Chézy-sur-Marne

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Chézy-sur-Marne
Mairie de Chézy-sur-Marne.
Mairie de Chézy-sur-Marne.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Aisne
Arrondissement Château-Thierry
Canton Essômes-sur-Marne
Intercommunalité Canton de Charly-sur-Marne
Maire
Mandat
Jean-Claude Bereaux
2014-2020
Code postal 02570
Code commune 02186
Démographie
Gentilé Guernouillats
Population
municipale
1 320 hab. (2014)
Densité 59 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 59′ 19″ nord, 3° 22′ 05″ est
Altitude Min. 57 m – Max. 220 m
Superficie 22,43 km2
Localisation

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Liens
Site web mairie-chezysurmarne.fr

Chézy-sur-Marne est une commune française, située dans le département de l'Aisne en région Hauts-de-France.

Ses habitants sont appelés les Guernouillats et Guernouillates, la commune ayant adopté pour emblème la grenouille.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Chézy-sur-Marne est situé sur le plateau de la Brie champenoise, à sept kilomètres au sud-ouest de Château-Thierry.

Communes limitrophes de Chézy-sur-Marne
Azy-sur-Marne, Essômes-sur-Marne Nogentel
Romeny-sur-Marne Chézy-sur-Marne Nesles-la-Montagne
Nogent-l'Artaud La Chapelle-sur-Chézy Essises

Lieux-dits[modifier | modifier le code]

  • Hameaux : Château de l'Abbaye, le Moncet, les Roches.
  • Écarts : Ancien moulin des Bois, Arrouard (ancien moulin), Bayard (ancien moulin), la Casinière, Chaillois-l'Abbaye, les Estolins, Grand-Ru, Guilleterie, Ragrenet (ancien moulin), la Petite-Queue, la Queue, Saint-Jean, les Verdelettes.
  • Fermes : les Avréaux, la Bézarderie, Brochot, Chaillouet, Chevance, Harmandot, le Grand Luquis, le Petit Luquis, Pislouvet, Proslins, la Ramonerie, le Grand Troncet, le Petit Troncet.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le village est traversé par le ru du Dolloir, un affluent de la Marne.

L'aqueduc de la Dhuis, conçu par le baron Haussmann pour alimenter Paris en eau, traverse également le territoire de la commune. Chezy appartient au canton de Charly-sur-Marne, à l'intercommunalité du canton de Charly-sur-Marne.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par une gare (Chézy-sur-Marne) de la ligne Paris - Château-Thierry (TransilienLigne P du Transilien).

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le lieu était dénommé Chézy-l'Abbaye avant la Révolution française[réf. nécessaire].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le site de la commune est peuplé depuis 4 000 ans. À l'époque gallo-romaine, elle se nomme Casiacus, puis Casiei.

Après la fondation de l'abbaye de Saint-Pierre sur les bords de la Marne par l'ordre bénédictin, elle devient Chézy-l'Abbaye. L'abbaye brûle en 887 lors des invasions normandes. Au XIIe siècle, fuyant les combats entre les troupes de Louis VI le Gros et de Thibaud de Champagne, les moines reconstruisent l'abbaye au cœur du village. En 1414 pendant la guerre de Cent Ans, afin de contrer l'envahisseur anglais, le village est fortifié et l'abbaye transformée en château fort, mais celui-ci est aussitôt incendié et sera définitivement détruit peu après la Révolution. En 1791[réf. nécessaire], Chézy-l'Abbaye est devenue Chézy-sur-Marne.

Avant 1755, au temps où la route d'Allemagne (actuelle route nationale 3 de Paris à Sarrebruck) longe encore ses remparts, le bourg connaît une assez grande prospérité. On y fabrique des étoffes et on y fait le commerce du vin et des grains, grâce à un port marchand établi sur la Marne. Pendant plusieurs siècles, outre l'église abbatiale, le bourg possède deux églises paroissiales : Saint-Martin-d'en-Bas, située en dehors des murs au bord du Dolloir qui sera détruite vers 1850, et Saint-Martin-d'en-Haut qui, dévastée par la guerre de Cent Ans, sera reconstruite entre 1515 et 1555. À l'époque moderne, malgré de terribles ravages dus à la guerre de 1870 et aux deux guerres mondiales, la construction d'une gare SNCF sur la ligne Paris-Strasbourg donnera un nouvel essor au village.

Le vignoble[modifier | modifier le code]

Attestée dès 855 par un manuscrit signé par Charles le Chauve, la viticulture est étroitement liée à l'histoire de la commune. En témoignent aussi les registres paroissiaux qui font état de nombreuses familles de vignerons. On relate que du vin de Luquis, terre de Chézy, aurait été servi à la table de François Ier. Entre 1760 et 1900, la commune compte environ 110 hectares de vignes. Le vin de Chézy reçoit l'appellation champagne en 1889. À la suite des ravages du phylloxéra qui suivirent, il faudra plusieurs décennies pour que le vignoble retrouve toute son étendue. Celle-ci est d'environ 150 hectares en 2005. Le cépage se compose en majeure partie de pinot noir. Plusieurs vignes de Chézy appartiennent au domaine Moët & Chandon.

L'orage et les inondations du 14 juin 2009[modifier | modifier le code]

La commune a été touchée de plein fouet par une coulée de boue lors d'un violent orage le 14 juin 2009. Cette coulée emporta des voitures, inonda des caves, immergea des maisons dans deux mètres d'eau par endroits[1]. Les alentours ont été aussi touchés.

Sur les 1 300 habitants, 300 sinistrés ont subi les inondations de la rivière le Dolloir qui est montée à plus de 3,50 m ravageant la majeure partie du centre bourg. Aucune victime n'est à déplorer, mais les dégâts matériels sont très importants (évaluation au 11 août 2009 : 945 000 € pour la commune). La déclaration de catastrophe naturelle a été validée le 23 juillet 2009.

À la suite de ces inondations, la Mairie a mis en place un certain nombre de mesures afin d'éviter que ces inondations ne se reproduisent. D'importants travaux ont eu lieu afin de sécuriser les voies et les inondations, de même qu'un important nettoyage de la rivière qui était sortie de son lit, Le Dolloir.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1950 1962 Georges Ponsin    
1962 1971 André Rossi RAD Député
1971 1989 Pierre Eschard    
1989 2001 Claude Commun    
mars 2001 en cours
(au 12 mai 2014)
Jean-Claude Bereaux [] Retraité
Réélu pour le mandat 2014-2020[2], [3]

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Drapeau de la Belgique Harzé (Belgique) depuis 1974

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du milieu des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[5],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 1 320 habitants, en diminution de -1,05 % par rapport à 2009 (Aisne : -0,02 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 204 1 285 1 296 1 259 1 314 1 216 1 258 1 377 1 333
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 265 1 277 1 264 1 200 1 177 1 147 1 154 1 167 1 180
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 118 1 109 1 082 1 034 1 043 955 896 862 864
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
948 1 013 1 113 1 262 1 257 1 323 1 327 1 320 1 320
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

  • Melitta France SAS, fabricant de filtres à café, avec un effectif de 300 salariés en 2004, 55 salariés en 2012. Il ne reste plus que la logistique, la production étant repartie en Allemagne.
  • 35 petites entreprises en 2005, dont plusieurs exploitations agricoles et vinicoles.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Façade occidentale de l'église Saint-Martin - Son de la cloche sonnant 17h :

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Chézy au cinéma[modifier | modifier le code]

Chézy-sur-Marne et ses environs furent les lieux de tournage du film Les Otages de Raymond Bernard sorti en 1939 avec, entre autres, Saturnin Fabre, Fernand Charpin, Annie Vernay, Pierre Larquey, Jean Paqui et Noël Roquevert.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Alexandre-Eusèbe Poquet, Notice historique et archéologique sur le bourg et abbaye de Chézy-sur-Marne, , 50 p.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes
  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
Références

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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