son nom est cité parmi les favoris pour occuper le siège apostolique[5]. Mais le mois suivant, il est cité par le Snap, une association controversée d'aide aux victimes de prêtres pédophiles. Il figure en effet dans une liste de "douze salopards" parmi les cardinaux pouvant être élus pape ayant, selon elle, minimisé ou couvert le scandale[6].

Le 9 septembre 2014 il est nommé par le pape François : Père synodal pour la troisième assemblée générale extraordinaire du synode des évêques sur la famille se déroulant du 5 au 19 octobre en qualité de président du Conseil pontifical Justice et paix[7].

Prises de position[modifier | modifier le code]

Ce sont ses prises de position sur l'homosexualité qui ont suscité le plus de réactions à son encontre, à quelques semaines de la succession annoncée de Benoit XVI. La presse (notamment LGBT) lui reproche d'assimiler homosexualité et pédophilie[réf. nécessaire]. Dans une interview de la journaliste Christiane Amanpour de CNN, le prélat avait ainsi estimé que si l’Afrique était (relativement) épargnée par les scandales pédophiles, c’est que les traditions et la culture du continent «protégeaient» l’Eglise contre ces «tendances». «L’homosexualité ou en l’occurrence toute affaire entre deux sexe du même genre (sic) ne sont pas tolérés par notre société», précisait le président du Conseil pontifical Justice et Paix[8].

Source[modifier | modifier le code]

  • (en) Fiche sur catholic-hierarchy.org

Article connexe[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Le cardinal Turkson nommé président du Conseil pontifical Justice et Paix, Dépêche Zenit, 25 octobre 2009
  2. Cardinal Peter Turkson Causes Uproar With 'Muslim Scare' Video At Vatican, The Huffington Post, 16 octobre 2012
  3. Une vidéo sur l'islam embarrasse le Vatican, Amara Makhoul-Yatim, France 24, 16 octobre 2012
  4. Islam : un cardinal africain fait sensation, Jean-Marie Guénois, Le Figaro, 16 octobre 2012
  5. Qui sont les papabili?, RTBF, 11 février 2013
  6. http://www.lepoint.fr/societe/pretres-pedophiles-une-association-pointe-douze-salopards-a-ne-pas-nommer-pape-07-03-2013-1636988_23.php Prètres pédophiles : une association pointe "12 salopards" à ne pas nommer pape, Le Point, 7 mars 2013
  7. « Liste des participants au Synode sur la famille », sur la-croix.com,‎ 9 septembre 2014 (consulté le 10 septembre 2014)
  8. La vidéo de l'interview, sur le site de CNN