Talissieu

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Talissieu
Vue générale du bourg de la commune de Talissieu.
Vue générale du bourg de la commune de Talissieu.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Ain
Arrondissement Belley
Canton Hauteville-Lompnes
Intercommunalité Bugey Sud
Maire
Mandat
Jean-François Ducruet
2014-2020
Code postal 01510
Code commune 01415
Démographie
Gentilé Tarcholands
Population
municipale
439 hab. (2014)
Densité 91 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 52′ 05″ nord, 5° 43′ 10″ est
Altitude Min. 232 m – Max. 574 m
Superficie 4,80 km2
Localisation

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Talissieu est une commune française, située dans le département de l'Ain en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Ses habitants sont les Tarcholands.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est située à 5 km à l'ouest de Culoz et à 15 km au nord de Belley, dans la partie sud-est de l'Ain, le Bas-Bugey ; elle s'étend entre le marais de Lavours et les reliefs du Valromey : entre la rivière du Séran et les contreforts sud-ouest de la montagne du Grand Colombier.

Outre le bourg de la commune, Talissieu comprend deux autres hameaux : Ameyzieu et Marlieu.

Les communes voisines sont Chavornay au nord, Béon à l'est, Ceyzérieu au sud et Artemare et Vieu à l'ouest.

Géologie[modifier | modifier le code]

Dans la partie basse, la commune se situe sur des dépôts morainiques et glacio-lacustres liés à la présence du glacier du Rhône au Würm[1]. La moraine de Marlieu marque un stationnement du front glaciaire avant le val du Bourget où le glacier s'est ensuite retiré[2]. Les reliefs en bas de pente du Grand Colombier sont composées de barres calco-marneuses du Valanginien et du Hauterivien sous des colluvions plus récentes. La limite avec Ceyzérieu est formée par une petite falaise de calcaires barrémo-aptiens à faciès urgonien[1].

De nombreuses résurgences sont observables au pied du versant et les eaux peuvent aussi s'infiltrer plus profondément et arriver jusqu'au marais où elles remontent sous pression à travers les alluvions[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le village est compris dans le territoire des Séquanes lors de la conquête de la Gaule par César[4]. La colonisation romaine est attestée[5]. Le nom de la commune proviendrait d'un certain Talussius, possesseur du domaine ; de même Ameyzieu proviendrait de Amatiacus, nom d'un autre propriétaire terrien à l'époque[6]. Le village fait partie du diocèse de Genève vers le IVe siècle ap. J.-C.[4]. Talissieu est mentionné vers 1145 lorsqu'il est donné aux religieux du monastère clunisien de Nantua par Alard de Luyrieu[4] qui y fondent un prieuré[7]. En 1180, est fait mention de l'existence du hameau de Marlieu[4] et à la fin du XIIe siècle, est fait mention du hameau de Moulins[4].

La réunion des paroisses de Talissieu et d'Amezieu date du XIVe siècle[4]. En 1609, est réalisée, l'acquisition des ruines du château-froid par le prieur de Pierre-Châtel Claude de la Pierre qui rebâtit le château[4]. Le patron de la commune est saint Christophe Ce lien renvoie vers une page d'homonymie.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1995 2008 Charles Verard   Réélu en 2001
2008 2014 Colette Michel    
2014 2015 José Fernandez-Gonzalez    
janvier 2015[8] En cours Jean-François Ducruet    

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[9]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[10],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 439 habitants, en augmentation de 0 % par rapport à 2009 (Ain : 5,95 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
287 275 304 296 349 339 334 338 343
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
291 339 550 548 533 500 503 442 487
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
427 428 405 438 364 401 381 346 358
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2014
351 343 317 317 401 402 446 425 439
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2006[12].)
Histogramme de l'évolution démographique

Sports[modifier | modifier le code]

La 7e étape du Tour de France 2007 est passée à Talissieu.

La 6° étape du critérium du Dauphiné 2017 y passe le 9 septembre 2017.

Économie[modifier | modifier le code]

La commune ne compte que peu d'activités commerciales ou industrielles[13] : un peu d'agriculture (moins de 3 exploitations agricoles[14]) et quelques services (artisans, maison de retraite).

La commune est actuellement comprise dans le vignoble du Bugey et fait partie des zones d'appellation d'origine contrôlée des vins bugey et roussette du Bugey. Elle est aussi comprise dans l'AOC du fromage comté.

La crise du phylloxéra au XIXe siècle a durement impactée les vignobles à cette époque[5]. La vigne est encore un peu présente.

Au début du XXe siècle (avec 428 hab.) l'économie est décrite ainsi[15] :

« La récolte moyenne annuelle est d’à peu près 700 x de blé, 150 x d’avoine, 100 x de maïs, un peu de haricots, colza, choux fourragers, 1500 x de p. de terre, 1000 x de betteraves f., 700 x de fourrages art., 7000 x de foin, 1500 hectol. de vin, 15 x de feuilles de mûrier. On trouve un assez grand nombre d’arbres fruitiers, noyers, pêchers, pommiers, poiriers. L’effectif moyen des animaux est d’env. 33 chevaux, 6 ânes, 2 taureaux, 2 bœufs, 200 vaches, 40 élèves bovins, 1 bélier, 10 brebis, 5 agneaux, 50 porcs, 15 chèvres. La com. est surtout agricole, elle fait peu de commerce, 1 boulanger, 4 auberges, 2 épiciers. Il y a deux foires chaque année les 26 juillet et 29 octobre. Comme industrie on trouve un moulin à blé, une scierie de bois et une fromagerie. »

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

La partie basse de la commune est composée de formations végétales hygrophiles liées au marais : la forêt est une aulnaie glutineuse (Alnetum glutinosæ) ; les milieux ouverts se rattachent aux phragmitaies et cariçaies sur argiles et limonsCarex elata et C. acutiformis) désormais utilisées essentiellement par les grandes cultures. Sur les contreforts du Grand Colombier les formations sont xérophiles : on trouve des prairies sèches (Mesobrometum, Xerobrometum) en train de se refermer suite à la déprise agricole, puis au-dessus la chênaie pubescente à Buis (Buxo-Quercetum). Au-dessus, plus mésophile, se trouve la chênaie à charme (Querco-Carpinetum s. l.)[16].

Parmi les espèces de faune notables on peut citer le castor d'Europe.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Louis Bert, musicien de renommée régionale, est né à Talissieu en juin 1920[17].

Talissieu dans la littérature[modifier | modifier le code]

Brillat-Savarin cite Talissieu dans sa Physiologie du goût à propos du curé et d'« une magnifique anguille prise dans les eaux limpides de Serans »[18].

Maurice Renard situe son roman fantastique Le Péril Bleu à Talissieu et dans ses environs.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Y. Kerrien, G. Monjuvent, Notice explicative de la feuille Belley à 1/50 000, Orléans, BRGM, coll. « Carte géologique de la France à 1/50000 », (lire en ligne).
  2. G. Monjuvent, « La déglaciation rhodanienne entre les moraines internes et le Val du Bourget », Géologie Alpine, vol. 64,‎ , p. 61–104 (lire en ligne).
  3. G. Aïn, « Étude écologique du marais de Lavours (Ain) », Documents pour la carte de la végétation des alpes, vol. 7,‎ , p. 25–64 (lire en ligne).
  4. a, b, c, d, e, f et g Marie-Claude Guigue, Topographie historique du département de l'Ain, ou Notices sur les communes, les hameaux, les paroisses, les abbayes, les prieurés, les monastères,... : accompagnée d'un précis de l'histoire du département depuis les temps les plus reculés jusqu'à la Révolution, Dumoulin (Paris), (lire en ligne).
  5. a et b Abel Chatelain, « Peuplement et population du Valromey », Les Études rhodaniennes, vol. 16, no 2,‎ , p. 119–139 (lire en ligne).
  6. Paul Guillemot, Monographie historique de l'ancienne province du Bugey, Léon Boitel, .
  7. Jacques Dubois, « L'implantation monastique dans le Bugey au Moyen Âge », Journal des savants, vol. 1, no 1,‎ , p. 15–31 (lire en ligne).
  8. « Jean-François Ducruet, nouveau maire du village », sur leprogres.fr, Le Progrès (consulté le 5 mars 2016).
  9. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  10. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  11. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  13. Annuaire des Entreprises de France.
  14. Recensement agricole 2000.
  15. Jacques de Pommerol, Dictionnaire du département de l'Ain, (lire en ligne).
  16. Jean-François Dobremez, « Carte écologique des Alpes : feuille de Belley 1/50 000 (XXXII-31) », Documents pour la carte de la végétation des alpes, vol. 10,‎ , p. 43-56 (lire en ligne).
  17. « Le joli Bugey de Louis Bert », sur site personnel sur le Bugey.
  18. Jean Anthelme Brillat-Savarin, Physiologie du goût, G. de Gonet (Paris), (lire en ligne), p. 341.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Maurice Renard, Le péril bleu, Ed. Tallandier, (lire en ligne)

Articles connexes[modifier | modifier le code]