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Brens (Ain)

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Brens
Brens (Ain)
L'église Saint-Michel.
Image illustrative de l’article Brens (Ain)
Logo
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Ain
Arrondissement Belley
Intercommunalité Communauté de communes Bugey Sud
Maire
Mandat
Roger Patermo
2020-2026
Code postal 01300
Code commune 01061
Démographie
Gentilé Brégnards et Brégnardes
Population
municipale
1 129 hab. (2021 en diminution de 3,59 % par rapport à 2015)
Densité 164 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 43′ 07″ nord, 5° 41′ 45″ est
Altitude Min. 217 m
Max. 403 m
Superficie 6,90 km2
Type Commune rurale à habitat dispersé
Unité urbaine Belley
(banlieue)
Aire d'attraction Belley
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Belley
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Brens
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Brens
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Brens
Liens
Site web brens01300.fr

Brens [bʁɛ̃s] est une commune française située dans le département de l'Ain en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Ses habitants s'appellent les Brégnards et les Brégnardes[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Située au sud de Belley, Brens est entouré par la forêt de Rothonne à l'ouest et par le Rhône à l'est. La commune est située dans la zone de délimitation des vins AOC du Bugey.


Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Climat[modifier | modifier le code]

En 2010, le climat de la commune est de type climat océanique altéré, selon une étude du CNRS s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000[2]. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne et est dans la région climatique Alpes du nord, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 1 200 à 1 500 mm, irrégulièrement répartie en été[3].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11,8 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 18,8 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 243 mm, avec 10,3 jours de précipitations en janvier et 7,7 jours en juillet[2]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Belley Man », sur la commune de Belley à 5 km à vol d'oiseau[4], est de 12,1 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 099,8 mm[5],[6]. Pour l'avenir, les paramètres climatiques de la commune estimés pour 2050 selon différents scénarios d'émission de gaz à effet de serre sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en novembre 2022[7].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Au , Brens est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[8]. Elle appartient à l'unité urbaine de Belley, une agglomération intra-départementale dont elle est une commune de la banlieue[9],[10]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Belley, dont elle est une commune de la couronne[Note 1],[10]. Cette aire, qui regroupe 31 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[11],[12].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (63,6 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (66,4 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (35,9 %), terres arables (23,9 %), forêts (17,8 %), zones urbanisées (14,9 %), prairies (3,8 %), eaux continentales[Note 2] (3,5 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (0,2 %)[13].

L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes de Brengo et Brengs en 1339[14], Breins en 1361, ecclesia de Brens vers 1400, Brens en 1444.

D'après Ernest Nègre, ce toponyme dériverait de l'anthroponyme germanique Beringus[14]. Nous pouvons aussi, et c'est une autre hypothèse, y trouver un toponyme d'origine celtique dérivant de Bre- (colline, hauteur)[réf. souhaitée].

Histoire[modifier | modifier le code]

Paroisse sous le vocable de saint Michel unie, au XVIIe siècle, à celle de Belley.

Les chevalier de Malte possédaient dans cette paroisse des fonds qu'ils avaient recueillis dans la succession des Templiers d'Acoyeu.

Les Templiers et les Hospitaliers[modifier | modifier le code]

L'ancienne maison des Templiers, la plus ancienne du département ; le chapitre de Belley en concède l’emplacement en 1142 et Guillaume, évêque de Belley, consacre l’église en 1149. Après la suppression de l’ordre du Temple, Acoyeu est dévolue aux Hospitaliers de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem et devint un membre de la commanderie de Chambéry au sein du grand prieuré d'Auvergne[15],[16].

Un arrêt du parlement, en date du , les condamna à en payer la dîme au chapitre de Belley « soit que ces fonds fussent cultivés aux frais du commandeur ou qu'ils fussent amodiés. »

Il reste de la commanderie initiale la tour ronde de la commanderie d'Acoyeu (1149)[17], au lieu-dit La Commanderie[Note 3].

Époque moderne et contemporaine[modifier | modifier le code]

La ville bénéficie d'une gare sur la ligne de Pressins à Virieu-le-Grand à partir de . Si le trafic voyageur cesse en , le trafic marchandise continue jusqu'en . Bien qu'une grande campagne de travaux ait lieu jusqu'en 2014 et que le trafic ait repris trois ans durant, la ligne révèle malgré tout un état d'usure et de fatigue jugé dangereux par la SNCF et Réseau ferré de France. Faute d'accords financiers, elle est laissée en l'état et progressivement abandonnée[18],[19],[20].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Découpage territorial[modifier | modifier le code]

La commune de Brens est membre de la communauté de communes Bugey Sud, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé le dont le siège est à Belley. Ce dernier est par ailleurs membre d'autres groupements intercommunaux[21].

Sur le plan administratif, elle est rattachée à l'arrondissement de Belley, au département de l'Ain et à la région Auvergne-Rhône-Alpes[10]. Sur le plan électoral, elle dépend du canton de Belley pour l'élection des conseillers départementaux, depuis le redécoupage cantonal de 2014 entré en vigueur en 2015[10], et de la troisième circonscription de l'Ain pour les élections législatives, depuis le dernier découpage électoral de 2010[22].

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Ancienne mairie.
Liste des maires successifs de Brens
Période Identité Étiquette Qualité
1995 2001 Marcel Caillat    
2001 2008 Jacques Burdet    
2008 2020 Jean-Marc Païta    
2020 En cours Roger Patermo DVD Secrétaire général de mairie retraité, suppléant d'Olga Givernet, députée LREM jusqu'en 2024

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[23]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[24].

En 2021, la commune comptait 1 129 habitants[Note 4], en diminution de 3,59 % par rapport à 2015 (Ain : +4,96 %, France hors Mayotte : +1,84 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
270283341333344333336645645
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
613668639612597580592552541
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
507531464450438406388333347
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
3373423954756387318428541 158
2015 2020 2021 - - - - - -
1 1711 1331 129------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[25] puis Insee à partir de 2006[26].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Tour ronde de la commanderie d'Acoyeu (1149)
  • Église Saint-Michel de Brens du XVIIe siècle
  • Chapelle Saint-Michel, dans le cimetière.

Zones naturelles protégées[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  2. Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
  3. 45° 42′ 35″ N, 5° 41′ 00″ E
  4. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2024, millésimée 2021, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2023, date de référence statistique : 1er janvier 2021.
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).

Références[modifier | modifier le code]

  1. Gentilé, sur habitants.fr
  2. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI 10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  3. « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le ).
  4. « Orthodromie entre Brens et Belley », sur fr.distance.to (consulté le ).
  5. « Station Météo-France « Belley Man », sur la commune de Belley - fiche climatologique - période 1991-2020 », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
  6. « Station Météo-France « Belley Man », sur la commune de Belley - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
  7. « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur meteofrance.fr, (consulté le ).
  8. « La grille communale de densité », sur le site de l’Insee, (consulté le ).
  9. « Unité urbaine 2020 de Belley », sur https://www.insee.fr/ (consulté le ).
  10. a b c et d Insee, « Métadonnées de la commune ».
  11. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Belley », sur insee.fr (consulté le ).
  12. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  13. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le ).
  14. a et b Ernest Nègre - Toponymie générale de la France - Volume 2 - Page 834 - (ISBN 2600001336)
  15. Guigue, « Les établissements des Templiers et des chevaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem ou de Malte dans le département de l'Ain », Revue de la Société littéraire, historique et archéologique du département de l'Ain,‎ , p. 24-25 (lire en ligne).
  16. M.J. Brossard, Inventaire sommaire des Archives départementales antérieures à 1790 : Ain - Archives ecclésiastiques - Série G & H, (lire en ligne), p. 310-312.
  17. Guigue, « Notice sur la chartreuse d'Arvières », Revue du Lyonnais, 3e série, t. VIII,‎ , p. 194 (lire en ligne).
  18. Histoire de lignes oubliées, « Ligne de Pressins à Virieu-le-Grand », sur lignes-oubliees.com, (consulté le ).
  19. Vélos Rails du Bugey, « Il était une voie... dans le Bugey »(Archive.orgWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), sur velorail01.fr, (consulté le ).
  20. Michel Deprost, « Ligne Virieu le Grand/ Peyrieu : une voie ferrée à bout de souffle », Enviscope,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  21. « communauté de communes Bugey Sud - fiche descriptive au 1er avril 2020 », sur banatic.interieur.gouv.fr (consulté le ).
  22. « Découpage électoral de l'Ain (avant et après la réforme de 2010) », sur politiquemania.com (consulté le ).
  23. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  24. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  25. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  26. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020 et 2021.
  27. « ZNIEFF* de type I - n° régional : /01210027 - Marais de Malu » [PDF], sur donnees.rhone-alpes.developpement-durable.gouv.fr (consulté le ).
  28. « ZNIEFF* de type I - n° régional : 01210048 - Marais d'Archine » [PDF], sur donnees.rhone-alpes.developpement-durable.gouv.fr (consulté le ).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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