Viaduc de la Méditerranée

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Viaduc de la Méditerranée
Image illustrative de l’article Viaduc de la Méditerranée
Géographie
Pays France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Rhône
Commune Grigny / Ternay
Coordonnées géographiques 45° 35′ 38″ N, 4° 47′ 05″ E
Fonction
Franchit le Rhône
Fonction ferroviaire
Caractéristiques techniques
Type Pont en arc
Longueur 196 m
Portée principale 124 m
Matériau(x) béton armé
Construction
Construction 1945 - 1950
Ingénieur(s) Nicolas Esquillan
Maître d'ouvrage SNCF
Entreprise(s) Boussiron

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Viaduc de la Méditerranée

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Viaduc de la Méditerranée

Le viaduc de la Méditerranée (dit aussi viaduc de Chasse) est un pont ferroviaire en arc à tablier intermédiaire suspendu qui enjambe le Rhône entre Ternay et Grigny (Rhône).

Il est situé sur la ligne de Givors-Canal à Chasse-sur-Rhône.

Histoire[modifier | modifier le code]

Premier viaduc (1856-1944)[modifier | modifier le code]

Le premier ouvrage est un pont à poutre cintrée réalisé par l'ingénieur Louis Boulongne pour la Compagnie des chemins de fer de Paris à Lyon et à la Méditerranée (PLM). Ce pont comporte deux voies ferroviaires et un passage piéton, il est mis en service en 1856. Il est consolidé en 1924 par le même ingénieur et l'entreprise Boussiron[1].

Deuxième viaduc (1950)[modifier | modifier le code]

Le viaduc est reconstruit après la démolition de l'ancien viaduc par bombardement en 1944. Il ne lui restait plus qu'une travée intacte, trois endommagées et une détruite. La circulation est rétablie sur un ouvrage provisoire, de type Eiffel, le 8 mai 1945[2].

Pour reconstruire l'ouvrage, la SNCF souhaitait supprimer la pile au milieu du Rhône. l'ingénieur Nicolas Esquillan[2], directeur technique de l'entreprise Boussiron[2], proposa une variante en conservant les appuis dans le Rhône près des rives. Il avait remarqué « la faible profondeur des passes dans les travées extrêmes ». En conservant les appuis de rive, il les joignait par des arcs en béton armé de 124 m d'ouverture à tablier intermédiaire. Les culées et les appuis servant aux arcs ont été conservés. Les travées de rive ont une longueur de 36 m.

Jean François, adjoint de Nicolas Esquillan, indiquait : « l'ancien ouvrage, dont les fondations subsistent en partie, a déterminé les caractéristiques du nouveau viaduc, le passage provisoire en a conditionné l'exécution pour une très grande part ».

L'ancien ouvrage a servi d'appui provisoire aux cintres du nouveau viaduc, et le nouveau viaduc a été utilisé pour démolir l'ancien[3].

Le viaduc a été essayé le 21 novembre 1950 sous une charge ferroviaire de 1 529 t. Sous cette charge d'épreuve, le tablier a fléchi de 15 mm[4]. Lors de sa livraison, le pont détenait le « record mondial de portée des ponts-rails en béton armé à double voie ferrée suspendue »[2].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Site Patrimoine de Rhône-Alpes (Inventaire général du patrimoine culturel), « Pont ferroviaire dit viaduc de la Méditerranée, ou dit viaduc de Chasse ou dit viaduc de Givors, actuellement pont ferroviaire en arc » lire (consulté le 1er décembre 2014).
  2. a b c et d François Caron, Olivier Bachet, Le Patrimoine de la SNCF et des chemins de fer français, tome II, Flohic éditions, Paris, 1999 (ISBN 2-84234-069-8), p. 555 extrait (consulté le 20 juillet 2013)
  3. Site Patrimoine de Rhône-Alpes (Inventaire général du patrimoine culturel), « Pont ferroviaire dit viaduc de la Méditerranée, ou dit viaduc d'Arboras, ou dit viaduc de Chasse » lire (consulté le 1er décembre 2014).
  4. Site fr.structurae.de, Viaduc de la Méditerranée, lire (consulté le 19 juillet 2013).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Bernard Marrey, Les Ponts modernes. 20e siècle, Picard éditeur, Paris, 1995 (ISBN 2-7084-0484-9), pp. 162-163
  • Nicolas Esquillan, « La reconstruction du viaduc de la Méditerranée sur le Rhône entre Givors et Chasse (1ère partie) », dans Travaux, no 199, mai 1951.
  • Nicolas Esquillan, « La reconstruction du viaduc de la Méditerranée sur le Rhône entre Givors et Chasse (2ème partie) », dans Travaux, no 200, juin 1951.
  • Leonard Fernández Troyano, Tierra sobre el agua, Colegio de Ingenieros de Caminos, Canales y Puertos, Madrid, 1999 (ISBN 8438001483), pp. 300
  • Guy Grattesat, Ponts de France, Presses Ponts et chaussées, Paris, 1984 (ISBN 2859780300), pp. 178
  • Serge Montens, Les plus beaux ponts de France, Bonneton, Paris, 2001 (ISBN 2862532754), pp. 146

Liens externes[modifier | modifier le code]