Schlierbach (Haut-Rhin)

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Schlierbach
Schlierbach (Haut-Rhin)
La mairie.
Blason de Schlierbach
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Collectivité territoriale Collectivité européenne d'Alsace
Circonscription départementale Haut-Rhin
Arrondissement Mulhouse
Intercommunalité Saint-Louis Agglomération
Maire
Mandat
Bernard Juchs
2020-2026
Code postal 68440
Code commune 68301
Démographie
Population
municipale
1 260 hab. (2018 en augmentation de 10,04 % par rapport à 2013)
Densité 107 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 41′ 39″ nord, 7° 24′ 32″ est
Altitude Min. 244 m
Max. 346 m
Superficie 11,8 km2
Type Commune rurale
Unité urbaine Landser
(ville-centre)
Aire d'attraction Bale - Saint-Louis (partie française)
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Brunstatt
Législatives Sixième circonscription
Localisation
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Schlierbach

Schlierbach est une commune française de l'aire urbaine de Mulhouse située dans la circonscription administrative du Haut-Rhin et, depuis le , dans le territoire de la Collectivité européenne d'Alsace, en région Grand Est.

Cette commune se trouve dans la région historique et culturelle d'Alsace[1].

Ses habitants sont les Schlierbachois[2] et les Schlierbachoises.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Schlierbach
Landser Dietwiller Niffer
Steinbrunn-le-Bas Schlierbach Kembs
Kœtzingue Geispitzen

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Schlierbach est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[3],[4],[5]. Elle appartient à l'unité urbaine de Landser, une agglomération intra-départementale regroupant 3 communes[6] et 4 275 habitants en 2017, dont elle est ville-centre[7],[8].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Bale - Saint-Louis (partie française), dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 94 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[9],[10].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (55,7 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (55,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (55,7 %), terres arables (31,3 %), zones urbanisées (5,9 %), zones agricoles hétérogènes (4,8 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (2,2 %)[11].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[12].

Histoire[modifier | modifier le code]

C'est en 877 que l'on trouve la première mention de Slierbach dans un document daté du . Slier signifierait marécage ou limon. La terminaison bach permet de dater le village de l'époque des Francs, qui occupèrent le Sundgau au VIIe siècle.
1364 est l'année de la création à Schlierbach d'un hospice religieux servant de gîte d'étape.
Les guerres entre confédérés suisses et Habsbourg seigneurs du Sundgau entraînent pillages et incendies du village de 1445 à 1468.
La construction du clocher de l'église date de 1576.
En 1633 pendant la guerre de Trente Ans, les Suédois incendient le village en représailles contre les Habsbourg.
Avec le traité de Westphalie en 1648, Schlierbach et le Sundgau deviennent français.
1813-1814, fin des guerres napoléoniennes et invasion allemande.
Durant la Seconde Guerre mondiale, les villageois évacués sont accueillis à Lauzun (Lot-et-Garonne) en 1940.

Héraldique[modifier | modifier le code]


Présentation du blason
Blason de Schlierbach

Les armes de Schlierbach se blasonnent ainsi :
« Parti : au premier de sable au lion contourné d'or, lampassé de gueules, au second d'or à la croix de sable. »

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[13]
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 2014 Gérard Bruetschy UDI  
mars 2014 En cours Bernard Juchs    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[14]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[15].

En 2018, la commune comptait 1 260 habitants[Note 3], en augmentation de 10,04 % par rapport à 2013 (Haut-Rhin : +0,82 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
718780799780816810825793833
1856 1861 1866 1871 1875 1880 1885 1890 1895
761766768770721689624603604
1900 1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954
574595598524525507506537522
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
5275456137058019301 0531 0701 137
2017 2018 - - - - - - -
1 2271 260-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[16] puis Insee à partir de 2006[17].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Léger.
  • Chapelle Notre-Dame et chapelle des Malgré-Nous, édifice non protégé par les Monuments Historiques[18].
  • Le presbytère de Schlierbach, ancien prieuré de l'abbaye de Lucelle (1723-1725)[19].
  • Église paroissiale Saint-Léger[20].

Sports[modifier | modifier le code]

  • Club de football : A.S. Schlierbach[21].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Elisabeth Hauger, née le à Schlierbach et décédée le à Bâle 42 Socinstrasse et Christophe Hugenschmidt, né le à Schlierbach et décédé le à Paris 7e 83 rue de l'Université (employé de la maison de l'Empereur Napoléon III) sont les parents d'Arthur Hugenschmidt (1862-1929) qui permit à Clemenceau d'exiger le retour de l'Alsace-Lorraine au traité de Versailles. Napoléon III, serait le père biologique d'Arthur Hugenschmidt, déclaré à l'État civil comme étant le fils de Christophe et d'Elisabeth.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. (fr) « Carte géographique », sur maps.google.fr (consulté le 20 juillet 2010).
  2. (fr) « Nom des habitants », sur www.habitants.fr (consulté le 20 juillet 2010).
  3. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 3 avril 2021).
  4. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le 3 avril 2021).
  5. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 3 avril 2021).
  6. « Unité urbaine 2020 de Landser », sur https://www.insee.fr/ (consulté le 3 avril 2021).
  7. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le 3 avril 2021).
  8. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur insee.fr, (consulté le 3 avril 2021).
  9. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Bâle - Saint-Louis (partie française) », sur insee.fr (consulté le 3 avril 2021).
  10. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 3 avril 2021).
  11. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statitiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le 20 mai 2021)
  12. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le 20 mai 2021). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  13. (fr) « Les maires de la commune » (consulté le 20 juillet 2010).
  14. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  15. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  16. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  17. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  18. (fr) « Chapelle », sur www.patrimoine-de-france.org (consulté le 20 juillet 2010).
  19. (fr) « presbytère », sur www.patrimoine-de-france.org (consulté le 20 juillet 2010).
  20. (fr) « Monuments historiques et bâtiments protégés de Schlierbach », sur www.actuacity.com (consulté le 21 juillet 2010).
  21. (fr) « Site du club A.S. SCHLIERBACH », sur as-schlierbach.footeo.com (consulté le 21 juillet 2010).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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