Haut Valromey

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Haut Valromey
Mairie de l'ancienne commune d'Hotonnes.
Mairie de l'ancienne commune d'Hotonnes.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Ain
Arrondissement Belley
Canton Hauteville-Lompnes
Intercommunalité Bugey Sud
Maire
Mandat
Bernard Giraud-Guigues
2016-2020
Code postal 01260
Code commune 01187
Démographie
Population
municipale
693 hab. (2015)
Densité 6,4 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 59′ 51″ nord, 5° 41′ 42″ est
Altitude Min. 567 m
Max. 1 338 m
Superficie 107,85 km2
Localisation

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Haut Valromey est, depuis le , une commune nouvelle française résultant de la fusion des communes du Grand-Abergement, d'Hotonnes, du Petit-Abergement et de Songieu, situées dans le département de l’Ain, en région Auvergne-Rhône-Alpes[1].

C'est la plus grande commune du département de l'Ain.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Cette commune du Haut-Bugey se situe à la limite sud du plateau de Retord ; elle appartient à la région historique du Valromey qui participe à la transition géographique entre Bas-Bugey et Haut-Bugey.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Les Neyrolles Le Poizat-Lalleyriat Châtillon-en-Michaille
Villes
Rose des vents
Brénod
Champdor-Corcelles
N Billiat
Injoux-Génissiat
Lhôpital
O    Haut Valromey    E
S
Ruffieu
Lompnieu
Champagne-en-Valromey
Brénaz
Chanay
Corbonod

Le chef-lieu de la commune nouvelle, Hotonnes, se situe au centre-est du département de l’Ain[2].

Climat[modifier | modifier le code]

Le Haut-Bugey connait des étés chauds propres à un climat semi-continental[3], propices à la culture de certains cépages, mais avec des précipitations importantes. Les hivers sont marqués par l'influence montagnarde, un peu adoucis par les dernières influences océaniques venant buter sur les montagnes, apportant des précipitations importantes au pied des reliefs.

Le tableau suivant donne les moyennes mensuelles de température et de précipitations pour la station d'Oyonnax recueillies en 2007. Cette station météo est située à environ 30 km d'Hotonnes, à « vol d'oiseau » :

Mois Jan. Févr Mars Avr. Mai Juin Jui. Août Sep. Oct. Nov. Déc.
Températures maximales moyennes (°C) 3 6 9 13 18 22 24 24 21 14 8 4
Températures minimales moyennes (°C) -2 -1 1 3 7 11 12 11 9 6 2 -1
Températures moyennes (°C) 1 2 5 9 13 17 19 18 15 10 5 2
Précipitations (hauteur moyenne en mm) 74 74 74 61 71 84 66 79 79 74 89 81
Source : Météo France et Météo123[4]

Relief et géologie[modifier | modifier le code]

Le dénivelé de la commune est particulièrement important ; en effet, il varie entre 567 m et 1 338 m.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Gravure du XIIe siècle de Nicolas Sanson où apparaît le mandement du Valromey (à droite, surligné en bleu)

Antiquité[modifier | modifier le code]

Peu de sources attestent d'une présence gallo-romaine sur le territoire de Haut-Valromey, néanmoins de nombreux édifices gallo-romains ont été découverts dans la proche région ; à titre d'exemple l'aqueduc romain de Vieu datant probablement de la seconde moitié du IIe siècle est situé à environ 10 km d'Hotonnes, à « vol d'oiseau ». À proximité de Vieu toujours, des photos aériennes ont permis de déceler qu'un théâtre gallo-romain se trouvait le long de la voie romaine[5].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Au Moyen Âge, les villages de la commune appartiennent au Valromey qui, comme le pays de Vaud, sera acquis par Amédée VI de Savoie, après la signature avec la France, du Traité de Paris en 1355, fixant les limites du Duché de Savoie et du Dauphiné.

Renaissance[modifier | modifier le code]

Articles connexes : Traité de Lyon (1601) et Honoré d'Urfé.

Le , le traité de Lyon rattache le Valromey, et donc les quatre villages de Haut-Valromey, à la France. Ce traité entre le duc Charles-Emmanuel Ier de Savoie et le roi Henri IV de France intègre également à la France, la Bresse, le Bugey (à l'époque, explicitement distingué du Valromey) et le pays de Gex. Seigneur de Châteauneuf et de Virieu, Honoré d'Urfé doit prêter allégeance à son nouveau suzerain, le roi de France. Devant le représentant du roi, le , Honoré d'Urfé donne l'aveu et le dénombrement de ses seigneuries de Châteauneuf, de Virieu-le-Grand et de Senoy. Par la suite, ces trois seigneuries sont regroupées dans le comté de Valromey.

XIXe et XXe siècles[modifier | modifier le code]

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Localisation des principaux maquis de l'Ain dont celui du « Pré-Carré » à Hotonnes

L'un des camps des maquis de l'Ain et du Haut-Jura, le « camp du Pré-Carré » était situé à Hotonnes (au nord du bourg). Ce camp créé par Jean-Pierre De Lassus a compté jusqu'à cinquante hommes[6]. Jean-Pierre de Lassus (dit Legrand) témoigne ainsi de l'activité du Pré-Carré :

« Au printemps de 1943, le maquis bien armé que j'avais constitué dépendait des forces de l'armée secrète, dont, dans ce département, le colonel Romans était le chef et mon camarade de promotion de Saint-Cyr; Girousse, l'adjoint. Le je participais, à la tête de mes maquisards, au défilé militaire d'Oyonnax. La ville avait été isolée téléphoniquement du reste du département. Le colonel Romans et les autorités régionales déposaient une gerbe au monument aux morts : « Les vainqueurs de demain à ceux de 14-18 », pendant que 120 maquisards, en tenue impeccable, rendaient les honneurs. »[6]

XXIe siècle[modifier | modifier le code]

Anciennes communes formant Haut Valromey.

La création de la nouvelle commune de Haut Valromey, entérinée par l'arrêté du , a entraîné la transformation de quatre anciennes communes (Le Grand-Abergement, Hotonnes, Le Petit-Abergement et Songieu) en « communes déléguées », opération entrée en vigueur le [7]. Avec une superficie de plus de 107 km2, la commune est la plus vaste du département de l'Ain.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
en cours Bernard Giraud-Guigues[8]    

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 2014. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[9]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2019[10],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 701 habitants.

           Évolution de la population  [modifier]
2014
701
Population municipale [12].
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999 puis Insee à partir de 2006[11].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Hotonnes[modifier | modifier le code]

  • Musée de la flore et de la faune du Haut-Bugey.
  • Statue de la Vierge Marie.

Le Grand-Abergement[modifier | modifier le code]

  • Belles fermes bugistes imposantes, ayant un dreffia sur une façade (balcon de bois sur lequel était mis à sécher le bois de chauffage), abritant les hommes et les bêtes ainsi que les réserves pour passer les mois d'hiver.
  • Maisons gardant des traces de l'Histoire : frises Renaissance, croix templières, changement des pentes des toits avec l'évolution des matériaux de couverture (chaume, tavaillon, ardoises, tuiles, bac en acier.
  • Ancienne fruitière à comté (fromagerie).

Le Petit-Abergement[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Étienne fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le .

Songieu[modifier | modifier le code]

  • À voir, dans le cimetière qui entoure l'église, le tilleul planté en 1601 à l'occasion du rattachement du Valromey au royaume de France.
En 1285 Amédée de Savoie cède Châteauneuf qu'il a acquis du sire de Beaujeu à Louis de Savoie.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Personnalités historiques[modifier | modifier le code]

  • Aimé Favre (1722-1810), prêtre connu pour avoir été député du clergé aux États Généraux en 1789, né à Songieu et mort à Hotonnes.
  • Jean-Pierre Baillod (1771-1853), général de l'Empire, né à Songieu.
  • Jean-Pierre de Lassus Saint-Geniès (1914-2010), général de corps d'armée français, résistant dans les FFI. Le camp de maquisards qu'il dirigea était à Hotonnes.

Personnalités sportives et artistiques[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Commune de Haut Valromey (01187) », sur le Code officiel géographique publié par l'Insee (consulté le 17 août 2016).
  2. Fiche de Hotonnes sur Lion 1906, site de Lionnel Delvarre, mis à jour le 6 juin 2010 [lire en ligne].
  3. Selon le WWF et la National Geographic, le climat semi-continental (appelé aussi climat océanique dégradé) correspond à l'écorégion terrestre Western European broadleaf forests (forêt de feuillus de l'Europe occidentale). Source : WWF Wildfinder.
  4. Base de données météo par Météo123 (À Oyonnax) et Météo France.
  5. André Buisson, Carte archéologique de la Gaule : 01. Ain, , 190 p. (ISBN 2-87754-046-4, lire en ligne), p. 70.
  6. a et b « Jean-Pierre De Lassus », sur le site des maquis de l'Ain (consulté le 20 septembre 2011).
  7. « Arrêté portant création de la commune nouvelle de Haut Valromey », Recueil des actes administratifs de la préfecture de l’Ain,‎ (lire en ligne [PDF]).
  8. « Bernard Giraud Guigues élu maire de la commune nouvelle Haut Valromey », Le Progrès, 6 janvier 2016.
  9. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  10. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2009 .
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années [ 2012]