Talissieu

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Talissieu
Talissieu
Vue générale du bourg de la commune de Talissieu.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Ain
Arrondissement Belley
Canton Hauteville-Lompnes
Intercommunalité Communauté de communes Bugey Sud
Maire
Mandat
Jean-François Ducruet
2015-2020
Code postal 01510
Code commune 01415
Démographie
Gentilé Tarcholands
Population
municipale
448 hab. (2016 en augmentation de 5,91 % par rapport à 2011)
Densité 93 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 52′ 05″ nord, 5° 43′ 10″ est
Altitude Min. 232 m
Max. 574 m
Superficie 4,80 km2
Localisation

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Talissieu est une commune française, située dans le département de l'Ain en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Ses habitants sont les Tarcholands.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est située à 5 km à l'ouest de Culoz et à 15 km au nord de Belley, dans la partie sud-est de l'Ain, le Bas-Bugey ; elle s'étend entre le marais de Lavours et les reliefs du Valromey : entre la rivière du Séran et les contreforts sud-ouest de la montagne du Grand Colombier.

Hameaux[modifier | modifier le code]

Outre le bourg de la commune, Talissieu comprend deux autres hameaux : Ameyzieu et Marlieu.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le Séran, le Ruisseau de l'Eau Morte, le Ruisseau des Rochers sont les principaux cours d'eau parcourant la commune.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Vieu Chavornay Rose des vents
Artemare N Béon
O    Talissieu    E
S
Ceyzérieu
Carte de la commune de Talissieu et des proches communes.

Géologie[modifier | modifier le code]

Dans la partie basse, la commune se situe sur des dépôts morainiques et glacio-lacustres liés à la présence du glacier du Rhône au Würm[1]. La moraine de Marlieu marque un stationnement du front glaciaire avant le val du Bourget où le glacier s'est ensuite retiré[2]. Les reliefs en bas de pente du Grand Colombier sont composées de barres calco-marneuses du Valanginien et du Hauterivien sous des colluvions plus récentes. La limite avec Ceyzérieu est formée par une petite falaise de calcaires barrémo-aptiens à faciès urgonien[1].

De nombreuses résurgences sont observables au pied du versant et les eaux peuvent aussi s'infiltrer plus profondément et arriver jusqu'au marais où elles remontent sous pression à travers les alluvions[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le village est compris dans le territoire des Séquanes lors de la conquête de la Gaule par César[4],[5]. La colonisation romaine y est attestée[6]. Le nom de la commune proviendrait d'un certain Talussius, possesseur du domaine[7]; de même Ameyzieu proviendrait de Amatiacus, nom d'un autre propriétaire terrien à l'époque[8].

Le village fait partie du diocèse de Genève vers le IVe siècle ap. J.-C.[4]. Le patron de la commune est saint Christophe[7]. Vers l'an 1100, Alard de Luyrieu[4] donne la terre de Talissieu aux religieux du monastère clunisien de Nantua, qui y fondent un prieuré[9]. En 1144, le pape Lucius II confirme dans une bulle le rattachement de ce prieuré à celui de Nantua[10]. C'est le prieur de Nantua qui nomme le prieur de Talissieu. Ce dernier choisit lui-même ses assistants parmi les moines, et il nomme les prêtres desservant les églises dépendant du prieuré (Talissieu, Ameyzieu, Chavornay, Virieu-le-Petit, Romagnieu et Passin)[7]. Un acte de 1355 précise les droits et devoirs du prieur, de ses subordonnés (sacristain, « moine socius », curés, etc.), des paroissiens et des seigneurs[11]. Ces devoirs sont rappelés lors de la visite de François de Sales, le [12]. En 1614, l'hôpital du prieuré est fortement délabré. C'est dans ce bâtiment que l'aumônier accueille les pauvres et les visiteurs de passage[13]. L'histoire du prieuré s'achève avec la mise à disposition de la Nation des biens du clergé en 1789. L'année suivante, Anthelme Cerdon, curé de Talissieu, prête serment dans le cadre de la Constitution civile du clergé, avant de renoncer à la prêtrise et de se marier en 1794. Un nouveau curé est nommé en 1797[14].

En 1180, est fait mention de l'existence du hameau de Marlieu[4] et à la fin du XIIe siècle, est fait mention du hameau de Moulins[4]. La réunion des paroisses de Talissieu et d'Ameyzieu date du XIVe siècle[4]. En 1609, est réalisée, l'acquisition des ruines de Château-Froid par le prieur de Pierre-Châtel, Claude de la Pierre, qui rebâtit le château[4],[15]. Le , la commune d'Ameyzieu disparaît[16]. Elle est partagée entre Talissieu et la commune de Yon qui récupèrent respectivement le bourg du village et le hameau d'Artemare[17]. Yon devient alors Yon-Artemare puis Artemare en 1886.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Mairie.

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1995 2008 Charles Verard   Réélu en 2001
2008 2014 Colette Michel    
2014 2015 José Fernandez-Gonzalez    
janvier 2015[18] En cours Jean-François Ducruet    

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune fait partie du syndicat mixte du bassin versant du Séran.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[19]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[20].

En 2016, la commune comptait 448 habitants[Note 1], en augmentation de 5,91 % par rapport à 2011 (Ain : +5,73 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
287275304296349339334338343
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
291339550548533500503442487
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
427428405438364401381346358
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
351343317317401402446425443
2016 - - - - - - - -
448--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[21] puis Insee à partir de 2006[22].)
Histogramme de l'évolution démographique

Vie locale[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Équipements[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

La 7e étape du Tour de France 2007 est passée à Talissieu et la 6° étape du critérium du Dauphiné 2017 y passe le 9 septembre 2017.

Associations[modifier | modifier le code]

Festivités[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

La commune ne compte que peu d'activités commerciales ou industrielles : un peu d'agriculture[23] et quelques services (artisans, maison de retraite).

La commune est actuellement comprise dans le vignoble du Bugey et fait partie des zones d'appellation d'origine contrôlée des vins bugey et roussette du Bugey. Elle est aussi comprise dans l'AOC du fromage comté.

La crise du phylloxéra au XIXe siècle a durement impactée les vignobles à cette époque[6]. La vigne est encore un peu présente.

Au début du XXe siècle (avec 428 hab.) l'économie est décrite ainsi[24][source insuffisante] :

« La récolte moyenne annuelle est d’à peu près 700 x de blé, 150 x d’avoine, 100 x de maïs, un peu de haricots, colza, choux fourragers, 1500 x de p. de terre, 1000 x de betteraves f., 700 x de fourrages art., 7000 x de foin, 1500 hectol. de vin, 15 x de feuilles de mûrier. On trouve un assez grand nombre d’arbres fruitiers, noyers, pêchers, pommiers, poiriers. L’effectif moyen des animaux est d’env. 33 chevaux, 6 ânes, 2 taureaux, 2 bœufs, 200 vaches, 40 élèves bovins, 1 bélier, 10 brebis, 5 agneaux, 50 porcs, 15 chèvres. La com. est surtout agricole, elle fait peu de commerce, 1 boulanger, 4 auberges, 2 épiciers. Il y a deux foires chaque année les 26 juillet et 29 octobre. Comme industrie on trouve un moulin à blé, une scierie de bois et une fromagerie. »

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint-Christophe.
  • Église Saint-Christophe L'église actuelle a été construite en 1884, à l'emplacement même de l'ancienne église du prieuré[7].

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

La partie basse de la commune est composée de formations végétales hygrophiles liées au marais : la forêt est une aulnaie glutineuse (Alnetum glutinosæ) ; les milieux ouverts se rattachent aux phragmitaies et cariçaies sur argiles et limonsCarex elata et C. acutiformis) désormais utilisées essentiellement par les grandes cultures. Sur les contreforts du Grand Colombier les formations sont xérophiles : on trouve des prairies sèches (Mesobrometum, Xerobrometum) en train de se refermer suite à la déprise agricole, puis au-dessus la chênaie pubescente à Buis (Buxo-Quercetum). Au-dessus, plus mésophile, se trouve la chênaie à charme (Querco-Carpinetum s. l.)[25].

Parmi les espèces de faune notables on peut citer le castor d'Europe.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Louis Bert, musicien de renommée régionale, est né à Talissieu en juin 1920[26].
  • Joseph de Maistre a séjourné plusieurs fois dans sa propriété de Talissieu, jusqu'en 1793, avant qu'elle ne lui soit confisquée par le gouvernement révolutionnaire[27]. Dans une lettre du 22 mars 1786, de Maistre écrit au ministère des Affaires étrangères de Savoie à Turin pour demander le maintien de l'exemption d'impôt de la taille dont bénéficie son domaine Talissieu, montrant ainsi l'intérêt économique de cette terre pour sa famille[28].
  • Charles Fourier a résidé à Talissieu puis à Belley entre 1816 et 1821, chez ses nièces puis chez sa sœur. C'est dans ce village qu'il a notamment commencé la rédaction de ce qui est aujourd'hui considéré comme l'une de ses œuvres majeures : Le nouveau monde amoureux[29]. Une plaque apposée par l'Association d’études fouriéristes sur la maison rappelle la présence dans la commune du grand penseur de l'attraction passionnée [30],[31].

Talissieu dans la littérature[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Archives de l'abbaye Saint-Pierre de Nantua concernant le prieuré de Talissieu-en-Bugey (H83, H83bis)

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Y. Kerrien, G. Monjuvent, Notice explicative de la feuille Belley à 1/50 000, Orléans, BRGM, coll. « Carte géologique de la France à 1/50000 », (lire en ligne).
  2. G. Monjuvent, « La déglaciation rhodanienne entre les moraines internes et le Val du Bourget », Géologie Alpine, vol. 64,‎ , p. 61–104 (lire en ligne).
  3. G. Aïn, « Étude écologique du marais de Lavours (Ain) », Documents pour la carte de la végétation des alpes, vol. 7,‎ , p. 25–64 (lire en ligne).
  4. a b c d e f et g Marie-Claude Guigue, Topographie historique du département de l'Ain, ou Notices sur les communes, les hameaux, les paroisses, les abbayes, les prieurés, les monastères,... : accompagnée d'un précis de l'histoire du département depuis les temps les plus reculés jusqu'à la Révolution, Dumoulin (Paris), (lire en ligne).
  5. Marc de Seyssel, « Le Bugey : esquisse historique (I) », Le Bugey, no 1,‎ , p. 16-33 (lire en ligne)
  6. a et b Abel Chatelain, « Peuplement et population du Valromey », Les Études rhodaniennes, vol. 16, no 2,‎ , p. 119–139 (lire en ligne).
  7. a b c et d L. Joly, « Le prieuré de Talissieu », Bulletin de la Société Gorini : revue d'histoire ecclésiastique et d'archéologie religieuse du Diocèse de Belley, Bourg-en-Bresse, Société Gorini, vol. XXIX,‎ , p. 193-203 (lire en ligne)
  8. Paul Guillemot, Monographie historique de l'ancienne province du Bugey, Léon Boitel, .
  9. Jacques Dubois, « L'implantation monastique dans le Bugey au Moyen Âge », Journal des savants, vol. 1, no 1,‎ , p. 15–31 (lire en ligne).
  10. L. Joly, « Le prieuré de Talissieu (suite) VI. - Les traces du prieuré au XIIe et XIIIe siècles », Bulletin de la Société Gorini : revue d'histoire ecclésiastique et d'archéologie religieuse du Diocèse de Belley, Bourg-en-Bresse, Société Gorini, vol. XXX,‎ , p. 38-44 (lire en ligne)
  11. [Cet acte est conservé parmi les Archives de l'abbaye Saint-Pierre de Nantua (voir la bibliographie)] L. Joly, « Le prieuré de Talissieu (suite) VII. - Le XIVe siècle (suite) - Fonctions du prieur et de ses subordonnés », Bulletin de la Société Gorini : revue d'histoire ecclésiastique et d'archéologie religieuse du Diocèse de Belley, Bourg-en-Bresse, Société Gorini, vol. XXX,‎ , p. 91-98 (lire en ligne)
  12. L. Joly, « Le prieuré de Talissieu (suite) », Bulletin de la Société Gorini : revue d'histoire ecclésiastique et d'archéologie religieuse du Diocèse de Belley, Bourg-en-Bresse, Société Gorini, vol. XXX,‎ , p. 199-210 (lire en ligne)
  13. Pierre Delain, « Le massif du Grand Colombier, deuxième partie : Culoz et le versant du Valromey », Visages de l'Ain, Bourg-en-Bresse, no 51,‎ , p. 7
  14. L. Joly, « Le prieuré de Talissieu (suite et fin) », Bulletin de la Société Gorini : revue d'histoire ecclésiastique et d'archéologie religieuse du Diocèse de Belley, Bourg-en-Bresse, Société Gorini, vol. XXXI,‎ , p. 21-31 (lire en ligne)
  15. Plus tard, ce château a appartenu à la famille Dolfus, avant d'être vendu à la firme Schneider qui y a installé une colonie de vacances (Pierre Delain, 1960, « Le massif du Grand Colombier, deuxième partie : Culoz et le versant du Valromey » Visages de l'Ain, n° 51, p. 7).
  16. Napoléon III, Bulletin des lois, Paris, Imprimerie royale, (lire en ligne), p. 305 :

    « Loi qui supprime la commune d'Ameyzieu et réunit son territoire aux communes de Talissieu et d'Yon (Ain) »

  17. Édouard Philipon, Dictionnaire topographique du département de l'Ain : Comprenant les noms de lieu anciens et modernes, Paris, Imprimerie nationale, , 528 p. (lire en ligne), p. 10 :

    « Cette commune fut supprimée vers 1860 ; le chef-lieu Ameyzieu fut réuni à la commune de Talissieu, et Artemare à celle d'Yon. »

  18. « Jean-François Ducruet, nouveau maire du village », sur leprogres.fr, Le Progrès (consulté le 5 mars 2016).
  19. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  20. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  21. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  22. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  23. « Résultats - données chiffrées : Recensement agricole 2010 », sur agreste.agriculture.gouv.fr (consulté le 19 mai 2019)
  24. Jacques de Pommerol, Dictionnaire du département de l'Ain, (lire en ligne).
  25. Jean-François Dobremez, « Carte écologique des Alpes : feuille de Belley 1/50 000 (XXXII-31) », Documents pour la carte de la végétation des alpes, vol. 10,‎ , p. 43-56 (lire en ligne).
  26. « Le joli Bugey de Louis Bert », sur site personnel sur le Bugey.
  27. Paul henri Dufournet, La Savoie dans la Révolution : avec les conventionnels Jean-Baptiste Carelli de Bassy, ci-devant comte de Cevins, baron de l'Empire, et Anthelme Marin, Annecy, Académie salésienne, , 324 p. (lire en ligne), p. 52-53, 155, 288
  28. Bernard secret, « Joseph de Maistre à Talissieu », Visages de l'Ain, Bourg-en-Bresse, no 54,‎ , p. 22-24
  29. Charles Fourier (préf. Simone Debout-Oleszkiewicz), Le nouveau monde amoureux, Paris, Ed. Anthropos, , 521 p. (lire en ligne), p. XII-XIII
  30. « Journées "Fourier revient" dans le Bugey », sur Eventbrite (consulté le 9 avril 2018)
  31. Thomas Bouchet, Bernard Desmars et Jean-Claude Dubos, « Bourdon, Emile », sur www.charlesfourier.fr, (consulté le 7 mai 2019)
  32. Jean Anthelme Brillat-Savarin, Physiologie du goût, G. de Gonet (Paris), (lire en ligne), p. 340-342.
  33. Maurice Renard, Le Péril bleu, Paris, L. Michaud, , 372 p. (notice BnF no FRBNF31196215, lire en ligne)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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