Blesmes

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Blesmes
Blesmes
Blesmes - vue d'ensemble du village.
Blason de Blesmes
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Aisne
Arrondissement Château-Thierry
Intercommunalité Communauté d'agglomération de la Région de Château-Thierry
Maire
Mandat
Martine Simon
2020-2026
Code postal 02400
Code commune 02094
Démographie
Gentilé Blesmois
Population
municipale
464 hab. (2019 en augmentation de 13,73 % par rapport à 2013)
Densité 48 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 02′ 17″ nord, 3° 27′ 06″ est
Altitude 123 m
Min. 61 m
Max. 231 m
Superficie 9,7 km2
Unité urbaine Château-Thierry
(banlieue)
Aire d'attraction Château-Thierry
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Château-Thierry
Législatives Cinquième circonscription
Localisation
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Blesmes
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Blesmes

Blesmes est une commune française située dans le département de l'Aisne, en région Hauts-de-France.

Ses habitants sont appelés les Blesmois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Village situé dans la zone d'appellation Champagne de l'Aisne, à 3,5 km à l'est de la ville de Château-Thierry. La commune de Blesmes s'étend sur 970 hectares et a une altitude qui va de 67 à 229 mètres, soit un dénivelé de 162 mètres. Les principaux cours d'eau qui traversent la commune sont la rivière de La Marne, le Ruisseau de Chierry, le ru Moret, le ru Tonnant. Le village est délimité géographiquement par les communes de Chierry, de Fossoy, de Courboin, de Pétret Nesles la Montagne.

Intérêt des espèces dans tous les bois de la commune de Blesmes. 1) Cortège de plantes forestières : l'Ornithogale des Pyrénées (Ornithogalum pyrenaicum) et le Laurier des bois (Daphne laureola), deux espèces assez rares en Picardie. 2) Cortège de plantes de pelouses et d'ourlets calcicoles : la Laîche tomenteuse (Carex tomentosa) et le Bunium noix-de-terre (Bunium bulbocastanum), assez rares en Picardie. 3) Présence du Rouge-queue à front blanc (Phoenicurus phoenicurus). 4) Présence de Leujeunea cavifolia, hépatique exceptionnelle en Picardie, redécouverte sur ce site en 1997, elle n'avait pas été revue en Picardie depuis 50 ans (INPN du 12/05/2015).

Représentations cartographiques de la commune
Carte OpenStreetMap
Carte topographique

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[1]. En 2020, la commune ressort du type « climat océanique altéré » dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Il s’agit d’une zone de transition entre le climat océanique, le climat de montagne et le climat semi-continental. Les écarts de température entre hiver et été augmentent avec l'éloignement de la mer. La pluviométrie est plus faible qu'en bord de mer, sauf aux abords des reliefs[2].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent à la normale 1971-2000[Note 1]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[1]

  • Moyenne annuelle de température : 10,4 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 3,9 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 5,2 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 2] : 15 °C
  • Cumuls annuels de précipitation[Note 3] : 763 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 12 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 8,6 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[5] complétée par des études régionales[6] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. La station météorologique de Météo-France installée sur la commune et mise en service en 1987 permet de connaître l'évolution des indicateurs météorologiques. Le tableau détaillé pour la période 1981-2010 est présenté ci-après.

Statistiques 1981-2010 et records BLESMES (02) - alt : 222 m 49° 00′ 30″ N, 3° 27′ 42″ E
Statistiques établies sur la période 1987-2010 - Records établis sur la période du 01-01-1987 au 04-01-2022
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 0,5 0,9 2,8 4,5 8,1 10,5 12,5 12,7 10,1 7,5 3,4 1,1 6,2
Température moyenne (°C) 2,8 3,8 6,7 9,3 13,2 15,8 18,3 18,4 14,9 11,2 6,2 3,2 10,4
Température maximale moyenne (°C) 5,1 6,7 10,5 14,1 18,3 21,1 24 24,2 19,7 14,8 8,9 5,4 14,4
Record de froid (°C)
date du record
−15,3
12.01.1987
−14,3
07.02.1991
−11,5
13.03.13
−6,4
08.04.03
−0,7
06.05.19
0,3
04.06.1991
4,4
26.07.1987
4
29.08.1993
1,6
27.09.1990
−4,2
24.10.03
−10,2
30.11.10
−11,4
29.12.1996
−15,3
1987
Record de chaleur (°C)
date du record
15
05.01.1999
19,1
27.02.19
22,6
31.03.21
27,5
20.04.18
30,8
28.05.17
34,7
21.06.17
40,3
25.07.19
38,5
12.08.03
33
15.09.20
26,8
01.10.11
20,4
07.11.15
15,8
16.12.1989
40,3
2019
Précipitations (mm) 63,2 56,7 56,8 51,7 60,2 57,5 61,7 63,5 58 65,7 60,7 73,3 729
Source : « Fiche 02094001 », sur donneespubliques.meteofrance.fr, édité le : 06/01/2022 dans l'état de la base

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Blesmes est une commune urbaine[Note 4],[7]. Elle fait en effet partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[8],[9]. Elle appartient à l'unité urbaine de Château-Thierry, une agglomération intra-départementale regroupant 6 communes[10] et 22 221 habitants en 2017, dont elle est une commune de la banlieue[11],[12].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Château-Thierry, dont elle est une commune de la couronne[Note 5]. Cette aire, qui regroupe 52 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[13],[14].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (78,9 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (79,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (63,8 %), forêts (15,6 %), prairies (9,8 %), zones urbanisées (5,4 %), zones agricoles hétérogènes (5,3 %)[15].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[16].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Ernest Nègre (Toponymie Générale de la France) y voit le nom de la déesse gauloise Belisama.

Histoire[modifier | modifier le code]

Protohistoire et période romaine[modifier | modifier le code]

  • « La Roche aux Fées » ou « Pierre aux Fées », à Blesmes, fait partie des pétroglyphes mésolithiques des massifs gréseux du Bassin parisien. Elle est située sur la pente gréseuse de la rive gauche de la Marne. Cet abri fut découvert au XIXe siècle lors de l'aménagement de l'aqueduc de la Dhuis. Cette grande cavité servait de grotte sépulcrale aux Néolithiques. Au-dessus et autour de la grotte, d'autres cavités géodiques présentent quelques gravures d’époques différentes.
  • Les dieux celtes, la légende de la Roche aux Fées et, la période des grands orages tonnants du dieu tumultueux. Blesmes est le lieu des fées des hauteurs et de Bélisama, la reine des nuits. C’est par rapport à l’abri de la Roche aux Fées que l’abbé́ Pécheur cite Blesmes comme un lieu de fées des hauteurs. Henri Dontenville y a reconnu la déesse Bélisama, personnalisation de la lune, reine des nuits, Diane ou Vierge sur un croissant (les trois phases de la lune). Et, le ru Tonnant contourne la butte du mont de Blesmes.
  • Blesmes dans l’antiquité. La voie romaine Reims - Château-Thierry - Meaux, traversait la commune. Une occupation romaine, en relation avec une installation portuaire fluviale, fut également observée lors de prospections au sol à Blesmes, sur la rive droite de la Marne. Enfin, un rapport a été établi en 1903 sur une petite collection de vieilles monnaies et médailles par M. Morégnaux dans l'A.S.H.A.C.T.[17].
  • Des fouilles archéologiques ont été également effectuées à Blesmes, dans le cadre de l’extension vers le nord de la zone artisanale qui se situe au nord du village, entre la RD 1003 et la voie de chemin de fer Paris-Strasbourg, dans l’ancien parc du Château, aujourd’hui détruit. Cette opération a été menée, en décembre 2006 et janvier 2007, par l’unité d’Archéologie du service du patrimoine de la ville de Château-Thierry, en convention avec l’Inrap, sur une superficie de 2 ha. Ce qui a permis de mettre au jour, de nombreux fragments de céramiques à usage culinaire (gobelet caréné à pâte noire lissée, avec décor en deux bandes de molette simple à petit carré et, une fibule skeuomorphe de type peltoïde, dont la datation est communément admise et comprise entre 25 apr. J.-C et 100 apr. J.-C. Ces données apportent ainsi des éléments supplémentaires à la connaissance de l’occupation antique de Blesmes. (Camérini Laurent et Blary François, Centre de Recherches en Archéologie et Patrimoine).

Du XVIIe siècle à la Révolution Française[modifier | modifier le code]

  • Au XVIIe siècle, à Blesmes, à la limite de Chierry, il existait une maladrerie (lieu où les lépreux étaient soignés). Cette maladrerie était attenante au ru de Chierry, le long de la route d'Allemagne (route D 1003). Elle était située à 1 km à l'ouest du village au niveau du Moulin des Prés de Blesmes. C'est actuellement une pépinière et un jardin botanique. Le village de Blesmes appartenait autrefois à l'abbaye de Chézy-sur-Marne, de même que le moulin des Prés de Blesmes. Entre 1695 et 1698, le roi Louis XIV ordonna le rattachement d'une vingtaine de maladreries aux alentours à l'Hôtel-Dieu de Château-Thierry, dont celle de Blesmes.
  • Sur la commune de Blesmes, de nombreuses fermes sont situées sur la route de Courboin, datant du XIVe siècle. 
  • La ferme du Rocq et le château du Rocq : peu de temps avant la Révolution, Charles David du Temple de Rougemont avait acquis cette ferme et le château à la famille Lesguisé. Ensuite, ils ont appartenu à différents propriétaires et, en 1921 à Charles Blanche, architecte à Paris. Le château est toujours dans la famille Blanche et, la ferme ainsi que les terres appartiennent à Jean Baptiste Delerue.
  • La ferme du Houy : Louis Marquet de Mont-Saint-Peyre, receveur général des finances, acheta cette ferme en 1751 à Suzanne d'Argouges, veuve de Louis de La Rochefoucauld, marquis de Montendre. Il imposa au laboureur le marnage des terres. Après, pendant plus d’un siècle, la ferme fut cultivée par plusieurs générations de Hourdry. Aujourd’hui, et ce, depuis 1935, elle est le domaine des descendants d’Émile Saint.
  • La ferme des Aulnes Bouillants a appartenu à l'oncle de Jean de La Fontaine. Jean de La Fontaine en parle dans une lettre qu'il a adressé le 16/03/1658 à son oncle monsieur Jannart. Comment expliquer le magnifique nom de cette ferme ? Par le bruit que fait le vent, terrible sur ces plaines, quand il agite les feuilles.
  • La ferme du « Mont de Blesmes » : au « Mont de Blesmes », une ferme est située à 1 km au sud du village, à 700 mètres de la ferme de la Tuèterie. Souliac Boileau écrit en 1865 : C'est actuellement une ferme de 110 hectares assise sur un plateau élevé, dans un enfoncement assez sensible, à la naissance d'un ravin qui longe le Bois Pierre. Près de la ferme, au couchant, à 100 mètres se trouve une source abondante et limpide rejetant ses eaux dans le ravin. Une partie des bâtiments d'exploitation utilise encore des restes de la maladrerie (lieu où les lépreux étaient soignés, au XVIIe siècle). La chapelle de la maladrerie existe toujours, c'est une espèce de petite chambre au premier étage, faisant corps, au nord, avec la maison d'habitation. Dans l'intérieur on y remarque une inscription, à la gauche en rentrant, écrite sur le mur, ainsi conçue : Cette chapelle a été bâtie en l'honneur de la passion de Notre Seigneur et bénite par Mgr Argenlieu grand vicaire de Soissons, assisté de Monsieur de Champrépar curé d'Etampes et Mr d'Augvy chapelain de l'Hôtel-Dieu en l'année mil six cent nonante (1690), en présence de Madame de l'Hôtel d'Dieu et trois religieuses de sa communauté.
  • Château de Blesmes ou Domaine de Blesmes : sur la route d’Allemagne (D 1003) s'élevait une demeure seigneuriale, Antoine Nicolas Duchesne en 1775, lorsqu'il se rendit à Reims pour assister au sacre du roi Louis XVI en parla en ces termes « un petit fief qui est isolé et entouré d’eau vive sur le bord du grand chemin ». Cette demeure seigneuriale fut la propriété au XVIIIe siècle de Louis-Nicolas Lesguisé de Dormans, seigneur d’Aigremont. Elle fut vendue en 1804 à Charles David du Temple de Rougemont. Elle fut ensuite détenue par divers propriétaires. Devenue, au fil des ans, une ruine, elle fut entièrement démolie en 2001 et, ainsi, disparaissaient plusieurs siècles d’histoire. C’est aujourd’hui une jardinerie « Jardiland ».
  • Blesmes pendant la Révolution : l'an II (entre 1793 et 1794) fut terrible à plus d'un titre ; la grêle avait compromis les plus belles récoltes, entraînant une pénurie des denrées alimentaires de première nécessité. A la ferme du Mont de Blesmes, donnée par Jeanne d'Évreux en 1337 à l'Hôtel Dieu, les blés produits en faible quantité, furent réquisitionnés et destinés à la halle d’Egalité-sur-Marne (Château-Thierry) ainsi qu’aux magasins à grains de la capitale pour nourrir le peuple de Paris qui avait faim.
Blesmes - le Cahier - Jean Baptiste Levasseur.

XIXe et XXe siècles

  • Jean-Baptiste Levasseur était instituteur à Blesmes (Aisne). Il écrivit en 1838 un livre conservé dans une collection privée, intitulé le « Cahier ». Blesmes était une succursale du diocèse de Soissons, et il écrivit également un Processionnal à l'usage de Soissons daté de 1837, dont la page de titre rappelle explicitement le travail de Levasseur (“fait par Jean-Baptiste Levasseur, instituteur à Blesmes”). Comme de nombreux autres maîtres d’école avant lui, Jean-Baptiste Levasseur disposait de la connaissance et d’un savoir-faire qui se distinguait par la culture de l’écrit. Il était né le 28 octobre 1803 à Nanteuil-sur-Marne en Seine-et-Marne, il est mort le 20 décembre 1887 à Blesmes âgé de 84 ans. Il occupait une grande place dans le village de Blesmes, signant même les registres d’état-civil de la commune.
  • Blesmes durant la Grande Guerre 1914-1918 : Un aérodrome fut établi dès le 19 septembre 1914, il était occupé alors par la 5e armée, il était établi sur les communes de Blesmes et Courboin, délimité au 49°00'45"N 3°28'49"E. Il avait d’autres appellations : Ferme des Grèves ou Plateau de Nesles, il était situé à environ 7 km au sud-est de la ville de Château-Thierry. En 1918, le 88th Aero Squadron, escadron américain du service aérien, a utilisé cet aérodrome du 04/08/1918 au 06/09/1918 et du 09/09/1918 au 12/09/18 et, il était alors affecté au IIIe Corps de la 1re Armée américaine. Les services techniques de la 6e Armée française avaient préparé la réception du groupe. Hangar hébergement, pour la plupart du type de tente individuelle. Les huttes et les billettes offraient un vaste abri aux divers quartiers généraux et au personnel mis en service et enrôlé. L’aérodrome n’avait aucune défense contre les raids aériens autres que l’artillerie antiaérienne régionale. Les abris contre les bombes existaient sous la forme de tranchées abandonnées et de pirogues construites par les troupes qui avaient récemment combattu sur le sol. Le 88th Aero Squadron a réalisé, durant tout ce temps, des photographies aériennes verticales. Ces photographies, remarquables par leur netteté de détail, ont été prises par le responsable de la photographie du groupe, à l'aide d'une caméra de 50 centimètres montée sur un support de son invention fixé à la tourelle de mitrailleuse de l'observateur. L’aérodrome fut ensuite utilisé par les unités aériennes françaises jusqu'en novembre 1918. Après l’armistice, l’aérodrome est retourné à l’agriculture, sans indication de son utilisation pendant la guerre. Nota bene, durant la Seconde Guerre mondiale, le terrain fut répertorié en juin 1944 par la Luftwaffe comme « Flugplatz Château Thierry – Courboin ».
  • Blesmes dans la résistance durant la guerre 1939-1945 : Le village occupait une situation stratégique, à cheval sur trois voies de communications des Allemands, route nationale, voie ferrée vers l’Allemagne et rivière de la Marne. De nombreuses opérations de sabotages y furent élaborées et exécutées au cours des nuits entre 1942 et 1944. (Mémoires d’Abel BLETRY, intitulées « Le maquis de la Fontaine aux Charmes »)

Décorations françaises[modifier | modifier le code]

Croix de guerre 1914-1918 : 11 août 1921.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Découpage territorial[modifier | modifier le code]

La commune de Blesmes est membre de la communauté d'agglomération de la Région de Château-Thierry, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé le dont le siège est à Étampes-sur-Marne. Ce dernier est par ailleurs membre d'autres groupements intercommunaux[18].

Sur le plan administratif, elle est rattachée à l'arrondissement de Château-Thierry, au département de l'Aisne et à la région Hauts-de-France[19]. Sur le plan électoral, elle dépend du canton de Château-Thierry pour l'élection des conseillers départementaux, depuis le redécoupage cantonal de 2014 entré en vigueur en 2015[19], et de la cinquième circonscription de l'Aisne pour les élections législatives, depuis le dernier découpage électoral de 2010[20].

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1871 1881 Jules Joseph Bertrand[21]   Vigneron propriétaire
1954 1965 Abel Blétry   Technicien SNCF, mécanicien ajusteur
1971 1979 Gaston Gilbert PCF Cadre SNCF, chef de district
Les données manquantes sont à compléter.
1984 1989 Jean-Claude Bracquemart   Électricien
mars 1989 mai 2020 André Simon PCF Retraité, dessinateur projeteur dans l'ndustrie automobile
président du syndicat d'assainissement de
la Région de Château-Thierry de 2001 à 2019
[22],[23]
mai 2020 En cours
(au 11 juillet 2020)
Martine Simon PCF Retraitée, contrôleuse principale des finances publiques (ministère du budget des comptes publics)

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[24]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[25].

En 2019, la commune comptait 464 habitants[Note 6], en augmentation de 13,73 % par rapport à 2013 (Aisne : −1,61 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
297294326263259324307324324
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
286304317316324324302294316
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
293256265272259265248270267
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2013
246232274352339381379379408
2018 2019 - - - - - - -
457464-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[26] puis Insee à partir de 2006[27].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Place de la Mairie. La mairie de la commune de Blesmes, sous l’influence de son maire Jules Joseph Bertrand, fut édifiée en 1879. « L’ensemble du conseil municipal se prononça alors sur la construction d’une maison d’école mixte et d’une mairie ».
  • L'église du village, l'église Saint-Cyr de Blesmes est placée sous le patronage de saint Cyr et de sainte Juliette, elle se composait dans son état primitif d’une simple nef terminée par un chœur à chevet plat. Il ne subsiste de cette église que le chœur et le portail. On attribue ces parties à la seconde moitié du règne de Louis VI (vers 1130). La nef fut reconstruite entre la fin du XVe et le début du XVIe siècle, après avoir été détruite par un incendie, on y ajouta un collatéral côté sud. Souliac Boileau mentionne en 1860 une légende sur la source Saint-Cyr située à environ 15 mètres du portail de l'église, lui attribuant la guérison de la fièvre et de la jaunisse. En 1858, le conseil municipal décida la construction du clocher actuel.
  • Les lavoirs.
  • L'abreuvoir aux bestiaux.
  • La place des Marronniers au début du XXe siècle. Louis Alexandre Wallée né le 25/08/1822 à Château-Thierry et, décédé le 16/01/1896 à Blesmes, exerçait la profession d’épicier, avec son épouse Félicité Séraphine Prévelle, épicière. Ils habitaient une belle maison située au n° 6 de la place des Marronniers à Blesmes, lieu de leur épicerie. Cette maison fut ensuite un bar, billard, salle de bal, épicerie et, enfin, une discothèque, piano bar jusque dans les années 1990.
  • Le siphon de la Dhuis dans le Bois Pierre. L'aqueduc de la Dhuis est un aqueduc souterrain d'Île-de-France et d'Aisne en France, construit entre 1863 et 1865 pour alimenter Paris en eau potable à partir de la Dhuis, il parcourt 130 km presque à l'horizontale, de la commune de Pagny la Dhuis, pour aboutir au réservoir de Ménilmontant, il alimente la ville de Paris et le complexe de Disneyland Paris. L'aqueduc franchit 21 vallées d'une profondeur comprise entre 20 et 73 m au moyen d'autant de siphons. Le siphon du Bois PIerre est situé entre les communes de Blesmes et de Chierry, il est l’un d'entre eux. L’instituteur Jean Baptiste Levasseur nota dans les registres de la mairie de Blesmes "Les eaux de la Dhuis ont passé pour la première fois à Blesmes se rendant à Paris le 13 août 1865".

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Jean Baptiste Antoine Gérardot, né le 30/06/1753 à Château-Thierry, fils d’un maître arquebusier et, décédé le 14/09/1825 à Liverpool fut curé de Blesmes de 1783 jusque 1790. Il fut émigré à la Révolution française le 6 juillet 1793 au Royaume Uni, où il fut chapelain d’un établissement catholique à Vernon Hall à Liverpool. Ensuite en 1822, Il fut ecclésiastique chanoine, dignitaire et trésorier à la cathédrale Notre-Dame de Reims ; renonciation à un canonicat du chapitre de Reims en 1822.
  • Fernand Bruneaux né le 21/01/1899 à Blesmes (au 12 route de Courboin) et, mort le 14/12/1982 au Cateau-Cambrésis (59), âgé de 83 ans, fut ordonné prêtre en 1925, curé en 1937, puis chanoine.
  • Henri Germain, né le 09/06/1855 à Paris et, mort le 21/08/1918, auteur de nouvelles publiées dans des journaux de Paris et de province, de vaudevilles et de pièces de théâtre. Il a habité à la villa "Les Bruyères", rue des Roinsettes à Blesmes. C'est dans cette belle demeure entourée d'un parc avec des arbres remarquables qu'il trouvait son inspiration ou bien alors, sur les chemins de la Dhuis sur les hauteurs de Blesmes.
  • Frédéric Gabriel (né le 20 juillet 1970 à Blesmes-), ancien coureur cycliste, professionnel de 1995 à 2007.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Blesmes Blason
Coupé de un, parti de trois : au 1er d'or au chef émanché d'azur, au 2e d'azur à l'étoile d'or au canton dextre du chef, au 3e de sinople à la gerbe de blé d'or, au 4e d'azur à la bande cousue* de gueules, au 5e de sinople plain, au 6e coupé émanché d'azur et de gueules, au 7e de sinople à trois abeilles de sable*, ailées d'or ordonnées en chevron couché contourné, au 8e d'or à sept filets en fasce de sable et à la bande ondée d'azur brochante ; à l'écusson coupé au I d'argent au soleil non figuré à seize rais droits d'or*, au II d'or plain et à la face d'argent brochant sur le coupé, ledit écusson brochant en cœur sur les quatre quartiers de dextre[28].
Ornements extérieurs
Croix de guerre 1914-1918
Détails
* Il y a là non-respect de la règle de contrariété des couleurs : ces armes sont fautives.
Élaboré à partir d'une épitaphe retrouvée dans l'église Saint-Cyr qui représente une gerbe de blés et des abeilles.

Adopté par la municipalité.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes, armoiries et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Les normales servent à représenter le climat. Elles sont calculées sur 30 ans et mises à jour toutes les décennies. Après les normales 1971-2000, les normales pour la période 1981-2010 ont été définies et, depuis 2021, ce sont les normales 1991-2020 qui font référence en Europe et dans le monde[3].
  2. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  3. Une précipitation, en météorologie, est un ensemble organisé de particules d'eau liquide ou solide tombant en chute libre au sein de l'atmosphère. La quantité de précipitation atteignant une portion de surface terrestre donnée en un intervalle de temps donné est évaluée par la hauteur de précipitation, que mesurent les pluviomètres[4].
  4. Selon le zonage publié en décembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  5. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en celle d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  6. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  2. « Le climat en France métropolitaine », sur http://www.meteofrance.fr/, (consulté le )
  3. 2021 : de nouvelles normales pour qualifier le climat en France, Météo-France, 14 janvier 2021.
  4. Glossaire – Précipitation, Météo-France
  5. « Le climat de la France au XXIe siècle - Volume 4 - Scénarios régionalisés : édition 2014 pour la métropole et les régions d’outre-mer », sur https://www.ecologie.gouv.fr/ (consulté le ).
  6. « Observatoire régional sur l'agriculture et le changement climatique (Oracle) - », sur www.observatoireclimat-hautsdefrance.org (consulté le )
  7. « Zonage rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le )
  8. « Commune urbaine-définition », sur le site de l’Insee (consulté le )
  9. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le )
  10. « Unité urbaine 2020 de Château-Thierry », sur https://www.insee.fr/ (consulté le ).
  11. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le ).
  12. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  13. « Base des aires d'attraction des villes 2020 », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le )
  14. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  15. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  16. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  17. Blaise Pichon, L'Aisne, Paris, Académie des inscriptions et belles-lettres, coll. « Carte archéologique de la Gaule » (no 02), , 598 p. (ISBN 2-87754-081-2, lire en ligne), p. 131.
  18. « communauté d'agglomération de la Région de Château-Thierry - fiche descriptive au 1er avril 2020 », sur https://www.banatic.interieur.gouv.fr/ (consulté le )
  19. a et b « Code officiel géographique- Rattachements de la commune de Blesmes », sur le site de l'Insee (consulté le ).
  20. « Découpage électoral de l'Aisne (avant et après la réforme de 2010) », sur http://www.politiquemania.com/ (consulté le ).
  21. Almanach-Annuaire historique, administratif et commercial de la Marne, de L'Aisne et des Ardennes, Matot-Braine, Reims, de 1875, p173.
  22. Préfecture de l'Aisne consulté le 7 juillet 2008
  23. « Liste des maires de l'Aisne » [xls], Préfecture de l'Aisne, (consulté le )
  24. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  25. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  26. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  27. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.
  28. « Blesmes (Aisne) », sur armorialdefrance.fr (consulté le )

Liens externes[modifier | modifier le code]

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