Knœringue

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Knœringue
Vue du village.
Vue du village.
Blason de Knœringue
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Alsace
Département Haut-Rhin
Arrondissement Mulhouse
Canton Saint-Louis
Intercommunalité C.C. de la Porte du Sundgau
Maire
Mandat
André Ueberschlag
2014-2020
Code postal 68220
Code commune 68168
Démographie
Population
municipale
356 hab. (2012)
Densité 76 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 33′ 50″ N 7° 24′ 12″ E / 47.5639, 7.403347° 33′ 50″ Nord 7° 24′ 12″ Est / 47.5639, 7.4033
Altitude Min. 382 m – Max. 452 m
Superficie 4,68 km2
Localisation

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Knœringue

Knœringue est une commune française située dans le département du Haut-Rhin, en région Alsace.

Géographie[modifier | modifier le code]

Knœringue est une commune du Sundgau (partie méridionale de l'Alsace située entre Mulhouse et la frontière suisse).

Le village se trouve à 30 km au sud de Mulhouse, 15 km à l'est d'Altkirch (capitale du Sundgau) et 15 km à l'ouest de Saint-Louis et de sa voisine, la ville suisse de Bâle (Basel).

Le point de jonction entre les trois frontières, française, allemande et suisse est distant d'une vingtaine de km. L'Aéroport international Basel-Mulhouse-Freiburg (Euroairport) est situé à une quinzaine de km.

Knœringue est le village situé le plus haut dans la vallée de Hundsbach.
Il est traversé par le Thalbach, petit affluent de l'Ill qui prend sa source près de la commune voisine de Folgensbourg.
Il est également situé sur l'ancienne voie romaine qui reliait Hirsingue à Folgensbourg.

Toponymie[modifier | modifier le code]

  • Cnoringen (1090), Chunringen, (1141), Chonneringen (1146), Chnöringen (1184), Knöringen (1265), Kenenringuen (1275), Knöringen[1], Knoringen (1793 & 1801).
  • En allemand : Knöringen, en alsacien : Knehrige.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le site devait être occupé très tôt par les hommes, les traces les plus anciennes remontent au Néolithique (âge de la pierre polie). On a découvert à Knœringue une quinzaine d'outils dont une ébauche de hache rectangulaire.

En 58 av. J.-C. eut lieu la bataille entre Jules César et Arioviste, au lieu-dit Ochsenfeld près de Cernay.
Après la victoire de César, le Sundgau devient province romaine et une voie romaine traverse Knoeringue (d'où l'actuelle rue des Romains).

Les Alamans ont probablement donné son nom au village (désinence ingen signifiant « les gens d'un nommé Knorr » ou « … Knodrich »).
Deux sépultures datant de cette époque ont été retrouvées ainsi qu'un cimetière du haut Moyen Âge.

Le village est cité pour la première fois en 1090 sous le nom de Cnoringen.

La première communauté villageoise est citée en 1289.

Du XIIe au XVe siècle, une famille de petite noblesse porte le nom de Knoeringen.
La tradition orale laisse supposer qu'elle possédait un château dans l'actuelle rue de la Paix, autrefois appelée Burggasse (rue du château).

En août 1445 Knœringue est réduit en cendres par les Bâlois lors d'un conflit les opposant aux Armagnacs.

En 1634, pendant la guerre de Trente Ans, les bandes suédoises passent par Knœringue.

Cette guerre laisse le village dans un état de désolation et de grande misère.
Après le traité de Westphalie (1648) le village est repeuplé par des émigrants venant principalement de Suisse alémanique.

En 1787 est mise en place la première assemblée municipale composée du seigneur (duc de Valentinois), du curé et de trois autres membres, habitants du village. En 1790 Knœringue est rattaché au canton de Huningue.

En 1871, Knœringue devient allemande, avec l'Alsace-Lorraine annexée, et redeviendra française en 1918.

Au début de la Seconde Guerre mondiale, le 1er septembre 1939, les habitants du village sont évacués à Saint-Sever et Lacquy dans les Landes. Ils reviennent un an plus tard en Alsace annexée.

Le 20 novembre 1944 Knœringue est libérée par la Première Armée française de De Lattre de Tassigny en route vers le Rhin.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Knœringue

Les armes de Knœringue se blasonnent ainsi :
« D'or à la bande de gueules, une croix pattée de sable brochante. »

La bande rouge fait référence aux sires du Knoeringen, seigneurs du village, mentionnés du XIIe au XVe siècle, gueules et or sont les couleurs des armoiries des comtes de Ferrette et la croix pattée est celle sculptée sur une pierre d'angle de l'église Saint-Jacques le Majeur.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La mairie et l'école primaire
Liste des maires successifs[2]
Période Identité Étiquette Qualité
1790 1793 Jean Göpfert    
1793 1797 Martin Münch    
1797 1797 Jean Wacker    
1797 1799 Joseph Hertzog    
1799 1800 François-Joseph Hennig    
1800 1804 Jean Schön    
1804 1814 Morand Wacker    
1814 1819 Sébastien Wacker    
1819 1826 Morand Münch    
1826 1831 Etienne Stürchler    
1831 1840 François-Joseph Wacker    
1840 1846 Michel Stürchler    
1846 1850 Laurent Munch    
1850 1851 Jean-Georges Stürchler    
1851 1859 Joseph Runser    
1859 1881 Laurent Munch    
1881 1893 François-Joseph Haenig    
1893 1919 Jean-Georges Rapp    
1919 1925 Joseph Stürchler    
1925 1940 Eugène Munsch    
1940 1944 Aloyse Munch    
1944 1945 Robert Metzger    
1945 1947 Joseph Munch    
1947 mars 1971 Robert Metzger    
mars 1971 mars 1977 Fernand Munch    
mars 1977 mars 2008 Bernard Ueberschlag    
mars 2008 en cours André Ueberschlag    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 356 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
213 206 191 182 252 240 229 234 233
1856 1861 1866 1871 1875 1880 1885 1890 1895
253 254 259 243 230 208 216 233 215
1900 1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954
193 191 192 182 197 203 195 193 215
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
227 217 208 199 227 266 303 317 364
2012 - - - - - - - -
356 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique


Monument religieux[modifier | modifier le code]

Église Saint-Jacques le Majeur

La première mention d'une église date de 1302.

L'édifice actuel porte les dates 1608 (portail ouest et baie nord de la nef) et 1620 (chœur). Ces dates s'accordent avec le style Renaissance du portail ouest et de la porte murée au nord, mais le style du chœur et de trois baies de la nef est gothique.

Soit l'église date de la fin du Moyen Âge (XVe siècle) et a été fortement remaniée au début du XVIIe siècle, soit elle a été reconstruite entre 1608 et 1620 dans la tradition gothique, en intégrant quelques éléments Renaissance.

L'intérieur a été entièrement rénové en 1999.

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Maisons remarquables[modifier | modifier le code]

Les nombreuses maisons à colombages bien entretenues font la fierté du village.

Elles sont constituées d'une ossature des murs et d'une charpente en bois, l'espace entre les poutres étant rempli de briques ou de matériaux légers (torchis) puis crépi.

Deux maisons à colombages (parmi d'autres)
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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Eugène Wacker (1878-1943)

Fils de Meinrad Wacker et Françoise Sturchler, né à Knœringue le 23 octobre 1878, mort à Richwiller le 31 décembre 1942.

Passionné d'histoire, membre de la Société d'Histoire du Sundgau, il écrit de nombreux articles dans l'annuaire de cette dernière ainsi que dans diverses revues régionales et rédige avec Paul Stintzi les Pages Sundgoviennes en deux volumes.

Une rue de Knœringue porte son nom.

Activités économiques[modifier | modifier le code]

Comme dans beaucoup de villages de la région le commerce de proximité a disparu. Les habitants, quittant le village pour travailler, font également leurs achats à l'extérieur.

Les acteurs économiques du village sont le restaurant, le centre équestre, un agriculteur qui produit annuellement 350 000 litres de lait et un autre qui transforme et commercialise les produits de son élevage bovin et porcin.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Dictionnaire topographique du département du Haut-Rhin - Georges Stoffel (1868)
  2. Liste des maires : http://www.archives.cg68.fr/Detail_Archives_Contemporaines.aspx?id=355
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2012.


Liens externes[modifier | modifier le code]

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