Saulchery

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Saulchery
Vignobles et église Saint-Sébastien.
Vignobles et église Saint-Sébastien.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Aisne
Arrondissement Château-Thierry
Canton Essômes-sur-Marne
Intercommunalité Canton de Charly-sur-Marne
Maire
Mandat
Claude Paudière
2014-2020
Code postal 02310
Code commune 02701
Démographie
Gentilé Saulcheriens, Saulcheriennes
Population
municipale
706 hab. (2014)
Densité 268 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 58′ 31″ nord, 3° 18′ 29″ est
Altitude Min. 57 m – Max. 180 m
Superficie 2,63 km2
Localisation

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Saulchery est une commune française, située dans le département de l'Aisne en région Hauts-de-France.

Ses habitants sont appelés les Saulcheriens.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Le village est situé le long de la Marne (rive droite), à 1,9 km à l'est de Charly-sur-Marne, à 2,5 km au nord-ouest de Nogent-l'Artaud et à 15 km au sud-ouest de Château-Thierry[1].

Communes limitrophes de Saulchery
Charly-sur-Marne
Charly-sur-Marne Saulchery Romeny-sur-Marne
Nogent-l'Artaud

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

Montoiselle, le Pont.

Histoire[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 mars 2008 Bernard Gioria    
mars 2008[2] en cours
(au 12 mai 2014)
Claude Paudière Sans étiquette Retraité
Réélu(e) pour le mandat 2014-2020[3]

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[5],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 706 habitants, en augmentation de 6,01 % par rapport à 2009 (Aisne : -0,02 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
664 734 768 710 710 702 676 664 645
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
594 594 582 607 589 558 542 530 550
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
540 598 584 606 626 668 584 560 553
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
640 575 579 564 592 661 667 666 706
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

  • commune comprise dans la zone A.O.C. champagne.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

La mairie-école.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Léon Lemoine (1896-1945), élu plusieurs fois maire de Saulchery (la dernière fois alors qu'il était déjà prisonnier des Allemands), était garagiste. Il a construit le Garage du Pont et la maison attenante. Résistant depuis février 1941 dans le réseau Hector, avec sa femme Jeanne (Alice), son fils Jacques et sa fille Simone (activités connues : fabrication de faux documents ; réception de parachutages d'armes et d'argent pour le réseau, et réception de hautes personnalités de la Résistance ; ces parachutages avaient lieu dans la clairière de Moucherelle). À la suite d'une dénonciation, Léon et Jacques sont arrêtés par la Gestapo le 23 juillet 1943 et emprisonnés. Jacques (17 ans) est vainement torturé pour lui faire avouer le lieu où sont enterrés les containers d'armes. Déportés à Buchenwald, Dora, Harzungen, Léon et Jacques sont morts à Ellrich (Allemagne)[8]. Simone, la fille de Léon, arrêtée par la Gestapo le 26 juillet 1943, est attachée deux fois au poteau d'exécution pour la faire parler, en vain. Évadée de l'hôpital de la prison de Saint-Quentin, elle rejoint le général de Gaulle à Londres où elle reprend ses activités de résistance. Elle sera affectée aux Services secrets (BCRA). Ancienne présidente des Croix de guerre (7° et 15° Arrdt de Paris), elle est actuellement pensionnaire de l'Institution Nationale des Invalides. Léon, Simone et Jacques sont décorés de la Légion d'honneur. Domain et Bimont, le garde-champêtre et le mécanicien de Saulchery, qui étaient dans la même équipe de résistance, sont morts eux aussi à Buchenwald. Tous les quatre sont inscrits sur le monument aux morts de la commune.

(Anecdotes : -Un jour, alors que les soldats allemands défilaient au pas de l'oie dans la rue de Saulchery, Léon Lemoine monta au 1er étage de la mairie, planta le drapeau tricolore et chanta la Marseillaise par-dessus la tête des soldats. Léon Lemoine, qui s'est opposé électoralement aux communistes du village, a toujours nié, malgré les demandes insistantes du chef de la Kommandantur, leur présence dans le village).[réf. nécessaire]

Sources[modifier | modifier le code]

Archives familiales Lemoine. Le fils de Simone Lemoine est secrétaire de l'Association française Buchenwald Dora et kommandos[9] créée en 1945 par Frédéric-Henri Manhes et Marcel Paul.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.viamichelin.fr/
  2. Préfecture de l'Aisne consulté le 7 juillet 2008
  3. « Liste des maires de l'Aisne » [xls], Préfecture de l'Aisne, (consulté le 12 août 2014)
  4. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  5. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  8. Claire Chevrillon, Une résistance ordinaire : septembre 1939-août 1944, Éd. du Félin, 1999
  9. www.buchenwald-dora