Knœringue

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Knœringue

Knöringen

Knœringue
Vue du village.
Blason de Knœringue Knöringen
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Collectivité territoriale Collectivité européenne d'Alsace
Circonscription départementale Haut-Rhin
Arrondissement Mulhouse
Intercommunalité Saint-Louis Agglomération
Maire
Mandat
André Ueberschlag
2020-2026
Code postal 68220
Code commune 68168
Démographie
Gentilé Knœringuois
Population
municipale
378 hab. (2018 en augmentation de 3,56 % par rapport à 2013)
Densité 81 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 33′ 50″ nord, 7° 24′ 12″ est
Altitude Min. 382 m
Max. 452 m
Superficie 4,68 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Bale - Saint-Louis (partie française)
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Saint-Louis
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Knœringue Knöringen

Knœringue (Knöringen en allemand) est une commune française située dans la circonscription administrative du Haut-Rhin et, depuis le , dans le territoire de la Collectivité européenne d'Alsace, en région Grand Est.

Cette commune se trouve dans la région historique et culturelle d'Alsace.

Géographie[modifier | modifier le code]

Knœringue est une commune du Sundgau (partie méridionale de l'Alsace située entre Mulhouse et la frontière suisse).

Le village se trouve à trente kilomètres au sud de Mulhouse, quinze kilomètres à l'est d'Altkirch (capitale du Sundgau) et quinze kilomètres à l'ouest de Saint-Louis et de sa voisine, la ville suisse de Bâle (Basel).

Le point de jonction entre les trois frontières, française, allemande et suisse est distant d'une vingtaine de km. L'aéroport international de Bâle-Mulhouse-Fribourg (Euroairport) est situé à une quinzaine de kilomètres.

Knœringue est le village situé le plus haut dans la vallée de Hundsbach.
Il est traversé par le Thalbach, petit affluent de l'Ill qui prend sa source près de la commune voisine de Folgensbourg.
Il est également situé sur l'ancienne voie romaine qui reliait Hirsingue à Folgensbourg.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Knoeringue est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[1],[2],[3].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Bale - Saint-Louis (partie française), dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 94 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[4],[5].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (78,4 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (78,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (48,7 %), zones agricoles hétérogènes (29,5 %), forêts (15,8 %), zones urbanisées (5,7 %), prairies (0,2 %)[6].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[7].

Toponymie[modifier | modifier le code]

  • Cnoringen (1090), Chunringen, (1141), Chonneringen (1146), Chnöringen (1184), Knöringen (1265), Kenenringuen (1275), Knöringen[8], Knoringen (1793 & 1801).
  • En allemand : Knöringen, en alsacien : Knehrige.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le site devait être occupé très tôt par les hommes, les traces les plus anciennes remontent au Néolithique (âge de la pierre polie). On a découvert à Knœringue une quinzaine d'outils dont une ébauche de hache rectangulaire.

En 58 av. J.-C. eut lieu la bataille entre Jules César et Arioviste, au lieu-dit Ochsenfeld près de Cernay.
Après la victoire de César, le Sundgau devient province romaine et une voie romaine traverse Knoeringue (d'où l'actuelle rue des Romains).

Les Alamans ont probablement donné son nom au village (désinence ingen signifiant « les gens d'un nommé Knorr » ou « … Knodrich »).
Deux sépultures datant de cette époque ont été retrouvées ainsi qu'un cimetière du haut Moyen Âge.

Le village est cité pour la première fois en 1090 sous le nom de Cnoringen.

La première communauté villageoise est citée en 1289.

Du XIIe au XVe siècle, une famille de petite noblesse porte le nom de Knoeringen.
La tradition orale laisse supposer qu'elle possédait un château dans l'actuelle rue de la Paix, autrefois appelée Burggasse (rue du château).

En août 1445, Knoeringue est réduit en cendres par les Bâlois lors d'un conflit les opposant aux Armagnacs.

En 1634, pendant la guerre de Trente Ans, les bandes suédoises passent par Knoeringue.

Cette guerre laisse le village dans un état de désolation et de grande misère.
Après le traité de Westphalie (1648) le village est repeuplé par des émigrants venant principalement de Suisse alémanique.

En 1787 est mise en place la première assemblée municipale composée du seigneur (duc de Valentinois), du curé et de trois autres membres, habitants du village. En 1790 Knoeringue est rattaché au canton de Huningue.

En 1871, Knoeringue devient allemande, avec l'Alsace-Lorraine annexée, et redeviendra française en 1918.

Au début de la Seconde Guerre mondiale, le 1er septembre 1939, les habitants du village sont évacués à Saint-Sever et Lacquy dans les Landes. Ils reviennent un an plus tard en Alsace annexée.

Le 20 novembre 1944, Knœringue est libérée par la Première Armée française de De Lattre de Tassigny en route vers le Rhin.

Héraldique[modifier | modifier le code]


Blason de Knœringue

Les armes de Knœringue se blasonnent ainsi :
« D'or à la bande de gueules, une croix pattée de sable brochante. »

La bande rouge fait référence aux sires du Knoeringen, seigneurs du village, mentionnés du XIIe au XVe siècle, gueules et or sont les couleurs des armoiries des comtes de Ferrette et la croix pattée est celle sculptée sur une pierre d'angle de l'église Saint-Jacques le Majeur.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La mairie et l'école primaire.
Liste des maires successifs[9]
Période Identité Étiquette Qualité
1945 1947 Joseph Munch    
1947 mars 1971 Robert Metzger    
mars 1971 mars 1977 Fernand Munch    
mars 1977 mars 2008 Bernard Ueberschlag    
mars 2008 En cours
(au 31 mai 2020)
André Ueberschlag [10]
Réélu pour le mandat 2020-2026
   
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[11]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[12].

En 2018, la commune comptait 378 habitants[Note 3], en augmentation de 3,56 % par rapport à 2013 (Haut-Rhin : +0,82 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
213206191182252240229234233
1856 1861 1866 1871 1875 1880 1885 1890 1895
253254259243230208216233215
1900 1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954
193191192182197203195193215
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
227217208199227266303364381
2018 - - - - - - - -
378--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2006[14].)
Histogramme de l'évolution démographique

Monument religieux[modifier | modifier le code]

Église Saint-Jacques le Majeur

La première mention d'une église date de 1302.

L'édifice actuel porte les dates 1608 (portail ouest et baie nord de la nef) et 1620 (chœur). Ces dates s'accordent avec le style Renaissance du portail ouest et de la porte murée au nord, mais le style du chœur et de trois baies de la nef est gothique.

Soit l'église date de la fin du Moyen Âge (XVe siècle) et a été fortement remaniée au début du XVIIe siècle, soit elle a été reconstruite entre 1608 et 1620 dans la tradition gothique, en intégrant quelques éléments Renaissance.

L'intérieur a été entièrement rénové en 1999.

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Maisons remarquables[modifier | modifier le code]

Les nombreuses maisons à colombages bien entretenues font la fierté du village.

Elles sont constituées d'une ossature des murs et d'une charpente en bois, l'espace entre les poutres étant rempli de briques ou de matériaux légers (torchis) puis crépi.

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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Eugène Wacker (1878-1943)

Fils de Meinrad Wacker et Françoise Sturchler, né à Knoeringue le 23 octobre 1878, mort à Richwiller le 31 décembre 1942.

Passionné d'histoire, membre de la Société d'Histoire du Sundgau, il écrit de nombreux articles dans l'annuaire de cette dernière ainsi que dans diverses revues régionales et rédige avec Paul Stintzi les Pages Sundgoviennes en deux volumes.

Une rue de Knœringue porte son nom.

Activités économiques[modifier | modifier le code]

Comme dans beaucoup de villages de la région le commerce de proximité a disparu. Les habitants, quittant le village pour travailler, font également leurs achats à l'extérieur.

Les acteurs économiques du village sont le restaurant, le centre équestre, un agriculteur qui produit annuellement 350 000 litres de lait et un autre qui transforme et commercialise les produits de son élevage bovin et porcin.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  2. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  4. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Bâle - Saint-Louis (partie française) », sur insee.fr (consulté le ).
  5. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  6. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  7. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  8. Dictionnaire topographique du département du Haut-Rhin - Georges Stoffel (1868)
  9. Liste des maires : http://www.archives.cg68.fr/Detail_Archives_Contemporaines.aspx?id=355
  10. « Répertoire national des élus (RNE) - version du 24 juillet 2020 », sur le portail des données publiques de l'État (consulté le ).
  11. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  12. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  13. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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