L'Épine-aux-Bois

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

L'Épine-aux-Bois
L'Épine-aux-Bois
La mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Aisne
Arrondissement Château-Thierry
Intercommunalité Communauté de communes du canton de Charly-sur-Marne
Maire
Mandat
Nathalie Pierre
2020-2026
Code postal 02540
Code commune 02281
Démographie
Population
municipale
258 hab. (2018 en diminution de 1,9 % par rapport à 2013)
Densité 21 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 53′ 10″ nord, 3° 26′ 58″ est
Altitude Min. 149 m
Max. 221 m
Superficie 12,37 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Paris
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton d'Essômes-sur-Marne
Législatives Cinquième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Hauts-de-France
Voir sur la carte administrative des Hauts-de-France
City locator 14.svg
L'Épine-aux-Bois
Géolocalisation sur la carte : Aisne
Voir sur la carte topographique de l'Aisne
City locator 14.svg
L'Épine-aux-Bois
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
City locator 14.svg
L'Épine-aux-Bois
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
City locator 14.svg
L'Épine-aux-Bois

L'Épine-aux-Bois est une commune française située dans le département de l'Aisne, en région Hauts-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

L'Épine-aux-Bois est située dans le département de l'Aisne, à vol d'oiseau à 77 km au sud de la préfecture de Laon[1], et à 18 km au sud de la sous-préfecture de Château-Thierry[2]. Elle se trouve à 80,6 km à l'est de Paris[3].

La commune est limitrophe de 4 communes, Vendières (1,5 km), Dhuys-et-Morin-en-Brie (2,8 km), Viels-Maisons (3,7 km) et Rozoy-Bellevalle (4,2 km)[4].

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[5]. En 2020, la commune ressort du type « climat océanique altéré » dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Il s’agit d’une zone de transition entre le climat océanique, le climat de montagne et le climat semi-continental. Les écarts de température entre hiver et été augmentent avec l'éloignement de la mer. La pluviométrie est plus faible qu'en bord de mer, sauf aux abords des reliefs[6].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent aux données mensuelles sur la normale 1971-2000[7]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[5]

  • Moyenne annuelle de température : 10,3 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 3,8 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 3,6 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 1] : 15,3 °C
  • Cumuls annuels de précipitation[Note 2] : 744 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 12,1 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 8,3 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[9] complétée par des études régionales[10] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Montfaucon », sur la commune de Montfaucon, mise en service en 1977[11] et qui se trouve à 7 km à vol d'oiseau[12],[Note 3], où la température moyenne annuelle est de 10,6 °C et la hauteur de précipitations de 789,7 mm pour la période 1981-2010[13]. Sur la station météorologique historique la plus proche[Note 4], « Saint-Quentin », sur la commune de Fontaine-lès-Clercs, mise en service en 1933 et à 104 km[14], la température moyenne annuelle évolue de 10 °C pour la période 1971-2000[15] à 10,3 °C pour 1981-2010[16], puis à 10,8 °C pour 1991-2020[17].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

L'Épine-aux-Bois est une commune rurale[Note 5],[18]. Elle fait en effet partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[19],[20].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Paris, dont elle est une commune de la couronne[Note 6]. Cette aire regroupe 1 929 communes[21],[22].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (95,4 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (95,4 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (86,2 %), prairies (6,6 %), forêts (4,6 %), zones agricoles hétérogènes (2,6 %)[23].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[24].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Lieu planté d'aubépine ou épine blanche. De grande longévité cette aubépine était souvent utilisée comme limite entre deux propriétés.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le village, bâti sur un haut plateau propice aux cultures, est très dispersé. Le bourg ne comprend que quelques maisons regroupées autour de la mairie et de l'église.

Son hameau le plus important est la Haute Épine, sans doute par le fait que la route départementale y passe (et avant elle, les chemins carrossables), ce qui fait que les constructions sont venues s'y adosser. C'est d'ailleurs dans ce hameau que se trouvent la majorité des commerces du village. L'Épine-aux-Bois est un village de l'ancienne Brie champenoise qui dépendait autrefois de l'intendance de Soissons, des bailliage et élection de Château-Thierry et du diocèse de Soissons. Les seigneurs suivants ont été relevés aux archives départementales : 1116 : Simon, chevalier de l'Épine aux Bois ; 1222 : Pierre, chevalier ; 1240 : Simon II, chevalier, en dernier lieu, le chevalier du Jay de Rozoy. Le , le général russe Sacken s'établit au château de la Haute Épine et y fut attaqué à la baïonnette par la garde impériale de Napoléon. Les Russes furent culbutés et perdirent 3 000 hommes.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Découpage territorial[modifier | modifier le code]

La commune de l'Épine-aux-Bois est membre de la communauté de communes du Canton de Charly-sur-Marne, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé le dont le siège est à Charly-sur-Marne. Ce dernier est par ailleurs membre d'autres groupements intercommunaux[25].

Sur le plan administratif, elle est rattachée à l'arrondissement de Château-Thierry, au département de l'Aisne et à la région Hauts-de-France[26]. Sur le plan électoral, elle dépend du canton d'Essômes-sur-Marne pour l'élection des conseillers départementaux, depuis le redécoupage cantonal de 2014 entré en vigueur en 2015[26], et de la cinquième circonscription de l'Aisne pour les élections législatives, depuis le dernier découpage électoral de 2010[27].

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 mars 2008 Pierre Loyez    
mars 2008[28] 14 août 2015[29] Michel Féty[30] Sans étiquette Retraité agricole
Décédé en fonction
octobre 2015 mai 2020 Roger Bernon[31]    
mai 2020[32] En cours
(au 6 juin 2020)
Nathalie Pierre   Fonctionnaire territoriale
Maire de La Ferté-sous-Jouarre (2011 → 2014)

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[33]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[34].

En 2018, la commune comptait 258 habitants[Note 7], en diminution de 1,9 % par rapport à 2013 (Aisne : −1,25 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
283304318339423393426446451
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
412396381350365377385379381
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
340340317256283268266236214
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
205179166152232231257260264
2018 - - - - - - - -
258--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[35] puis Insee à partir de 2006[36].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  2. Une précipitation, en météorologie, est un ensemble organisé de particules d'eau liquide ou solide tombant en chute libre au sein de l'atmosphère. La quantité de précipitation atteignant une portion de surface terrestre donnée en un intervalle de temps donné est évaluée par la hauteur de précipitation, que mesurent les pluviomètres[8].
  3. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  4. Par station météorologique historique, il convient d'entendre la station météorologique qui a été mise en service avant 1970 et qui est la plus proche de la commune. Les données s'étendent ainsi au minimum sur trois périodes de trente ans (1971-2000, 1981-2010 et 1991-2020).
  5. Selon le zonage publié en décembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  6. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  7. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Orthodromie entre "L'Épine-aux-Bois" et "Laon" », sur le site lion1906 de Lionel Delvarre (consulté le ).
  2. « Orthodromie entre "L'Épine-aux-Bois" et "Château-Thierry" », sur le site lion1906 de Lionel Delvarre (consulté le ).
  3. « Orthodromie entre "L'Épine-aux-Bois" et "Paris" », sur le site lion1906 de Lionel Delvarre (consulté le ).
  4. Lion1906, L'Épine-aux-Bois, consulté le 8 avril 2016 - Les distances affichées sont des distances orthodromiques (à vol d'oiseau).
  5. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  6. « Le climat en France métropolitaine », sur http://www.meteofrance.fr/, (consulté le )
  7. « Définition d’une normale climatologique », sur http://www.meteofrance.fr/ (consulté le )
  8. Glossaire – Précipitation, Météo-France
  9. « Le climat de la France au XXIe siècle - Volume 4 - Scénarios régionalisés : édition 2014 pour la métropole et les régions d’outre-mer », sur https://www.ecologie.gouv.fr/ (consulté le ).
  10. « Observatoire régional sur l'agriculture et le changement climatique (Oracle) - », sur www.observatoireclimat-hautsdefrance.org (consulté le )
  11. « Station Météo-France Montfaucon - métadonnées », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  12. « Orthodromie entre L'Épine-aux-Bois et Montfaucon », sur fr.distance.to (consulté le ).
  13. « Station Météo-France Montfaucon - fiche climatologique - statistiques 1981-2010 et records », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
  14. « Orthodromie entre L'Épine-aux-Bois et Fontaine-lès-Clercs », sur fr.distance.to (consulté le ).
  15. « Station météorologique de Saint-Quentin - Normales pour la période 1971-2000 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  16. « Station météorologique de Saint-Quentin - Normales pour la période 1981-2010 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  17. « Station météorologique de Saint-Quentin - Normales pour la période 1991-2020 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  18. « Zonage rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le )
  19. « Commune urbaine-définition », sur le site de l’Insee (consulté le )
  20. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le )
  21. « Base des aires d'attraction des villes 2020 », sur insee.fr, (consulté le )
  22. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  23. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  24. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  25. « communauté de communes du Canton de Charly-sur-Marne - fiche descriptive au 1er avril 2020 », sur https://www.banatic.interieur.gouv.fr/ (consulté le )
  26. a et b « Code officiel géographique- Rattachements de la commune de l'Épine-aux-Bois », sur le site de l'Insee (consulté le ).
  27. « Découpage électoral de l'Aisne (avant et après la réforme de 2010) », sur http://www.politiquemania.com/ (consulté le ).
  28. Préfecture de l'Aisne consulté le 7 juillet 2008
  29. « Avis de décès », sur http://www.centre-funeraire-marchetti.fr, (consulté le ).
  30. « Liste des maires de l'Aisne » [xls], Préfecture de l'Aisne, (consulté le )
  31. « Roger Bernon élu nouveau maire de L’Épine-aux-Bois », sur lunion.fr, (consulté le ) : « Le nouveau premier magistrat a été élu maire lundi soir. Il a rendu hommage à son prédécesseur décédé en août dernier, Michel Féty. ».
  32. « Nathalie Pierre, ancienne maire de La Ferté-sous-Jouarre (Seine-et-Marne), élue maire de l’Épine-aux-Bois (Aisne) : L'installation de la nouvelle équipe municipale a eu lieu à huis clos deux mois après son élection. », Le Pays Briard,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  33. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  34. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  35. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  36. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :