The Queen's Own Rifles of Canada

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The Queen's Own Rifles of Canada
Photo en couleur de la façade d'un bâtiment brun avec une porte vitrée au centre surmontée d'un insigne militaire
Le manège militaire de Moss Park

Création
Dissolution Toujours actif
Pays Drapeau du Canada Canada
Allégeance Forces armées canadiennes
Branche Armée canadienne (Première réserve)
Type Régiment d'infanterie
Rôle Infanterie légère
Fait partie de 32e Groupe-brigade du Canada
Garnison Manège militaire de Moss Park à Toronto (Drapeau de l'Ontario Ontario)
Devise In Pace Paratus (« Prêt dans la paix »)
Marche Rapides : The Buffs et The Maple Leaf Forever
Lente : Money Musk
Guerres Rébellion du Nord-Ouest
Seconde Guerre des Boers
Première Guerre mondiale
Seconde Guerre mondiale
Guerre de Corée
Guerre d'Afghanistan
Commandant Lieutenant-colonel Sandi Banerjee, CD[1]
Colonel en chef Son Altesse Royale la princesse Alexandra, l'Honorable Mme Ogilvy, LG GCVO CD
Emblème Image en couleur d'un insigne militaire composé d'une feuille d'érable d'argent avec, au centre, le chiffre « 2 » d'or sur fond rouge entouré d'un listel de forme ovale vert liséré d'or portant l'inscription « Queen's Own Rifles of Canada » en lettres majuscules d'or surmonté d'une couronne royale au naturel ainsi que, brochant sur la tige de la feuille d'érable, un listel vert liséré d'or portant l'inscription « In Pace Paratus » en lettre majuscules d'or

The Queen's Own Rifles of Canada (QOR of C), littéralement « Les Propres Carabiniers de la Reine du Canada », sont un régiment d'infanterie de la Première réserve de l'Armée canadienne composé d'un bataillon et d'une fanfare. Ayant été fondé en 1860 en tant que le 2nd Battalion, Volunteer Militia Rifles of Canada, littéralement le « 2e Bataillon, Carabiniers de la Milice volontaire du Canada », il est le plus ancien régiment d'infanterie en service ininterrompu au Canada. Le régiment fait partie du 32e Groupe-brigade du Canada au sein de la 4e Division du Canada. Il est basé au manège militaire de Moss Park à Toronto en Ontario. Il s'agit de l'unique régiment de carabiniers de son groupe-brigade et de la seule unité de la réserve à avoir le parachutisme comme spécialité. Les membres du régiment sont des soldats s'entraînant à temps partiel afin de servir dans des opérations domestiques ou outremers des Forces armées canadiennes.

The Queen's Own Rifles of Canada perpétuent l'histoire de six bataillons du Corps expéditionnaire canadien (CEC) de la Première Guerre mondiale : les 3rd, 83rd, 95th, 166th, 198th et 255th "Overseas" Battalion, CEF, littéralement les « 3e », « 83e », « 95e », « 166e », « 198e » et « 255e "Outremers" Bataillon, CEC ». En 1953, The Queen's Own Rifles of Canada fusionnèrent avec le 1st et le 2nd Canadian Rifle Battalion, littéralement le « 1er » et le « 2e Bataillon carabinier canadien », deux bataillons de la Force régulière créés au début des années 1950 à Valcartier au Québec. Ceux-ci devinrent respectivement les 1er et 2e Bataillon, The Queen's Own Rifles of Canada. En 1968, The Queen's Own Rifles of Canada redevinrent un régiment d'un seul bataillon de la réserve.

L'unité a participé à toutes les campagnes militaires du Canada. Ce sont un total de 2 000 soldats du régiment qui furent tués au combat depuis les premières pertes lors des raids féniens en 1866. En tout, ce sont 43 honneurs de bataille que The Queen's Own Rifles of Canada ont reçus au cours de leur histoire. Sept membres du régiment furent décorés de la croix de Victoria, la plus haute récompense des forces du Commonwealth, six pour leurs actions lors de la Première Guerre mondiale et un lors de la Seconde Guerre mondiale.

Rôle et organisation[modifier | modifier le code]

Photo en noir et blanc de militaires en formation à l'intérieur d'un bâtiment
The Queen's Own Rifles of Canada dans leur manège militaire en 1910
Un carré vert
Insigne distinctif de la 4e Division du Canada

Tout comme c'est le cas pour les autres unités de la Première réserve de l'Armée canadienne, le rôle des Queen's Own Rifles of Canada est de former des soldats afin de servir de renfort lors des opérations des Forces armées canadiennes ainsi que d'être prêts pour le service actif pour appuyer les autorités civiles lors de catastrophes naturelles dans la région locale. Tous les membres du régiment sont formés en tant que carabiniers. De plus, The Queen's Own Rifles of Canada sont le seul régiment de la réserve à avoir pour spécialité le parachutisme[2]. Ainsi, ses membres formés au parachutisme et aux opérations héliportées servent souvent dans le cadre de l'instruction au parachutisme au sein des Forces armées canadiennes. Bien entendu, en tant qu'unité d'infanterie légère, le rôle des soldats du régiment dans un théâtre militaire, selon la doctrine de l'Armée canadienne, est de se déplacer rapidement à pied afin de se rapprocher de l'ennemi dans le but de l'anéantir[1].

The Queen's Own Rifles of Canada sont un régiment d'infanterie du 32e Groupe-brigade du Canada, un groupe-brigade de la Première réserve de l'Armée canadienne qui fait partie de la 4e Division du Canada[3],[4]. Celui-ci est composé d'un bataillon et d'une fanfare. Son quartier général est situé dans le manège militaire de Moss Park à Toronto en Ontario et il comprend des détachements au centre-ville de Toronto ainsi qu'à Scarborough[1],[4]. Le bataillon des Queen's Own Rifles of Canada comprend un quartier général de bataillon, la 60th Company, la Buffs Company ainsi que la Victoria Company (surnommée la « Vics Company »)[5]. Le bataillon est commandé par un lieutenant-colonel[6].

La 60th Company (60th Coy) est basée au manège militaire de Moss Park. Il s'agit de la plus grande compagnie de carabiniers et elle comprend la majorité des parachutistes du régiment. La 60th Company est affiliée avec le 60th Regiment, King's Royal Rifle Corps, une unité de la British Army qui a cessé d'exister en 1958 lorsqu'elle a été fusionnée avec d'autres régiments pour former The Rifles[7]. La Buffs Company a été créée récemment et elle était d'abord un peloton de recrues de la Victoria Company. Elle est basée à Scarborough et est responsable de l'entraînement des recrues. Elle est affiliée avec The Buffs (Royal East Kent Regiment) (en), un ancien régiment de la British Army qui a été amalgamé avec d'autres régiments qui forment, de nos jours, le Princess of Wales's Royal Regiment[8]. De son côté, la Victoria Company (Vics Coy) est la compagnie du soutien logistique de combat du régiment et est basée au manège militaire de Moss Park. Elle perpétue l'histoire des Victoria Rifles of Canada qui ont été réduits à un effectif nul en 1965[9].

Histoire[modifier | modifier le code]

Lignée des Queen's Own Rifles of Canada[10]
Nom Date
Second Battalion Volunteer Militia Rifles of Canada 26 avril 1860
Queen's Own Rifles of Toronto 18 mars 1863
2nd Battalion, "Queen's Own Rifles of Canada" 13 janvier 1882
2nd Regiment "Queen's Own Rifles of Canada" 8 mai 1900
The Queen's Own Rifles of Canada 1er mai 1920
2nd (Reserve) Battalion, The Queen's Own Rifles of Canada 7 novembre 1941
The Queen's Own Rifles of Canada 14 mai 1946

Création[modifier | modifier le code]

Photo en noir et blanc de militaires en uniforme se tenant devant un bâtiment de briques avec des spectateurs en civil autour
The Queen's Own Rifles of Canada en 1865 retournant à Toronto après la rébellion du Nord-Ouest dans l'Ouest canadien

Dans la foulée de la Loi de la Milice adoptée en 1859 favorisant l'amalgamation des compagnies de fantassins pour former des bataillons, le lieutenant-colonel Geroge Taylor Dennison, alors commandant du District de Toronto, proposa de créer un bataillon en unifiant les quatre compagnies de fantassins de Toronto : les 1st et 3rd Toronto Volunteer Militia Rifle Company (les « 1re » et « 3e compagnie de fusiliers de la milice volontaire de Toronto », la Toronto Highland Volunteer Rifle Company (la « compagnie de fusiliers highlands volontaires de Toronto ») et la Toronto Volunteer Militia Foot Artillery Company (la « compagnie d'artillerie à pied de la milice volontaire de Toronto »). Cependant, la Loi de la Milice stipulait qu'il fallait au moins six et pas plus de dix compagnies pour former un tel bataillon. Ainsi, il proposa aux compagnies de Barrie et de Brampton de s'y joindre. Cette proposition fut acceptée et le Second Battalion Volunteer Militia Rifles of Canada (Second Bn Vol Mil Rif of C), littéralement le « Second Bataillon de fantassins volontaires du Canada », fut alors créé le 26 avril 1860 à Toronto par un ordre général de la Milice signé par le lieutenant-colonel Donald Macdonnell, adjudant-général adjoint de la Milice du Haut-Canada. Au moment de la création, la compagnie de Brampton fut abandonnée et la compagnie de Whitby, la Whitby Volunteer Highland Rifle Company (la « compagnie de fusiliers highlands volontaires de Whitby »), se joignit alors aux quatre compagnies de Toronto et à la Barrie Volunteer Militia Rifle Company (la « compagnie de fusiliers de la milice volontaire de Barrie ») pour former le bataillon[11]. Ainsi, à sa création, le bataillon comprenait quatre compagnies de fantassins et deux compagnies de fantassins highlands. Le premier commandant du bataillon fut le lieutenant-colonel William Smith Durie qui commandait jusque là la compagnie de Barrie, un officier diplômé de l'Académie royale militaire de Sandhurst de la British Army en 1828 qui a également servi au sein de plusieurs régiments de cette dernière jusqu'en 1835 avant de devenir un officier de la Milice canadienne en 1838[1]. Il commanda l'unité de 1860 à 1865[12]. Bien que formant officiellement une seule unité, dans les faits, les six compagnies du bataillon ne paradèrent jamais ensemble[13].

Compagnies indépendantes amalgamées pour former
le Second Battalion Volunteer Militia Rifles of Canada en 1860[13]
Numéro de compagnie Nom de la compagnie indépendante Commandant Date de création de la compagnie
1 The Volunteer Militia Rifle Company of Barrie Major W. S. Durie 27 décembre 1855
2 The 1st Volunteer Militia Rifle Company of Toronto Capitaine G. Brooke 20 mars 1856
3 The 3rd Volunteer Militia Rifle Company of Toronto Major J. Nickinson 20 mars 1856
4 The Toronto Highland Volunteer Rifle Company Capitaine A. M. Smith 18 septembre 1856
5 The Volunteer Militia Foot Artillery Company of Toronto[Note 1] Capitaine H. Goodwin 13 novembre 1856
6 The Volunteer Highland Rifle Company of Whitby Capitaine J. Wallace 31 mars 1858

La même année que la création du bataillon, en 1860, le prince de Galles, qui deviendra plus tard le roi Edward VII, visita le Canada en septembre et le bataillon forma la garde d'honneur. Le 12 septembre, le prince inspecta la garnison de Toronto et la compagnie de Barrie fut appelée à rejoindre le bataillon pour l'occasion, mais pas la compagnie de Whitby. Le 21 novembre 1862, de nouvelles compagnies de Toronto furent ajoutées au bataillon et les compagnies de Barrie et de Whitby redevinrent indépendantes[Note 2]. Ainsi, le bataillon atteignit la taille de dix compagnies[13].

Liste des compagnies en 1862[13]
Numéro de la compagnie dans le bataillon Nom de la compagnie originelle Date de création Commandant
1 Compagnie No 2 de la formation originelle 20 mars 1856 Capitaine D. MacDonald
2 Compagnie No 3 de la formation originelle 20 mars 1856 Capitaine Jas. Smith
3 Compagnie No 5 de la formation originelle 13 novembre 1856 Capitaine P. Paterson
4 1st Merchant's Company 30 août 1861 Capitaine W. R. Harris
5 2nd Merchant's Company 14 mars 1862 Capitaine Wm. Murray
6 Victoria Rifles Company 6 décembre 1861 Capitaine L. W. Ord
7 Civil Service Company 14 mars 1862 Major R. Spence
8 Trinity College Company 3 juin 1861 Major R. B. Denison
9 University Company 5 mai 1862 Capitaine H. Croft
10 Compagnie No 4 de la formation originelle (Highland) 18 septembre 1856 Capitaine A. J. Fulton

Le 18 mars 1863, par un ordre général de la Milice, le bataillon fut renommé en « The Queen's Own Rifles of Toronto », littéralement « Les Propres Fantassins de la Reine de Toronto ». En janvier 1866, une compagnie attachée au bataillon appelée « Upper Canada College Rifle Company », littéralement la « Compagnie de fantassins de l'Upper Canada College », fut créée.[10],[13].

Raids féniens[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Raids féniens.
Illustration en couleurs d'une bataille militaire dans une plaine, les militaires du côté gauche portant des uniformes verts et ceux du côté droit des uniformes rouges
Illustration de la bataille de Ridgeway

The Queen's Own Rifles of Toronto furent mobilisés pour le service actif dans la foulée des raids féniens en 1866[13]. En particulier, les 11 compagnies du bataillon furent placées en service actif le 1er juin 1866 sous la menace d'une attaque à Niagara. Elles furent envoyées à Port Colborne. Alors que les troupes du Queen's Own Rifles se mettaient en route, les troupes féniennes sous le commandement du général John O'Neil capturèrent Fort Érié qui n'avaient aucune force militaire canadienne sur place. Le lendemain, les troupes canadiennes quittèrent Port Colborne en direction de Ridgeway (en) et les éclaireurs du général O'Neil lui rapportèrent cette information si bien qu'il établit une position défensive sur la route en attente des troupes canadiennes. Les Queen's Own Rifles se trouvaient alors en avant-garde et ignoraient totalement la manœuvre du général O'Neil puisqu'aucun moyen de reconnaissance n'avait été fournit au détachement de la part du quartier-général à Ottawa qui contrôlait les forces armées canadiennes. Peu après avoir quitté Ridgeway, les Queen's Own Rifles tombèrent sous le feu ennemi. C'est là que le régiment connut sa première perte fatale, l'enseigne Malcolm McEachren[14].

La bataille dura pendant plus d'une heure à la suite de laquelle la position avancée fénienne fut saisie et les troupes ennemies furent repoussées à leur position principale près de Lime Ridge. À ce moment, les Queen's Own Rifles avait utilisé presque toutes leurs munitions et le commandant, le lieutenant-colonel Booker, a donc ordonné qu'un autre bataillon prenne sa relève en plein jour et alors que la bataille était toujours en cours. La relève fut un succès et les Queen's Own Rifles se retrouvèrent en réserve. Le lendemain, le lieutenant-colonel Booker ayant reçut de fausses informations crut que la cavalerie avait repoussé les Féniens et ordonna donc la formation d'un carré ; ce qui fut fait par les Queen's Own Rifles qui devinrent ainsi une cible facile pour l'ennemi. Réalisant son erreur, le lieutenant-colonel Booker ordonna de reformer la colonne, mais de la confusion dans les manœuvres causa la retraite des forces canadiennes et les Féniens saisirent l'opportunité pour attaquer. Les troupes canadiennes finirent par reprendre le contrôle et forcèrent les troupes féniennes à se retirer et à retourner aux États-Unis. Les troupes de la colonne de Port Colborne retournèrent alors à Port Colborne avant de rejoindre deux autres colonnes pour occuper la région entourant Fort Érié[14].

Photo en noir et blanc d'un groupe d'homme se tenant debout dans un escalier devant la façade d'un bâtiment composée de trois arches
Vétérans des raids féniens de 1866 assemblés devant l'hôtel de ville de Toronto en 1900

Peu de temps après, les gouvernements canadiens et américains formèrent une entente où le gouvernement américain s'engagea à ce que les Féniens n'entreprennent plus d'action contre le Canada. En somme, sept soldats des Queen's Own Rifles furent tués au combat au cours de la bataille de Ridgeway, deux succombèrent à leurs blessures et 21 furent blessés[1],[14].

Rébellion du Nord-Ouest[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Rébellion du Nord-Ouest.

Le 10 avril 1865, The Queen's Own Rifles of Canada mobilisèrent des détachements pour le service actif. Ceux-ci servirent avec la colonne de Battleford lors de la campagne dans le Nord-Ouest du Canada pour étouffer la rébellion menée par Louis Riel[10].

Seconde Guerre des Boers[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Seconde Guerre des Boers.
Photo en noir et blanc de militaires en uniforme en formation incluant une fanfare à la gauche de la formation principale et un militaire monté à cheval se tenant devant celle-ci
The Queen's Own Rifles of Canada devant leur manège militaire en 1901

La Seconde Guerre des Boers en Afrique du Sud fut le premier déploiement outremer des Forces armées canadiennes[15]. The Queen's Own Rifles of Canada fournirent des volontaires pour servir au sein des contingents canadiens déployés en Afrique du Sud, en particulier au 2nd (Special Service) Battalion, Royal Canadian Regiment of Infantry. Le 8 mai 1900, le bataillon devint un régiment et fut renommé en « 2nd Regiment "Queen's Own Rifles of Canada" ». Le , celui-ci fut réorganisé en un régiment de deux bataillons faisant partie de la Milice active non permanente[10],[16].

Première Guerre mondiale et entre-deux-guerres[modifier | modifier le code]

Photo en noir et blanc d'un militaire en uniforme portant une casquette agenouillé derrière un chevreau qu'il tient en laisse et qui a une couverture sur son dos portant les lettres « T » et « R » ainsi qu'un insigne militaire
La mascotte du 3rd Canadian Battalion, CEF en août 1916

Dans le cadre de la Première Guerre mondiale, The Queen's Own Rifles of Canada ont déployé six bataillons outremers au sein du Corps expéditionnaire canadien. En somme, ce sont 1 254 officiers et soldats du régiment qui furent tués au combat au cours de la Première Guerre mondiale[4]. Six soldats et officiers qui ont servi avec The Queen's Own Rifles of Canada ont été décorés de la croix de Victoria, la plus haute récompense des forces du Commonwealth, pour leurs actions au cours de la Première Guerre mondiale[17].

Le 1er mai 1920, le régiment fut renommé en « The Queen's Own Rifles of Canada » et fut réorganisé en tant que régiment de quatre bataillons avec le 1er Bataillon (83rd Battalion, CEF) et le 2e Bataillon (95th Battalion, CEF) qui faisaient partie de l'ordre de bataille de la Milice active non permanente tandis que le 3e Bataillon (166th Battalion, CEF) et le 4e Bataillon (255th Battalion, CEF) faisaient partie de l'ordre de bataille de la Réserve. Le 15 juin 1926, le 4e bataillon devint le « 5e Bataillon (255th Battalion, CEF) » et un nouveau 4e bataillon, nommé « 4e Bataillon (198th Battalion, CEF) », fut créé et faisait partie de l'ordre de bataille de la Réserve[18]. Le 1er décembre de la même année, un 6e bataillon fut créé et les bataillons existants du régiment furent renommés ainsi : « 1er Bataillon (3rd Battalion, CEF) », « 2e Bataillon (83rd Battalion, CEF) », « 3e Bataillon (95th Battalion, CEF) », « 4e Bataillon (166th Battalion, CEF) » et « 5e Bataillon (198th Battalion, CEF) ». Le nouveau bataillon fut nommé « 6e Bataillon (255th Battalion, CEF) » et faisait partie de l'ordre de bataille de la Réserve[19]. Le 14 décembre 1936, les 1er et 2e bataillons furent fusionnés et les bataillons de l'ordre de bataille de la Réserve furent dissous. Ainsi, The Queen's Own Rifles of Canada redevinrent un régiment à un seul bataillon[10],[20].

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Photo en noir et blanc de militaires marchant sur un sentier avec les mains en l'air et de d'autres militaires se tenant debout à côté du sentier les regardant
Membres de la Luftwaffe faits prisonniers par la 8e Brigade d'infanterie canadienne durant une attaque contre une usine à Ranville en France le 18 juillet 1944
Un carré divisé diagonalement avec la partie supérieure droite en bleu et l'autre partie en vert
Insigne distinctif de la 7e Division d'infanterie canadienne (en)
Un carré gris
Insigne distinctif de la 3e Division d'infanterie canadienne

Dans la foulée de la Seconde Guerre mondiale, le régiment mobilisa The Queen's Own Rifles of Canada, CASF pour le service actif le 24 mai 1940. Ceux-ci servirent à Terre-Neuve du 10 août au 15 décembre 1940. Ils partirent pour la Grande-Bretagne le 19 juillet 1941. Le 7 novembre de la même année, ils devinrent le 1er bataillon des Queen's Own Rifles of Canada tandis que le régiment de réserve au Canada devint le 2e bataillon. Le 12 mai 1942, le régiment mobilisa le 3rd Battalion, The Queen's Own Rifles of Canada, CASF pour le service actif. Celui-ci servit pour la défense territoriale du Canada en tant que composante de la 20e Brigade d'infanterie canadienne de la 7e Division d'infanterie canadienne (en). Il fut dissous le 15 août 1943[10].

Le 6 juin 1944, The Queen's Own Rifles of Canada, CASF participèrent au débarquement de Normandie en France le jour J en tant que composante de la 8e Brigade d'infanterie canadienne de la 3e Division d'infanterie canadienne. Il s'agit du seul régiment de Toronto qui a participé à cette opération. Le 1er juin 1945, le régiment mobilisa le 4th Battalion, The Queen's Own Rifles of Canada, CIC, CAOF pour le service actif. Celui-ci servit avec la Force d'occupation de l'Armée canadienne en Allemagne. The Queen's Own Rifles of Canada, CASF combattirent dans le Nord-Ouest de l'Europe jusqu'à la fin du conflit. Ils furent dissous le 30 novembre 1945. De son côté, le 4th Battalion, The Queen's Own Rifles of Canada, CIC, CAOF fut dissous le 14 mai 1946[10].

En somme, ce sont 449 membres du régiment qui furent tués au cours de la Seconde Guerre mondiale[4],[10]. Le sergent Aubrey Cosens (en) des Queen's Own Rifles of Canada a été décoré de la croix de Victoria pour ses actions au cours de la Seconde Guerre mondiale[17].

Histoire récente (depuis 1951)[modifier | modifier le code]

Le 4 mai 1951, The Queen's Own Rifles of Canada mobilisèrent deux compagnies temporaires pour le service actif, les compagnies E et F[21]. La compagnie F servait surtout pour fournir des renforts à la compagnie E. Le 12 novembre de la même année, le personnel de la compagnie E fut transféré au 1st Canadian Rifle Battalion qui servit en Allemagne avec l'OTAN. Le 15 mai 1952, le personnel de la compagnie F fut transféré au 2nd Canadian Rifle Battalion qui servit en Corée avec l'ONU[22]. Les deux compagnies furent dissoutes le 29 juillet 1953[10],[23].

Le 16 octobre 1953, The Queen's Own Rifles of Canada fusionnèrent avec deux bataillons de la Force régulière : le 1st et le 2nd Canadian Rifle Battalion. Le 1st Canadian Rifle Battalion avait été créé à Valcartier au Québec le 4 mai 1951 tandis que le 2nd Canadian Rifle Battalion avait été créé le 10 avril 1952 également à Valcartier[10]. Ils devinrent respectivement le 1er et le 2e bataillon, The Queen's Own Rifles of Canada tandis que le bataillon de réserve à Toronto devint le 3e bataillon[23],[24]. En 1954, le 2e bataillon fut déployé en Corée dans le cadre de la guerre de Corée. En 1955, il fut déployé en Allemagne dans la cadre de la contribution canadienne à la mission de l'OTAN. De 1960 à 1963, il fut relevé par le 1er bataillon[4].

De 1963 à 1968, le régiment comprenait deux bataillons réguliers situés dans l'Ouest canadien, un bataillon de réserve à Toronto et un dépôt régimentaire à Calgary. Le 2e bataillon a été réduit à un effectif nul et transféré à l'ordre de bataille supplémentaire (en) le 15 septembre 1968[25]. Le dépôt régimentaire fut fermé le 7 décembre de la même année[24]. Le 1er bataillon fut, à son tour, réduit à un effectif nul et transféré à l'ordre de bataille supplémentaire le 27 avril 1970[26]. Son personnel reçut un nouvel insigne de régiment pour devenir le 3e bataillon du Princess Patricia's Canadian Light Infantry[24],[27]. Le même jour, le bataillon de la réserve à Toronto perdit sa désignation de bataillon pour redevenir simplement « The Queen's Own Rifles of Canada » qui est la seule unité faisant dorénavant partie du régiment[4],[10].

De 1982 à 1995, The Queen's Own Rifles of Canada avait pour tâche de fournir la majorité des membres d'une compagnie du Régiment aéroporté canadien[10]. De nos jours, ils sont la seule unité de la Première réserve à avoir pour spécialité le parachutisme. Les membres du régiment participent aux opérations des Forces armées canadiennes en envoyant des soldats en renfort aux unités régulières déployées. Ainsi, ceux-ci prirent part à la Force de stabilisation de l'OTAN en Bosnie-Herzégovine ainsi qu'à la Force internationale d'assistance et de sécurité de l'OTAN en Afghanistan. De plus, l'unité est parfois mobilisée pour venir appuyer les autorités civiles en cas de catastrophes naturelles[1]. Ce fut le cas notamment lors de la crise du verglas dans l'Est de l'Ontario de janvier 1998[4].

Perpétuations[modifier | modifier le code]

En plus de sa propre histoire, The Queens Own Rifles of Canada perpétuent l'histoire de six bataillons du Corps expéditionnaire canadien de la Première Guerre mondiale[10].

Bataillons du Corps expéditionnaire canadien de la Première Guerre mondiale perpétués par The Queen's Own Rifles of Canada[10]
Nom Date de création Date de départ pour la Grande-Bretagne Histoire Date de dissolution
3rd Battalion, CEF 10 août 1914 26 septembre 1914 Débarqua en France le 11 février 1915 où il combattit jusqu'à la fin du conflit en tant que composante de la 1re Brigade d'infanterie canadienne de la 1re Division canadienne 15 septembre 1920
83rd "Overseas" Battalion, CEF 10 juillet 1915 28 avril 1916 Fournit des renforts aux troupes canadiennes au front jusqu'au 7 juillet 1916 lorsque son personnel fut transféré au 12th Reserve Battalion, CEF 21 mai 1917
95th "Overseas" Battalion, CEF 22 décembre 1915 31 mai 1916 Fournit des renforts aux troupes canadiennes au front jusqu'au 24 janvier 1917 lorsque son personnel fut transféré au 5th Reserve Battalion, CEF (en) 17 juillet 1917
166th "Overseas" Battalion, CEF 22 décembre 1915 12 et 17 octobre 1916 Fournit des renforts aux troupes canadiennes au front jusqu'au 8 janvier 1917 lorsque son personnel fut transféré au 12th Reserve Battalion, CEF 15 septembre 1917
198th "Overseas" Battalion, CEF 15 juillet 1916 28 mars 1917 Fournit des renforts aux troupes canadiennes au front jusqu'au 9 mars 1918 lorsque son personnel fut transféré au 3rd Reserve Battalion, CEF 29 novembre 1918
255th "Overseas" Battalion, CEF 1er mai 1917 6 juin 1917 Son personnel fut transféré au 12th Reserve Battalion, CEF le 12 juin 1917 et servit à fournir des renforts aux troupes canadiennes au front 1er septembre 1917

Honneurs et distinctions[modifier | modifier le code]

Honneurs de bataille[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Honneur de bataille.

Les honneurs de bataille sont le droit donné par la Couronne au régiment d'apposer sur ses couleurs les noms des batailles ou des conflits dans lesquels il s'est illustré. The Queen's Own Rifles of Canada ont reçu un total de 43 honneurs de bataille dont 20 sont blasonnées sur leurs couleurs régimentaires[10].

Honneurs de bataille des Queen's Own Rifles of Canada[10],[28]
Rébellion du Nord-Ouest
Canada du Nord-Ouest, 1885 (*)
Guerre d'Afrique du Sud
Afrique du Sud, 1899-1900 (*)
Première Guerre mondiale
Ypres, 1915, '17 Gravenstafel
Saint-Julien (*) Festubert, 1915
Mont Sorrel (*) Somme, 1916 (*)
Pozières Flers-Courcelette (*)
Crête d'Ancre Arras, 1917, '18
Vimy, 1917 (*) Arleux
Scarpe, 1917, '18 (en) Côte 70 (*)
Passchendaele (*) Amiens
Drocourt-Quéant (en) Ligne Hindenburg
Canal du Nord (*) Poursuite vers Mons (*)
France et Flandres, 1915-18
Seconde Guerre mondiale
Débarquement en Normandie (*) Le Mesnil-Patry (*)
Caen (*) Carpiquet
Crête de Bourguébus (*) Faubourg de Vaucelles
Falaise (*) Bois de Quesnay
La Laison Boulogne, 1944 (en) (*)
Calais, 1944 (en) L'Escaut (*)
Poche de Breskens La Rhénanie
Plaine du Waal La Hochwald (en) (*)
Le Rhin (*) Emmerich-Hoch Elten
Deventer Nord-Ouest de l'Europe, 1944-1945

Récipiendaires de la croix de Victoria[modifier | modifier le code]

La croix de Victoria est la plus haute récompense du Commonwealth. Sept récipiendaires sont issus des Queen's Own Rifles of Canada, six pour leurs actions au cours de la Première Guerre mondiale et un pour ses actions au cours de la Seconde Guerre mondiale[17].

Liste des récipiendaires de la croix de Victoria des Queen's Own Rifles of Canada[28],[17]
Nom Date des faits d'arme Unité Lieu
Lieutenant (plus tard capitaine) George Fraser Kerr (en) 27 septembre 1918 3rd Battalion (Toronto Regiment), CEF Bourlon (France)
Caporal (plus tard sergent) Colin Fraser Barron (en) 6 novembre 1917 3rd Battalion (Toronto Regiment), CEF Passendale (Belgique)
Lieutenant Wallace Lloyd Algie (en) 11 octobre 1918 † 20th Canadian Infantry Battalion, CEF Cambrai (France)
Sous-lieutenant Edmund De Wind (en) 21 mars 1918 † 15th Battalion, Royal Irish Rifles Saint-Quentin (France)
Capitaine Thain Wendell MacDowell (en) 9 avril 1917 38th Canadian Infantry Battalion, CEF Vimy (France)
Lieutenant Charles Smith Rutherford 26 août 1918 5th Canadian Mounted Rifles (en) Monchy-le-Preux (France)
Sergent Aubrey Cosens (en) 26 février 1945 † The Queen's Own Rifles of Canada, CASF Uedem (Allemagne)
† : indique que le soldat a été tué au combat à la date des faits d'arme

Traditions et patrimoine[modifier | modifier le code]

Un drapeau vert forêt avec trois bandes verticales minces rouges, celle du centre un peu plus large que les deux autres, et un insigne militaire au centre
Drapeau de camp des Queen's Own Rifles of Canada

Les traditions et les symboles des Queen's Own Rifles of Canada sont les éléments essentiels à l'identité régimentaire. Le symbole le plus important est l'insigne du régiment qui est composé du chiffre arabe « 2 » d'or sur fond de gueules entouré d'un anneau de sinople liséré d'or portant l'inscription « The Queen's Own Rifles of Canada  » en lettres majuscules d'or et joint en pointe par une boucle également de sinople lisérée d'or portant l'inscription « In Pace Paratus » en lettres majuscules d'or ; l'anneau est sommé de la couronne royale au naturel et le tout est brochant sur une feuille d'érable d'argent. Le chiffre « 2 » perpétue l'histoire du régiment qui a d'abord été créée en tant que « 2nd Battalion, Volunteer Militia Rifles of Canada » en 1860[1]. « In Pace Paratus » est la devise des Queen's Own Rifles of Canada et signifie « Prêts dans la paix » en latin. Le drapeau de camp du régiment comprend l'insigne régimentaire en son centre. Un autre élément important de l'identité d'un régiment sont les marches régimentaires. The Queen's Own Rifles of Canada en possèdent trois, deux rapides, ou au pas cadencé, The Buffs et The Maple Leaf Forever, ainsi qu'une lente, Money Musk[10],[28]. The Buffs est également la marche régimentaire des Buffs (Royal East Kent Regiment) (en), un régiment de la British Army auquel sont affiliés The Queen's Own Rifles of Canada[8].

Photo en couleurs d'une femme vêtue de violet et portant un chapeau également violet avec un militaire en uniforme et un bâtiment de pierres en arrière-plan
Son Altesse Royale la princesse Alexandra, l'honorable madame Ogilvy, colonel en chef des Queen's Own Rifles of Canada visitant la chapelle régimentaire le 25 avril 2010

Outre sa structure opérationnelle, le régiment possède une gouvernance cérémonielle. La position la plus importante de cette gouvernance est celle de colonel en chef. Historiquement, le colonel en chef d'un régiment était son mécène, souvent royal. Il n'a aucun rôle opérationnel. Le colonel en chef actuel des Queen's Own Rifles of Canada est Son Altesse Royale Camilla, la duchesse de Cornwall (en) depuis le 1er janvier 2011. Le premier colonel en chef des Queen's Own Rifles of Canada fut Sa Majesté la reine Mary de 1928 à 1953. Son Altesse Royale la princesse Alexandra, l'honorable madame Ogilvy lui succéda et elle décida de se retirer de cette fonction en 2010[10],[29].

Photo en couleurs d'une grande croix posée sur un socle portant des inscriptions devant un bâtiment en pierres avec des gratte-ciels en arrière-plan
Le monument aux morts des Queen's Own Rifles of Canada devant la chapelle régimentaire à Toronto

The Queen's Own Rifles of Canada ont une chapelle régimentaire depuis 1910 qui est l'église anglicane St Paul Bloor Street (en) sise au 227 de la rue Bloor à Toronto. Sur son terrain, il y a le monument aux morts des Queen's Own Rifles of Canada.

The Queen's Own Rifles of Canada sont présentement jumelés avec trois régiments de la British Army[10],[28]. Ils se sont jumelés avec The Buffs (East Kent Regiment) sous le commandement du major-général Sir Henry Pellatt qui apporta le régiment en Angleterre pour qu'il s'entraîne sur les plaines de Salisbury en 1914[12]. De plus, depuis la création d'une compagnie appelée « Upper Canada College Rifle Company » en 1866, le régiment est affilié avec l'Upper Canada College et, plus particulièrement, avec son bataillon de cadets[13].

Jumelages des Queen's Own Rifles of Canada[10],[28]
Nom de l'unité Branche Emplacement Années
The Rifles British Army Winchester (Angleterre) Depuis 2007
The Royal Gurkha Rifles British Army Népal Depuis 1994
The Princess of Wale's Royal Regiment (Queen's and Royal Hampshires) British Army Londres (Angleterre) Depuis 1992
The Brigade of Gurkhas (en) British Army Népal De 1982 à 1994
The Royal Green Jackets British Army Angleterre De 1966 à 2007
The Queen's Regiment (en) British Army Canterbury (Angleterre) 1966 à 1992
The Queen's Own Buffs, The Royal Kent Regiment (en) British Army Angleterre 1961 à 1966
The King's Royal Rifle Corps British Army Winchester (Angleterre) 1956 à 1966
The Buffs (Royal East Kent Regiment) (en) British Army Canterbury (Angleterre) 1914 à 1961[Note 3]

Musique et clairons des Queen's Own Rifles of Canada[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Musique militaire.

La fanfare et les clairons régimentaires (The Regimental Band and Bugles en anglais) forment la musique des Queen's Own Rifles of Canada. Ils existent depuis la création du régiment le 26 avril 1860 à Toronto. Il s'agit de la fanfare la plus ancienne de la milice en service ininterrompu au Canada. Historiquement, les clairons étaient des instruments d'ordonnance qui servaient à donner des ordres sur le champ de bataille. Ils occupent donc une place d'honneur importante au sein des régiments de carabiniers[30].

Musée régimentaire[modifier | modifier le code]

Photo en couleurs d'une mitrailleuse et d'un casque posée sur une tablette ; au-dessus, posés sur une autre tablette, il y a d'autres objets incluant un cadre avec un portrait et un autre cadre avec des médailles.
Objets exposés au musée régimentaire des Queen's Own Rifles of Canada dans la Casa Loma
Photo en couleurs d'un bâtiment en pierres comprenant une tour
La Casa Loma à Toronto comprend le musée régimentaire des Queen's Own Rifles of Canada.

Le musée régimentaire des Queen's Own Rifles of Canada (The Queen's Own Rifles of Canada Regimental Museum en anglais) est un musée militaire situé au 3e étage de la Casa Loma sise au 1 de le terrasse Austin à Toronto exposant des objets relatant l'histoire et les traditions du régiment. Il a d'abord été créé en 1956 et ouvert le 1er mai 1957 dans les casernes Currie (en) à Calgary en Alberta. Il a été déménagé à son emplacement actuel en 1970. Il y a également des expositions plus petites à Calgary et à Victoria en Colombie-Britannique[31].

Ordre de préséance[modifier | modifier le code]

The Queen's Own Rifles of Canada sont le troisième régiment dans l'ordre de préséance des régiments d'infanterie de la Première réserve[28].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. La compagnie d'artillerie à pied a été convertie en compagnie de fantassins en devenant la compagnie No 5 du Second Battalion Volunteer Rifles of Canada en 1860.
  2. Le 14 septembre 1866, la compagnie de Barrie devint la compagnie No 1 du 35th "Simcoe Battalion of Infantry" (de nos jours, The Grey and Simcoe Foresters (en)) et la compagnie de Whitby devint la compagnie No 1 du 34th "Ontario Battalion of Infantry" (de nos jours, The Ontario Regiment (RCAC)).
  3. Le régiment s'appelait The Buffs (East Kent Regiment) jusqu'en 1935.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f et g « The Queen's Own Rifles of Canada », sur Armée canadienne (consulté le 5 octobre 2016).
  2. (en) « The Queen's Own Rifles of Canada », sur The Queen's Own Rifles of Canada (consulté le 5 octobre 2016).
  3. « 32e Groupe-brigade du Canada », sur Armée canadienne (consulté le 5 octobre 2016)
  4. a, b, c, d, e, f et g « The Queen's Own Rifles of Canada - Histoire », sur Armée canadienne (consulté le 5 octobre 2016).
  5. (en) « Organization », sur The Queen's Own Rifles of Canada (consulté le 5 octobre 2016).
  6. (en) « Battalion Headquarters », sur The Queen's Own Rifles of Canada (consulté le 5 octobre 2016).
  7. « 60th Company », sur The Queen's Own Rifles of Canada (consulté le 5 octobre 2016).
  8. a et b (en) « Buffs Company », sur The Queen's Own Rifles of Canada (consulté le 5 octobre 2016).
  9. (en) « Victoria Company », sur The Queen's Own Rifles of Canada (consulté le 5 octobre 2016).
  10. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p, q, r, s et t « The Queen's Own Rifles of Canada », sur Chef - Personnel militaire (consulté le 5 octobre 2016).
  11. (en) « Early Days », sur The Queen's Own Rifles of Canada (consulté le 5 octobre 2016).
  12. a et b (en) « Military Museum Brings Colourful History To Life », The Calgary Herald,‎ (lire en ligne), p. 18.
  13. a, b, c, d, e, f et g Barnard 1960, Ch. 1 : The Formation of the Regiment, 1860-1866, p. 1-16.
  14. a, b et c Barnard 1960, Chapter II: The Battle of Ridgeway, p. 17-29.
  15. Gouvernement du Canada, « Chapitre 3 : La cristallisation des enjeux - Les Canadiens en Afrique du Sud », sur Passerelle pour l'histoire militaire canadienne (consulté le 3 octobre 2016).
  16. Ordre général des Forces armées canadiennes no 72/06.
  17. a, b, c et d (en) « Victoria Cross Récipients », sur The Queen's Own Rifles of Canada (consulté le 6 octobre 2016).
  18. Ordre général des Forces armées canadiennes no 57/26.
  19. Ordre général des Forces armées canadiennes no 93/26.
  20. Ordre général des Forces armées canadiennes no 162/36.
  21. Ordre de l'Armée canadienne no 110-2, partie B, supplément no 245/54.
  22. Ordre de l'Armée canadienne no 110-2, partie 'B', supplément no 283/52.
  23. a et b Ordre de l'Armée canadienne no 78-2, partie 'B', supplément no 352/53.
  24. a, b et c « Post War », sur The Queen's Own Rifles of Canada (consulté le 5 octobre 2016).
  25. Ordonnance d'organisation des Forces armées canadiennes no 68/33 et liste d'amendements no 1 à l'Ordonnance d'organisation des Forces armées canadiennes no 68/33 (9 août 1958).
  26. Message du quartier général des Forces armées canadiennes DO 32 (1er avril 1970).
  27. (en) J. R. Walker, « Ottawa Ends N-Role; European Force Halved », The Calgary Herald,‎ , p. 2 (lire en ligne).
  28. a, b, c, d, e et f Mitchell 1993, p. 50-53,
  29. (en) « The Colonel-in-Chief », sur The Queen's Own Rifles of Canada (consulté le 6 octobre 2016).
  30. (en) « The Regimental Band and Bugles », sur The Queen's Own Rifles of Canada (consulté le 5 octobre 2016).
  31. (en) « History of the Museum and Archives », sur The Queen's Own Rifles of Canada Regimental Museum and Archives (consulté le 7 octobre 2016).

Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • (en) Craig B. Cameron, Born Lucky: RSM Harry Fox, MBE : One D-Day Dodger's Story, Saint Catharines (Ontario), Vanwell Pub., coll. « Vanwell voices of war », , 216 p. (ISBN 9781551251028).
  • (en) Ernest J. Chambers, The Queen's Own Rifles of Canada: A History of A Splendid Regiment's Origin, Development and Services, Including A Story of Patriotic Duties Will Performed in Three Campaigns, Toronto (Ontario), Ruddy, , 156 p.
  • (en) Lieutenant-colonel William Thomas Barnard, The Queen's Own Rifles of Canada, 1860-1960: One Hundred Years of Canada, Don Mills (Ontario), Ontario Publishing Company Limited, , 398 p. Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Major Michael Mitchell, Ducimus : les régiments de l'Infanterie canadienne, Musée canadien de la guerre, , 259 p. (ISBN 0-9696421-0-5). Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Ministère de la Défense nationale, Insignes et lignées des Forces canadiennes, Tome 3 : Régiments des armes de combat, Ottawa (Ontario), Imprimeur de la Reine, coll. « Publication des Forces canadiennes (A-DH-267-003) », (lire en ligne [PDF]). Document utilisé pour la rédaction de l’article

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]