Saint-Eugène (Aisne)

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Saint-Eugène
Saint-Eugène (Aisne)
Église Saint-Eugène, la place,
la fontaine aux Enchères.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Aisne
Arrondissement Château-Thierry
Canton Essômes-sur-Marne
Intercommunalité Région de Château-Thierry
Maire
Mandat
Jean-Marie Houdant
2014-2020
Code postal 02330
Code commune 02677
Démographie
Population
municipale
244 hab. (2015 en augmentation de 2,52 % par rapport à 2010)
Densité 36 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 01′ 20″ nord, 3° 31′ 54″ est
Altitude Min. 70 m
Max. 231 m
Superficie 6,75 km2
Localisation

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Saint-Eugène

Saint-Eugène est une commune française située dans le département de l'Aisne, en région Hauts-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Village du sud du département de l'Aisne, en région Hauts-de-France, située dans le canton d'Essômes-sur-Marne, entre Crézancy et Condé-en-Brie. Elle est baignée par le Surmelin.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Saint-Eugène, autrefois Sainte-Oyne, Sancta Eugenia ad Condetum in Brid. Village de l'ancienne Brie Champenoise, situé dans la vallée du Surmelin, à environ 15 km à l'est de Château-Thierry, autrefois de l'intendance de Soissons, des bailliage et élection de Château-Thierry, diocèse de Soissons, aujourd'hui du canton de Condé en Brie, arrondissement de Château-Thierry, même diocèse. Patronne, Sainte Eugénie. Les habitants de Saint-Eugène se nomment les Saint-Eugénois et les Saint-Eugénoises.

Culture en 1760, sept charrues comprenant 525 arpents de terres, 30 arpents de prés, autant de vignes.

Histoire[modifier | modifier le code]

D'après le « Matot-Braine » de 1899, à la fin du XVIIe siècle, le village actuel de Saint-Eugène se substitue à la métairie romaine située à Montberchy (lieu-dit).

Situé à quelques kilomètres de Condé-en-Brie, dans la vallée du Surmelin, ce petit village est très ancien. Il s'est substitué à la commune de Montberchy, bâtie sur le penchant de la colline, vers l'occident... Après la destruction de leur ville, une partie des habitants qui ne pouvaient se résigner à abandonner le sol natal seraient descendus dans la vallée où ils auraient construit de nouvelles habitations et formé un nouveau groupe.

Dans les actes latins les plus anciens, l'église qui était desservie par le curé de Condé est désignée par le nom de Sancta Eugénia ad Condatum in Bria. Ce nom a été, selon les époques, diversement traduit. Cette église a donné son nom au village où elle est honorée depuis un temps immémorial et dont les habitants s'étendent à l'ombre de son sanctuaire.

Le territoire a une superficie de 692 hectares, dont 183 de bois.

La ferme de Saint-Eugène a été une maison seigneuriale ; ses murs sont très épais. Les droits seigneuriaux étaient de gréver la terre et son produit annuel. Elle appartenait en 1785 à la comtesse de La Tour du Pin. La famille de Faverolles est mentionnée « seigneurs de Sant-Eugène » à la fin du XVe siècle.

Une autre seigneurie rattachée à la commune est celle des Grèves dont les bâtiments sont situés à 800 mètres de la route reliant Château-Thierry à Montmirail. Les terres dont la superficie est de l'ordre de 205 hectares sont sillonnées par de nombreuses allées dont la plupart vont aux villages voisins et qui aboutissent toutes à l'entrée de la ferme. Le vieux château remonte à l'époque féodale et constitue le plus important, dit-on, qui sont en partie ruraux et en partie militaire. Le premier acte de propriété connu de cette seigneurie remonte à 1524.

La Ferme des Grèves à Saint-Eugène durant la Grande Guerre 1914-1918.

Au début du mois d'août 1918, lors de l'offensive de la rivière Vesle, le 88th Aero Squadron affecté aux III Corps de la United States First Army était stationné à l'aérodrome de la Ferme des Grèves du 5 août au 4 septembre, puis du 9 au 12 septembre. ; l'aérodrome était situé sur les hauteurs surplombant la rive gauche de la Marne, à environ 10 kilomètres à l'est de Château-Thierry. Un assemblage complet de vues obliques du front de Vesle a été obtenu. Ces photographies, remarquables par leur netteté et leur netteté de détail, ont été prises par le responsable de la photographie du groupe, à l'aide d'une caméra de 50 centimètres montée sur un support de son invention fixé à la tourelle de mitrailleuse de l'observateur. Ils avaient un grand intérêt tactique à familiariser le personnel et les commandants des unités combattantes avec les caractéristiques du terrain ennemi immédiatement en face du front du corps. Le 88th Aero Squadron fut le seul escadron américain du service aérien à utiliser l'aérodrome, utilisé par les unités aériennes françaises jusqu'en novembre 1918. Après l'armistice, l'aérodrome fut remis à l'usage agricole ; il était situé au NE de la Ferme des Grèves, au-dessus du village de Saint-Eugène, sans indication de son utilisation en temps de guerre.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 2014 Bertrand Pipeau[1] DVG  
2014[2] en cours
(au 12 mai 2014)
Jean-Marie Houdant SE Retraité

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[3]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[4].

En 2015, la commune comptait 244 habitants[Note 1], en augmentation de 2,52 % par rapport à 2010 (Aisne : -0,34 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
240218248240256223262249263
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
260251253228240232245224223
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
230204174193186186173155182
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
191176148191191203234238244
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La fontaine aux Enchères.

L'église Saint-Eugène (XIIe et XIIIe siècle).

L’église de Saint-Eugène se présente sous la forme d'un plan en forme de croix latine, tronquée par la disparition du bas-côté sud et du croisillon sud du transept. Chœur à chevet plat. Clocher en charpente du XIXe siècle sur le portail. Celui-ci, sous un porche profond, offre un admirable décor sculpté (tympan et voussures) représentant le jugement dernier. Hormis le portail, on constate une grande sobriété dans le décor extérieur. Outre le décor sculpté de son portail, l'église présente à l'intérieur une robustesse quelque peu alourdie par la surélévation du sol primitif. Des sondages au niveau de celui-ci se sont révélés et se révélèrent fructueux (carrelage du XVe siècle - décor peint des colonnes). Intéressants chapiteaux du XIIIe siècle (chapiteaux à crochets). En 1751, une coulée de boue détruit le collatéral sud dont les passages ont dû être bouchés. Elle recouvre le sol de l’église, de la place, et du cimetière où repose Claude de La Fontaine, frère de l’écrivain, les rehaussant d’environ 1,20 m. La source de l’église faisant l’objet du pèlerinage de « la fontaine miraculeuse » pour ses vertus curatives est tarie. Le pavage du sol en carrelage vernissé du XVe siècle et le décor peint des colonnes, révélés par sondages, ont disparu. En 1820, c’est un ouragan qui emporte la flèche gothique du clocher.

Le dimanche 17 septembre 2017, s’est déroulée en l’église de Saint-Eugène l’inauguration de quatre nouveaux vitraux réalisés par l'artiste Didier Quentin. Jean-Marie Houdant, maire du bourg et ses adjoints étaient là pour entourer le maître-verrier de Chézy-sur-Marne. Didier Quentin présente son œuvre ainsi : « C’est autour de l’image de roses un peu abstraites, que j’ai imaginé et réalisé ce travail de la vitre maîtresse. Dans les églises et cathédrales, la vitre maîtresse est le plus souvent dédiée à la vie de jésus. Le mouvement, la couleur et la lumière, symbolisent à la fois l’aspect dynamique de la vie et sont une évocation de la passion du Christ ». Les baies latérales viennent en accompagnement et les motifs peints à la grisaille rappellent les motifs les plus anciens situés dans la rosace du transept, à gauche en regardant le chœur.

Sur la place, la fontaine aux Enchères doit son nom à la vente des fruits dans le passé.

  • Arboretum.
  • Lavoir et four à pain communal dans la cour de la mairie.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Seigneurs de Saint-Eugène

  • 1500. Thibaut de Ravenel, écuyer, seigneur de St-Eugène ; femme, Jeanne de Condé. Leur fille Jeanne, porta la terre de St-Eugène à
  • 1540. Thibaut, seigneur de Montigny et de Cramoiselles; enfants : Thibaut, Jacques, vicomte de Sévigiiy-sur-Ardres; Madeleine, femme d'Olivier de Champagne, seigneur de Morsain; Françoise, femme : 1 de Jacques de Soufflier, seigneur de Menil-la-Cour; 2 Jacques de Jouvenel, seigneur de Broussy ; Barbe, femme : l de Louis de Lanianaye; 2 d'Alexandre Davenne, seigneur de Tonssicourt ; Marguerite, femme: 1 de Louis Davenne , seigneur d'Harmonville; 2 d'Antoine de Salnoie, seigneur de Sapicourt; Marie, femme de Philippe de Salnoie, écuyer, seigneur de Fiernicourt.
  • 1575. Thibaut, vicomte de Sévigny-sur-Ardre, seigneur en partie de Cramoiselles, St-Eugène, Courtignon, Aubilly, et de Violaine par sa femme, Marthe Disque; enfants: Jacques, David, seigneur de Violaine.
  • 1593. Jacques de Montigny, seigneur desdits ; femme, Marguerite de Drappières, enfants : Jacques, Thibaut, seigneur d'Aubilly ; Louis, Charles, Jeanne, femme d'Antoine de Champagne, seigneur de Condry.
  • 1646. Jacques II de Montigny, homme d'armes des chevau-légers de la garde ; femme, Marthe de Thure ; enfant, Charles.
  • 1669. Charles de Montigny, seigneur de St-Eugène, lieutenant d'infanterie ; sans enfant.
  • 16.. Louis de Montigny, seigneur dudit ; femme, Geneviève Herbelin ; enfants : Louis, Henri-Jean-Baptiste et trois filles.
  • 16.. Louis II de Montigny, seigneur dudit, Aubilly, Champversy, Genevroy; femme, Marie Durmart ; enfants: Nicolas-Louis, Jean-Baptiste-Fidel, docteur de Sorbonne, prieur de l’Île Adam; Rose-Charlotte, abbesse de Beauvoir près Bourges, et une autre fille.
  • 17.. Nicolas-Louis, seigneur de Champversy. Genevroy, maréchal des camps et des armées du roi, chevalier de St-Louis ; femme, Marguerite Marquet ; enfants : Marie-Anne, Louise-Fidèle.
  • 1780. Mlle de Montigny, dame de St-Eugène.
  • 1787. Le comte de La Tour-du-Pin.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Préfecture de l'Aisne consulté le 7 juillet 2008
  2. « Liste des maires de l'Aisne » [xls], Préfecture de l'Aisne, (consulté le 12 août 2014)
  3. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  4. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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