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The Royal Regiment of Canada

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Ne doit pas être confondu avec The Royal Canadian Regiment
The Royal Regiment of Canada
Photographie en couleur d'une cérémonie militaire
Son Altesse Royale le prince Charles de Galles, colonel-en-chef du régiment, présentant au régiment son nouveau drapeau consacré en 2009

Création
Dissolution Toujours actif
Pays Drapeau du Canada Canada
Allégeance Forces armées canadiennes
Branche Armée canadienne
Type Régiment d'infanterie
Rôle Infanterie légère
Fait partie de 32e Groupe-brigade du Canada
Garnison Manège militaire de Fort York à Toronto (Drapeau de l'Ontario Ontario)
Colonel en chef Son Altesse Royale le prince Charles de Galles
Colonel du régiment Lieutenant-colonel Thomas P.R. Payne
Emblème Royal Regiment of Canada.jpg

The Royal Regiment of Canada, abrégé en RRC ou R Regt R, littéralement « Le Régiment royal du Canada », est un régiment d'infanterie de la Première réserve de l'Armée canadienne composé de trois compagnies. Il fait partie du 32e Groupe-brigade du Canada au sein de la 4e Division du Canada et est stationné à Toronto en Ontario. Il s'agit du plus grand régiment de la Première réserve en termes d'effectif. Le régiment comprend une fanfare qui est la plus ancienne fanfare organisée en service ininterrompu des Forces armées canadiennes.

L'unité a été créée en 1862 sous le nom de « The 10th Battalion Volunteer Militia Rifles, Canada » (« Le 10e Bataillon de fusiliers de la Milice volontaire, Canada »). Elle devint un régiment en 1900 en adoptant le nom de « 10th Regiment "Royal Grenadiers" » (« 10e Régiment "Grenadiers royaux" »). En 1936, le régiment, qui s'appelait alors « The Royal Grenadiers » (« Les Grenadiers royaux »), fusionna avec The Toronto Regiment (« Le Régiment de Toronto »), qui avait été créé en 1920, pour devenir The Royal Regiment of Toronto Grenadiers (« Le Régiment royal des Grenadiers de Toronto »). Il adopta son nom actuel en 1939.

En plus de sa propre histoire et de celle du Toronto Regiment, The Royal Regiment of Canada perpétue l'histoire de six bataillons du Corps expéditionnaire canadien (CEC) de la Première Guerre mondiale les 3e, 58e, 123e, 124e, 170e et 204e Bataillon, CEC.

Rôle et organisation[modifier | modifier le code]

Un carré vert
Insigne distinctif de la 4e Division du Canada

The Royal Regiment of Canada est un régiment d'infanterie d'un seul bataillon comprenant trois compagnies et une fanfare, toutes stationnées à Toronto en Ontario. Il fait partie du 32e Groupe-brigade du Canada, un groupe-brigade de la Première réserve de l'Armée canadienne qui fait elle-même partie de la 4e Division du Canada. Son quartier général se situe dans le manège militaire de Fort York à Toronto. En fait, il s'agit de la plus grande unité militaire de Toronto[1].

Tout comme c'est le cas pour les autres unités de la Première réserve de l'Armée canadienne, le rôle du Royal Regiment of Canada est de former des soldats à temps partiel afin de servir de renfort lors des opérations des Forces armées canadiennes ainsi que d'être prêts pour le service actif pour appuyer les autorités civiles lors de catastrophes naturelles dans la région locale[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Lignée du Royal Regiment of Canada[3]
Nom Date
The 10th Battalion Volunteer Militia Rifles, Canada
The 10th Battalion Volunteer Militia (Infantry), Canada
Tenth or "Royal Regiment of Toronto Volunteers"
10th Battalion "Royal Grenadiers"
10th Regiment "Royal Grenadiers"
The Royal Grenadiers
The Royal Regiment of Toronto Grenadiers
The Royal Regiment of Canada
2nd Battalion, The Royal Regiment of Canada
The Royal Regiment of Canada

Origines et premiers conflits[modifier | modifier le code]

Photo en noir et blanc de militaires défilant dans une rue d'un centre-ville avec des spectateurs les observant
Contingent canadien défilant à Québec, au Québec, avant de partir pour la guerre en Afrique du Sud

L'unité a été officiellement créée le à Toronto en Ontario en tant que The 10th Battlaion Volunteer Militia Rifles, Canada (littéralement « Le 10e Bataillon de fusiliers de la Milice volontaire, Canada »), mais, dans les faits, elle existait depuis le et était basée au Mechanics Institute[3],[Goodspeed 1]. C'était surtout grâce à l'initiative de Frederic Cumberland, un ingénieur et un architecte qui a notamment conçu la cathédrale Saint-Jacques de Toronto, que l'unité a été mise sur pied. Il fut le premier commandant du bataillon et occupa cette fonction jusqu'en 1865[Graves 1].

Le , le bataillon fut renommé en « The 10th Battalion Volunteer Milita (Infantry), Canada » (« Le 10e Bataillon de la Milice volontaire (Infanterie), Canada »), puis, le , en « Tenth or "Royal Regiment of Toronto Volunteers » (« Dixième ou "Régiment royal de Toronto »)[3]. Le , l'unité a reçu ses premiers drapeaux de la part de la femme du commandant qui avait été cousus par un comité formé de femmes d'officiers et qui furent utilisés pendant plus de trois décennies[Graves 1].

En 1866, dans la foulée des raids féniens, le bataillon fut mobilisé pour le service actif du 8 au et du 1er au pour servir à la frontière canado-américaine à Niagara en Ontario[2]. Le , le bataillon fut rebaptisé en « 10th Battalion "Royal Grenadiers" » (littéralement « 10e Bataillon "Grenadiers royaux" »). Le , dans la foulée de la rébellion du Nord-Ouest dans l'Ouest canadien, des détachements du bataillon furent mobilisés pour le service actif. Ceux-ci servirent au sein de la colonne commandée par Sir Frederick Middleton jusqu'au [3].

La Seconde Guerre des Boers en Afrique du Sud fut le premier déploiement outre-mer des Forces armées canadiennes[4]. L'unité a fourni des volontaires pour servir au sein du contingent déployé dans le cadre de ce conflit. Le , le bataillon devint un régiment en adoptant le nom de « 10th Regiment "Royal Grenadiers" » (« 10e Régiment "Grenadiers royaux" »)[3].

Bien que l'unité utilisait le préfixe royal depuis 1863, celui-ci lui a seulement été remis officiellement par le roi Georges V en janvier 1910[Graves 1],[5].

Guerres mondiales[modifier | modifier le code]

Photographie en noir et blanc de militaires en uniforme portant des fusils marchant en rang
Le 3e Bataillon, CEC passant la frontière de l'Allemagne le en marche vers le Rhin lors de la Première Guerre mondiale
Photographie en noir et blanc de la carcasse d'un véhicule sur une plage
Véhicule de reconnaissance canadien abandonné suite au débarquement de Dieppe lors de la Seconde Guerre mondiale

Le , dans la foulée de la Première Guerre mondiale, des détachement du 10th Regiment "Royal Grenadiers" furent mobilisés pour le service actif afin d'assurer la protection locale[3].

Le , le régiment fut rebaptisé en « The Royal Grenadiers » (littéralement « Les Grenadiers royaux ») et réorganisé en tant que régiment avec trois bataillons. Le même jour, The Toronto Regiment (« Le Régiment de Toronto ») fut mis sur pied et organisé avec quatre bataillons. Le , les deux régiments fusionnèrent ensemble et le nouveau régiment fut nommé « The Royal Regiment of Toronto Grenadiers » (« Le Régiment royal des Grenadiers de Toronto »). Le , il adopta son nom actuel[3].

Le , dans la foulée de la Seconde Guerre mondiale, le régiment mobilisa The Royal Regiment of Canada, CASF pour le service actif. Ce dernier s'embarque pour l'Islande le en tant que composante de la Force « Z » afin d'effectuer des devoirs de garnison. Le suivant, il se rendit en Grande-Bretagne. Le , il fut renommé en « 1er Bataillon, The Royal Regiment of Canada » tandis que l'unité de réserve au Canada fut renommée en « 2e Bataillon, The Royal Regiment of Canada »[3].

Le , le 1er Bataillon participa au débarquement de Dieppe. Le , il débarqua à nouveau en France en tant que composante de la 4e Brigade d'infanterie canadienne au sein de la 2e Division d'infanterie canadienne. Il combattit dans le Nord-Ouest de l'Europe jusqu'à la fin du conflit[3]. La dernière opération du régiment a été de servir de garde de flanc à Oldenbourg en Allemagne[1].

Le bataillon outre-mer fut officiellement dissous le et le bataillon de réserve au Canada réadopta alors le nom de « The Royal Regiment of Canada »[3]. En somme, au cours de cinq années de combat durant la Seconde Guerre mondiale, The Royal Regiment of Canada a connu des pertes de 75 officiers et 1 531 soldats, incluant 29 officiers et 555 soldats tués au combat[1].

Liste des commandants[modifier | modifier le code]

Commandants du régiment[Graves 2]
Nom Années Nom Années
Commandant des Royal Grenadiers
Lieutenant-colonel F.W. Cumberland 1862-1865 Lieutenant-colonel A.J. Bruel 1865-1871
Lieutenant-colonel J. Boxall 1871-1873 Lieutenant-colonel W. Stollery 1873-1879
Lieutenant-colonel G.A. Shaw 1879-1880 Lieutenant-colonel H.J. Grasett 1880-1888
Lieutenant-colonel G.D. Dawson 1888-1892 Lieutenant-colonel J. Mason 1892-1899
Lieutenant-colonel J. Bruce 1899-1902 Lieutenant-colonel G.A. Stimson 1902-1907
Lieutenant-colonel A.E. Gooderham 1907-1913 Lieutenant-colonel H. Brock 1907-1913
Lieutenant-colonel W.B. Kingsmill 1913-1915 Lieutenant-colonel J.C. Mason 1915
Lieutenant-colonel R.A. Macfarlane 1915-1920 Lieutenant-colonel A.E. Gooderham 1921-1924
Lieutenant-colonel G.R. Geary 1924-1926 Lieutenant-colonel A.O.T. Beardmore 1926-1930
Lieutenant-colonel A.E. Duncanson 1930-1934 Colonel A.E. Gooderham 1934-1935
Lieutenant-colonel S.H.B. Grasett 1935-1936
Commandants du Royal Regiment of Toronto Grenadiers
Lieutenant-colonel S.H.B. Grasett 1936-1937 Lieutenant-colonel G. Hedley Basher 1937-1939
Commandants du Royal Regiment of Canada
Lieutenant-colonel G. Hedley Basher 1939-1942 Lieutenant-colonel D.H.C. Mason[Note 1] 1940-1943
Lieutenant-colonel S.H Wedd[Note 1] 1943-1945 Lieutenant-colonel J.C.H. Anderson[Note 1] 1946-1947
Lieutenant-colonel G.M. MacLachlan 1947-1948 Lieutenant-colonel J.G. Housser 1948-1951
Lieutenant-colonel H.W. Caldwell 1951-1954 Lieutenant-colonel S.F. Turner 1954-1956
Lieutenant-colonel D.R. Wilkie 1956-1959 Lieutenant-colonel C.S. Frost 1959-1962
Lieutenant-colonel G.K. Bell 1962-1965 Lieutenant-colonel R.G. Douglas 1965-1967
Lieutenant-colonel A.E. Neal 1967-1970 Lieutenant-colonel P. Fairclough 1970-1973
Lieutenant-colonel G.E. Taylor 1973-1976 Lieutenant-colonel G.S. Thompson 1976-1979
Lieutenant-colonel J.C.C.Z. Iversen 1979-1982 Lieutenant-colonel G.S. Sloan 1982-1985
Lieutenant-colonel A.J. Praysner 1985-1988 Lieutenant-colonel D.W.T. Hall 1988-1992
Lieutenant-colonel K.W. Voss 1992-1995 Lieutenant-colonel H.C. Flood 1995-1999
Lieutenant-colonel G.R. Stafford 1999-2002 Lieutenant-colonel V. Sharma 2002-2005
Lieutenant-colonel W.J. Perchal 2005-2008 Lieutenant-colonel C.A. Trollope 2008-2011
Lieutenant-colonel J.R.W. Jones 2011-2014 Lieutenant-colonel T.P.R. Payne Depuis 2014
Commandants du 1er Bataillon en service actif durant la Seconde Guerre mondiale[Graves 2]
Nom Années Nom Années
Lieutenant-colonel D.E. Catto 1942 Lieutenant-colonel A.H. Fraser 1942
Lieutenant-colonel F.L. Nicholls 1942-1943 Lieutenant-colonel F.S. Wilder 1943-1944
Lieutenant-colonel A.M. Young 1944 Lieutenant-colonel J.C.H. Anderson 1944
Lieutenant-colonel R.G. Young 1944 Lieutenant-colonel R.M. Lendrum 1944-1945

Perpétuations[modifier | modifier le code]

Photographie en noir et blanc d'une fanfare militaire en train de jouer avec les musiciens assis et le chef d'orchestre debout devant eux
La fanfare du 3e Bataillon, CEC en août 1916

En plus de sa propre histoire, The Royal Regiment of Canada perpétue l'histoire de six bataillons du Corps expéditionnaire canadien (CEC) de la Première Guerre mondiale : les 3e, 58e, 123e, 124e, 170e et 204e Bataillon, CEC.

3e Bataillon, CEC[modifier | modifier le code]

Carré rouge surmonté d'un triangle vert sur fond brun

Le 3e Bataillon (Toronto Regiment), CEC a été autorisé à être mobilisé le . Il portait l'inscription « III Toronto Regiment » sur son insigne d'unité. Il a mené son entraînement initial au camp Valcartier au Québec avant de s'embarquer pour la Grande-Bretagne le à Québec à bord du S.S. Tunisian et il arriva à Plymouth le . Il s'entraîna d'abord à la plaine de Salisbury en Angleterre d'octobre 1914 à février 1915. Il débarqua en France le où il combattit, ainsi qu'en Flandres, jusqu'à la fin du conflit en tant que composante de la 1re Brigade d'infanterie canadienne de la 1re Division canadienne. Son premier commandant fut le lieutenant-colonel Robert Rennie, CB, CMG, DSO, MWO jusqu'en novembre 1915. Il fut succédé par le lieutenant-colonel William D. Allen, DSO jusqu'en octobre 1916, puis, par le lieutenant-colonel J. Barlett Rogers, CMG, DSO, MC jusqu'en avril 1919. Il fut dissous le . En somme, 63 officiers et 1 708 membres du rang des QOR of C ont servi avec le 3e Bataillon, CEC dont 23 officiers et 309 membres du rang qui moururent au combat[6].

58e Bataillon, CEC[modifier | modifier le code]

Carré bleu pâle surmonté d'un triangle bleu foncé sur fond brun
Insigne distinctif du 58e Bataillon, CEC

Le 58e Bataillon, CEC fut créé le et s'embarqua pour la Grande-Bretagne le suivant. Le , il débarqua en France en tant que composante de la 9e Brigade d'infanterie canadienne au sein de la 3e Division canadienne où il combattit jusqu'à la fin du conflit. Il fut officiellement dissous le [3].

123e et 124e Bataillon, CEC[modifier | modifier le code]

Les 123e et 124e Bataillon, CEC furent créés le et s'embarquèrent pour la Grande-Bretagne les 7 et . Le , en Angleterre, ils furent convertis en unité de pionniers et respectivement rebaptisés en « 123e Bataillon de pionniers canadiens, CEC » et « 124e Bataillon de pionniers canadiens, CEC ». Le suivant, le 123e débarqua en France. Le 124e fit de même le lendemain. Le 123e servit en tant que composante de la 3e Division canadienne et le 124e au sein de la 4e Division canadienne. Le , le personnel du 123e fut transféré au 7e, 8e et 9e Bataillon d'ingénieurs canadiens, CEC. Le lendemain, c'est au tour du personnel du 124e d'être transféré au 10e, 11e et 12e Bataillon d'ingénieurs canadiens, CEC. Les 123e et 124e Bataillon, CEC furent officiellement dissous le [3].

170e et 204e Bataillon, CEC[modifier | modifier le code]

Les 170e et 204e Bataillon, CEC furent créés le . Le 170e s'embarqua pour la Grande-Bretagne le et son personnel fut transféré, le au 169e Bataillon, CEC. De son côté, le 204e s'embarqua pour la Grande-Bretagne le et, le , son personnel fut transféré au 2e Bataillon de réserve, CEC. Le 169e Bataillon, CEC et le 2e Bataillon de réserve, CEC servaient à fournir des renforts aux troupes canadiennes au front. Le 170e et le 204e Bataillon, CEC furent furent officiellement dissous le [3].

Honneurs et distinctions[modifier | modifier le code]

Honneurs de bataille[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Honneur de bataille.
Drapeau consacré du Royal Regiment of Canada affichant 24 des honneurs de bataille du régiment
Photographie en noir et blanc de véhicules militaires amphibies embarquant sur l'eau
Des véhicules amphibies transportant les troupes de la 1re Armée canadienne pendant la bataille de l'Escaut en Belgique en septembre 1944 lors de la Seconde Guerre mondiale

Les honneurs de bataille sont le droit donné par la Couronne au régiment d'apposer sur ses couleurs les noms des batailles ou des conflits dans lesquels il s'est illustré. Au cours de son histoire, The Royal Regiment of Canada et les unités qu'il perpétue ont reçu un total de 47 honneurs de bataille[1].

Honneurs de bataille du Royal Regiment of Canada[3],[1]
Rébellion du Nord-Ouest
Fish Creek (*) Batoche (*)
Canada du Nord-Ouest, 1885 (*)
Guerre d'Afrique du Sud
Afrique du Sud, 1899-1900 (*)
Première Guerre mondiale
Ypres, 1915, '17 (*) Gravenstafel
Saint-Julien (*) Festubert, 1915 (*)
Mont Sorrel (*) Somme, 1916, '18 (*)
Pozières Flers-Courcelette
Crête d'Ancre Arras, 1917, '18 (*)
Vimy, 1917 (*) Arleux
Scarpe, 1917, '18 (en) Côte 70
Passchendaele (*) Amiens (*)
Drocourt-Quéant (en) Ligne Hindenburg (*)
Canal du Nord Cambrai, 1918
Poursuite vers Mons (*) France et Flandres, 1915-18
Seconde Guerre mondiale
Dieppe (*) Crête de Bourguébus
Faubourg de Vaucelles (*) Crête de Verrières-Tilly-la-Campagne (*)
Falaise (*) Route de Falaise
Clair Tizon Forêt de la Londe
Dunkerque, 1944 L'Escaut (*)
Woensdrecht Beveland-Sud (*)
La Rhénanie Route de Goch-Calcar (en)
La Hochwald (en) (*) Xanten (en) (*)
Canal Twente (*) Groningue
Oldinburg Nord-Ouest de l'Europe, 1942, 1944-1945
Guerre d'Afghanistan[7]
Afghanistan

Récipiendaires de la croix de Victoria[modifier | modifier le code]

La croix de Victoria est la plus haute récompense du Commonwealth. Elle est décernée en reconnaissance d'un acte de bravoure et de dévouement ultime face à l'ennemi[8]. Trois membres du Royal Regiment of Canada en ont été décorés pour leurs actions au cours de la Première Guerre mondiale : le caporal Colin Fraser Barron (en), le lieutenant George Fraser Kerr (en) et le caporal Harry Garnet Bedford Miner (en) (à titre posthume)[1].

Traditions et patrimoine[modifier | modifier le code]

Image d'un drapeau
Drapeau de camp du Royal Regiment of Canada
Photographie en couleur de militaires en uniformes écarlates tenant des drapeaux et défilant devant des dignitaires les saluant
The Royal Regiment of Canada défilant devant leur colonel en chef, Son Altesse Royale le prince Charles de Galles, à Toronto le
British Grenadiers et Here's to the Maiden
Marches régimentaires rapides du Royal Regiment of Canada

Les traditions et les symboles du Royal Regiment of Canada sont les éléments essentiels à l'identité régimentaire. Le symbole le plus important est l'insigne du régiment qui est composé d'une couronne de croix pattées et de fleurs de lis d'or sertie au naturel soutenue d'une bande d'hermine et enfilée de trois plumes d'autruche d'argent dont les bouts sont entrelacés avec un listel d'azur liséré et bouclé d'or portant l'inscription « Ich Dien » en lettres majuscules d'or sur fond de gueules. Le tout est entouré d'une jarretière d'azur lisérée et bouclée d'or portant l'inscription « Honi soit qui mal y pense » en lettres majuscules d'or accompagné en chef d'un listel d'azur portant l'inscription « Nec aspera terrent » en lettres majusucles d'or, en pointe d'un listel de même couleur en pointe portant l'inscription « Ready Aye Ready » également en lettres majuscules d'or et aux deux flancs de feuilles d'érable aux couleurs d'automne brochant sur une étoile diamantée d'or sommée de la couronne royale au naturel et soutenue d'un listel de gueules liséré d'or portant l'inscription « The Royal Regiment of Canada » en lettres majuscules d'or[3],[1]. Deux corps des Cadets royaux de l'Armée canadienne portent également l'insigne du Royal Regiment of Canada : le corps 2736 du manège militaire Fort York et l-e corps 3045 d'Arctic Bay.

Un autre élément important de l'identité d'un régiment est les marches régimentaires. The Royal Regiment of Canada a deux marches rapides, ou au pas cadencé, British Grenadiers suivie Here's to the Maiden, et une marche lente, Royal Regiment of Canada - Regimental Slow March. Le régiment a deux devises qui sont « Ready, Aye Ready » (« Prêt, oui prêt » en anglais) et « Nec Aspera Terrant » (« Et les diffucultés ne font pas peur » en latin)[3],[1]. Dans la devise en anglais, « aye » signifie « toujours »[Graves 1].

Outre sa structure opérationnelle, le régiment possède une gouvernance cérémonielle. La position la plus importante de cette gouvernance est celle de colonel en chef. Historiquement, le colonel en chef d'un régiment était son mécène, souvent royal. Le colonel en chef du Royal Regiment of Canada est Son Altesse Royale le prince Charles de Galles depuis 1977, poursuivant une tradition commencée par son grand-oncle le roi Édouard VIII[3],[1].

The Royal Regiment of Canada est affilié avec The Duke of Lancaster's Regiment (King's, Lancashire and Border) (en) de la British Army et The Royal Victoria Regiment (en) de l'Australian Army[3].

Fanfare du Royal Regiment of Canada[modifier | modifier le code]

Photographie en couleur d'un défilé militaire
The Royal Regiment of Canada durant un défilé en novembre 2009

Ayant été créée en 1863, la fanfare du Royal Regiment of Canada (The Band of The Royal Regiment of Canada en anglais) est la plus ancienne fanfare organisée en service ininterrompu des Forces armées canadiennes. Elle joue lors de différentes cérémonies militaires dans l'ensemble du Canada. Elle performe également de temps à autre au niveau international par exemple lorsqu'elle a joué pour le colonel en chef du régiment, le prince de Galles au Buckingham Palace à Londres au Royaume-Uni et en France lors du 50e anniversaire du débarquement de Dieppe[9].

Musée du Royal Regiment of Canada[modifier | modifier le code]

Le musée du Royal Regiment of Canada (The Royal Regiment of Canada Museum en anglais) est situé dans le manège militaire de Fort York à Toronto en Ontario. Il préserve et expose plusieurs objets, incluant des armes, des uniformes, des médailles, des photographies et des artefacts, relatant l'histoire du régiment et des bataillons du Corps expéditionnaire canadien de la Première Guerre mondiale qu'il perpétue. Il est affilié avec l'Association des musées canadiens, le Réseau canadien d'information sur le patrimoine, l'Organisation des musées militaires du Canada (en) et le Musée virtuel du Canada.

Ordre de préséance[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. a, b et c Commandant du 2e Bataillon de réserve au Canada.
  1. a, b, c et d Graves 2017, Chapter 1: The Toronto Engineers and Mechanic Rifle Corps, p. 3-14.
  2. a et b Graves 2017, Appendix B: Honorary Appointments, Commanding Officers and Regimental Sergeant-Majors, p. 522-523.
  1. Goodspeed 1962, Ch I: The First Half Century, p. 9-67.
  • Autres
  1. a, b, c, d, e, f, g, h et i (en) Major Michael Mitchell, Ducimus: The Régiments of the Canadian Infantry, Saint-Hubert (Québec), Canadian War Museum et Canadian Museum of Civilization, , p. 62-66.
  2. a et b (en) « The Royal Regiment of Canada », sur The Royal Regiment of Canada Association (consulté le 20 juin 2017).
  3. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p, q et r The Royal Regiment of Canada, Direction - Histoire et patrimoine de la Défense nationale, , 7 p. (lire en ligne [PDF]).
  4. Gouvernement du Canada, « Chapitre 3 : La cristallisation des enjeux - Les Canadiens en Afrique du Sud », sur Passerelle pour l'histoire militaire canadienne (consulté le 3 octobre 2016).
  5. (en) The Insignia and Lineages of the Canadian Forces, vol. 3, Ottawa (Ontario), .
  6. (en) Lieutenant-colonel William Thomas Barnard, The Queen's Own Rifles of Canada, 1860-1960: One Hundred Years of Canada, Don Mills (Ontario), Ontario Publishing Company Limited, , 398 p., p. 104-124.
  7. (en) « Canadian Army Units Receiving the Battle Honour "Afghanistan" », sur The Regimental Rogue (consulté le 29 avril 2017).
  8. Ken Reynolds, Pro Valore: la Croix de Victoria canadienne, Défense nationale, totales 60 p. (lire en ligne [PDF])
  9. « The Band of The Royal Regiment of Canada », sur The Royal Regiment of Canada Association (consulté le 19 juillet 2017).

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • (en) D. J. Goodspeed, Battle Royal: A History of The Royal Regiment of Canada, 1862-1962, .
  • (en) Donald E. Grave, Always Ready: A History of the Royal Regiment of Canada, . Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • (en) W. R. Bennett, Historical vignettes of The Royal Regiment of Canada, Toronto (Ontario), The Royal Regiment of Canada, . Document utilisé pour la rédaction de l’article

Liens externes[modifier | modifier le code]