Barrage de Génissiat

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Barrage de Génissiat
image illustrative de l’article Barrage de Génissiat
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Coordonnées 46° 03′ 10″ nord, 5° 48′ 44″ est
Cours d'eau Rhône
Objectifs et impacts
Vocation énergie
Propriétaire Compagnie nationale du Rhône
Date du début des travaux 1937
Date de mise en service 1948
Classement Patrimoine XXe s. (2012)
Barrage
Type Poids
Hauteur du barrage
(lit de rivière)
104 m
Épaisseur du barrage
(à la base)
100 m
Réservoir
Volume du réservoir 56 millions de m3
Centrale hydroélectrique
Hauteur de chute 67 m
Nombre de turbines 6
Type de turbines Francis
Puissance installée 420 MW
Production annuelle 1 700 GWh/an

Géolocalisation sur la carte : France

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Barrage de Génissiat

Géolocalisation sur la carte : Rhône-Alpes

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Barrage de Génissiat

Géolocalisation sur la carte : Ain

(Voir situation sur carte : Ain)
Barrage de Génissiat

Le barrage de Génissiat est le deuxième barrage et la deuxième centrale hydroélectrique française construite sur le Rhône, le premier aménagement étant la centrale hydroélectrique de Cusset. Au moment de son inauguration, il fut le plus important ouvrage d'Europe occidentale et a contribué au redressement de la France d'après-guerre grâce à l’électricité qui alimentait Paris[1]. Il se situe à cheval sur les communes d'Injoux-Génissiat (Ain) et de Franclens (Haute-Savoie).

Histoire[modifier | modifier le code]

Le lac du barrage, en septembre 1995.

L'aménagement du haut Rhône fut envisagé dès 1906 par les ingénieurs Blondel, Harlé et Mähl, puis lors de la "Mégawatt Mania" boursière des années 1920, mais resta momentanément au stade de l´étude au profit du port de Lyon. Il ne fut engagé véritablement qu'en 1933 sous l'impulsion de deux hommes : le sénateur Léon Perrier et Édouard Herriot, ancien président du Conseil et maire de Lyon.

Créée en par Perrier et Herriot, la Compagnie nationale du Rhône (CNR) reçoit l'année suivante de l'État la concession du Rhône pour une période de 99 ans. Génissiat va être sa première construction de barrage sur le fleuve. Programmée en 1933, le chantier débute en 1937. Près de 3 000 ouvriers, techniciens et ingénieurs travaillent sur le site[1]. En 1939, le fleuve est coupé pour jeter les fondements de l'ouvrage. La guerre met un frein au chantier qui est même noyé en pour le rendre impraticable aux troupes allemandes[2]. Le chantier est néanmoins rouvert à l'automne 1940 avec du personnel qui échappe ainsi au travail obligatoire. Mais de nombreux ouvriers rejoignent le maquis dans l'Ain et en Haute-Savoie[1]. Parallèlement, Léon Perrier et Édouard Herriot sont écartés par le régime de Vichy[2]. Le chantier évolue lentement durant l'occupation mais tourne à plein régime à la libération car la France a énormément besoin d'énergie pour relancer l'économie[2]. Finalement la mise en eau a lieu en . Le barrage est inauguré par le président Vincent Auriol qui le décrit comme le « Niagara français »[1]. Les architectes en sont Albert Laprade et Léon Bazin.

La route départementale D72 permet de franchir le barrage en direction entre Chêne-en-Semine et Franclens en Haute-Savoie et Injoux-Génissiat et Billiat dans l'Ain.

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

Plan d'ensemble et caractéristiques techniques.

La construction du barrage a nécessité le terrassement de 1,2 million de m3 de terre, 750 000 m3 de béton armé, 1,33 million de tonnes de graviers et de sable totalisant 45 millions d'heures de travail[1].

Le barrage appartient à un ensemble de six aménagements du Haut Rhône. La hauteur du barrage est de 104 mètres. C'est le seul de moyenne chute. La hauteur maximale de chute est de 67 mètres.

Le débit turbinable total de la centrale hydroélectrique est de 750 m3/s. La centrale est composée de 6 turbines verticales de type Francis de 66 MW chacune. La production moyenne a atteint 1,5 milliard de kWh dès 1949 et s'élève aujourd'hui à 1,7 milliard de kWh, soit deux fois la consommation annuelle de Grenoble[1]. La retenue s'étend sur 23 km, soit jusqu'à la frontière suisse, et représente 18 millions de m3 d'eau. Le barrage représente 11,3 % de la production électrique de la CNR.

La CNR propose des visites du barrage d'une durée de 2 heures[3].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Emmanuel de Roux, Patrimoine industriel, p. 142-147, Éditions Scala, Paris, 2007 (ISBN 978-2-86656-406-3)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e et f Julien Champclos, « Barrage de Génissiat : un emblème de l'énergie hydroélectrique française », Le Messager,‎ , p. 47
  2. a, b et c « Le barrage-centrale de Génissiat : une immersion au sec! », Haute-Savoie Mag, no 169,‎ avril - juin 2018, p. 34-35
  3. Réservation depuis le site https://www.lescircuitsdelenergie.fr/fr/