Andert-et-Condon

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Andert-et-Condon
Andert-et-Condon
Vue du château d'Andert.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Ain
Arrondissement Belley
Intercommunalité Communauté de communes Bugey Sud
Maire
Mandat
Patrick Guillermin
2020-2026
Code postal 01300
Code commune 01009
Démographie
Population
municipale
324 hab. (2018 en diminution de 3,86 % par rapport à 2013)
Densité 47 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 47′ 43″ nord, 5° 39′ 21″ est
Altitude Min. 225 m
Max. 374 m
Superficie 6,94 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Belley
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Belley
Législatives Troisième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Auvergne-Rhône-Alpes
Voir sur la carte administrative de Auvergne-Rhône-Alpes
City locator 14.svg
Andert-et-Condon
Géolocalisation sur la carte : Ain
Voir sur la carte topographique de l'Ain
City locator 14.svg
Andert-et-Condon
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
City locator 14.svg
Andert-et-Condon
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
City locator 14.svg
Andert-et-Condon

Andert-et-Condon (prononcé [ɑ̃.dɛ.ʁe.kɔ̃.dɔ̃]) est une commune française, située dans le département de l'Ain en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Située à 6 km de Belley (sous-préfecture de l'Ain), Andert-et-Condon est une commune de 694 ha. Elle est arrosée par le Furans. Outre le bourg, le village compte plusieurs hameaux : Gevrin, Andert, les Barraques et Bognens.

La commune se trouve dans la zone de délimitation des vins AOC du Bugey.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le Furans marque la limite avec Belley. Le pont de Bognens, à l'écart du pont de la RD41 en usage, le franchit; il est cité en 1290.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Andert-et-Condon est une commune rurale[Note 1],[1]. Elle fait en effet partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[2],[3].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Belley, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 31 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[4],[5].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (57,2 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (59 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (57,2 %), zones agricoles hétérogènes (38,1 %), zones humides intérieures (4,6 %)[6].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[7].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attestée sous la forme latine in Anderno dès 861[8],[9][réf. incomplète].

Ce toponyme dériverait de l'anthroponyme roman Andron[9], gaulois Andern ou germanique Andert[réf. nécessaire].

Histoire[modifier | modifier le code]

Site habité depuis le Chalcolithique jusqu'à la période romaine. Des fouilles ont fourni des poteries néolithiques.
De 1180 à 1829, la seigneurie d'Andert joue un rôle important dans la région (ducs de Savoie - roi de France). Chapelle d'Andert du XIIIe siècle dont une pierre date du Ier siècle. On trouvera dans la chapelle d'Andert le tombeau de François Parra, prévôt de la maréchaussée du Bugey. Fusion d'Andert et Condon en 1791.

Andert-et-Condon est née de la réunion des paroisses d'Andert et de Condon. Cette réunion des paroisses ne se fera pas lors de la création des communes le comme presque partout en France mais, dès 1645, par la réunion des paroisses d'Andert et de celle de Condon dont l'église ne deviendra que simple annexe de la nouvelle paroisse.

Le château d'Andert et le manoir de Beauregard surplombent en vis-à-vis la route qui descend de Contrevoz au Furans. En 1838 se déroule au pont d'Andert le drame mystérieux de l'affaire Sébastien-Benoît Peytel défendu par Balzac, Lamartine et de Gavarni[10].

Le , la commune intègre dans son territoire le hameau de Gévrin aux dépens de Pugieu[11].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Découpage territorial[modifier | modifier le code]

La commune d'Andert-et-Condon est membre de la communauté de communes Bugey Sud, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé le dont le siège est à Belley. Ce dernier est par ailleurs membre d'autres groupements intercommunaux[12].

Sur le plan administratif, elle est rattachée à l'arrondissement de Belley, au département de l'Ain et à la région Auvergne-Rhône-Alpes[13]. Sur le plan électoral, elle dépend du canton de Belley pour l'élection des conseillers départementaux, depuis le redécoupage cantonal de 2014 entré en vigueur en 2015[13], et de la troisième circonscription de l'Ain pour les élections législatives, depuis le dernier découpage électoral de 2010[14].

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Mairie.
Liste des maires successifs[15]
Période Identité Étiquette Qualité
1995 2016 Yves Delaruelle SE Retraité
Décédé en cours de mandat
2016 En cours Patrick Guillermin    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[16]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[17].

En 2018, la commune comptait 324 habitants[Note 3], en diminution de 3,86 % par rapport à 2013 (Ain : +4,54 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
265283268298310302316330304
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
311309330321282278376333331
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
335311301261230215209170170
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
166159184276262275319325331
2013 2018 - - - - - - -
337324-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[18] puis Insee à partir de 2006[19].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Château d'Andert
Le château d'Andert est une ancienne maison forte, du XVe siècle remaniée au XVIIe et XIXe siècles, centre de la seigneurie d'Andert.
Le château fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques par arrêté du [20].
  • Manoir de Beauregard dit Paul Cotin (XVe siècle)
  • Pont de Bognens, à l'écart du pont de la RD41 en usage qui franchit le Furans

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage publié en décembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Zonage rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le )
  2. « Commune urbaine-définition », sur le site de l’Insee (consulté le )
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le )
  4. « Base des aires d'attraction des villes 2020 », sur insee.fr, (consulté le )
  5. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  6. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  7. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  8. Suite à donation, par l'Empereur Lothaire, de terres à Rémy, archevêque de Lyon.
  9. a et b Ernest Nègre - Toponymie générale de la France - Volume 1 - Page 640.
  10. Communauté de Communes de Belley Bas Bugey.
  11. République française, Table décennale des matières du Bulletin des lois (Partie principale) : Du au , Paris, Imprimerie nationale, , 1654 p. (ISSN 1272-6397, lire en ligne), p. 427
  12. « communauté de communes Bugey Sud - fiche descriptive au 1er avril 2020 », sur https://www.banatic.interieur.gouv.fr/ (consulté le )
  13. a et b « Code officiel géographique- Rattachements de la commune d'Andert-et-Condon », sur le site de l'Insee (consulté le ).
  14. « Découpage électoral de l'Ain (avant et après la réforme de 2010) », sur http://www.politiquemania.com/ (consulté le ).
  15. « Les maires de Andert-et-Condon » (consulté le ).
  16. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  17. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  18. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  19. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  20. « Château d'Andert », notice no PA00116603, base Mérimée, ministère français de la Culture.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]