Thierry de Montbrial

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Thierry de Montbrial
Image illustrative de l'article Thierry de Montbrial
Fonctions
Fondateur et président de l'Institut français des relations internationales (Ifri)
Fondateur et président de la World Policy Conference (WPC)
Biographie
Nom de naissance Thierry-René-Henri Magloire de Montbrial
Date de naissance (74 ans)
Lieu de naissance Paris, France
Nationalité Drapeau de la France Française
Père François de Montbrial
Mère Monique Lecuyer-Curthis
Conjoint Marie-Christine Balling
Enfants Thibault de Montbrial, Alexandra Pilleux
Diplômé de Ecole Polytechnique (France)
Ecole nationale supérieure des mines de Paris
Université de Californie à Berkeley

Thierry de Montbrial Thierry de Montbrial

Thierry de Montbrial est un universitaire français, né le [1] à Paris. Il est le président de l'Institut français des relations internationales (Ifri) qu'il a fondé en 1979[2],[3]. Il est membre de l'Académie des sciences morales et politiques depuis 1992[4] et ancien président de l'Institut de France. Il est aussi membre associé de nombreuses académies étrangères[3],[5]. Il est également le président de la World Policy Conference (WPC) qu'il a créée en 2008[6],[7].

Biographie[modifier | modifier le code]

Il est le fils de François de Montbrial, inspecteur général de la Banque de France, et de Monique Lecuyer-Corthis. Petit-fils d'André Corthis[8], il épouse en 1967 Marie-Christine Balling — fille de Charles Balling (X 1935)[9],[10] — petite-fille de Jules Aubrun, devenue ensuite productrice de cinéma (StarDance Pictures). Il est le père de Thibault de Montbrial, avocat, et d'Alexandra Pilleux.

Formation[modifier | modifier le code]

Thierry de Montbrial est ancien élève de l'Ecole Polytechnique[11],[12], ingénieur général des mines honoraire (depuis 1995) et docteur en économie de l'université de Californie, Berkeley[3] (États-Unis). Il a consacré sa thèse à la dimension temporelle dans la théorie économique de l'équilibre général, sous la direction du professeur Gérard Debreu[5],[13] (prix Nobel d'économie en 1983).

Carrière[modifier | modifier le code]

Il a été professeur à l'École polytechnique de 1973 à 2008 et en a dirigé le département de sciences économiques entre 1974 et 1992. Il a été titulaire de la chaire « Économie appliquée et relations internationales » au Conservatoire national des arts et métiers (CNAM) de 1995 à 2008, et il y est professeur émérite depuis 2008.

En 1973, Michel Jobert, alors ministre des Affaires étrangères, le charge de mettre en place le Centre d’analyse et de prévision (CAP)  dont il est le premier directeur jusqu’en 1979, date à laquelle Jean-Louis Gergorin lui succède.

En 1979, il crée l'Institut français des relations internationales (Ifri) qui publie le rapport annuel Ramsès (Rapport annuel mondial sur le système économique et les stratégies)[14],[15] et la revue Politique étrangère[16].

En 2008, il lance la World Policy Conference (WPC), rencontre annuelle autour des questions de gouvernance mondiale réunissant des personnalités du monde politique, économique et social. La dernière édition s’est tenue du 20 au à Montreux en Suisse.

Thierry de Montbrial a été président du Centre franco-autrichien pour le rapprochement en Europe (CFA) (1985-2015). Entre 1993 et 2001, il a été le premier président de la Fondation pour la recherche stratégique. Il a également été membre de droit du conseil du Centre d'études prospectives et d'informations internationales (CEPII).

Membre du comité de rédaction de la revue Foreign Policy, il contribue régulièrement dans les médias et a ainsi été éditorialiste-associé au quotidien Le Monde (2002-2010), après avoir été éditorialiste au Figaro (1989-2001)[5].

Il siège ou a siégé au conseil de plusieurs institutions et entreprises internationales. Il a notamment été membre de l’international advisory board de Lafarge et président de celui du groupe OCP (Maroc), membre du conseil d’administration de la fondation Renault. Il a également été membre du conseil consultatif auprès du secrétaire général de l’OMC à Genève (2003-2005), et membre de la commission du Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale 2008 à partir de 2007 ainsi que membre du comité directeur du groupe Bilderberg (1976-2011)[3],[5],[17]. Il est membre depuis 2011 du conseil d'orientation de la fondation Écologie d'avenir, conseil d’orientation présidé par Claude Allègre.

Dans le domaine académique, il est membre de l’advisory committee du Peterson Institute for International Economics, Washington, du Carnegie Moscow Center, de l’advisory council du Standford Institute for International Studies, de l’editorial board de Russia in Global Affairs à Moscou.

Académies[modifier | modifier le code]

Il a été élu à l’Académie des sciences morales et politiques le au fauteuil de Louis Joxe. Il a été président de cette académie en 2001, année durant laquelle il a également été président de l’Institut de France. Il est membre fondateur de l’Académie des technologies (2000)[4].

Il est également membre de l'Academia Europaea[18] (élu en ), de l'Académie royale des sciences, des lettres et des beaux-arts de Belgique (élu en )[19], de l’Académie royale des sciences de l'ingénieur de Suède (élu en )[20], de l’Académie roumaine (élu en )[21], de l’Académie des sciences de Russie (élu en )[22], de l’Académie des sciences de Moldavie (élu en )[23], de l’Académie bulgare des sciences (élu en )[24] et de la Real Academia de Ciencias Económicas y Financieras (es) espagnole (élu en 2008)[25].

Il est docteur honoris causa de l’Académie roumaine pour les études économiques (1996), de l’Académie des sciences d’Azerbaïdjan (2002), de l’université Transilvania de Brașov en Roumanie (2003), de l’université Galatasaray en Turquie (2004), de l’université d'État de Chisinau en Moldavie (2005), de l’Institut d'État des relations internationales de Moscou (MGIMO) (2007), de l’université de Bucarest (2011), de l’université Alexandru Ioan Cuza de Iași en Roumanie (2014)[5] et de l'université de Sofia (2017)[26].

Distinctions et décorations[modifier | modifier le code]

Il est commandeur de la Légion d’honneur, grand officier de l'ordre national du Mérite, commandeur de l’ordre des Arts et des Lettres[27] et titulaire de nombreuses autres décorations françaises et étrangères, ainsi que du grand prix 2003 de la Société de géographie pour l'ensemble de son œuvre.

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • Notre intérêt national, (dir. avec Thomas Gomart), chez Odile Jacob, 2017
  • La pensée et l’action, Académie Roumaine, Fondation Nationale pour la Science et les Arts, Bucarest, 2015
  • Une goutte d'eau et l'océan - Journal d'une quête de sens, Albin Michel, 2015
  • Journal de Roumanie, Editions RAO, Bucarest, édition bilingue en français et en roumain, 2012.
  • Journal de Russie – 1977 - 2011, 2012
  • Vingt ans qui bouleversèrent le monde, édition Dunod, 2008
  • Violence : de la psychologie à la politique, (dir. avec S. Jansen), Fondation Singer Polignac, Bruylant, Bruxelles, 2007
  • Il est nécessaire d'espérer pour entreprendre, édition des Syrtes, 2006
  • Géographie politique, coll. « Que sais-je ? », PUF, 2006
  • L’Identité de la France et l’Europe, (dir. avec S. Jansen), Fondation Singer Polignac, Bruylant, Bruxelles, 2005
  • La guerre et la diversité du monde, L'Aube - Le Monde, 2004
  • Pratiques de la négociation (dir., avec S. Jansen), Bruylant/LGDG, 2004
  • Quinze ans qui bouleversèrent le monde, Dunod, octobre 2003
  • Réformes-révolutions : le cas de la France (dir.), PUF, 2003
  • L'action et le système du monde, PUF, février 2002, 2e édition, coll. « Quadrige » octobre 2003, couronné par le Prix Georges Pompidou
  • La France du nouveau siècle (dir.), PUF, février 2002
  • Dictionnaire de stratégie (codirecteur avec Jean Klein), PUF, novembre 2000
  • Pour combattre les pensées uniques, Flammarion, 2000
  • Introduction à l’économie, Dunod, 1999, 2e éd. 2002
  • Mémoire du temps présent, Flammarion, 1996, couronné par le Prix des Ambassadeurs
  • Que faire ? : les grandes manœuvres du monde, La Manufacture, 1990
  • La science économique ou La stratégie des rapports de l'homme vis-à-vis des ressources rares : méthodes et modèles, PUF, 1988
  • La revanche de l'Histoire, Julliard, 1985
  • L'énergie : le compte à rebours, J.-C. Lattès, 1978
  • Le désordre économique mondial, Calmann-Lévy, 1974
  • Essais d'économie parétienne, éd. CNRS, 1974
  • Économie théorique, PUF, 1971

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Notice d'autorité personne sur le site du catalogue général de le BnF.
  2. « IFRI - Institut Français des Relations Internationales - Observatoire des think tanks », sur www.oftt.eu (consulté le 27 septembre 2016).
  3. a, b, c et d « Thierry de Montbrial », sur ifri.org (consulté le 27 septembre 2016).
  4. a et b « ASMP - Carrière de Thierry de Montbrial », sur www.asmp.fr (consulté le 27 septembre 2016).
  5. a, b, c, d et e « Biographie | Thierry de Montbrial », sur thierrydemontbrial.com (consulté le 27 septembre 2016).
  6. http://www.rfi.fr/com/20121127-world-policy-conference-5e-edition-cannes-7-10-decembre-2012.
  7. « Entretien au Press Club de France avec Thierry de Montbrial président de l'Institut français des relations nternationales | AFP.com », sur afp.com (consulté le 27 septembre 2016).
  8. Discours de remise de la légion d'honneur, XXLPlan.
  9. De la promotion X1935, cf. « Fiche de Charles Balling », sur le site de l’Association des anciens élèves et diplômés de l'École polytechnique (l’AX), Paris (consulté le 30 juillet 2015) ; y est notamment indiqué que Charles Balling a choisi « l'artillerie » à sa sortie de l'École.
  10. Ouvrir la « Page d’accueil », sur le site de la bibliothèque de l’École polytechnique, Palaiseau (consulté le 30 juillet 2015), sélectionner l’onglet « Catalogues de la BCX –> Famille polytechnicienne », effectuer la recherche sur « Charles Balling », résultat obtenu : « Balling, Charles Paul Louis (X 1935 ; 1912-2007) ».
  11. De la promotion X1963, cf. « Fiche de Thierry de Montbrial », sur le site de l’Association des anciens élèves et diplômés de l'École polytechnique (l’AX), Paris (consulté le 30 juillet 2015) ; y est notamment indiqué le grade de Thierry de Montbrial : « ingénieur général des mines ».
  12. Ouvrir la « Page d’accueil », sur le site de la bibliothèque de l’École polytechnique, Palaiseau (consulté le 30 juillet 2015), sélectionner l’onglet « Catalogues de la BCX –> Famille polytechnicienne », effectuer la recherche sur « Thierry de Montbrial », résultat obtenu : « Montbrial, Thierry René Henri Magloire de (X 1963) ».
  13. Jean-Christophe Ploquin, « Thierry de Montbrial, éloge de la goutte d’eau », La Croix,‎ (ISSN 0242-6056, lire en ligne).
  14. « Publications | IFRI - Institut français des relations internationales », sur ifri.org (consulté le 27 septembre 2016).
  15. « Ramses 2016 - Dunod », sur dunod.com (consulté le 27 septembre 2016).
  16. « Publications | IFRI - Institut français des relations internationales », sur ifri.org (consulté le 27 septembre 2016).
  17. Rue89.com.
  18. (en) Ilire Hasani, Robert Hoffmann, « Academy of Europe: Montbrial Thierry », sur www.ae-info.org (consulté le 27 septembre 2016).
  19. « Thierry de Montbrial », sur www.academieroyale.be (consulté le 27 septembre 2016).
  20. (en) « Rapport annuel 2015 de l'Académie royale suédoise des sciences de l'ingénieur », sur iva.se.
  21. (ro) « Academia Romana (membri din strainatate) », sur acad.ro (consulté le 27 septembre 2016).
  22. (ru) « Де Монбриаль Т.. - Общая информация », sur ras.ru (consulté le 27 septembre 2016).
  23. (en) « Details of ASM members », sur asm.md (consulté le 27 septembre 2016).
  24. (en) « Foreign Members », sur bas.bg (consulté le 27 septembre 2016).
  25. (en) « Membres correspondants de la Real Academia de ciencias economicas y financieras », sur racef.es.
  26. « La France à Sofia on Twitter », Twitter,‎ (lire en ligne).
  27. « Nomination dans l'ordre des Arts et des Lettres janvier 2016 - Ministère de la Culture et de la Communication », sur culturecommunication.gouv.fr (consulté le 28 septembre 2016).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]