Steinbrunn-le-Haut

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Steinbrunn-le-Haut
Steinbrunn-le-Haut
La mairie.
Blason de Steinbrunn-le-Haut
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Collectivité territoriale Collectivité européenne d'Alsace
Circonscription départementale Haut-Rhin
Arrondissement Mulhouse
Intercommunalité Saint-Louis Agglomération
Maire
Mandat
Vincent Strich
2020-2026
Code postal 68440
Code commune 68324
Démographie
Population
municipale
604 hab. (2018 en augmentation de 2,72 % par rapport à 2013)
Densité 66 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 39′ 44″ nord, 7° 20′ 57″ est
Altitude Min. 267 m
Max. 404 m
Superficie 9,21 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Mulhouse
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Brunstatt
Législatives Sixième circonscription
Localisation
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Steinbrunn-le-Haut
Liens
Site web http://www.steinbrunn-le-haut.fr/

Steinbrunn-le-Haut (en allemand et dialecte alsacien Obersteinbrunn) est une commune française située dans la circonscription administrative du Haut-Rhin et, depuis le , dans le territoire de la Collectivité européenne d'Alsace, en région Grand Est.

Cette commune se trouve dans la région historique et culturelle d'Alsace.

Géographie[modifier | modifier le code]

Cette commune du sud du Haut-Rhin appartient au Sundgau, région de collines située au Sud de Mulhouse distante de 12 km. Le relief vallonné est drainé par le Muehlbach, ruisseau qui prend sa source en limite sud-ouest du ban communal (vers Obermorschwiller). Point culminant : le Galgen 404 m, situé au nord-ouest du village et adossé au ban communal de Zillisheim.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Steinbrunn-le-Haut est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[1],[2],[3].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Mulhouse, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 132 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[4],[5].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (76,4 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (77,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (40,9 %), zones agricoles hétérogènes (35,5 %), forêts (19,4 %), zones urbanisées (4,2 %)[6].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[7].

Histoire[modifier | modifier le code]

Les biens des Reinach ont été confisqués à la Révolution. Le château du haut et les bâtiments furent vendus et détruits en 1794. Non loin du château se trouvait une belle chapelle dédiée à saint Sigismond qui appartenait également à la famille de Reinach. Le château du bas confisqué fut vendu en 1794 et abrite aujourd'hui la mairie. En 1914, un vestige d'une villa romaine contenant un hypocauste et un bain est mis au jour. À la sortie sud-ouest de Steinbrunn-le-Haut, les eaux d'une source appelée Oberbrunnenn sont utilisées dès l'antiquité.

Au Moyen Âge, le couvent d'Einsiedeln en 1025, les johnnistes de Mulhouse en 1663 et le prieuré Saint Alban de Bâle y sont possessionnés, alors que l'abbaye de Lucelle y détient un moulin seigneurial dès 1283 et les nobles de Steinbrunn une cour colongère. Les archives montrent que le 30 novembre 1270, la petite communauté juive de Guebwiller (appartenant à l'Abbaye de Murbach depuis 774) renonce « à faire valoir (ses) doléances et à entreprendre une action en justice pour les dommages que (lui) avaient causés l'abbé Berthold de Steinbrunn et ses prédécesseurs »[8].

Appartenant à la seigneurie habsbourgeoise de Landser, le village est inféodé à tour de rôle aux Steinbrunn, aux Rathsamhausen et enfin du XVIe siècle à la Révolution aux Reinach-Steinbrunn.

En 1611 et en 1629, des épidémies déciment le village, et en 1635, les Suédois dévastent la localité et saccagent les deux châteaux, Oberschloss et Unterschloss, appartenant à la famille de Reinach.

Au XIXe siècle, une petite communauté juive d'une trentaine de personnes y possède une synagogue et une école privée. Pendant la Première Guerre mondiale, le village sert de cantonnement aux troupes allemandes qui y installent un camp pour les prisonniers roumains et italiens.

Héraldique[modifier | modifier le code]


Blason de Steinbrunn-le-Haut

Les armes de Steinbrunn-le-Haut se blasonnent ainsi :
« Parti, au 1er de gueules à la clé d'or, le panneton en chef à sénestre, au 2d d'or au lion à la queue fourchue de gueules, lampassé de même, la tête et le col d'azur. »[9]


Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
avant 1981 ? Raymond Fleury DVG  
mars 2008 2014 Louis Gubiani    
octobre 2014 En cours Vincent Strich    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[10]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[11].

En 2018, la commune comptait 604 habitants[Note 3], en augmentation de 2,72 % par rapport à 2013 (Haut-Rhin : +0,82 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
620679714689783792804854825
1856 1861 1866 1871 1875 1880 1885 1890 1895
757771805846808831837787801
1900 1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954
739693650556509498492496483
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
473435421491528539590579576
2018 - - - - - - - -
604--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2006[13].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Maurice.
  • Galgen ou gibet (ancien lieu de pendaison).
  • Manoir ou Mairie ; ancien château, ancienne demeure de la famille des « Reinach von Obersteinbrunn ».

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Monseigneur Alphonse Gérard Bannwarth, évêque de Soissons, Laon et Saint-Quentin de 1961 à 1991.

Galerie[modifier | modifier le code]

message galerie Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  2. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  4. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Mulhouse », sur insee.fr (consulté le ).
  5. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  6. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  7. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  8. Freddy Raphaël, « Présence du Juif dans la statuaire romane en Alsace », Revue des sciences sociales de la France de l'Est, Strasbourg, no 2,‎ , p. 54-72 (lire en ligne).
  9. Archives Départementales du Haut-Rhin
  10. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  11. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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