Grigny (métropole de Lyon)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
(Redirigé depuis Grigny (Rhône))
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Grigny.
Grigny
Parc-manoir
Parc-manoir
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Métropole Métropole de Lyon
Arrondissement Lyon
Maire
Mandat
Xavier Odo
2014-2020
Code postal 69520
Code commune 69096
Démographie
Gentilé Grignerots[1]
Population
municipale
9 529 hab. (2014)
Densité 1 657 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 36′ 33″ nord, 4° 47′ 26″ est
Altitude Min. 152 m
Max. 245 m
Superficie 5,75 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : métropole de Lyon

Voir sur la carte administrative de la Métropole de Lyon
City locator 14.svg
Grigny

Géolocalisation sur la carte : métropole de Lyon

Voir sur la carte topographique de la Métropole de Lyon
City locator 14.svg
Grigny

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Grigny

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Grigny
Liens
Site web Site officiel de la mairie

Grigny est une commune française de la métropole de Lyon, en région Auvergne-Rhône-Alpes. Les habitants de Grigny, appelés Grignerots ou Grignerotes, représentent 9529 personnes au 1er janvier 2014, sur un territoire de 575 hectares constitué de 42 % d'espaces verts.

Façade arrière de l'Hôtel de Ville de Grigny

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

En rouge le territoire de Millery qui a intégré Vernaison et la métropole, en bleu le territoire qui a rejoint Grigny.

Grigny est située au sud de Lyon et au bord du Rhône. Dans le sud du département du Rhône, Grigny se situe à la périphérie de trois départements, le Rhône, l’Isère et la Loire. La Ville de Grigny se situe à environ 17 km de Lyon.

Le 1er janvier 2015, lors de la création de la métropole de Lyon, La commune absorbe une partie de Millery afin de créer un corridor territorial la reliant à la Métropole[2].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Vernaison Sérézin-du-Rhône Rose des vents
Millery
Montagny
N Ternay
O    Grigny    E
S
Givors Ternay

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Grigny est une ville d’eau car elle s’étend le long de la rive droite du Rhône, tout en étant traversée par les rivières affluentes du fleuve, à savoir le Garon et le Mornantet.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la commune viendrait de grigne, une variété de pierre calcaire[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

Grigny illustré par Joannès Drevet (1854–1940).
Article détaillé : Jarez.

Le site de Grigny est habité depuis la préhistoire, ainsi qu’en témoignent les objets façonnés découverts sur divers lieux. Les vestiges historiques, concentrés pour l’essentiel en centre-ville remontent pour les plus anciens au XIIe siècle et pour les plus récents au XVIIe siècle. Par ailleurs, son château du XVIIe siècle est richement décoré de peintures murales de la même époque et dont la quantité et la qualité de conservation sont uniques en Rhône-Alpes[réf. nécessaire].

Salle des Brocarts, ancienne chambre de Jeanne du Clapier - Hôtel de Ville de Grigny

Le Grand Lyon disparait le , et laisse place à la collectivité territoriale de la métropole de Lyon. La commune quitte ainsi le département du Rhône[4].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Grigny
Blason de Grigny Blason D’azur au pigeon d’or.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
avril 2014 en cours Xavier Odo Divers droite Conseiller communautaire du Grand Lyon
1992 avril 2014 René Balme PCF puis apparenté PCF
puis PG puis FDG
Conseiller communautaire du Grand Lyon
mars 1977 1992 Roger Tissot PCF  
1965 1977 Robert Malfroy Divers droite  
1959 1965 Auguste Veyret n.r  
1958 1959 Louis Planchon n.r  
1955 1958 Adrien Dutartre PCF  
1953 1955 Jacques Reboul n.r  
1952 1953 Jean Fayard n.r  
1947 1952 Emile Malfroy n.r  
Les données manquantes sont à compléter.
Façade avant de l'Hôtel de Ville de Grigny

Population et société[modifier | modifier le code]

L'existence de populations à Grigny semble remonter à l'époque préhistorique par les « trouvailles du Vieux Port » constituées d'objets de l'âge du Bronze. Un dénombrement de la fin du XVIIe siècle comptabilise 120 familles dans le district.

La population grignerote est historiquement marquée par le chemin de fer et la seconde guerre mondiale. Le tracé approuvé par l'ordonnance royale de 1827 traverse Grigny. « Les emplois créés arrivèrent à point nommé pour absorber la main d’œuvre locale que la vigne et la chapellerie, sur le déclin, ne pouvaient plus employer » écrit Édouard Brenot (source : "150 ans de chemin de fer Grigny-Badan"). Un fort apport de main d’œuvre extérieure est nécessaire, au point que la population quadruple en un siècle. De 893 habitants en 1819, Grigny passe à 3 547 habitants en 1921. La vie change à Grigny avec la construction de nombreux nouveaux logements, d'une nouvelle école et la création d'un dispensaire, d'un Économat et de la Société coopérative de consommation.

Autres réalisations spécifiques au monde cheminot, la protection mutuelle, les jardins du cheminot, le club sportif et l'union des artistes. La construction du triage de Badan implique, néanmoins, la disparition de la zone la plus fertile et la seule labourable de la Commune, ses seules terres céréalières. Enfin, c'est l'événement ferroviaire qui a permis au Grignerot d'expérimenter la communauté d'intérêt et la lutte sociale. Les controverses sur le tracé et sur le triage, par exemple, ont donné lieu à l'expression de ces communautés d'intérêt populaire ; la revendication de nouveaux droits sociaux de la part des cheminots est un autre exemple.

Environ 80 associations sportives, culturelles, caritatives, socio-culturelles et institutionnelles sont dénombrées. Elles engagent la moitié de la population grignerote.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[6],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 9 529 habitants, en augmentation de 8,57 % par rapport à 2009 (Métropole de Lyon : 5,17 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
989 928 959 904 1 325 1 395 1 370 1 639 1 690
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 916 1 778 1 898 1 827 1 992 2 162 2 147 2 136 2 227
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 494 2 486 2 958 3 600 4 296 4 616 4 356 4 077 5 073
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2011 2014
6 028 7 994 10 177 8 108 7 498 7 873 8 563 9 094 9 529
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2010, le revenu fiscal médian par ménage était de 27 269 €[9].

Emploi[modifier | modifier le code]

Le taux d'activité des Grignerots âgés de 15 à 64 ans est de 74,2 % (72,1 % dans le Rhône). Les employés et ouvriers sont à part quasiment égale 40,4 % ; les professions dites intermédiaires 12,1 % ; les cadres et intellectuels supérieurs 3,4 % ; les artisans, commerçants et chefs d'entreprise 2 % ; les agriculteurs exploitants 0,2 %.

La ville de Grigny s'est placée « Zone hors AGCS ».

L'activité économique la plus répandue est le secteur commerce, transports, services divers, suivie de la construction, puis du secteur administration publique, enseignement, santé, action sociale et enfin de l'industrie.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Avec 42 % d'espaces verts sur le territoire, les sites naturels classés côtoient un patrimoine historique remontant au Moyen Âge. Des réalisations plus contemporaines issues des différents symposiums de sculpture sont également disposées dans la ville.

La place du bourg au début du XXe siècle.

La SCOF/cité des artistes, la médiathèque Léo Ferré, les événements organisés au sein de la Rotonde de Grigny sont des lieux emblématiques de la ville ; La m@ison de Grigny, qui a fermé ses portes en 2015, était née sous l’impulsion de René Balme, maire de Grigny à partir de 2002, il était un pôle ressource du Grand Lyon pour les usages publics de l’Internet et du multimédia. L’association assumait également des missions pour la Région Rhône-Alpes, l’État et entretenait des relations internationales.

Galerie reliant le château à l'église entre 901 et 1902

Le château occupé par Jeanne de Clapier au XVIIe siècle est aujourd'hui devenu l'Hôtel de Ville, doté d'une salle d'exposition et des fameuses peintures murales que l'on peut visiter sur rendez-vous tout au long de l'année ou lors des Journées européennes du patrimoine.

Il existe toujours, près de la gare de triage de Badan, une cité SNCF datant des années 1930, témoignant de l’activité cheminote qui caractérise Grigny depuis plus de 150 ans. Dans les années 1990, la municipalité a commandé une étude visant à réhabiliter ce secteur et a participé à la rénovation des façades des rues Couriot, Cordier, Darcy et Pressensé ; ce qui lui vaut, en 1997, de gagner le prix « Choisissez vos couleurs ».

On notera également la présence d'une tour de traille à proximité du Rhône, qui à l'époque, permettait de traverser le fleuve dans une embarcation, le bac à traille, en se déplaçant le long d'un câble (la « traille »).

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Regroupement[modifier | modifier le code]

En novembre 2005, les communes de Givors et de Grigny ont soumis leur candidature à l'adhésion au Grand Lyon après consultation de la population pour Givors, par délibération du conseil municipal à Grigny. Le conseil communautaire a voté son accord à ces candidatures. Les deux villes ont rejoint le Grand Lyon le .

TIC et Logiciel libre[modifier | modifier le code]

La ville de Grigny soutient et utilise les logiciels libres[10].

  • utilisation d'environnement de travail libre pour le personnel
  • utilisation de logiciels libres dans les applications web centrales (internet, intranet)
  • sensibilisation et accompagnement aux logiciels métier
  • amélioration de logiciels libres en interne

La ville de Grigny est adhérente à l'association APRIL (l'April est une association qui a pour but la promotion et la défense du logiciel libre dans l'espace francophone).

Depuis plusieurs années, la ville expérimente sur l'une de ses écoles élémentaires "pilote" l'accompagnement des enseignants sur le logiciel libre Eduriver (Dotriver).

En 2012, les services municipaux ont travaillé au développement d'un web tv dédiée, développée avec le système Open source Clip Bucket (Pakistan). La même année la Ville a obtenu 4@ au label Ville Internet (maximum 5@)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Gentilé sur le site habitants.fr, consulté le 29/09/2008
  2. []« DÉCRYPTAGE », sur http://www.francebleu.fr/, vendredi 02 janvier 2015 à 16h34 (consulté le 11 janvier 2015)
  3. Jean Coste, Dictionnaire des noms propres : toponymes et patronymes de France : quelles origines, quelles significations ?, Armand Colin, , 701 p. (ISBN 2200269692), p. 470
  4. Métropole : clap de fin pour le Grand Lyon, Lyon Capitale
  5. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  6. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  9. « Indicateurs de structure et de distribution des revenus en 2010 | Insee », sur www.insee.fr (consulté le 28 mars 2017)
  10. Article du site lyoncapitale.fr : « À Grigny, on est libre ! »