The Queen's Own Rifles of Canada

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The Queen's Own Rifles of Canada
Photo en couleur de la façade d'un bâtiment brun avec une porte vitrée au centre surmontée d'un insigne militaire
Le manège militaire de Moss Park

Création
Dissolution Toujours actif
Pays Drapeau du Canada Canada
Allégeance Forces armées canadiennes
Branche Armée canadienne (Première réserve)
Type Régiment d'infanterie
Rôle Infanterie légère
Fait partie de 32e Groupe-brigade du Canada
Garnison Manège militaire de Moss Park à Toronto (Drapeau de l'Ontario Ontario)
Devise In Pace Paratus (« Prêt dans la paix »)
Marche Rapides : The Buffs et The Maple Leaf Forever
Lente : Money Musk
Guerres Rébellion du Nord-Ouest
Seconde Guerre des Boers
Première Guerre mondiale
Seconde Guerre mondiale
Guerre de Corée
Guerre d'Afghanistan
Commandant Lieutenant-colonel Sandi Banerjee, CD[1]
Commandant historique William Smith Durie (premier commandant)
William Dillon Otter
Colonel en chef Son Altesse Royale la princesse Alexandra, l'Honorable Mme Ogilvy, LG GCVO CD
Emblème Image en couleur d'un insigne militaire composé d'une feuille d'érable d'argent avec, au centre, le chiffre « 2 » d'or sur fond rouge entouré d'un listel de forme ovale vert liséré d'or portant l'inscription « Queen's Own Rifles of Canada » en lettres majuscules d'or surmonté d'une couronne royale au naturel ainsi que, brochant sur la tige de la feuille d'érable, un listel vert liséré d'or portant l'inscription « In Pace Paratus » en lettre majuscules d'or

The Queen's Own Rifles of Canada, abrégés en QOR of C, littéralement « Les Propres Carabiniers de la Reine du Canada », sont un régiment d'infanterie de la Première réserve de l'Armée canadienne composé d'un bataillon et d'une fanfare. Ayant été fondé en 1860 en tant que le « 2nd Battalion, Volunteer Militia Rifles of Canada », littéralement le « 2e Bataillon, Carabiniers de la Milice volontaire du Canada », il est le plus ancien régiment d'infanterie en service ininterrompu au Canada. Le régiment fait partie du 32e Groupe-brigade du Canada au sein de la 4e Division du Canada et il est basé au manège militaire de Moss Park à Toronto en Ontario. Il s'agit de l'unique régiment de carabiniers de son groupe-brigade et de la seule unité de la réserve à avoir le parachutisme comme spécialité. Les membres du régiment sont des soldats s'entraînant à temps partiel afin de servir dans des opérations domestiques ou outremers des Forces armées canadiennes.

The Queen's Own Rifles of Canada perpétuent l'histoire de six bataillons du Corps expéditionnaire canadien (CEC) pour le service outremers de la Première Guerre mondiale : les 3e, 83e, 95e, 166e, 198e et 255e Bataillon "outremers", CEC. En 1953, The Queen's Own Rifles of Canada fusionnèrent avec le 1st et le 2nd Canadian Rifle Battalion, littéralement le « 1er » et le « 2e Bataillon carabinier canadien », deux bataillons de la Force régulière créés au début des années 1950 à Valcartier au Québec. Ceux-ci devinrent respectivement les 1er et 2e Bataillon, The Queen's Own Rifles of Canada. En 1968, The Queen's Own Rifles of Canada redevinrent un régiment d'un seul bataillon de la réserve.

L'unité a participé à toutes les campagnes militaires du Canada. Ce sont un total de 2 000 soldats du régiment qui furent tués au combat depuis les premières pertes lors des raids féniens en 1866. En tout, ce sont 44 honneurs de bataille que The Queen's Own Rifles of Canada ont reçus au cours de leur histoire. Sept membres du régiment furent décorés de la croix de Victoria, la plus haute récompense des forces du Commonwealth, six pour leurs actions lors de la Première Guerre mondiale et un lors de la Seconde Guerre mondiale.

Rôle et organisation[modifier | modifier le code]

Photo en noir et blanc de militaires en formation à l'intérieur d'un bâtiment
The Queen's Own Rifles of Canada dans leur manège militaire en 1910
Un carré vert
Insigne distinctif de la 4e Division du Canada

Tout comme c'est le cas pour les autres unités de la Première réserve de l'Armée canadienne, le rôle des Queen's Own Rifles of Canada est de former des soldats afin de servir de renfort lors des opérations des Forces armées canadiennes ainsi que d'être prêts pour le service actif pour appuyer les autorités civiles lors de catastrophes naturelles dans la région locale. Tous les membres du régiment sont formés en tant que carabiniers. De plus, The Queen's Own Rifles of Canada sont le seul régiment de la réserve à avoir pour spécialité le parachutisme[2]. Ainsi, ses membres formés au parachutisme et aux opérations héliportées servent souvent dans le cadre de l'instruction au parachutisme au sein des Forces armées canadiennes. Bien entendu, en tant qu'unité d'infanterie légère, le rôle des soldats du régiment dans un théâtre militaire, selon la doctrine de l'Armée canadienne, est de se déplacer rapidement à pied afin de se rapprocher de l'ennemi dans le but de l'anéantir[1].

The Queen's Own Rifles of Canada sont un régiment d'infanterie du 32e Groupe-brigade du Canada, un groupe-brigade de la Première réserve de l'Armée canadienne qui fait partie de la 4e Division du Canada[3],[4]. Le régiment est composé d'un bataillon et d'une fanfare. Son quartier général est situé dans le manège militaire de Moss Park à Toronto en Ontario et il comprend des détachements au centre-ville de Toronto ainsi qu'à Scarborough[1],[4]. Le bataillon des Queen's Own Rifles of Canada comprend un quartier général de bataillon ainsi que trois compagnies : la 60th Company, la Buffs Company et la Victoria Company, surnommée la « Vics Company »[5]. Le bataillon est commandé par un lieutenant-colonel[6].

La 60th Company (60th Coy) est basée au manège militaire de Moss Park. Il s'agit de la plus grande compagnie de carabiniers et elle comprend la majorité des parachutistes du régiment. La 60th Company est affiliée avec le 60th Regiment, King's Royal Rifle Corps, une unité de la British Army qui a cessé d'exister en 1958 lorsqu'elle a été fusionnée avec d'autres régiments pour former The Rifles[7]. La Buffs Company a été créée récemment et elle était d'abord un peloton de recrues de la Victoria Company. Elle est basée à Scarborough et est responsable de l'entraînement des recrues. Elle est affiliée avec The Buffs (Royal East Kent Regiment) (en), un ancien régiment de la British Army qui a été amalgamé avec d'autres régiments qui forment, de nos jours, le Princess of Wales's Royal Regiment[8]. De son côté, la Victoria Company (Vics Coy) est la compagnie du soutien logistique de combat du régiment et est basée au manège militaire de Moss Park. Elle perpétue l'histoire des Victoria Rifles of Canada qui ont été réduits à un effectif nul en 1965[9].

Histoire[modifier | modifier le code]

Lignée des Queen's Own Rifles of Canada[10]
Nom Date
Second Battalion Volunteer Militia Rifles of Canada 26 avril 1860
Queen's Own Rifles of Toronto 18 mars 1863
2nd Battalion, "Queen's Own Rifles of Canada" 13 janvier 1882
2nd Regiment "Queen's Own Rifles of Canada" 8 mai 1900
The Queen's Own Rifles of Canada 1er mai 1920
2nd (Reserve) Battalion, The Queen's Own Rifles of Canada 7 novembre 1941
The Queen's Own Rifles of Canada 14 mai 1946

Création[modifier | modifier le code]

Dans la foulée de la Loi de la Milice adoptée en 1859 favorisant l'amalgamation des compagnies de fantassins pour former des bataillons, le lieutenant-colonel George Taylor Dennison, alors commandant du District de Toronto, proposa de créer un bataillon en unifiant les quatre compagnies de fantassins de Toronto : les 1st et 3rd Toronto Volunteer Militia Rifle Company (les « 1re » et « 3e compagnie de fusiliers de la milice volontaire de Toronto », la Toronto Highland Volunteer Rifle Company (la « compagnie de fusiliers highlands volontaires de Toronto ») et la Toronto Volunteer Militia Foot Artillery Company (la « compagnie d'artillerie à pied de la milice volontaire de Toronto »)[Note 1]. Cependant, la Loi de la Milice stipulait qu'il fallait au moins six et pas plus de dix compagnies pour former un tel bataillon. Ainsi, il proposa aux compagnies de Barrie et de Brampton de s'y joindre. Cette proposition fut acceptée et le Second Battalion Volunteer Militia Rifles of Canada (Second Bn Vol Mil Rif of C), littéralement le « Second Bataillon de fantassins volontaires du Canada », fut créé le 26 avril 1860 à Toronto par un ordre général de la Milice signé par le lieutenant-colonel Donald Macdonnell, adjudant-général adjoint de la Milice du Haut-Canada. À ce moment, la compagnie de Brampton fut abandonnée et la compagnie de Whitby, la Whitby Volunteer Highland Rifle Company (la « compagnie de fusiliers highlands volontaires de Whitby »), se joignit alors aux quatre compagnies de Toronto et à la Barrie Volunteer Militia Rifle Company (la « compagnie de fusiliers de la milice volontaire de Barrie ») pour former le bataillon[11]. Ainsi, à sa création, le bataillon comprenait quatre compagnies de fantassins et deux compagnies de fantassins highlands. Le premier commandant du bataillon fut le lieutenant-colonel William Smith Durie, un officier diplômé de l'Académie royale militaire de Sandhurst de la British Army en 1828 qui a également servi au sein de plusieurs régiments de cette dernière jusqu'en 1835 avant de devenir un officier de la Milice canadienne en 1838, qui commandait jusque là la compagnie de Barrie[1]. Il commanda l'unité de 1860 à 1865[12]. Bien que formant officiellement une seule unité, dans les faits, les six compagnies du bataillon ne paradèrent jamais ensemble[Barnard 1].

Compagnies indépendantes amalgamées pour former
le Second Battalion Volunteer Militia Rifles of Canada en 1860[Barnard 1]
Numéro de compagnie Nom de la compagnie indépendante Commandant Date de création de la compagnie
1 The Volunteer Militia Rifle Company of Barrie Major W. S. Durie 27 décembre 1855
2 The 1st Volunteer Militia Rifle Company of Toronto Capitaine G. Brooke 20 mars 1856
3 The 3rd Volunteer Militia Rifle Company of Toronto Major J. Nickinson 20 mars 1856
4 The Toronto Highland Volunteer Rifle Company Capitaine A. M. Smith 18 septembre 1856
5 The Volunteer Militia Foot Artillery Company of Toronto Capitaine H. Goodwin 13 novembre 1856
6 The Volunteer Highland Rifle Company of Whitby Capitaine J. Wallace 31 mars 1858

La même année que la création du bataillon, c'est-à-dire en 1860, le prince de Galles, qui devint plus tard le roi Édouard VII, visita le Canada en septembre et le bataillon forma la garde d'honneur. Le 12 septembre, le prince inspecta la garnison de Toronto et la compagnie de Barrie fut appelée à rejoindre le bataillon pour l'occasion, mais pas la compagnie de Whitby. Le 21 novembre 1862, de nouvelles compagnies de Toronto furent ajoutées au bataillon et les compagnies de Barrie et de Whitby redevinrent indépendantes[Note 2]. Ainsi, le bataillon atteignit la taille de dix compagnies[Barnard 1].

Liste des compagnies en 1862[Barnard 1]
Numéro de la compagnie dans le bataillon Nom de la compagnie originelle Date de création Commandant
1 Compagnie No 2 de la formation originelle 20 mars 1856 Capitaine D. MacDonald
2 Compagnie No 3 de la formation originelle 20 mars 1856 Capitaine Jas. Smith
3 Compagnie No 5 de la formation originelle 13 novembre 1856 Capitaine P. Paterson
4 1st Merchant's Company 30 août 1861 Capitaine W. R. Harris
5 2nd Merchant's Company 14 mars 1862 Capitaine Wm. Murray
6 Victoria Rifles Company 6 décembre 1861 Capitaine L. W. Ord
7 Civil Service Company 14 mars 1862 Major R. Spence
8 Trinity College Company 3 juin 1861 Major R. B. Denison
9 University Company 5 mai 1862 Capitaine H. Croft
10 Compagnie No 4 de la formation originelle (Highland) 18 septembre 1856 Capitaine A. J. Fulton

Le 18 mars 1863, par un ordre général de la Milice, le bataillon fut renommé en « The Queen's Own Rifles of Toronto », littéralement « Les Propres Fantassins de la Reine de Toronto ». En janvier 1866, une compagnie attachée au bataillon appelée « Upper Canada College Rifle Company », littéralement la « Compagnie de fantassins de l'Upper Canada College », fut créée.[10],[Barnard 1].

Raids féniens[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Raids féniens.
Illustration en couleurs d'une bataille militaire dans une plaine, les militaires du côté gauche portant des uniformes verts et ceux du côté droit des uniformes rouges
Illustration de la bataille de Ridgeway

The Queen's Own Rifles of Toronto furent mobilisés pour le service actif dans la foulée des raids féniens, des attaques menées par les Féniens, des Irlandais basés aux États-Unis, contre les établissements britanniques au Canada dans le cadre de leur lutte contre la présence britannique[Barnard 1],[13]. En effet, les 11 compagnies du bataillon furent placées en service actif le 1er juin 1866 sous la menace d'une attaque à Niagara. Elles furent envoyées à Port Colborne. Alors que les troupes des Queen's Own Rifles se mettaient en route, les troupes féniennes, sous le commandement du général John O'Neil, capturèrent Fort Érié qui n'avaient aucune force militaire canadienne sur place. Le lendemain, les troupes canadiennes quittèrent Port Colborne en direction de Ridgeway (en) et les éclaireurs du général O'Neil lui rapportèrent cette information si bien qu'il établit une position défensive sur la route en attente des troupes canadiennes. Les Queen's Own Rifles se trouvaient alors en avant-garde et ignoraient totalement la manœuvre du général O'Neil puisqu'aucun moyen de reconnaissance n'avait été fournit au détachement de la part du quartier-général à Ottawa qui contrôlait les forces armées canadiennes. Peu après avoir quitté Ridgeway, les Queen's Own Rifles tombèrent sous le feu ennemi. C'est là que le régiment connut sa première perte fatale, l'enseigne Malcolm McEachren[Barnard 2].

La bataille dura plus d'une heure à la suite de laquelle la position avancée fénienne fut saisie et les troupes ennemies furent repoussées à leur position principale près de Lime Ridge. À ce moment, les Queen's Own Rifles avait utilisé presque toutes leurs munitions et le commandant, le lieutenant-colonel Booker, a donc ordonné qu'un autre bataillon prenne sa relève en plein jour et alors que la bataille était toujours en cours. La relève fut un succès et les Queen's Own Rifles se retrouvèrent en réserve. Le lendemain, le lieutenant-colonel Booker, ayant reçut de fausses informations, crut que la cavalerie avait repoussé les Féniens et ordonna donc la formation d'un carré ; ce qui fut fait par les Queen's Own Rifles qui devinrent ainsi une cible facile pour l'ennemi. Réalisant son erreur, le lieutenant-colonel Booker ordonna de reformer la colonne, mais de la confusion dans les manœuvres causa la retraite des forces canadiennes et les Féniens saisirent l'opportunité pour attaquer. Les troupes canadiennes finirent par reprendre le contrôle et forcèrent les troupes féniennes à se retirer et à retourner aux États-Unis. Les troupes de la colonne de Port Colborne retournèrent alors à Port Colborne avant de rejoindre deux autres colonnes pour occuper la région entourant Fort Érié[Barnard 2].

Photo en noir et blanc d'un groupe d'homme se tenant debout dans un escalier devant la façade d'un bâtiment composée de trois arches
Vétérans des raids féniens de 1866 assemblés devant l'hôtel de ville de Toronto en 1900

Peu de temps après, les gouvernements canadiens et américains formèrent une entente où le gouvernement américain s'engagea à ce que les Féniens n'entreprennent plus d'action contre le Canada. En somme, sept soldats des Queen's Own Rifles furent tués au combat au cours de la bataille de Ridgeway le , deux succombèrent à leurs blessures le et 21 furent blessés[1],[Barnard 2],[Barnard 3]. Jusqu'en 1870, le régiment fut mis en service actif à quelques reprises sous la menace de raids féniens, mais il ne fut impliqué dans aucun autre incident. Le dernier raid fénien fut celui d'Eccles Hill en 1870[Barnard 4],[14].

Le , The Queen's Own Rifles of Canada ont formé l'une des gardes d'honneur à l'ouverture du premier parlement provincial de l'Ontario suite à la création de la Confédération canadienne. En 1868, une nouvelle loi fédérale sur la Milice fut adoptée obligeant toutes les unités à se ré-enrôler sous les termes de la nouvelle loi. Cette dernière abolissait le paiement fait pour acquérir l'uniforme. Bien que cette mesure ne valait qu'un montant annuel de 6 $, elle a été très mal reçue par les soldats. D'ailleurs, le gouvernement refusa de fournir des kilts ou de payer pour les acquérir ; ce qui poussa la compagnie highland du régiment à ne pas se ré-engager. Elle fut officiellement retirée du régiment le . Néanmoins, The Queen's Own Rifles of Toronto furent l'une des premières unités à se ré-enrôler. Le régiment avait alors un effectif initial de 30 officiers et de 288 membres du rang. En octobre 1868, le régiment monta la garde d'honneur lors de la visite du prince Arthur de Connaught à Toronto. Le régiment fournit également une garde composée d'un officier et de 15 soldats à sa résidence[Barnard 4].

Rébellion de la rivière Rouge[modifier | modifier le code]

Peinture en couleur représentant des hommes embarquant sur de petits bateaux sur une rivière en aval de chutes
L'expédition de la rivière rouge aux chutes Kakabeka (1877) par Frances Anne Hopkins
Article détaillé : Rébellion de la rivière Rouge.

Suite à la Confédération canadienne, les droits sur les Territoires du Nord-Ouest furent transférés au gouvernement du Dominion du Canada. Ainsi, en 1869, le gouvernement entama d'effectuer l’arpentage de ce territoire, mais les Métis menés par Louis Riel s'y opposèrent. Ils repoussèrent le nouveau gouverneur des Territoires du Nord-Ouest (en), William McDougall, à la frontière et capturèrent le fort Garry dans le but d'établir un gouvernement provisoire. Le gouvernement canadien ne réagit pas immédiatement à cette situation, estimant que les Métis avaient mal été informés des nouveaux événements. Cependant, suite à l'exécution de Thomas Scott qui était partisan de l'annexion avec le Canada après un procès rapide qui causa un émoi au sein de la population de l'Ontario, le gouvernement décida d'agir[15],[Barnard 4].

C'est ainsi que, le , un contingent militaire placé sous le commandement du colonel Garnet Wolseley fut expédié afin de réprimer la rébellion et d'arrêter ses leaders. Les Queen's Own Rifles of Toronto fournirent un détachement de deux officiers et de 12 soldats au bataillon de ce contingent provenant de l'Ontario nommé « 1st (Ontario) Battalion of Rifles » (le « 1er (Ontario) Bataillon de fusiliers ») commandé par le lieutenant-colonel S. P. Jarvis. Le voyage jusque dans l'Ouest canadien fut difficile d'autant plus qu'il était impossible de passer par les États-Unis à cause des Féniens. Le contingent arriva au fort Garry en août 1870 et Louis Riel ainsi que ses associés se réfugièrent aux États-Unis. Ainsi, le contrôle fut rétabli et aucune perte ne fut encourue. Plus tard, au cours de la même année, le gouvernement canadien adopta une loi créant la province du Manitoba garantissant les mêmes droits aux Métis et aux loyalistes d'avoir leurs propres gouvernements comme ce fut le cas pour les autres provinces[Barnard 4].

Le , une dixième compagnie, levée sous le commandement du capitaine W. H. Ellis, fut ajoutée au régiment. Elle fut connue sous l'appellation de « Second University Company » (littéralement, la « Seconde Compagnie universitaire »). L'année 1870 vit le départ des dernières troupes britanniques de Toronto. Ainsi, le feu de joie (en) du , à l'occasion de l'anniversaire de la reine, fut effectuée pour la première fois sans les réguliers de la British Army. L'année suivante fut la première fois qu'il n'y eut pas de célébration militaire pour l'anniversaire de la reine. Le régiment effectua une garde d'honneur, conjointement avec les 10th Royals, lors de la prorogation de la première Assemblée législative de l'Ontario. Il monta également une garde d'honneur lors de l'ouverture de la seconde Assemblée législative le [Barnard 4].

Émeutes des années 1870[modifier | modifier le code]

Le , à l'initiative du major Jarvis, les compagnies des Queen's Own Rifles of Toronto furent redésignées par des lettres, c'est-à-dire de A à K, au lieu de nombres. Le , le lieutenant-colonel William Dillon Otter devint le commandant du régiment[Barnard 4].

En septembre 1875, des émeutes éclatèrent à Toronto opposant les orangistes aux catholiques. Le chef de police de Toronto, le major F. C. Draper, un ancien officier des Queen's Own Rifles of Toronto, demanda le renfort des forces militaires pour faire face à ces émeutes. Ainsi, en octobre, les Queen's Own Rifles of Toronto, les 10th Royals et la Governor General's Body Guard furent appelés en renfort. En janvier 1877, le régiment fut de nouveau appelé en renfort après que le maire de Belleville ait demandé l'appui de la milice pour faire face aux émeutes qui éclatèrent lorsque le Grand Trunk Railway effectua de nombreuses mises à pied. Le commandant du régiment a du faire appel à une poursuite en justice afin que la municipalité de Belleville paie les soldats appelés en renfort[Barnard 4].

Rébellion du Nord-Ouest[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Rébellion du Nord-Ouest.

Le , le régiment changea de nom pour devenir le « 2nd Battalion Queen's Own Rifles of Canada », abandonnant ainsi la mention de Toronto dans son nom[Barnard 5].

Au milieu des années 1880, Louis Riel revint au Canada et organisa un mouvement métis pour s'opposer à la colonisation du territoire qui est, de nos jours, la Saskatchewan par des colons anglophones qui réarrangeaient la distribution des terres selon le système des concessions carrées plutôt que d'après le système seigneurial de la Nouvelle-France de bandes perpendiculaires à la rivière auquel les Métis était habitués de par leurs ancêtres canadiens-français ainsi qu'à la la disparition du bison. Le premier incident sérieux survint lors de la bataille du lac aux Canards le où les forces menées par Louis Riel firent des prisonniers et attaquèrent un détachement local de la Police montée du Nord-Ouest[16]. Ensuite, le , les Cris menés par le chef Poundmaker se soulevèrent et massacrèrent plusieurs habitants de Frog Lake[17]. Alors, le gouvernement canadien décida de réagir.

Photographie en noir et blanc de soldats, de gendarmes et d'autres hommes sur des chariots tirés par des bœufs ou se tenant à côté d'eux
Troupes en marche vers Qu'Appelle en 1885

C'est ainsi que, le , The Queen's Own Rifles of Canada furent mobilisés. Le régiment reçut l'ordre de ne fournir qu'un bataillon de 250 hommes. Ainsi, un bataillon en service actif fut créé avec les soldats sélectionnés et placé sous le commandement du lieutenant-colonel A. A. Miller. Les quatre compagnies de ce bataillon abandonnèrent leurs désignations par des lettres et réadoptèrent des numéros. Puisque l'armée ne pouvait fournir de vêtements d'hiver, le conseil municipal de Toronto en fournit aux soldats. Le , le bataillon partit vers l'Ouest canadien à bord d'un train du Canadien Pacifique (CP). En chemin, le train s'arrêta à Carleton Junction où il reçut un drapeau de la part du député William Mulock (en) qui servit auparavant en tant que sergent au sein des QOR of C et qui devint, plus tard, ministre des Postes du Canada (en) et juge en chef de la Cour suprême de l'Ontario (en). La suite du voyage fut difficile, surtout que le chemin de fer du CP, à cette époque, n'était pas encore complètement terminé et il y avait quatre grandes étendues où les rails étaient inexistants. Les soldats traversèrent ces trouées en traîneaux à cheval ou à la marche dans le froid de l'hiver où les températures descendaient jusqu'à −21 Celsius. Le régiment fit même face à des conducteurs de traîneaux qui décidèrent de faire la grève ; le commandant de l'unité a du les menacer d'arrestation pour les convaincre de préparer les traîneaux. Il rejoignit la colonne du lieutenant-colonel William Dillon Otter avec laquelle il fut envoyé à Battleford où il arriva le . Les forces militaires fortifièrent la ville et assurèrent sa défense[Barnard 6],[10].

Peinture d'une bataille
La bataille de Cut Knife (1885) par Fred Curzon

Le , la colonne d'Otter, incluant la compagnie no  1 et le corps d'ambulance des QOR of C, partit en direction du campement de Poundmaker près de la crique de Cut Knife. Aussitôt arrivée, le lendemain, elle se fit attaquée par les Cris. Les troupes canadiennes furent encerclées par les Amérindiens, mais elles effectuèrent une manœuvre de repli sous contact avec un feu continu et les Cris ne poursuivirent pas l'attaque. Les QOR of C eurent cinq blessés, mais aucune perte fatale. La colonne retourna à Battleford. Le , le père Cochin, un missionnaire catholique qui avait été fait prisonnier par Poundmaker, arriva à Battleford avec une proposition de paix avec des conditions de la part du chef cri, mais il fut renvoyé avec pour réponse que seulement une capitulation inconditionnelle sera acceptée[Barnard 6].

Peinture d'une bataille
La prise de Batoche (1885) par Fred Curzon
Peinture montrant des Amérindiens assis au sol et se tenant debout devant un officier militaire assis sur une chaise avec d'autres hommes en uniforme se tenant debout derrière lui, avec des tipis en arrière-plan
La reddition de Poundmaker au major-général Frederick Middleton

Suite aux batailles de Batoche et de la coulée des Tourond ainsi qu'à la capitulation de Louis Riel, la colonne du major-général Frederick Middleton vint rejoindre la colonne d'Otter à Batleford. L'anniversaire de la reine fut célébré par un imposant feu de joie (en) des deux colonnes incluant des tirs d'artillerie et de carabines. Cette démonstration de force encouragea la capitulation de Poundmaker le . Ce dernier ainsi que d'autres chefs et deux guerriers qui avait assassiné des hommes blancs furent arrêtés ; les autres Amérindiens furent renvoyés[Barnard 6].

Le , la colonne de Middleton quitta Battleford pour rejoindre la colonne du général Thomas Bland Strange (en) afin de capturer le chef Big Bear. Le , la colonne d'Otter, incluant tout le bataillon des QOR of C, reçut l'ordre de se rendre au nord au lac Turtle (en) afin de couper la retraite de Big Bear. Elle arriva à l'extrémité sud du lac le , mais, le même jour, Big Bear passa du côté nord. Elle passa plusieurs jours à rechercher Big Bear dans la région sans succès, puis, elle retourna à Battleford le . Le lendemain, Big Bear se rendit à la Police montée du Nord-Ouest au fort Carlton, marquant la fin de la campagne[Barnard 6].

Photographie en noir et blanc de militaires en formation avec des spectateurs derrière eux
The Queen's Own Rifles of Canada à la gare du Canadien Pacifique à leur retour à Toronto en 1885 après la rébellion du Nord-Ouest

Le , les troupes de la Milice canadienne entreprirent le chemin du retour tandis que les troupes régulières demeurèrent dans l'Ouest canadien pour appuyer la Police montée du Nord-Ouest. Le voyage du retour se fit principalement en bateau, incluant des portages en train. Les QOR of C furent de retour à Toronto le où ils furent accueillis par le maire de la ville et le lieutenant-gouverneur. Le , le régiment parada dans son manège militaire pour le dévoilement, par le gouverneur général, d'une plaque commémorative à la mémoire de ceux qui sont tombés en servant dans la colonne de Battleford en 1885. Cette plaque se trouve toujours dans le manège militaire des QOR of C[Barnard 6].

Une autre parade digne de mention est celle tenue le lorsque le major-général son altesse royale le duc de Connaught passa par Toronto lors de son retour d'Inde[Barnard 7].

Seconde Guerre des Boers[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Seconde Guerre des Boers.
Photo en noir et blanc d'un défilé militaire dans une rue
Le premier contingent canadien défilant dans la ville de Québec avant de partir pour la guerre en Afrique du Sud

En octobre 1899, la République sud-africaine du Transvaal et l'État libre d'Orange déclarèrent la guerre à la Grande-Bretagne. Au Canada, l'opinion publique était partagée quant à la participation des troupes canadiennes ; les Canadiens français s'y opposaient tandis que les Ontariens la supportait. Ainsi, en guise de compromis, le gouvernement canadien décida d'envoyer un contingent de 1 000 hommes seulement[Barnard 7]. Il s'agit du premier déploiement outremer des Forces armées canadiennes[18].

Toronto devait fournir les 125 hommes pour former la compagnie C du 2nd (Special Service) Battalion, Royal Canadian Regiment (RCR) (le « 2e (Service spécial) Bataillon, Régiment canadien royal ») qui était placé sous le commandement du lieutenant-colonel William Dillon Otter. Le commandant adjoint du bataillon était le major L. Buchan qui a servit auparavant avec les QOR of C. Le commandant de la compagnie C était le capitaine R. K. Barker des QOR of C. En plus de ces officiers, les QOR of C fournirent son quota de volontaires avec trois sergents, un clairon et 29 soldats du rang. De plus, d'autres membres des QOR of C réussirent à se faire sélectionner sous les quotas de d'autres régiments[10],[Barnard 7].

Le , la compagnie C partit de Toronto en train et, le , embarqua à bord du S.S. Sardinian à Québec. Elle arriva au Cap en Afrique du Sud le . Dès le lendemain, le contingent canadien prit le train pour se rendre à Belmont dans l'État libre d'Orange. Au départ, les Britanniques voulaient utiliser les Canadiens en tant que renforts pour leurs unités, mais des représentants du gouvernement canadien les convainquirent de conserver l'identité régimentaire du RCR. C'est ainsi que ce dernier commença son entraînement[Barnard 7].

En décembre 1899, le colonel Pilcher du Bedfordshire Regiment (en) forma un contingent pour prendre la relève à la petite ville de Douglas (en) dans le Cap du Nord qui était assiégée. La compagnie C fut sélectionnée puisqu'elle était la plus avancée dans l'entraînement. Le , la colonne partit de Belmont en chariots. Le lendemain, elle effectua une attaque par encerclement qui fut un succès puisque les pertes furent peu nombreuses et que 46 prisonniers furent capturés. Le , la colonne revint à Belmont. Bien que l'engagement était mineur, il constitue le baptême du feu du RCR[Barnard 7].

Le , le RCR, au sein de la 19e Brigade avec des régiments de la British Army, effectua une attaque à la rivière Modder (en) dans le cadre de la bataille de Paardeberg pour libérer la ville de Kimberley assiégée. Au cours de cette bataille, le RCR encourut 116 pertes. Un membre des QOR of C fut tué, le fusilier C. E. E. Jackson, et six autres furent blessés[Barnard 7].

Dans les semaines qui suivirent, les troupes canadiennes et britanniques avancèrent lentement contre les troupes du général boer Piet Cronjé. Le correspondait à une fête nationale pour les Boers qui célébrait une défaite précédente des Britanniques lors de la bataille de Majuba en 1881. Le commandant en chef des forces britanniques, le maréchal Lord Frederick Roberts, voulait remettre le pointage à zéro en menant une attaque réussie le même jour. C'est ainsi que la 19e Brigade mena une attaque surprise dans la nuit du 26 au . L'ordre d'attaque a été sonnée par le clairon D. F. Williams des QOR of C. Il s'agit de la première bataille sérieuse de l'histoire des troupes canadiennes outremers. Les Boers se rendirent à la levée du jour. Après la bataille, Lord Roberts vint personnellement féliciter le régiment. Par la suite, la 19e Brigade fut envoyée pour capturer Bloemfontein, la capitale de l'État libre d'Orange. Plusieurs batailles se déroulèrent en chemin, mais la ville fut capturée. Durant ce temps, une épidémie de fièvre typhoïde se déclencha et deux soldats des QOR of C en mourirent. À partir de là, la 19e Brigade fut envoyée vers Pretoria, la capitale du Transvaal. Encore une foirs, plusieurs batailles se déroulèrent en chemin. En juin, Pretoria se rendit. En somme, du au , la 19e Brigade a participé dans la capture de dix villes, a combattu dans dix engagements majeurs en plus de 27 autres batailles, dont 21 en seulement 30 jours. En tout, trois membres des QOR of C perdirent la vit en Afrique du Sud au cours de la Seconde Guerre des Boers[Barnard 7].

La suite de la guerre se transforma en guérilla et le RCR y participa peu. La compagnie C fut affectée à des tâches de sécurité au pont ferroviaire à la rivière d'Olifant. En mai 1900, le contrat d'un an des troupes de la Milice canadienne arriva à terme. Ainsi, tous les réservistes s'embarquèrent pour retourner au Canada, seules les troupes régulières demeurèrent en Afrique du Sud deux semaines de plus. La compagnie C fut de retour à Toronto le [Barnard 7].

En plus des soldats de la compagnie C, les QOR of C fournirent des renforts pour le Royal Canadian Regiment, pour le 1st Battalion Canadian Mounted Rifles ainsi que pour le contingent d'artillerie. Ils fournirent également 15 soldats pour rejoindre un bataillon formé afin de prendre la relève du 100th Leinster Regiment (Royal Canadians) (en) au devoir de garnison à Halifax en Nouvelle-Écosse[Barnard 7].

Développement et modernisation du régiment dans les années 1900 et 1910[modifier | modifier le code]

Photo en noir et blanc de militaires en uniforme en formation incluant une fanfare à la gauche de la formation principale et un militaire monté à cheval se tenant devant celle-ci
The Queen's Own Rifles of Canada devant leur manège militaire en 1901

Le , le bataillon devint un régiment et fut renommé en « 2nd Regiment "Queen's Own Rifles of Canada" ». Le roi Édouard VII envoya son altesse royale le duc de Cornwall et de York, plus tard le roi Georges V, et la duchesse, plus tard la reine Marie, pour faire une tournée au Canada, en Australie et en Nouvelle-Zélande afin de reconnaître leur bravoure au cours de la Guerre d'Afrique du Sud. C'est ainsi que le duc et la duchesse visitèrent Toronto le . C'est là que la plus grande parade de l'histoire de la Milice au Canada s'est tenue avec environ 11 000 soldats, incluant 687 des QOR of C. Le duc remit en personne les médailles de campagne d'Afrique du Sud. Une particularité notable de cette parade est que la musique jouée durant l'inspection fut le Ô Canada, qui était une nouvelle chanson à l'époque. Elle fut choisie pour rendre hommage au Québec puisqu'elle a été composée par un Canadien français. Au cours de cette visite royale, les QOR of C effectuèrent trois gardes d'honneur, une à l'arrivée du duc et de la duchesse, une pour l'arrivée du gouverneur général et une pour le départ du duc et de la duchesse. Le suivant, le régiment tint un service commémoratif pour la reine Victoria en l'église St. Andrew[Barnard 7].

En 1902, un contingent représentant tous les régiments canadiens fut formé pour participer au couronnement du roi Édouard VII et de la reine Alexandra. Ce contingent fut placé sous le commandement du lieutenant-colonel H. M. Pellatt. Ce dernier insista pour que les troupes canadiennes soient précédées par une fanfare canadienne lors du défilé à Londres, mais le gouvernement n'avait pas prévu de budget pour cela. Alors, il finança lui-même l'envoi de la fanfare de clairons des QOR of C. Le contingent arriva en Angleterre le et il fut inspecté par son altesse royale le duc de Connaught le , puis, le , par le maréchal Lord Roberts. Cependant, pour des raisons de santé, le couronnement du roi fut remis au au lieu de . Le , le contingent canadien fut inspecté par son altesse royale le prince de Galles, la reine Alexandre et la princesse de Galles. Cependant, il quitta pour revenir au Canada le avant le couronnement du roi[Barnard 7].

Le , par l'Ordre général No 72, le régiment fut réorganisé en deux bataillons faisant partie de la Milice active non permanente[10],[19]. Le de la même année, le maréchal Lord Roberts devint le colonel honoraire des QOR of C, position qu'il occupa jusqu'à son décès le . Le suivant, le régiment parada pour la première fois avec deux bataillons. À ce moment, le colonel Sir Henry Mill Pellatt commandait le régiment tandis que le lieutenant-colonel P. L. Mason commandait le 1er Bataillon et le lieutenant-colonel E. F. Gunther le 2e Bataillon. Lors de cette réorganisation, les deux bataillons avaient chacun huit compagnies portant des numéros au lieu des lettres jusqu'au où elles réadoptèrent les lettres. Le même jour, un détachement de mitrailleuses de 25 soldats, appelé le « Maxim », et un corps de transmission furent créés au sein du régiment. Ainsi, le régiment comprenait alors, en plus de ces deux détachements, une section de pionniers et une section de brancardiersErreur de référence : Balise fermante </ref> manquante pour la balise <ref>.. Le , un corps de cadets portant l'insigne des QOR of C fut créé. Le , par l'ordre de la Milice No 85, les QOR of C ont été nommé, par le roi George V, régiment allié aux Buffs (Royal East Kent Regiment) (en) de la British Army, faisant ainsi suite à leur rapprochement lors de l'exercice de manœuvres de 1910[Barnard 8].

Première Guerre mondiale et entre-deux-guerres[modifier | modifier le code]

Photo en noir et blanc d'un militaire en uniforme portant une casquette agenouillé derrière un chevreau qu'il tient en laisse et qui a une couverture sur son dos portant les lettres « T » et « R » ainsi qu'un insigne militaire
La mascotte du 3rd Canadian Battalion, CEF en août 1916

Dans le cadre de la Première Guerre mondiale, The Queen's Own Rifles of Canada ont déployé six bataillons outremers au sein du Corps expéditionnaire canadien. En somme, ce sont 1 254 officiers et soldats du régiment qui furent tués au combat au cours de la Première Guerre mondiale[4]. Six soldats et officiers qui ont servi avec The Queen's Own Rifles of Canada ont été décorés de la croix de Victoria, la plus haute récompense des forces du Commonwealth, pour leurs actions au cours de la Première Guerre mondiale[20].

Le 1er mai 1920, le régiment fut renommé en « The Queen's Own Rifles of Canada » et fut réorganisé en tant que régiment de quatre bataillons avec le 1er Bataillon (83rd Battalion, CEF) et le 2e Bataillon (95th Battalion, CEF) qui faisaient partie de l'ordre de bataille de la Milice active non permanente tandis que le 3e Bataillon (166th Battalion, CEF) et le 4e Bataillon (255th Battalion, CEF) faisaient partie de l'ordre de bataille de la Réserve. Le 15 juin 1926, le 4e bataillon devint le « 5e Bataillon (255th Battalion, CEF) » et un nouveau 4e bataillon, nommé « 4e Bataillon (198th Battalion, CEF) », fut créé et faisait partie de l'ordre de bataille de la Réserve[21]. Le 1er décembre de la même année, un 6e bataillon fut créé et les bataillons existants du régiment furent renommés ainsi : « 1er Bataillon (3rd Battalion, CEF) », « 2e Bataillon (83rd Battalion, CEF) », « 3e Bataillon (95th Battalion, CEF) », « 4e Bataillon (166th Battalion, CEF) » et « 5e Bataillon (198th Battalion, CEF) ». Le nouveau bataillon fut nommé « 6e Bataillon (255th Battalion, CEF) » et faisait partie de l'ordre de bataille de la Réserve[22]. Le 14 décembre 1936, les 1er et 2e bataillons furent fusionnés et les bataillons de l'ordre de bataille de la Réserve furent dissous. Ainsi, The Queen's Own Rifles of Canada redevinrent un régiment à un seul bataillon[10],[23].

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Photo en noir et blanc de militaires marchant sur un sentier avec les mains en l'air et de d'autres militaires se tenant debout à côté du sentier les regardant
Membres de la Luftwaffe faits prisonniers par la 8e Brigade d'infanterie canadienne durant une attaque contre une usine à Ranville en France le
Photographie en noir et blanc d'un char militaire avec des soldats dans un champ devant un bâtiment en ruine
Des soldats des Queen's Own Rifles of Canada près de Carpiquet en France le

Dans la foulée de la Seconde Guerre mondiale, le régiment mobilisa The Queen's Own Rifles of Canada, CASF pour le service actif le 24 mai 1940. Ceux-ci servirent à Terre-Neuve du 10 août au 15 décembre 1940. Ils partirent pour la Grande-Bretagne le 19 juillet 1941. Le 7 novembre de la même année, ils devinrent le 1er bataillon des Queen's Own Rifles of Canada tandis que le régiment de réserve au Canada devint le 2e bataillon. Le 12 mai 1942, le régiment mobilisa le 3rd Battalion, The Queen's Own Rifles of Canada, CASF pour le service actif. Celui-ci servit pour la défense territoriale du Canada en tant que composante de la 20e Brigade d'infanterie canadienne de la 7e Division d'infanterie canadienne (en). Il fut dissous le 15 août 1943[10].

Le 6 juin 1944, The Queen's Own Rifles of Canada, CASF participèrent au débarquement de Normandie en France le jour J en tant que composante de la 8e Brigade d'infanterie canadienne de la 3e Division d'infanterie canadienne. Il s'agit du seul régiment de Toronto qui a participé à cette opération. Le 1er juin 1945, le régiment mobilisa le 4th Battalion, The Queen's Own Rifles of Canada, CIC, CAOF pour le service actif. Celui-ci servit avec la Force d'occupation de l'Armée canadienne en Allemagne. The Queen's Own Rifles of Canada, CASF combattirent dans le Nord-Ouest de l'Europe jusqu'à la fin du conflit. Ils furent dissous le 30 novembre 1945. De son côté, le 4th Battalion, The Queen's Own Rifles of Canada, CIC, CAOF fut dissous le 14 mai 1946[10].

En somme, ce sont 449 membres du régiment qui furent tués au cours de la Seconde Guerre mondiale[4],[10]. Le sergent Aubrey Cosens (en) des Queen's Own Rifles of Canada a été décoré de la croix de Victoria pour ses actions au cours de la Seconde Guerre mondiale[20].

Histoire récente (depuis 1951)[modifier | modifier le code]

Le 4 mai 1951, The Queen's Own Rifles of Canada mobilisèrent deux compagnies temporaires pour le service actif, les compagnies E et F[24]. La compagnie F servait surtout pour fournir des renforts à la compagnie E. Le 12 novembre de la même année, le personnel de la compagnie E fut transféré au 1st Canadian Rifle Battalion qui servit en Allemagne avec l'OTAN. Le 15 mai 1952, le personnel de la compagnie F fut transféré au 2nd Canadian Rifle Battalion qui servit en Corée avec l'ONU[25]. Les deux compagnies furent dissoutes le 29 juillet 1953[10],[26].

Le 16 octobre 1953, The Queen's Own Rifles of Canada fusionnèrent avec deux bataillons de la Force régulière : le 1st et le 2nd Canadian Rifle Battalion. Le 1st Canadian Rifle Battalion avait été créé à Valcartier au Québec le 4 mai 1951 tandis que le 2nd Canadian Rifle Battalion avait été créé le 10 avril 1952 également à Valcartier[10]. Ils devinrent respectivement le 1er et le 2e bataillon, The Queen's Own Rifles of Canada tandis que le bataillon de réserve à Toronto devint le 3e bataillon[26],[27]. En 1954, le 2e bataillon fut déployé en Corée dans le cadre de la guerre de Corée. Quatre membres du régiment perdirent la vie au cours de la Guerre de Corée, trois furent tués accidentellement et un fut noyé[Barnard 3]. En 1955, il fut déployé en Allemagne dans la cadre de la contribution canadienne à la mission de l'OTAN. De 1960 à 1963, il fut relevé par le 1er bataillon[4].

De 1963 à 1968, le régiment comprenait deux bataillons réguliers situés dans l'Ouest canadien, un bataillon de réserve à Toronto et un dépôt régimentaire à Calgary. Le 2e bataillon a été réduit à un effectif nul et transféré à l'ordre de bataille supplémentaire (en) le 15 septembre 1968[28]. Le dépôt régimentaire fut fermé le 7 décembre de la même année[27]. Le 1er bataillon fut, à son tour, réduit à un effectif nul et transféré à l'ordre de bataille supplémentaire le 27 avril 1970[29]. Son personnel reçut un nouvel insigne de régiment pour devenir le 3e bataillon du Princess Patricia's Canadian Light Infantry[27],[30]. Le même jour, le bataillon de la réserve à Toronto perdit sa désignation de bataillon pour redevenir simplement « The Queen's Own Rifles of Canada » qui est la seule unité faisant dorénavant partie du régiment[4],[10].

De 1982 à 1995, The Queen's Own Rifles of Canada avait pour tâche de fournir la majorité des membres d'une compagnie du Régiment aéroporté canadien[10]. De nos jours, ils sont la seule unité de la Première réserve à avoir pour spécialité le parachutisme. Les membres du régiment participent aux opérations des Forces armées canadiennes en envoyant des soldats en renfort aux unités régulières déployées. Ainsi, ceux-ci prirent part à la Force de stabilisation de l'OTAN en Bosnie-Herzégovine ainsi qu'à la Force internationale d'assistance et de sécurité de l'OTAN en Afghanistan. De plus, l'unité est parfois mobilisée pour venir appuyer les autorités civiles en cas de catastrophes naturelles[1]. Ce fut le cas notamment lors de la crise du verglas dans l'Est de l'Ontario de janvier 1998[4].

Perpétuations[modifier | modifier le code]

En plus de sa propre histoire, The Queens Own Rifles of Canada perpétuent l'histoire de six bataillons du Corps expéditionnaire canadien de la Première Guerre mondiale[10].

Bataillons du Corps expéditionnaire canadien de la Première Guerre mondiale perpétués par The Queen's Own Rifles of Canada[10]
Nom Date de création Date de départ pour la Grande-Bretagne Histoire Date de dissolution
3rd Battalion, CEF 10 août 1914 26 septembre 1914 Débarqua en France le 11 février 1915 où il combattit jusqu'à la fin du conflit en tant que composante de la 1re Brigade d'infanterie canadienne de la 1re Division canadienne 15 septembre 1920
83rd "Overseas" Battalion, CEF 10 juillet 1915 28 avril 1916 Fournit des renforts aux troupes canadiennes au front jusqu'au 7 juillet 1916 lorsque son personnel fut transféré au 12th Reserve Battalion, CEF 21 mai 1917
95th "Overseas" Battalion, CEF 22 décembre 1915 31 mai 1916 Fournit des renforts aux troupes canadiennes au front jusqu'au 24 janvier 1917 lorsque son personnel fut transféré au 5th Reserve Battalion, CEF (en) 17 juillet 1917
166th "Overseas" Battalion, CEF 22 décembre 1915 12 et 17 octobre 1916 Fournit des renforts aux troupes canadiennes au front jusqu'au 8 janvier 1917 lorsque son personnel fut transféré au 12th Reserve Battalion, CEF 15 septembre 1917
198th "Overseas" Battalion, CEF 15 juillet 1916 28 mars 1917 Fournit des renforts aux troupes canadiennes au front jusqu'au 9 mars 1918 lorsque son personnel fut transféré au 3rd Reserve Battalion, CEF 29 novembre 1918
255th "Overseas" Battalion, CEF 1er mai 1917 6 juin 1917 Son personnel fut transféré au 12th Reserve Battalion, CEF le 12 juin 1917 et servit à fournir des renforts aux troupes canadiennes au front 1er septembre 1917

Honneurs et distinctions[modifier | modifier le code]

Honneurs de bataille[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Honneur de bataille.

Les honneurs de bataille sont le droit donné par la Couronne au régiment d'apposer sur ses couleurs les noms des batailles ou des conflits dans lesquels il s'est illustré. The Queen's Own Rifles of Canada ont reçu un total de 44 honneurs de bataille dont 20 sont blasonnées sur leurs couleurs régimentaires[10].

Honneurs de bataille des Queen's Own Rifles of Canada[10],[31]
Rébellion du Nord-Ouest
Canada du Nord-Ouest, 1885 (*)
Guerre d'Afrique du Sud
Afrique du Sud, 1899-1900 (*)
Première Guerre mondiale
Ypres, 1915, '17 Gravenstafel
Saint-Julien (*) Festubert, 1915
Mont Sorrel (*) Somme, 1916 (*)
Pozières Flers-Courcelette (*)
Crête d'Ancre Arras, 1917, '18
Vimy, 1917 (*) Arleux
Scarpe, 1917, '18 (en) Côte 70 (*)
Passchendaele (*) Amiens
Drocourt-Quéant (en) Ligne Hindenburg
Canal du Nord (*) Poursuite vers Mons (*)
France et Flandres, 1915-18
Seconde Guerre mondiale
Débarquement en Normandie (*) Le Mesnil-Patry (*)
Caen (*) Carpiquet
Crête de Bourguébus (*) Faubourg de Vaucelles
Falaise (*) Bois de Quesnay
La Laison Boulogne, 1944 (en) (*)
Calais, 1944 (en) L'Escaut (*)
Poche de Breskens La Rhénanie
Plaine du Waal La Hochwald (en) (*)
Le Rhin (*) Emmerich-Hoch Elten
Deventer Nord-Ouest de l'Europe, 1944-1945
Guerre d'Afghanistan[32]
Afghanistan

Récipiendaires de la croix de Victoria[modifier | modifier le code]

La croix de Victoria est la plus haute récompense du Commonwealth. Sept récipiendaires sont issus des Queen's Own Rifles of Canada, six pour leurs actions au cours de la Première Guerre mondiale et un pour ses actions au cours de la Seconde Guerre mondiale[20].

Liste des récipiendaires de la croix de Victoria des Queen's Own Rifles of Canada[20],[31],[Barnard 9]
Nom Date des faits d'arme Unité Lieu
Lieutenant (plus tard capitaine) George Fraser Kerr (en) 27 septembre 1918 3rd Battalion (Toronto Regiment), CEF Bourlon (France)
Caporal (plus tard sergent) Colin Fraser Barron (en) 6 novembre 1917 3rd Battalion (Toronto Regiment), CEF Passendale (Belgique)
Lieutenant Wallace Lloyd Algie (en) 11 octobre 1918 † 20th Canadian Infantry Battalion, CEF Cambrai (France)
Sous-lieutenant Edmund De Wind (en) 21 mars 1918 † 15th Battalion, Royal Irish Rifles Saint-Quentin (France)
Capitaine (plus tard major) Thain Wendell MacDowell (en) 9 avril 1917 38th Canadian Infantry Battalion, CEF Vimy (France)
Lieutenant Charles Smith Rutherford 26 août 1918 5th Canadian Mounted Rifles (en) Monchy-le-Preux (France)
Sergent Aubrey Cosens (en) 26 février 1945 † The Queen's Own Rifles of Canada, CASF Uedem (Allemagne)
† : indique que le soldat a été tué au combat à la date des faits d'arme

Traditions et patrimoine[modifier | modifier le code]

Un drapeau vert forêt avec trois bandes verticales minces rouges, celle du centre un peu plus large que les deux autres, et un insigne militaire au centre
Drapeau de camp des Queen's Own Rifles of Canada

Les traditions et les symboles des Queen's Own Rifles of Canada sont les éléments essentiels à l'identité régimentaire. Le symbole le plus important est l'insigne du régiment qui est composé du chiffre arabe « 2 » d'or sur fond de gueules entouré d'un anneau de sinople liséré d'or portant l'inscription « The Queen's Own Rifles of Canada  » en lettres majuscules d'or et joint en pointe par une boucle également de sinople lisérée d'or portant l'inscription « In Pace Paratus » en lettres majuscules d'or ; l'anneau est sommé de la couronne royale au naturel et le tout est brochant sur une feuille d'érable d'argent. Le chiffre « 2 » perpétue l'histoire du régiment qui a d'abord été créée en tant que « 2nd Battalion, Volunteer Militia Rifles of Canada » en 1860[1]. « In Pace Paratus » est la devise des Queen's Own Rifles of Canada et signifie « Prêts dans la paix » en latin. Le drapeau de camp du régiment comprend l'insigne régimentaire en son centre. Un autre élément important de l'identité d'un régiment sont les marches régimentaires. The Queen's Own Rifles of Canada en possèdent trois, deux rapides, ou au pas cadencé, The Buffs et The Maple Leaf Forever, ainsi qu'une lente, Money Musk[10],[31]. The Buffs est également la marche régimentaire des Buffs (Royal East Kent Regiment) (en), un régiment de la British Army auquel sont affiliés The Queen's Own Rifles of Canada[8].

Photo en couleurs d'une femme vêtue de violet et portant un chapeau également violet avec un militaire en uniforme et un bâtiment de pierres en arrière-plan
Son Altesse Royale la princesse Alexandra, l'honorable madame Ogilvy, colonel en chef des Queen's Own Rifles of Canada visitant la chapelle régimentaire le 25 avril 2010

Outre sa structure opérationnelle, le régiment possède une gouvernance cérémonielle. La position la plus importante de cette gouvernance est celle de colonel en chef. Historiquement, le colonel en chef d'un régiment était son mécène, souvent royal. Il n'a aucun rôle opérationnel. Le colonel en chef actuel des Queen's Own Rifles of Canada est Son Altesse Royale Camilla, la duchesse de Cornwall (en) depuis le 1er janvier 2011. Le premier colonel en chef des Queen's Own Rifles of Canada fut Sa Majesté la reine Mary de 1928 à 1953. Son Altesse Royale la princesse Alexandra, l'honorable madame Ogilvy lui succéda et elle décida de se retirer de cette fonction en 2010[10],[33].

Photo en couleurs d'une grande croix posée sur un socle portant des inscriptions devant un bâtiment en pierres avec des gratte-ciels en arrière-plan
Le monument aux morts des Queen's Own Rifles of Canada devant la chapelle régimentaire à Toronto

The Queen's Own Rifles of Canada ont une chapelle régimentaire depuis 1910 qui est l'église anglicane St Paul Bloor Street (en) sise au 227 de la rue Bloor à Toronto. Sur son terrain, il y a le monument aux morts des Queen's Own Rifles of Canada.

The Queen's Own Rifles of Canada sont présentement jumelés avec trois régiments de la British Army[10],[31]. Ils se sont jumelés avec The Buffs (East Kent Regiment) sous le commandement du major-général Sir Henry Pellatt qui apporta le régiment en Angleterre pour qu'il s'entraîne sur les plaines de Salisbury en 1914[12]. De plus, depuis la création d'une compagnie appelée « Upper Canada College Rifle Company » en 1866, le régiment est affilié avec l'Upper Canada College et, plus particulièrement, avec son bataillon de cadets[Barnard 1].

Jumelages des Queen's Own Rifles of Canada[10],[31]
Nom de l'unité Branche Emplacement Années
The Rifles British Army Winchester (Angleterre) Depuis 2007
The Royal Gurkha Rifles British Army Népal Depuis 1994
The Princess of Wale's Royal Regiment (Queen's and Royal Hampshires) British Army Londres (Angleterre) Depuis 1992
The Brigade of Gurkhas (en) British Army Népal De 1982 à 1994
The Royal Green Jackets British Army Angleterre De 1966 à 2007
The Queen's Regiment (en) British Army Canterbury (Angleterre) 1966 à 1992
The Queen's Own Buffs, The Royal Kent Regiment (en) British Army Angleterre 1961 à 1966
The King's Royal Rifle Corps British Army Winchester (Angleterre) 1956 à 1966
The Buffs (Royal East Kent Regiment) (en) British Army Canterbury (Angleterre) 1914 à 1961[Note 3]

Musique et clairons des Queen's Own Rifles of Canada[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Musique militaire.

La fanfare et les clairons régimentaires (The Regimental Band and Bugles en anglais) forment la musique des Queen's Own Rifles of Canada. Ils existent depuis la création du régiment le 26 avril 1860 à Toronto. Il s'agit de la fanfare la plus ancienne de la milice en service ininterrompu au Canada. Historiquement, les clairons étaient des instruments d'ordonnance qui servaient à donner des ordres sur le champ de bataille. Ils occupent donc une place d'honneur importante au sein des régiments de carabiniers[34].

Musée régimentaire[modifier | modifier le code]

Photo en couleurs d'une mitrailleuse et d'un casque posée sur une tablette ; au-dessus, posés sur une autre tablette, il y a d'autres objets incluant un cadre avec un portrait et un autre cadre avec des médailles.
Objets exposés au musée régimentaire des Queen's Own Rifles of Canada dans la Casa Loma
Photo en couleurs d'un bâtiment en pierres comprenant une tour
La Casa Loma à Toronto comprend le musée régimentaire des Queen's Own Rifles of Canada.

Le musée régimentaire des Queen's Own Rifles of Canada (The Queen's Own Rifles of Canada Regimental Museum en anglais) est un musée militaire situé au 3e étage de la Casa Loma sise au 1 de le terrasse Austin à Toronto exposant des objets relatant l'histoire et les traditions du régiment. Il a d'abord été créé en 1956 et ouvert le 1er mai 1957 dans les casernes Currie (en) à Calgary en Alberta. Il a été déménagé à son emplacement actuel en 1970. Il y a également des expositions plus petites à Calgary et à Victoria en Colombie-Britannique[35].

Ordre de préséance[modifier | modifier le code]

The Queen's Own Rifles of Canada sont le troisième régiment dans l'ordre de préséance des régiments d'infanterie de la Première réserve[31].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. La compagnie d'artillerie à pied a été convertie en compagnie de fantassins en devenant la compagnie No 5 du Second Battalion Volunteer Rifles of Canada en 1860.
  2. Le 14 septembre 1866, la compagnie de Barrie devint la compagnie No 1 du 35th "Simcoe Battalion of Infantry" (de nos jours, The Grey and Simcoe Foresters (en)) et la compagnie de Whitby devint la compagnie No 1 du 34th "Ontario Battalion of Infantry" (de nos jours, The Ontario Regiment (RCAC)).
  3. Le régiment s'appelait The Buffs (East Kent Regiment) jusqu'en 1935.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f et g Barnard 1960, Ch. 1 : The Formation of the Regiment, 1860-1866, p. 1-16.
  2. a, b et c Barnard 1960, Chapter II: The Battle of Ridgeway, p. 17-29.
  3. a et b Barnard 1960, Appendix 2: The Honour Roll, p. 299-338.
  4. a, b, c, d, e, f et g Barnard 1960, Chapter III: Canada and the Green Jackets, p. 31-42.
  5. Barnard 1960, Ch. IV : The Victorian Heyday, p. 43-51.
  6. a, b, c, d et e Barnard 1960, Ch. V : The North-West Rebellion, 1885, p. 52-66.
  7. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j et k Barnard 1960, Ch. VI : War and Peace, p. 67-85.
  8. Barnard 1960, Ch. VII: The Regimental Record, p. 104-124.
  9. Barnard 1960, Appendix 1: Members of The Queen's Own Rifles of Canada Awarded the Victoria Cross, p. 293-298.
  • Autres
  1. a, b, c, d, e, f et g « The Queen's Own Rifles of Canada », sur Armée canadienne (consulté le 5 octobre 2016).
  2. (en) « The Queen's Own Rifles of Canada », sur The Queen's Own Rifles of Canada (consulté le 5 octobre 2016).
  3. « 32e Groupe-brigade du Canada », sur Armée canadienne (consulté le 5 octobre 2016)
  4. a, b, c, d, e, f et g « The Queen's Own Rifles of Canada - Histoire », sur Armée canadienne (consulté le 5 octobre 2016).
  5. (en) « Organization », sur The Queen's Own Rifles of Canada (consulté le 5 octobre 2016).
  6. (en) « Battalion Headquarters », sur The Queen's Own Rifles of Canada (consulté le 5 octobre 2016).
  7. « 60th Company », sur The Queen's Own Rifles of Canada (consulté le 5 octobre 2016).
  8. a et b (en) « Buffs Company », sur The Queen's Own Rifles of Canada (consulté le 5 octobre 2016).
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Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

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  • (en) Ernest J. Chambers, The Queen's Own Rifles of Canada: A History of A Splendid Regiment's Origin, Development and Services, Including A Story of Patriotic Duties Will Performed in Three Campaigns, Toronto (Ontario), Ruddy, , 156 p.
  • (en) Lieutenant-colonel William Thomas Barnard, The Queen's Own Rifles of Canada, 1860-1960: One Hundred Years of Canada, Don Mills (Ontario), Ontario Publishing Company Limited, , 398 p. Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Major Michael Mitchell, Ducimus : les régiments de l'Infanterie canadienne, Musée canadien de la guerre, , 259 p. (ISBN 0-9696421-0-5). Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Ministère de la Défense nationale, Insignes et lignées des Forces canadiennes, Tome 3 : Régiments des armes de combat, Ottawa (Ontario), Imprimeur de la Reine, coll. « Publication des Forces canadiennes (A-DH-267-003) », (lire en ligne [PDF]). Document utilisé pour la rédaction de l’article

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]