Émile Duclaux

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Émile Duclaux

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Portrait vers 1890

Naissance 1840
Aurillac
Décès 1904 (à 64 ans)
Paris
Nationalité Drapeau de la France France
Profession Physicien, biologiste, chimiste
Autres activités
Directeur de l’Institut Pasteur

Émile Duclaux, né le 24 juin 1840 à Aurillac (Cantal), mort le 2 mai 1904 à Paris, est un physicien, biologiste et chimiste français. Il succéda à Pasteur en 1895 à la tête de l'institut du même nom.

Biographie[modifier | modifier le code]

Issue d'une famille bourgeoise distinguée qui a donné plusieurs générations de médecins, puis des magistrats, il était fils de Justin Duclaux (1797-1860), huissier-audiencier près du tribunal d'Aurillac et d'Agnès Farges (1807-1883), négociante en épicerie[1].

Il suit ses études au collège d'Aurillac, puis au Lycée Saint-Louis à Paris.

En 1859, il est reçu simultanément à l'École polytechnique et à l'École normale supérieure. Il choisit finalement l'École normale.

En 1862, il est assistant dans le laboratoire de Louis Pasteur.

En 1866, il est nommé suppléant de la chaire de chimie à la faculté des sciences de Clermont-Ferrand. Il collabore avec Louis Pasteur à l'étude de la maladie des vers à soie, à Pont-Gisquet.

En 1873, il épouse Mathilde Briot, fille du mathématicien Charles Briot, qui lui donnera deux fils Pierre Duclaux (1876-1949), agronome, et Jacques Duclaux, professeur au Collège de France.

Il entame ensuite une carrière comme professeur (à Tours en 1865, à Clermont-Ferrand en 1866, à Lyon en 1873 et à Paris en 1878).

Durant la plus grande partie de sa carrière, il a été associé au travail de Louis Pasteur.

Le travail de Duclaux était principalement dans les domaines de la chimie, la bactériologie et l'agriculture. Propriétaire d'une ferme à Marmanhac (Cantal), il y étudiait la fabrication du Cantal (fromage) et la pasteurisation du lait.

Avec Louis Pasteur, il a collaboré à l'étude de maladies de ver à soie et a aussi participé aux expériences pour réfuter la théorie sur la génération spontanée. Il a aussi entrepris les études sur le phylloxera, un parasite semblable au puceron qui s'attaque aux vignobles. Il a surtout fait des recherches sur la transformation chimique de lait au fromage, aussi bien que les processus de fermentation de bière. En tant que professeur d'université il a donné des cours de sciences du globe (Météorologie) et de physique.

En 1880, sa première épouse décède, atteinte de fièvre puerpérale, après la naissance d'un troisième enfant.

En 1887, avec Charles Chamberland, Jacques-Joseph Grancher, Edmond Nocard et Émile Roux, il a été le premier maître de publication de l'Institut Pasteur. À la mort de Pasteur, Duclaux devint le directeur de l'Institut de 1895 à 1904, avec Émile Roux et Charles Chamberland en tant que sous-directeurs.

Duclaux était un auteur prolifique, ses publications les plus connues sont le Traité de microbiologie, L'hygiène sociale, Ferments et maladies et Pasteur, histoire d'un esprit qui est une biographie consacrée à Pasteur.

En 1898 il prend part à la défense du capitaine Dreyfus, lors de l'Affaire. Il est nommé vice-président de la Ligue française pour la défense des droits de l'homme et du citoyen dont il est un des fondateurs.

En 1901, il épouse en secondes noces Mme James Darmesteter (née Agnès Marie Françoise Robinson). Connue comme auteur d'études sur la littérature publiées sous le nom d'Agnès Darmesteter puis Agnès M. Duclaux.

Amateur de littérature et familier du mouvement félibrige, il avait contribué en 1894 à fonder École Auvergnate (Escolo oubergnato), avec Marcellin Boule et Arsène Vermenouze.

Un grand portait à l'huile de lui, réfléchissant assis sur un fauteuil, est conservé au château d'Olmet à Vic-sur-Cère où il séjournait l'été.

Un des lycées d'enseignement général d'Aurillac porte son nom. C’est à la mort d'Émile Duclaux que le Lycée de garçons d'Aurillac prend le nom de cet éminent homme de sciences par décision ministérielle du 29 juillet 1904.

Titres et distinctions[modifier | modifier le code]

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Traité de microbiologie
  • Pasteur, histoire d'un esprit, Imprimerie Charaire, 1896 [téléchargeable gratuitement sur le site Gallica]
  • " Avant le procès (l'Affaire Dreyfus) ", P. V. Stock Éditeur, Paris, 1898.
  • L'hygiène sociale, 1902
  • Ferments et maladies

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Elle avait pour neveu Louis Farges (1858-1941)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]