Hégenheim

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Hégenheim
Hôtel de ville.
Hôtel de ville.
Blason de Hégenheim
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Alsace
Département Haut-Rhin
Arrondissement Mulhouse
Canton Saint-Louis
Intercommunalité Communauté de Communes des Trois Frontières
Maire
Mandat
Thomas Zeller (UMP)
2014-2020
Code postal 68220
Code commune 68126
Démographie
Gentilé Hégenheimois, Hégenheimoises
Population
municipale
3 265 hab. (2012)
Densité 487 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 33′ 41″ N 7° 31′ 37″ E / 47.56139, 7.5269447° 33′ 41″ Nord 7° 31′ 37″ Est / 47.56139, 7.52694
Altitude Min. 254 m – Max. 347 m
Superficie 6,7 km2
Localisation

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Liens
Site web www.hegenheim.fr/

Hégenheim est une commune française de la banlieue de Bâle, située dans le département du Haut-Rhin dans le sud de l'Alsace.

Géographie[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Heguenheim (1793), Hegenheim (1801).

Histoire[modifier | modifier le code]

Le village trouve son origine sans doute dans une création de l’époque franque, et signifierait le « domaine de Hagino », prénom germanique. Cette assertion est confirmée par la découverte d’une nécropole du VIe-VIIe siècle.
La période romaine est marquée par la présence d’un croisement important de voies romaines traversant le ban, celles menant de Porrentruy à Augst et de Binningen à Rixheim.

Historique

Le village dépendait au temporel de l’Évêché de Bâle. Les évêques le donnèrent en fief à des vassaux, dont les Baerenfels en 1482 qui le conservèrent jusqu'en 1700. En conséquence des ravages occasionnés par la guerre de la Ligue d'Augsbourg (1688-1697), les sœurs Elizabeth et Anna de Baerenfels, propriétaires de l'ancien château, s'étaient réfugiées à Bourgfelden. Le domaine, comprenait le château, la ferme, et le verger. Transformé en hôpital après la bataille de Friedlingen (1702 ), le château fut dévasté. Quasiment abandonné, il fut indûment occupé par un Bâlois. Le domaine fut Inféodé par Louis XIV à Laurent de Barbier, officier d'origine picarde, en récompense pour les nombreuses années passées au service de la France, et en dédommagement des diverses blessures reçues. Celui-ci dut recourir au Conseil souverain d'Alsace pour expulser l'usurpateur et entrer en possession de son bien, en mars 1703. À cette époque, il commandait le fort Saint Pierre à Fribourg en Brisgau et plus tard dirigea la construction de la forteresse de Huningue. Il termina ses jours à Oléron, en tant que commandant de la forteresse. Ce furent ses fils, Laurent-Amable et Pierre ( le troisième fils était mort au siège de Turin ) , qui entreprit la construction du château actuel, achevé en 1737.

Cette maison a été transmise jusqu'à nos jours à l'intérieur de la même famille, par héritage, dot de mariage, voire donation aux Barbier, Barbier-Schroffenberg, Gohr, Leoprechting, Reinach-Foussemagne, Reinach-Hirtzbach qui en sont actuellement propriétaires.

Il s’agit du seul bâtiment inscrit au titre des Monuments Historiques de Hégenheim (1990).

Le XVIIe siècle est marqué par l’installation d’une forte communauté juive aux portes de Bâle où ils ne sont pas tolérés. Ils y avaient cependant un cimetière. En 1673, Hannibal de Baerenfels vendit aux Juifs un terrain à destination de synagogue et qui prit une importance régionale, et contient environ 8 000 tombes. La synagogue a été construite en 1723, brûlée par les troupes d'invasion alliées en juin 1815, reconstruite en 1821. L’asile pour vieillards israélites a ouvert en 1874.
En 1838 il y avait 845 israélites à Hégenheim.

Avant la Première Guerre mondiale, Hégenheim était un important centre de production horlogère. La Manufacture de montres Lévy employait une centaine d’ouvriers, dont la moitié venait de Suisse. Elle a été remplacée par la Société Anonyme Manufacture d’Horlogerie du Haut-Rhin (jusqu’en 1963).

Si l’absence d’industries est fortement ressentie aujourd’hui, l’agglomération bénéficie toutefois des infrastructures et des commerces nécessaires au quotidien de la population (boulangeries, boucheries, commerce alimentaire, pharmacie, restaurants …) Quelques petites industries sont cependant regroupées dans la zone industrielle créée en 1977.

Hégenheim est le territoire d’implantation d’un collège intercommunal (baptisé « Collège des trois pays » le 28 juin 2008) où se retrouvent 17 communes regroupées en un SICES (Syndicat Intercommunal) : Attenschwiller -Blotzheim – Buschwiller –Folgensbourg – Hagenthal-le-Bas et le Haut, Hésingue – Knœringue – Leymen - Liebenswiller – Michelbach-le-Bas et le-Haut – Neuwiller - Ranspach-le-Bas et le-Haut – Wentzwiller et Hégenheim.

L’école primaire compte 7 classes, l’école maternelle en compte 4 dont une classe bilingue français/allemand pour la moyenne et grande section.

Une nouvelle école, a été construite dans le prolongement de l'église et de l'école existante et inaugurée pour la rentrée 2014.

Un centre périscolaire a ouvert ses portes en janvier 2005, il accueille les enfants scolarisés à Hégenheim à partir de la moyenne section maternelle jusqu’au CM2.

Une antenne locale de l’Université Populaire a ouvert à l'automne 2005. Le Complexe Culturel et Sportif, incluant une salle de gymnastique ainsi qu’une salle de musique, permet l’organisation de nombreuses manifestations qui animent la vie du village.

Un complexe comprenant 2 courts de tennis couverts ainsi qu’un club-house a été construit en 2000. La zone de loisirs autour du stade de football de l’Eisweier est un lieu très animé.

La commune dispose d’un parcours santé en forêt du Mühlenrain, ainsi que d’un sentier découverte qui profitent à la population de Hégenheim bien sûr, mais aussi à de nombreux utilisateurs des environs.

Les nombreuses associations locales (plus d’une vingtaine) contribuent pour une grande part au bien-vivre dans la commune. Le Käsnapperfascht, fête villageoise, est connu bien au-delà de la région frontalière.

Le calme est un mot inconnu à Hegenheim. Point de passage obligé pour les frontaliers, c'est le centre d'une activité automobile infernale tôt le matin et en fin d'après-midi. L'aéroport de Bâle-Mulhouse génère une moyenne de 200 passages quotidiens à basse altitude au-dessus du village.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason d'Hégenheim

Les armes d'Hégenheim se blasonnent ainsi :
« Coupé d'or et d'azur, au pal de l'un dans l'autre. »[1]

Les armoiries de la ville lui ont été attribuées en 1978. Hégenheim a adopté le blason de la famille de Hégenheim qui s'est éteinte en 1451.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1977 1995 Raymond Gesser DVD Agent général d'assurances
1995 2008 Bernard Herlin PS  
2008 2014 Patricia Schillinger PS Sénateur / Aide soignante
2014 en cours Thomas Zeller DVD  
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 3 265 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 804 1 263 1 494 1 702 1 902 1 953 2 130 2 151 2 041
1856 1861 1866 1871 1875 1880 1885 1890 1895
2 045 2 172 2 132 2 088 2 190 2 041 1 926 2 034 1 979
1900 1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 090 2 263 2 353 2 111 2 078 2 039 2 050 1 759 2 036
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
2 111 2 059 2 226 2 162 2 310 2 576 2 836 2 926 3 164
2012 - - - - - - - -
3 265 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


Jumelages[modifier | modifier le code]

Hégenheim est jumelé avec la commune de Morcenx (Landes) depuis 1980. Le lien entre ces deux communes provient de l'évacuation des habitants de Hégenheim vers les Landes pendant la Seconde Guerre mondiale.

Enseignement[modifier | modifier le code]

Hégenheim a un collège public d'enseignement secondaire, le Collège des trois pays.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église Saint-Rémi[4] .
  • Chapelle funéraire Saint-Rémi[5] .
  • L'école.
  • L'ancienne synagogue[6].
  • Cimetière de juifs[7], [8].
  • Le château[9], [10].
  • 3 moulins[11], [12], [13] .

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Dominique Toursel-Harster, Jean-Pierre Beck, Guy Bronner, Dictionnaire des monuments historiques d’Alsace, Strasbourg, La Nuée Bleue,‎ , 663 p. (ISBN 2-7165-0250-1)
    Hégenheim, p. 167

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]