William S. Burroughs

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William S. Burroughs
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William S. Burroughs en 1977.

Nom de naissance William Seward Burroughs
Naissance
Saint-Louis, Missouri, Drapeau des États-Unis États-Unis
Décès (à 83 ans)
Lawrence, Kansas, Drapeau des États-Unis États-Unis
Activité principale
Auteur
Langue d’écriture Anglais américain
Mouvement Beat Generation

Œuvres principales

William S. Burroughs, né le à Saint-Louis au 4664 de Pershing Avenue[1],[2] dans l'État du Missouri et mort dans sa propriété de Lawrence (Kansas) de complications liées à une crise cardiaque[3],[4] le , est un romancier américain. Principalement connu pour ses romans hallucinés mêlant drogue, homosexualité et anticipation[5], il est associé à la Beat Generation et à ses figures emblématiques : ses amis Jack Kerouac et Allen Ginsberg. Il a élaboré le cut-up, technique littéraire consistant à créer un texte à partir d'autres fragments textuels d'origines diverses.

Biographie[modifier | modifier le code]

William Seward Burroughs naît dans une famille bourgeoise. Il est le petit-fils de William Seward Burroughs I, inventeur de la première machine comptable et fondateur de la « Burroughs Adding Machine Company ». Sa mère, Laura Lee Burroughs, est la fille d'un homme d'Église dont la famille se réclamait de l'ascendance de Robert E. Lee. Burroughs étudie la médecine à Vienne, expérience dont il garda toute sa vie un goût prononcé pour la chirurgie et les modifications du corps, la chimie du cerveau et les drogues. Il entre à l'université Harvard pour une licence de littérature anglaise dont il sort diplômé en 1936. Son expérience à Harvard est résumée au début de Junky : « J'ai détesté l'université et la ville dans laquelle je vivais. Tout en elle était mort. L'université était un faux décor anglais entre les mains de diplômés de faux collèges anglais. » En 1944, Burroughs est détective et travaille avec la pègre à New York, vit avec Joan Vollmer, une jeune femme brillante, passionnée de littérature et de philosophie, dans un appartement partagé avec Jack Kerouac et sa première femme Edie Parker. C'est à cette période, entre autres marquée par une affaire de meurtre dans laquelle sont impliqués des amis proches - l'affaire Kammerer-Carr, relatée dans le roman coécrit avec Kerouac Et les hippopotames ont bouilli vifs dans leurs piscines - qu'il commence sa consommation d'héroïne et de morphine, jusqu'à son traitement à la méthadone à partir de 1980. Il épouse Joan deux ans plus tard, en 1946, avec le projet de fonder une famille. Leur fils William S. Burroughs Jr. naît en 1947, au Texas. Le , en voyage à Mexico, Burroughs, ivre, aurait accidentellement tué sa femme d'une balle en pleine tête[6], alors qu'il essayait de reproduire la performance de Guillaume Tell, qui fendit d'une flèche la pomme posée sur la tête de son fils. Burroughs est inculpé pour homicide involontaire. Il est arrêté et passe un court séjour en prison avant d'être relâché.

Commencent alors des années d'errance : il parcourt l'Amérique du Sud à la recherche d'une drogue hallucinogène du nom de yagé, puis l'Afrique du Nord, avant de s'installer dans le sillage de Paul Bowles à Tanger, au Maroc en 1954. Il sombre dans une totale déchéance conséquence d'une consommation effrénée de drogues : "J’ai passé un mois dans une chambre de la Casbah en train de regarder la pointe de mes pieds [...] j’ai compris brusquement que je ne faisais rien. J’étais en train de mourir ». Parvenu « au terminus de la came", il écrit cependant un grand nombre de pages sous le titre provisoire "Interzone"[7] et c'est J. Kerouac qui donnera plus tard le titre définitif "The Naked Lunch" à cet ouvrage. Il confesse dans Queer, roman écrit en 1953 mais qui ne sera publié qu'en 1985: "I am forced to the appalling conclusion that I would have never become a writer but for Joan’s death... [S]o the death of Joan brought me into contact with the invader, the Ugly Spirit, and maneuvered me into a lifelong struggle, in which I had no choice except to write my way out". (Queer, 1985, p.xxii).

En 1956, il entame une première cure de désintoxication avec l'aide de John Dent[8], un médecin londonien qui inventa la cure d'apomorphine[9]. À l'issue du traitement, il emménage au légendaire Beat Hotel[10] à Paris, où il accumule des masses de fragments de pages manuscrites.

Avec l'aide de Ginsberg et Kerouac, il fait éditer Le Festin nu par Olympia Press. De leur côté, les fragments deviennent les trois épîtres d'une trilogie : La Machine molle, Le Ticket qui explosa et Nova express. Après sa sortie, le Festin nu est poursuivi pour obscénité par l'État du Massachusetts puis de nombreux autres. En 1966, la Cour Suprême du Massachusetts déclare finalement le livre « non obscène », ce qui ouvre la porte à d'autres travaux comme ceux d'Henry Miller (en particulier Tropique du Cancer).

Burroughs part pour Londres en 1960, où il publie de nombreux petits textes dans des magazines underground, travaillant dans le même temps sur un projet qui est publié en trois parties : Les Garçons sauvages, Les cités de la nuit écarlate et Havre Des Saints. Il retourne à New York en 1974, où il devient professeur d'écriture pendant quelque temps, avant de réaliser que l'écriture ne peut être enseignée. Dans les années 1980, il entame une cure de désintoxication, s'installe à Lawrence en 1981 avec son dernier compagnon de vie et amant James Grauerholz, avec qui il forme un couple de 1974 à sa mort.

Dans les années 1990, Burroughs a attiré de nombreux symboles de la culture pop. Il apparaît notamment dans le film Drugstore Cowboy de Gus Van Sant, et, sur le conseil d'Allen Ginsberg[6], collabore avec Bob Wilson et Tom Waits pour donner naissance à la pièce Black Rider, jouée la première fois au Thalia Theatre de Hambourg le 30 mars 1990[11]. Burroughs participera ensuite à des enregistrements de ses textes qui sortent chez Industrial Records, label de musique expérimentale et bruitiste de Londres : Throbbing Gristle pour le titre Nothing Here Now But The Recordings, Sonic Youth pour le titre Dead City Radio, Kurt Cobain pour le titre The Priest They Called Him ; R.E.M., Ministry, Bill Laswell, Parrhesia Sound System, entre autres.

Burroughs se distingue également par son utilisation du cut-up, technique qu'il met au point dans une petite chambre d'hôtel rue Gît-le-Cœur à Paris avec Brion Gysin : le cut-up consiste à créer un texte à partir d'autres fragments textuels de toute origine (littérature, articles de presse, catalogues de vente par correspondance...) découpés de manière régulière, et remontés selon une logique prédéfinie, afin de faire émerger l'implicite, l'inavoué des textes de départ. Associé aux routines (récurrences de fragments du texte) tout au long d'une œuvre, le cut-up a également pour objectif de briser la cohérence logique imposée au discours par l'emploi du langage, considéré comme structure structurante. L'impression de semi-chaos générée par les cut-ups et de déjà-vu initié par les routines permettent de se rapprocher, sur le plan formel, de la logique de perception d'un individu plongé dans un environnement dont il ne maitrise par définition pas les stimuli. L'ensemble a pour ambition de faire faire à la littérature la même révolution que celle de la peinture lors du passage à l'abstrait.

Après l'éclipse de Kerouac et la gloire que connaît Ginsberg à l'époque des hippies, Burroughs connaît un regain de popularité dans les années 1980-1990[12]

Décoré de l'ordre de Chevalier des Arts et Lettres en 1984, lors de son passage en France au Printemps de Bourges avec Brion Gysin, Burroughs est considéré comme un des écrivains les plus influents du XXe siècle. Un des Cahiers de l'Herne lui fut consacré par Dominique de Roux, qui avait été son premier éditeur chez Christian Bourgois.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Traduites en français
Œuvres complètes originales
  • 1952 : Junky
  • 1952 : Queer
  • 1959 : The Naked Lunch
  • 1963 : Nova Express
  • 1967 : The Ticket That Exploded
  • 1968 : The Soft Machine
  • 1969 : The Wild Boys: A Book of the Dead
  • 1970 : The Last Words of Dutch Schultz: A Fiction in the Form of a Film Script
  • 1973 : Exterminator!
  • 1975 : Port of Saints
  • 1979 : Blade Runner, A Movie
  • 1979 : Ah Pook is Here and Other Texts
  • 1980 : Cities of the Red Night
  • 1983 : The Place of Dead Roads
  • 1984 : The Burroughs File
  • 1986 : The Western Lands
  • 1988 : Interzone
  • 1991 : Ghost of a Chance
  • 1992 : Painting and Guns
  • 1994 : My Education: A Book of Dreams
  • 1997 : Last Words: The Final Journals of William Burroughs
  • 1998 : Word Virus: The William Burroughs Reader
  • 2001 : Naked Lunch: The Restored Text
  • 2003 : Junky: The Definitive Text of « Junk »
Collaborations
  • 1960 : The Exterminator, avec Brion Gysin (Auerhaun Press)
  • 1960 : Minutes To Go, avec Brion Gysin, Sinclair Beiles et Gregory Corso. Two Cities Editions.
  • 1967 : Darayt, avec Lee Harwood (Lovebooks)
  • 1967 : So Who Owns Death TV?, avec Claude Pélieu & Carl Weissner (Beach Book Texts and Documents)
  • 1970 : The Job: Interviews with William Burroughs, avec Daniel Odier
  • 1970 : The Braille Film, avec Carl Weissner. (Nova Broadcast Press)
  • 1970 : Third Mind, avec Brion Gysin.
  • 1971 : Jack Kerouac, avec Claude Pélieu, Paris, L'Herne, 1970. (en Français)
  • 1973 : Brion Gysin: Let the Mice In, avec Brion Gysin et Ian Somerville (Something Else Press)
  • 1974 : The Book of Breething, avec Bob Gale
  • 1975 : Sidetripping, avec Charles Gatewood et Hunter S. Thompson (Strawberry Hill)
  • 1975 : Snack: Two Tape Transcripts, avec Eric Mottram (Aloes Books)
  • 1981 : A Report from the Bunker, avec Victor Bockris
  • 1985 : The Cat Inside, avec Brion Gysin (dessins)
  • 1989 : Tornado Alley, avec S. Clay Wilson
  • 2008 : And the Hippos Were Boiled in Their Tanks, avec Jack Kerouac[14] (Grove Press)
Essais
  • 1978 : Essais I, Christian Bourgois
  • 1978 : Essais II, Christian Bourgois
  • 1985 : The Adding Machine, Collected Essays, Calder
Correspondances
  • 1953 : The Yage Letters (avec Allen Ginsberg), publié en français par les Éditions de L'Herne, 1967.
  • 1981 : Letters to Allen Ginsberg, 1953-1957. Full Court Press.
  • 1993 : The Letters Of William S. Burroughs 1945-1959
Enregistrements
  • 1965 : Call Me Burroughs (English Bookshop)
  • 1971 : Obsolète de Dashiell Hedayat. Shandar (LP, 1971) réédité par Mantra (cd, 1992)
  • 1975 : William S. Burroughs/John Giorno. Giorno Poetry Systems.
  • 1981 : You're The Guy I Want To Share My Money With (avec Laurie Anderson et John Giorno) Giorno Poetry Systems.
  • 1982 : Nothing Here Now but the Recordings. Industrial Records.
  • 1982 : Revolutions Per Minute (The Art Record). Ronald Feldmann Fine Arts.
  • 1982 : Old Lady Sloan. Fresh Sounds.
  • 1983 : Big Science (avec Laurie Anderson)
  • 1984 : Sharkey's Night, de Laurie Anderson, sur l’album Mister Heartbreak
  • 1985 : The Elvis of Letters (avec Gus Van Sant)
  • 1986 : Break Through in Grey Room (sub rosa)
  • 1986 : 'Home Of The Brave' (avec Laurie Anderson)
  • 1989 : Seven Souls de Material
  • 1992 : The ‘Priest’, They Called Him (avec Kurt Cobain à la guitare). Tim Kerr Records.
  • 1990 : Dead City Radio.FilmsIsland Records, avec John Cale et Sonic Youth.
  • 1993 : Spare Ass Annie & Other Tales, avec Disposable Heroes of Hiphoprisy
  • 1993 : Just One Fix, de Ministry, sur l’album Psalm 69
  • 1993 : reprise de T'Aint No Sin, (Walter Donaldson / Edgar Leslie), sur l'album The Black Rider de Tom Waits,
  • 1994 : Words of Advice', de Material, sur l’album Hallucination Engine
  • 1996 : Star Me Kitten (avec R.E.M.), sur la B.O. Songs in the Key of X: Music from and Inspired by The X-Files
  • 1997 : What Keeps Mankind Alive, sur l’album September Songs: The Music of Kurt Weill'
  • 1999 : The Western Lands (avec Iggy Pop), sur l’album Hashisheen: The End of Law de Bill Laswell
  • 2006 : Dr Benway (du groupe Underwires) sur l'album In Your Room Again.
  • 2014 : Berlin / Cut-ups (de l'artiste électro T.O) album enregistré à Berlin d'après la technique du cut-up sonore, notamment sur le titre No Rain.

Filmographie[modifier | modifier le code]

  • 1963 : Towers Open Fire, écrit par William S. Burroughs. Coréalisé par Anthony Balch et William S. Burroughs. Avec William S. Burroughs.
  • 1963 : William Buys a Parrot, écrit par William S. Burroughs, et réalisé par Anthony Balch.
  • 1966 : Chappaqua, écrit et réalisé par Conrad Rooks, avec Allen Ginsberg et Ravi Shankar.
  • 1966 : The Cut Ups, adapté et réalisé par Anthony Balch. D'après une histoire de William S. Burroughs. Avec William S. Burroughs.
  • 1968 : Häxan, écrit et réalisé en 1922 par Benjamin Christensen. Version de 1968 narrée par William S. Burroughs.
  • 1969 : Cain’s Film, écrit et réalisé par Jamie Wadhawan. Court-métrage anglais de 27 minutes avec Alexander Trocchi et William S. Burroughs.
  • 1970 : Prologue, coécrit et réalisé par Robin Spry. Avec Jean Genet, Allen Ginsberg et William S. Burroughs.
  • 1972 : Bill and Tony, réalisé par Antony Balch. Court-métrage avec Antony Balch et William S. Burroughs.
  • 1978 : Thot-Fal’N, court-métrage américain réalisé par Stan Brakhage. Avec Allen Ginsberg, Peter Orlovsky et William S. Burroughs.
  • 1978 : Fried Shoes Cooked Diamonds, avec Amiri Baraka, Allen Ginsberg, Timothy Leary et William S. Burroughs.
  • 1981 : Energy and How to Get It, réalisé par le photographe Robert Frank.
  • 1981 : Saturday Night Live du 7 novembre 1981.
  • 1982 : The Discipline of D.E., adapté et réalisé par Gus Van Sant. D'après une nouvelle de William S. Burroughs.
  • 1982 : Poetry in Motion, réalisé par Ron Mann. Avec Charles Bukowski, John Cage, Allen Ginsberg, John Giorno, Michael Ondaatje, Ed Sanders, Gary Snyder, Tom Waits, Anne Waldman et William S. Burroughs.
  • 1983 : Taking Tiger Mountain, long métrage de science-fiction réalisé par Tom Huckabee. D’après l’histoire Blade Runner, a Movie de William S. Burroughs. Avec Lou Montgomery et Bill Paxton.
  • 1983 : Pirate Tape, réalisé par Derek Jarman. Court-métrage anglais avec William S. Burroughs.
  • 1984 : Decoder, réalisé par Muscha. Histoire de Klaus Maeck. Avec William Rice et William S. Burroughs.
  • 1984 : It Don’t Pay to Be an Honest Citizen, réalisé par Jacob Burckhardt, avec Allen Ginsberg, William Rice et William S. Burroughs.
  • 1985 : Burroughs, d'Howard Brookner. Documentaire sur la vie de William S. Burroughs.
  • 1985 : Ornette : Made In America, documentaire de Shirley Clarke, avec William S. Burroughs, Ornette Coleman, Brion Gysin et Eugene Tatum.
  • 1985 : What Happened to Kerouac ?, avec des images de Gregory Corso, Allen Ginsberg, Jan Kerouac, Jack Kerouac et William S. Burroughs.
  • 1985 : Kerouac, the Movie.
  • 1986 : Home of the Brave, film de Laurie Anderson, écrit et réalisé par Laurie Anderson.
  • 1987 : The Beat Generation - An American Dream, réalisé par Janet Forman.
  • 1989 : Drugstore Cowboy, adapté et réalisé par Gus Van Sant.
  • 1989 : Bloodhounds of Broadway, coadapté et réalisé par Howard Brookner.
  • 1989 : Heavy Petting, documentaire d'avec Allen Ginsberg, Laurie Anderson et William S. Burroughs.
  • 1990 : Twister, de Michael Almereyda. Avec Harry Dean Stanton, Crispin Glover et William S. Burroughs.
  • 1990 : Thanksgiving Prayer, réalisé par Gus Van Sant.
  • 1990 : Laurie Anderson : Collected Videos.
  • 1991 : Wax, or the Discovery of Television Among the Bees, écrit et réalisé par David Blair.
  • 1991 : William S. Burroughs : Commissioner of Sewers, documentaire réalisé par Klaus Maeck.
  • 1992 : Naked Making Lunch, de Chris Rodley, avec David Cronenberg et William S. Burroughs.
  • 1993 : The Junky’s Christmas, coréalisé par Nick Donkin et Melodie McDaniel, et adapté par William S. Burroughs et James Grauerholz.
  • 1993 : Disposable Heroes of Hyphoprisy : "A Junky Christmas" : Vidéoclip.
  • 1993 : Even Cowgirls Get The Blues, de Gus Van Sant.
  • 1994 : Ah, Pook Is Here, de Philip Hunt.
  • 1994 : Drug-Taking and the Arts, documentaire fictif de Storm Thorgerson.
  • 1994 : The Life and Times of Allen Ginsberg.
  • 1995 : The Music of Kurt Weill : September Songs. Documentaire
  • 1997 : Last Night On Earth, vidéoclip du groupe U2, tirée de l’album Pop

Bibliographie sur Burroughs[modifier | modifier le code]

  • William S Burroughs, Pleased to meet you #1, Semiose édition, juin 2016.
  • (es)Servando Rocha, Nada es verdad, todo está permitido. El día que Kurt Cobain conoció a William Burroughs, Alpha Decay, 2014.
  • Ports of Entry: William S. Burroughs and the Arts, catalogue de l'exposition au Los Angeles County Museum of Art, LACMA edition, 1996.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Expositions personnelles[modifier | modifier le code]

  • 2016 : William S. Burroughs, Semiose galerie, Paris
  • 2014 : Taking Shots: The Photography of William S. Burroughs, The Photographers’ Gallery, London
  • 2014 : William S. Burroughs, Creative Observer, Lawrence Arts Center, Lawrence Kansas
  • 2014 : Can You All Hear Me, October Gallery, London
  • 2014 : The Burroughs Century, Indiana University, Bloomington
  • 2013 : William S. Burroughs, Retrospektive, Deichtorhallen, Hamburg
  • 2013 : Cut-Ups, Cut-Ins, Cut-Outs, The Art of William S. Burroughs, Mglc International Centre for Graphic Arts, Ljubljana
  • 2012 : The Name Is Burroughs - Expanded Media, ZKM, Museum of Contemporary Art, Karlsruhe
  • 2012 : All out of time into space, October Gallery, London
  • 2012 : Cut-ups Cut-ins Cut-outs, Die Kunst des William S. Burroughs, Kunsthalle Wien, Vienna
  • 2009 : Naked Leftovers, DotDotDot Artspace, Lawrence
  • 2009 : 50th Anniversary Celebration of William S. Burroughs’ The Naked Lunch, Th!nkart Salon, Chicago
  • 2009 : William S. Burroughs, London Photographs, Maggs Bros, London
  • 2008 : Burroughs Live in serie of exhibitions Collision Course, Royal Academy of Arts, London
  • 2008 : Rub Out the Word, Stellan Holm Gallery, New York
  • 2008 : William S. Burroughs : Life File, Riflemaker, London
  • 2005 : The Unseen Art of William S. Burroughs (three parts : Dead Aim (Part I), Pistol poem (Part II), Rifle Range (Part III), Riflemaker, London
  • 2004 : The Seven Deadly Sins, Raab Galerie, Berlin
  • 1999 : Galerie Carzaniga & Ueker, Basel
  • 1996 : William S. Burroughs, Ports of Entry, Los Angeles County Museum, Los Angeles; Spencer Museum, University of Kansas, Lawrence
  • 1996 : Concrete and Buckshot. William S. Burroughs Paintings 1987-1996, Track 16 Gallery and Robert Berman Gallery, Santa Monica
  • 1996 : Nineties Beat Paintings, David Levik Gallery, Kansas City Missouri
  • 1996 : Paintings, Webb Gallery, Waxahachie, Texas
  • 1995 : The Seven Deadly Sins, Kunsthallen Brandts Klaedefabrik, Odense
  • 1995 : Terrain Gallery, San Francisco
  • 1994 : Photographs 1962-1972, Vintage Gallery, Amsterdam
  • 1994 : Nagual Marks, Aktionsforum Praterinsel, Munich
  • 1994 : The Bourgeois Pig, Lawrence, Kansas
  • 1994 : Ulrich Museum of Art, Wichita State University, Witchita
  • 1993 : Center for Study and Exhibit of Drawings, Exquisite Corpse, New York
  • 1993 : Galeria Sephira, Madrid
  • 1993 : The Seven Deadly Sins, Gagosian Gallery, New York; The Writer’s Place, Kansas City
  • 1992 : The Seven Deadly Sins, Earl McGrath Gallery, Los Angeles; Nautilus Foundation, Lloyd; Hokin Gallery, Bay Harbor Islands; Earl McGrath Gallery, Los Angeles; Mincher- Wilcox Gallery, San Francisco, Artists en Mass, Lawrence, Kansas; October Gallery, London ; George Mulder Fine Arts, Amsterdam ; Galerie Kunst Parterre, Viersen,
  • 1992 : Transit Gallery, Bergamo
  • 1992 : Casa Burroughs: shotgun, dipinti e altro, Atelier Marconi Gallery, Torino
  • 1991 : Galerie Carzaniga & Ueker, Basel
  • 1991 : Galerie K, Amsterdam
  • 1991 : Vanguardia Galeria de Arte, Bilbao
  • 1990 : Galerie K, Paris
  • 1990 : Shotgun Paintings, works on wood & paper, The Seed Hall/Seibu Shibuya, Tokyo; Akarenga Hall/Seibu Shibuya, Seibu Sapporo, Sapporo
  • 1990 : Galerie Waschsalon, Frankfurt
  • 1990 : Earl McGrath Gallery, Los Angeles
  • 1990 : Deutsch-Amerikanisches Institut, Tübingen
  • 1990 : Galeria Sephira, Madrid
  • 1989 : Gallerie OBORO and Atelier Roger Bellemare, Montreal
  • 1989 : Cold City Gallery, Toronto
  • 1989 : Galerie Carzaniga & Ueker, Basel Art Fair, Basel
  • 1989 : Galeria EMI Valentim de Carvalho, Lisbon
  • 1989 : Cleto Polcina Artemodernna, Rome
  • 1989 : Kellas Gallery, Lawrence, Kansas
  • 1989 : Elliot Smith Gallery, St. Louis
  • 1988 : October Gallery, London
  • 1988 : The Western Front Gallery, Vancouver
  • 1988 : Gallery Casa Sin Nombre, Santa Fe
  • 1988 : Suzanne Biederberg Gallery, Amsterdam Art Fair, Amsterdam
  • 1987 : Tony Shafrazi Gallery, New York

Expositions collectives (sélection)[modifier | modifier le code]

  • 2017 : Parole, Parole - Une exposition du 40e anniversaire du Centre Pompidou, Le Carré, Scène Nationale - Centre d’Art Contemporain, Chapelle du Genêteil, Château-Gontier
  • 2016 : Beat Generation, ZKM Center for Art and Media, Karlsruhe
  • 2016 : Beat Generation, MNAM Centre Pompidou, Paris
  • 2015 : Richard Hawkins & William S. Burroughs, Cerith Wyn Evans, Isa Genzeken, Tom of Finland, Galerie Buchholz, Berlin
  • 2015 : EYES FOR BLOWING UP BRIDGES : Joining the dots from the Situationist International to Malcolm McLaren, John Hansard Gallery, Southampton
  • 2015 : Great Gifts of Chance, Tom Christoffersen, Copenhaguen
  • 2011 : Arp, Beckmann, Munch, Kirchner, Warhol ... Klassiker in Bonn, Kunst and Ausstellunghalle der Bunesrepublik, Bonn
  • 2009 : Rip it Up And Start Again, Group show, Kunstverein München, Munich
  • 2009 : Inside the Bunker, at home with William S. Burroughs, Plattfon Record Store, Basel
  • 2009 : Bukowski and Burroughs, Malcolm McNeil and WSB : The lost art Ah Pook is here, Track 16 Gallery, Santa Monica
  • 2009 : Sonic Youth etc. : «Sensational Fix», KIT Kunst im Tunnel, Düsseldorf
  • 2009 : The third Mind : American Artists contemplate Asia, 1860 - 1989, Solomon R. Guggenheim Museum, New York
  • 2009 : The Sky Is Thin As Paper Here, Kunstverein München, Munich
  • 2008 : Cu-Outs and Cut-Ups, Hans Christian Andersen and William Seward Burroughs, Irish Museum of Art, Dublin Omaggio a William Burroughs, Le Case D’arte, Mailand
  • 2008 : Traces du Sacré, Haus der Kunst, Munich
  • 2008 : Traces du Sacré, Centre Pompidou, Paris
  • 2008 : Bend over / Hangover : An evening with Cinema Zero, White Flag Project, Saint Louis, Missouri
  • 2008 : The Writer’s Brush : Visual Art by Writers, Pierre Menard Gallery, Cambridge; Anita Shapolsky Gallery, New York
  • 2008 : The third Mind, Carte blanche à Ugo Rondinone, Palais de Tokyo, Paris
  • 2008 : Oh Girl, It’s a boy !, Kunstverein München, Munich
  • 2007 : You’ll Never know, New Art Gallery, Walsall; Hayward Gallery, London; Harris Museum and Art Gallery, Preston; Glynn Vivian Gallery, Swansea; The Lowry, Salford; Tullie House Museum and art Gallery, Carlisle
  • 2007 : Radical Software, CCA Wattis, Wattis Institute for contemporary Art, San Francisco
  • 2006 : Light and Shadow, Galerie von Bartha, Basel
  • 2006 : Vinyl. Records and Covers by Artists, MACBA Museu d’Art Contemporani de Barcelona, Barcelona
  • 2004 : Collage, Bloomberg SPACE, London
  • 1997 : William S. Burroughs / George Condo, Pat Hearn Gallery, New York
  • 1996 : The Gun : Icono of twentieth Century Art, Ubu Gallery, New York
  • 1996 : Beat Culture and the New America, Walker Art Center, Minneapolis
  • 1996 : William S. Burroughs, Los Angeles County Museum, Los Angeles
  • 1996 : Zola Café, Westport, Kansas City
  • 1996 : BANG – Gunshot Art, Paolo Baldacci Gallery, New York
  • 1996 : The Gun: Icon of Twentieth Century Art, Ubu Gallery, New York
  • 1995 : Beat Culture and the New America, Whitney Museum of American Art, New York
  • 1994 : Two Guys With Guns Making Art, (Duo exhibition with Hunter S. Thompson), Floria Brown Gallery, Woody Creek, Colorado
  • 1994 : The Ossuary, Luhring Augustine Gallery, New York
  • 1994 : Beat Generation Art, New York University, New York
  • 1993 : Et tous ils changent le Monde, Biennale d’Art Contemporain, Lyon
  • 1993 : Poetry and Painting, Porte Galerie Avion, Marseille
  • 1993 : XLV Exposizione Internazionale d’Arte, Venice
  • 1992 : Exhibition with Brion Gysin, Project Arts Centre, Dublin
  • 1992 : Exhibition with Dennis Hopper, Sena Gallery, Santa Fe, New Mexico
  • 1991 : Galerie Carzaniga & Ueker, Basel Art Fair, Basel
  • 1991 : Contemporary Art Fair, Milan
  • 1991 : Exhibition with Keith Haring, Murray Feldman Gallery, Los Angeles
  • 1990 : Exhibition with Keith Haring, October Gallery, London
  • 1990 : XLIV Exposizione Internazionale d’Arte, Venice
  • 1990 : Paper Cloud, Thick Pages, exhibition with Allen Ginsberg, Gallery Casa Sin Nombre, Santa Fe
  • 1990 : Galeria EMI Valentim de Carvalho at ARCO Art Fair, Madrid
  • 1990 : Vanguardia Galeria de Arte, Bilbao
  • 1990 : Exhibition with Robert Wilson, XPO Galerie, Hamburg
  • 1989 : The Valley, Keith Haring and William Burroughs, George Mulder Fine Arts, New York
  • 1989 : Exhibition with Walter Dahn, Galerie Paul Maenz Köln, Cologne
  • 1988 : Exhibition with Sam Gilliam, Paul Klein Gallery, Chicago
  • 1988 : Exhibition with St. EOM, Center on Contemporary Art, Seattle
  • 1988 : Literary Vision, Jack Tilton Gallery, New York
  • 1982 : Exhibition at B2 Gallery, London supporting the Final Academy festival of readings and events celebrating William S. Burroughs and his work
  • 1964 : Peinture, Poésie, Musique: David Budd Recontre William Burroughs et Earl Brown, Rodolphe Stadler Galerie Stadler, Paris
  • 1964 : Kochi Museum of Art, Kochi
  • 1964 : Museum of Contemporary Religious Art, Saint Louis
  • 1964 : University, St. Louis
  • 1964 : Zentrum für Kunst und Medientechnologie Karlsruhe (ZKM), Karlsruhe
  • 1964 : Kunsthalle Wien, Vienna

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « ...je suis dans la maison du 4664 Pershing Avenue où je suis né »
  2. Kerouac 2009, p. 4
  3. Le journal Libération lui rend hommage le lendemain en lui consacrant sa une, un fusil à la main.
  4. Le Festin nu, son livre le plus connu, a été traduit en France par Eric Kahane, traducteur de Lolita de Nabokov.
  5. (fr) « biographie de William S. Burroughs », sur www.cafardcosmique.com (consulté le 21 août 2010)
  6. a et b Hoskyns 2011, p. 265
  7. « Short papers: “Fifty Years of Naked Lunch: from the Interzone to the Archive… and back.” - Academic Commons », sur academiccommons.columbia.edu (consulté le 30 janvier 2016)
  8. (fr) « Interzone Editions: publication de “Le Temps des naguals” », sur isabellebaudron.blog.lemonde.fr (consulté le 21 août 2010)
  9. seule cure efficace en matière de désintoxication selon Burroughs
  10. « Notice détaillée », sur sudoc.abes.fr,‎ (consulté le 30 janvier 2016)
  11. Hoskyns 2011, p. 270
  12. « Alors que Kerouac retourna vivre avec sa mère dans les années 1960 et épousa la sœur d’un ami d’enfance, et que Ginsberg régna pendant les années hippies, ce furent les années 1980 et 1990 […] qui allaient être l’ère de William Burroughs, le plus sombre des trois anges de la Beat Generation. », Citation extraite du livre Queer Beats de Regina Marler
  13. qui donna son nom au groupe de rock progressif Soft Machine et aussi au groupe Matching Mole
  14. Inspiré de Lucien Carr, rédigé en 1945 mais jamais publié : Burroughs prit comme pseudonyme Will Dennison, et Kerouac, Mike Ryko.

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