Neuwiller

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Neuwiller

Neuweiler

Neuwiller
L'église Sainte-Marguerite.
Blason de Neuwiller Neuweiler
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Collectivité territoriale Collectivité européenne d'Alsace
Circonscription départementale Haut-Rhin
Arrondissement Mulhouse
Intercommunalité Saint-Louis Agglomération
Maire
Mandat
Carmelo Milintenda
2020-2026
Code postal 68220
Code commune 68232
Démographie
Population
municipale
484 hab. (2019 en diminution de 5,84 % par rapport à 2013)
Densité 130 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 31′ 31″ nord, 7° 31′ 01″ est
Altitude Min. 327 m
Max. 421 m
Superficie 3,72 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Bale - Saint-Louis (partie française)
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Saint-Louis
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Neuwiller Neuweiler
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Neuwiller Neuweiler

Neuwiller (en allemand Neuweiler) est une commune française située dans la circonscription administrative du Haut-Rhin et, depuis le , dans le territoire de la Collectivité européenne d'Alsace, en région Grand Est. Presque entièrement entourée par le canton suisse de Bâle-Campagne, c'est la commune de France la moins rattachée au reste du pays, seulement 17 % de son périmètre est contigu à la France[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Limites de la commune

Neuwiller se trouve dans la région historique et culturelle d'Alsace. Elle fait partie du canton de Saint-Louis et de l'arrondissement de Mulhouse. Situé à la frontière suisse, ce petit village est à 83 % entouré par le canton de Bâle-Campagne (communes de Schönenbuch, Allschwil, Oberwil et Biel-Benken), le Benkenspitz formant comme un coin entre Neuwiller et Leymen[2]. À l'ouest, Neuwiller est voisine des communes françaises d'Hagenthal-le-Bas et de Leymen, avec lesquelles elle est reliée par la route départementale 16. Ses habitants sont appelés les Neuwillerois.

Cours d'eau[modifier | modifier le code]

Le Neuwiller marque la frontière avec la Suisse (Biel-Benken) au sud de la commune puis la traverse du sud au nord-est avant de passer en Suisse (Allschwil) où le cours d'eau prend le nom de Mülibach.

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Neuwiller est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[3],[4],[5].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Bale - Saint-Louis (partie française), dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 94 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[6],[7].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (73,6 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (76,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (54,9 %), terres arables (18,1 %), forêts (16,6 %), zones urbanisées (9,8 %), cultures permanentes (0,6 %)[8].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[9].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le village de Neuwiller fut d'abord un fief de l'évêché de Bâle dans le comté de Ferrette, dont il dépendait alors. À la suite du mariage en 1324 de Jeanne, héritière des Ferrette, avec le duc Albert d'Autriche, il est transmis aux Habsbourg. Le village était autrefois aussi la résidence d'une branche de la famille d'Eptingen. En 1354, Conrad, Bourkard et Guillaume d'Eptingen vendent à Diethelm et Jean Kamerer tous leurs droits sur le village et territoire de Neuwiller, qu'ils retenaient en fief à réméré de Jean Senn, évêque de Bâle. Au début du XVIIe siècle, l'évêque de Bâle et la Régence d'Ensisheim se disputent la suzeraineté de Neuwiller, où depuis 1354 les Eptingen sont feudataires. Ceux-ci demandent l'aide des Autrichiens qui en 1618, incendient le village.

La guerre de Trente Ans[modifier | modifier le code]

Avec la guerre de Trente Ans, le village est complètement appauvri, la misère y est telle que Herrmann d'Eptingen demande à l'administration française d'exempter ses sujets de contribution de guerre.

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

En 1943, de nombreuses familles sont déportées.

Héraldique[modifier | modifier le code]


Blason de Neuwiller

Les armes de Neuwiller se blasonnent ainsi :
« D'argent à la clé de sable posée en pal, le panneton à dextre. »[10]


Politique et administration[modifier | modifier le code]

La mairie-école.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
avant 1981 1983 Frédéric Schoeffel    
mars 1983 mars 1989 Bernard Escalin    
mars 1989 mars 2001 Roland Schmitt    
mars 2001 mars 2008 Alain Escalin    
mars 2008 mars 2014 Urbain Hohler    
mars 2014 mai 2020 Alain Escalin    
mai 2020 En cours Carmelo Milintenda [11]    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[12]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[13].

En 2019, la commune comptait 484 habitants[Note 3], en diminution de 5,84 % par rapport à 2013 (Haut-Rhin : +1,1 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
210301246302339382400394420
1856 1861 1866 1871 1875 1880 1885 1890 1895
420420400399400410414419396
1900 1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954
417455461378353362365347335
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
372386448478533506526528527
2015 2019 - - - - - - -
473484-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[14] puis Insee à partir de 2006[15].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Sainte-Marguerite[modifier | modifier le code]

Maison paysanne (1850)[modifier | modifier le code]

Centre thermal[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Les frontières de la France • 21Maps », 21Maps,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  2. Benkenspitz sur swiss-perimeter.ch
  3. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  4. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  5. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  6. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Bâle - Saint-Louis (partie française) », sur insee.fr (consulté le ).
  7. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  8. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  9. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  10. Archives Départementales du Haut-Rhin
  11. « Répertoire national des élus (RNE) - version du 24 juillet 2020 », sur le portail des données publiques de l'État (consulté le ).
  12. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  13. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  14. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  15. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.