Champagne-en-Valromey

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Champagne-en-Valromey
Champagne-en-Valromey
Église Saint-Symphorien.
Blason de Champagne-en-Valromey
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Ain
Arrondissement Belley
Intercommunalité Communauté de communes Bugey Sud
Maire
Mandat
Claude Juillet
2020-2026
Code postal 01260
Code commune 01079
Démographie
Gentilé Champagnards
Population
municipale
822 hab. (2020 en augmentation de 0,12 % par rapport à 2014)
Densité 45 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 54′ 16″ nord, 5° 40′ 46″ est
Altitude Min. 419 m
Max. 746 m
Superficie 18,16 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Plateau d'Hauteville
Législatives Cinquième circonscription
Localisation
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Champagne-en-Valromey
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Champagne-en-Valromey
Liens
Site web champagne-en-valromey.fr

Champagne-en-Valromey est une commune française, située dans le département de l'Ain en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Ses habitants s'appellent les Champagnards.

Géographie[modifier | modifier le code]

Représentations cartographiques de la commune
Maki2-town-hall-12.svg Mairie
Carte OpenStreetMap
Carte OpenStreetMap
Carte topographique
Carte topographique
Avec les communes environnantes
Avec les communes environnantes
1 : carte dynamique ; 2 : carte OpenStreetMap ; 3 : carte topographique ; 4 : avec les communes environnantes

La commune est située dans le Valromey, à l'ouest de la montagne du Grand Colombier.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Haut-Valromey Rose des vents
N Arvière-en-Valromey
O    Champagne-en-Valromey    E
S
Valromey-sur-Séran

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Champagne-en-Valromey est une commune rurale[Note 1],[1]. Elle fait en effet partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[2],[3]. La commune est en outre hors attraction des villes[4],[5].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (82,6 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (84 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (42,5 %), terres arables (24,3 %), prairies (15,8 %), forêts (14,5 %), zones urbanisées (2,9 %)[6].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Territoire communal avec les anciennes communes.

Paroisse (In Campania, Chanpania, villa Champagnie in Veromesio ) sous le vocable de saint Symphorien. L'église faisait partie des anciennes dotations de l'évêché de Belley, auquel elle fut confirmée par le pape Innocent II, en . Les chanoines de Belley, dès cette époque, possédaient un prieuré à Champagne (prieuré Saint-Symphorien de Champagne), qui était en quelque sorte le chef-lieu de leur obédience du Valromey. Ce prieuré, aussi sous le vocable de saint Symphorien, n'est plus mentionné après le XIVe siècle.

L'église possédait jadis dix chapelles dotées. Celle de Notre-Dame était à la collation du seigneur du lieu. Celle de Sainte-Catherine dépendait du seigneur d'Hostel. Celle des Cinq-Plaies appartenait à la famille Parvy. Elle avait été fondée par un membre de cette famille, en 1534, ainsi que le constate l'inscription suivante gravée sur une pierre grise encastrée dans la muraille, à côté de l'autel :

« Anno domini M. V. XXXIIII, dominus Franciscus, filius Johannis Parvi de Vercosino p[arrochianus] Champanie, Diocesis Gebenensis, incorporatus cathedralis Grono[politani] ac curatus beate Marie de Bernino, dio cesis Grono[politani], hoc sacellum seu capellam fecit fieri ad honorem dei et quinque plagarum Jesu-Christi, in qua fundavit tres missas unaquaque hed omada pro sua ejusque parentum salute, in eadem cavella per reetorem ejusdem celebrandas, scilicet unam m agnam de quinque plagarum Jesus, quolibet die veneris ; qua dicta, cantentur Libera me et De profundis cum orationibus; et tertiam parvam pro defunctis, quolibet die lune. Quibus celebrantis, dicatur De profundis. Pro quibus tribus missis dedit rectori dicte capelle pro uno semel octo centum florenos et omnia altaris ornamenta atque mirai calicem de bono argento deauratum ponderis unius libre argenti cum dimidia. Franciscus Parvus fieri ipsum tale sacellum Fecit, oui requiem det deus ipse donans Quisquis es hoc cernens, etc. »

Cette chapelle des Cinq-Plaies, placée aujourd'hui sous le vocable de saint Joseph, était appelée, au XVIIIe siècle, de Saint-Félix, parce que des reliques de ce saint y restèrent longtemps exposées. Les offrandes qu'occasionnèrent ces reliques motivèrent un long procès (1741-1747) entre le curé de la paroisse et Étienne Pochet, prêtre prébendier de la chapelle.

Champagne possède un hospice qu'il doit à la munificence de la famille Costaz, originaire de la commune.

Le , Champagne devient Champagne-en-Valromey[7].

Le , Champagne-en-Valromey absorbe les anciennes communes de Passin et Lilignod.

La commune n'est plus chef-lieu de canton depuis 2015, date à laquelle elle est rattachée au canton d'Hauteville-Lompnes.

En 2018, un projet de commune nouvelle est lancé avec Belmont-Luthézieu, Lompnieu, Sutrieu et Vieu. Champagne devait être le chef-lieu de Valromey-sur-Séran mais le , une majorité de conseillers votent contre la création de la commune nouvelle[8]. La commune est toutefois créée le par un arrêté préfectoral du sans Champagne et Belmont-Luthézieu devient le chef-lieu[9].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Découpage territorial[modifier | modifier le code]

La commune de Champagne-en-Valromey est membre de la communauté de communes Bugey Sud, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé le dont le siège est à Belley. Ce dernier est par ailleurs membre d'autres groupements intercommunaux[10].

Sur le plan administratif, elle est rattachée à l'arrondissement de Belley, au département de l'Ain et à la région Auvergne-Rhône-Alpes[11]. Sur le plan électoral, elle dépend du canton de Plateau d'Hauteville pour l'élection des conseillers départementaux, depuis le redécoupage cantonal de 2014 entré en vigueur en 2015[11], et de la cinquième circonscription de l'Ain pour les élections législatives, depuis le dernier découpage électoral de 2010[12].

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs de Lacoux
Période Identité Étiquette Qualité
1892 1925 Francisque Dor    
1925 1937 Louis Jacquet Rad. Conseiller général du canton de Champagne-en-Valromey (1922-1938)
1937 1953 William Marquois    
1953 1959 Clément Troccon    
1959 1977 Armand Boulangeot   Général
1977 1981 Jean Paret    
1981 2008 Raymond Juillet DVD  
2008 En cours Claude Juillet    

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de la communauté de communes Bugey Sud depuis le , après avoir appartenu à la communauté de communes du Valromey, et du syndicat mixte du bassin versant du Séran.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[13]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[14].

En 2020, la commune comptait 822 habitants[Note 2], en augmentation de 0,12 % par rapport à 2014 (Ain : +5,07 %, France hors Mayotte : +1,9 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
451376360496470507562560555
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
543537558542507584553503529
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
525506465446445415422440431
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
442497687714667674686691766
2014 2019 2020 - - - - - -
821811822------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[15] puis Insee à partir de 2006[16].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Religieux
  • Église de Lilignod : chœur et chapelle gothiques.
  • Église de Passin : nef romane.
  • Prieuré Saint-Symphorien : dépendait de l'abbaye Saint-Symphorien d'Autun.
    Pain de Sucre de Poisieu.
Civils

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Benoît Costaz, évêque de Nancy sous l'Empire, est né dans la commune.
  • Louis Costaz, frère du précédent, est également né à Champagne-en-Valromey le 17 mars 1767. Il participe à la campagne d'Égypte sous Bonaparte en tant que géomètre. Bonaparte lui confie la mission d'explorer la Haute Égypte. De retour en France il entreprend une brillante carrière administrative et scientifique. Il est préfet de la Manche (1804-1809), directeur général des Ponts et Chaussées (1813), président de la Société de Géographie (1829). Napoléon le nomme baron en 1809. Il meurt à Fontainebleau en 1842[17].
  • Claude Anthelme Costaz, frère des précédents, haut-fonctionnaire sous l'Empire .
  • René Pingeon, coureur cycliste, frère de Roger Pingeon, est né à Passin, en 1943.
  • Jean-Louis Jenin, général de brigade français, est né à Champagne-en-Valromey en 1745.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de la commune de Champagne-En-Valromey

Palé d'argent et d'azur au lion de gueules, armé, lampassé et couronné d'or, brochant sur le tout, chargé en cœur d'un écusson de gueules au lion d'argent.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. Selon le zonage publié en décembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2023, millésimée 2020, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2022, date de référence statistique : 1er janvier 2020.
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Zonage rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le )
  2. « Commune urbaine-définition », sur le site de l’Insee (consulté le )
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le )
  4. « Base des aires d'attraction des villes 2020 », sur insee.fr, (consulté le )
  5. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  6. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  7. « historique-commune », sur insee.fr.
  8. « Coup de théâtre dans le projet de commune nouvelle : des élus de Champagne-en-Valromey votent contre », Le Progrès,‎ (lire en ligne).
  9. Arnaud Cochet, « Arrêté préfectoral portant création de la commune nouvelle de Valromey-sur-Séran », Recueil des actes administratifs spécial n°01-2018-168,‎ , p. 23-26 (lire en ligne [PDF]).
  10. « communauté de communes Bugey Sud - fiche descriptive au 1er avril 2020 », sur https://www.banatic.interieur.gouv.fr/ (consulté le )
  11. a et b « Code officiel géographique- Rattachements de la commune de Champagne-en-Valromey », sur le site de l'Insee (consulté le ).
  12. « Découpage électoral de l'Ain (avant et après la réforme de 2010) », sur http://www.politiquemania.com/ (consulté le ).
  13. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  14. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  15. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  16. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019 et 2020.
  17. Robert Solé, Les savants de Napoleon, Seuil, p. 216

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]