Geispitzen

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Geispitzen
L'église Saint-Jean-Baptiste.
L'église Saint-Jean-Baptiste.
Blason de Geispitzen
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine
Département Haut-Rhin
Arrondissement Mulhouse
Canton Brunstatt
Intercommunalité C.C. du Pays de Sierentz
Maire
Mandat
Christian Baumlin
2014-2020
Code postal 68510
Code commune 68103
Démographie
Population
municipale
431 hab. (2013)
Densité 72 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 40′ 06″ N 7° 25′ 18″ E / 47.6683, 7.421747° 40′ 06″ Nord 7° 25′ 18″ Est / 47.6683, 7.4217
Altitude Min. 246 m – Max. 333 m
Superficie 6,02 km2
Localisation

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Geispitzen

Geispitzen est une commune française située dans le département du Haut-Rhin, en région Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine.

Cette commune se trouve dans la région historique et culturelle d'Alsace.

Le territoire de Geispitzen connut une occupation humaine dès le néolithique ; deux établissements gallo-romains y ont été repérés ; il reste des vestiges de la voie romaine Kembs Besançon ; un village, disparu avant l'époque médiévale, se situait au lieu-dit Altrad ; la première mention du nom de la commune remonte à l'an 1267 ; le village bénéficia de deux périodes de construction remarquables, l'une à la fin du XVIe siècle et au début du XVIIe siècle, la deuxième à la fin du XVIIe siècle après la guerre de Trente Ans ; destructions pendant la seconde guerre mondiale ; lotissement vers 1970.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune de Geispitzen est située sur le territoire français, en Alsace, à environ 25 km de la frontière allemande, et environ 20 km au nord de la ville suisse de Bâle. Côté français, elle est située à environ 20 km au sud de Mulhouse, et 500 km à vol d'oiseau de Paris. Strasbourg, capitale régionale et siège du Parlement européen est, quant à elle, située à 127 km du village.

Histoire[modifier | modifier le code]

Origines : Le ban de Geispitzen connut une occupation néolithique rubanée. Deux établissements gallo-romains y ont été repérés. Par ailleurs on y a relevé des vestiges de la voie romaine Kembs-Besançon. Le lieu-dit « Beim hohem Stein » rappelle le souvenir d'une borne plantée le long de cette route. Un village, disparu avant l'époque médiévale, se situait au lieu-dit Altrad. La première mention du nom de la commune remonte à l'an 1267.

Seigneurs : Geispitzen faisait partie des biens patronymiques des Habsbourg intégré au bailliage de Haut-Landser. La famille de Waldner-Freundstein y détenait des possessions.

Paroisse : Geispitzen possédait une chapelle dédiée à saint Germain dont le droit de collation revenait jusqu'à la Révolution aux nobles de Waldner-Sierentz. Filiale de la paroisse de la Hochkirch de Sierentz elle relevait du chapitre rural Inter-Colles de Bâle. Il fallut attendre l'année 1807 pour la création d’une paroisse indépendante et la construction de 1' église Saint-Jean Baptiste.

Développement : Le village bénéficia de deux périodes de construction remarquables, l'une à la fin du XVr siècle et au début du XVIP, la deuxième à la fin du XVIF siècle après la guerre de Trente Ans. La population double pendant la seconde moitié du XVIIP siècle. Un siècle plus tard elle chute à nouveau pour ne remonter qu'à partir de 1970. Néanmoins, Geispitzen n'est aujourd'hui qu'un village-dortoir qui ne connaît aucune activité commerciale ni artisanale et où seules subsistent 5 exploitations agricoles.

Œuvres détruites : La première mairie-école était située jusqu'en 1900 à l'emplacement de la maison au no 3 rue du Général Koenig. Une fontaine, située au carrefour des rues du Général de Gaulle et du Général Koenig, fut édifiée en 1868 par le maître tailleur de pierre Urs Bargetzi de Soleure (Suisse). La fontaine se composait d'une auge de 5 m de long et d'une colonne. Elle fut détruite vers 1965 puis remplacée par une fontaine moderne. Par ailleurs 6 puits publics avec auges situés dans les rues ont disparu. L'établissement de cure fondé en 1893 par le curé Ellerbach, disciple du curé Kneipp, fut détruit en 1915 par faits de guerre.

Œuvres non étudiées : Oratoire rue de la Chapelle : reconstruit en 1969 en souvenir d'un précédent oratoire de 1855, situé au carrefour de la rue du Général de Gaulle et de la rue des Fleurs. Borne datée 1658 et portant les armoiries du village : d'azur à une croix haussée alézée et à double traverse d'or...

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Geispitzen

Les armes de Geispitzen se blasonnent ainsi :
«. »

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 2008 Gérard Issner    
mars 2008 en cours Christian Baumlin   Ingénieur
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2013, la commune comptait 431 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
362 350 390 470 463 477 481 477 473
1856 1861 1866 1871 1875 1880 1885 1890 1895
407 430 444 434 413 425 406 409 400
1900 1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954
406 386 378 334 316 324 325 291 294
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
298 303 306 395 441 418 412 432 424
2013 - - - - - - - -
431 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2].)
Histogramme de l'évolution démographique
  • Population provisoire pour 2006 : 412.
  • Population en 2013 : 485.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011, 2013.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

L'Alsace Geispitzen: une pétition pour sauver de la démolition une ancienne grande 23 avril 1971, p. 10.

BAQUOL (J.). L'Alsace ancienne..., Strasbourg 1865, p. 145-146.

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BARTH (M.). Elsass, das "Landder Orgeln"..., Haguenau 1966, p. 198.

CLAUSS (J.). Historisch-Topographisches Wôrterbuch..., Saveme 1895, p. 377. Encyclopédie de l’Alsace, t.6, 1984, p. 3280.

GRODWOHL (Marc). La Maison gothique du XV/° siècle en pierre dans le Sundgau.- in: Espace Alsacien (Maisons Paysannes d'Alsace), 1973, no.3, p. 17-30. ill.

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HAABY {i.-i.)JJnteaux de portes..., in: Ann.Soc.Hist.Hochkirch, 1982, p. 57-58.

Le Haut-Rhin: Dictionnaire..., t.l, 1980, p. 404-407.

HEIMBURGER (Oscar). Les noms des lieux-dits du ban de Geispitzen.- in; Ann.Soc.Hist.Hochkirch, 1984, p. 71-81.

KRAUSS (F.X.).A'w«5/ undAlterthum..., t.2(l), 1884, p. 120.

MEYER-SIAT(P.). Les Frantz, facteurs d'orgues dans le Sundgau.- in; Ann.Soc.Hist.Sundgauvienne, t.34, 1983, p. 136, 141.

MUNCK (A.). Le guide du Sundgau..., Strasbourg 1989, p. 130.

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Orgues en Alsace, L2, 1986, p. 123.

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RAPP (Gérard). Geispitzen au fil des siècles.- in: Ann.Soc.Hist.Hochkirch, 1982, p. 20-27.

RAPP (G.). Le clocher de Geispitzen, son histoire;- in: Ann.Soc.95. Hist.Hochkirch 1983 ’ n 92-

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STINTZI (P.). Le Sundgau et le Territoire de Belfort...,\951, p. 59-60.

STINTZI (P.). Die Kirchen des Ober-Elsass..., in: A.E.A., 1971, p. 27.

STINTZI (P.), WACKER (E.). Der Sundgau: ein Führer durch Landschaft. p. 147. -Colmar 1943

VANOBBERGHEN (Fernand). Une maison d'école à Geispitzen 1834-1856.- in; Ann.Soc.Hist.Hochkirch, 1987, p. 34-42. ill.

Liens externes[modifier | modifier le code]