Space Mountain

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Space Mountain est l'une des attractions phares des parcs à thèmes de Disney. Elle a été reproduite dans chacun des Royaumes Enchantés dans le land, Tomorrowland ou Discoveryland.

Le concept[modifier | modifier le code]

Le but initial de l'attraction était d'attirer dans les parcs Disney les visiteurs appréciant les montagnes russes[1]. L'attraction est un parcours de montagnes russes enfermées, ce qui permet l'ajout d'effets d'obscurité et de lumières[1]. Ainsi, certaines portions des rails sont invisibles, solution imaginée par Disney, qui permet d'augmenter l'effet de surprise pour les visiteurs et compense l'absence de certains autres éléments typiques des autres montagnes russes[1]. Lors de son ouverture en 1975, le budget qui avait été alloué à l'attraction dépassait celui de Disneyland, inflation comprise.

Le premier concept date des années 1960 et devait être intégré au projet SpacePort de Disneyland. En juin 1966, le nom de Space Mountain fut donné à l'attraction, quelques mois avant la mort de Walt Disney. Le projet SpacePort, conçu par John Hench, qui devait permettre l'ascension de la montagne par l'extérieur, ne réapparut qu'avec la version française en 1995.

L'attraction a ouvert pour la première fois au Magic Kingdom de Walt Disney World Resort en 1974. Des versions simplifiées ont ouvert à Disneyland en 1977 et à Tokyo Disneyland en 1983. En 1995, une nouvelle version a ouvert au Parc Disneyland, nouveau concept pour s'intégrer à celui rétro-futuriste de Discoveryland.

Dans les années 2000, la plupart des Space Mountain ont été rénovées. En 2003, la version de Disneyland a fermé pour être rénovée avec une thématique mise à jour. Elle a rouvert en 2005, comme celle de Hong Kong Disneyland qui reprend le même concept. La version française a perdu son concept rétro-futuriste pour un thème plus inter galactique. La version japonaise a elle aussi été rénovée mais avec une décoration intérieur reprenant celle de France.

Actuellement on peut dénombrer six concepts différents. Mais ils ont tous en commun d'être des montagnes russes en intérieur et plongées dans l'obscurité:

  • Space Mountain
  • Space Station 77
  • Space Mountain : De la Terre à la Lune
  • Space Mountain : Mission 2
  • Space Mountain 2 (à Disneyland, mais ce nom n'est pas officiel)
  • Rock it mountain

Les différentes attractions[modifier | modifier le code]

Magic Kingdom[modifier | modifier le code]

Space Mountain

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Logo de l'attraction

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Space Mountain au Magic Kingdom

Localisation Magic Kingdom, Drapeau des États-Unis États-Unis
Coordonnées géographiques 28° 25′ 09″ Nord
       81° 34′ 38″ Ouest
/ 28.419167, -81.577222
Zone du parc Tomorrowland
Ouverture
Constructeur WED Enterprises, Arrow Dynamics
Concepteur WED Enterprises
Données techniques
Structure Métal
Type Duel de montagnes russes enfermées
Nom du circuit Alpha Omega
Hauteur 27,4 m 27,4 m
Longueur 974,1 m 971,1 m
Vitesse max. 43,5 km/h 43,5 km/h
Angle max. 39° 39°
Durée du tour 2 min 35 2 min 35
Inversion(s) 0 0
Taille minimale
requise pour l’accès
1,12 m

Fiche de Space Mountain sur rcdb.com

La Space Mountain du Magic Kingdom à Walt Disney World Resort est la version originale de cette célèbre attraction ouverte en décembre 1974[2]. Elle est la plus grande de toutes et contient deux parcours jumeaux s'entremêlant. Durant plusieurs années RCA fut le sponsor de l'attraction. En 1995, FedEx remplaça RCA jusqu'en 2004. Depuis, aucun sponsor n'a été annoncé.

L'embarquement se fait sur l'un des deux circuits symétriquement identiques à ceci près que l'un des deux mesure trois mètres de plus. À gauche la voie Alpha, à droite l'Omega.

Pour la suite voir la description de La Space Station 77.

Pendant les années de partenariat avec RCA, une exposition baptisée La Maison de l'habitat du futur (Home of Future Living) était située à la sortie de l'attraction. Elle comprenait des écrans vidéo pour enfants, des lecteurs de disques lasers et d'autres produits de haute technologie vendus par RCA à l'époque.
Plus tard avec le partenariat de FedEx, elle comprenait deux astronautes flottant avec un bagage dans l'espace, un robot anthropomorphe et un chien robot aussi avec un paquet, des écrans diffusant la SMTV (voir à ci-dessus). Un vaisseau similaire à celui de Disneyland, baptisé FX-2000 est visible depuis la sortie. Il s'appelait avant le partenariat avec Fed-Ex XL-2000.
Mais après 2004, l'espace a été vidé laissant un trou dans le thème de l'attraction.
Il est possible d'entendre deux chansons de Juan Garcia Esquivel : « Music Makers » et « Sentimental Journey ».
Cette attraction bénéficie du système FastPass


Disneyland[modifier | modifier le code]

Space Mountain

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Logo de l'attraction

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Space Mountain de nuit

Localisation Disneyland, Drapeau des États-Unis États-Unis
Coordonnées géographiques 33° 48′ 40″ N 117° 55′ 03″ O / 33.811, -117.9175133° 48′ 40″ Nord 117° 55′ 03″ Ouest / 33.811, -117.91751
Zone du parc Tomorrowland
Ouverture
Constructeur Vekoma, Dynamic Structures
Concepteur WED Enterprises
Données techniques
Structure Métal
Type Montagnes russes enfermées
Longueur 1 052 m
Vitesse maximale 51,5 km/h
Hauteur de chute 4,6 m
Durée du tour 2 min 45 s
Nombre d’inversion(s) 0
Taille minimale
requise pour l’accès
1,02 m

Fiche de Space Mountain sur rcdb.com

Images de Space Mountain sur rcdb.com

L'attraction de Disneyland fut construite après celle du Magic Kingdom. Elle ne comprend qu'une seule voie au lieu des deux de son aînée. La principale raison de cette réduction est le manque de place disponible à Disneyland. Le constructeur de l'époque est Vekoma. La hauteur du bâtiment est aussi réduite. En 1986, l'esplanade située au pied de la « montagne » fut comblée afin de construire une salle de cinéma 3D, d'abord pour Captain EO, puis Chérie, j'ai rétréci le public. Entre 1998 et 2005 pour le concept de Nouveau Tomorrowland, le blanc des murs extérieurs fut remplacé par un cuivre oxydé.
L'attraction ferma en 2003 pour une intense rénovation qui s'est achevée en 2005 : la gare d'embarquement fut légèrement transformée et mise au goût du jour avec le changement du vaisseau blanc suspendu au-dessus de la voie d'embarquement par un vaisseau similaire au nouveau design et couleurs. Des effets de lumières ont été rajoutés, ainsi qu'un écran géant montrant l'univers et une planète rouge, simulant que les visiteurs sont en fait dans un immense vaisseau spatial (la gare d'embarquement) où ces derniers sont prêts à embarquer dans un des petits-vaisseau (les trains) censés sortir du vaisseau principal pour explorer l'univers. C'est donc une reprise du concept SpacePort. De nouveaux trains avec un nouveau système audio embarqué sont apparus, avec un design complètement refait, tout en gardant l'esprit des anciens. Son thème a été revu pour l'occasion avec une version nocturne différent du diurne.
Cette attraction bénéficie du système FastPass

La Space Station 77[modifier | modifier le code]

Cette version est la déclinaison de celle du Magic Kingdom mais avec un seul circuit. Le concept est que le visiteur vient embarquer pour un voyage dans l'espace. C'est en quelque sorte un autre Star Tours sans l'univers de Star Wars ni simulateur de vol.

L'attraction se situe dans le noir complet en dehors de quelques éléments du décor.

Après s'être assis dans l'une des fusées, les visiteurs sont emmenés jusqu'à la « tour de contrôle » occupée par deux cast members pour recevoir leurs « instructions » sous le forme d'un message d'avertissement. Le véhicule tourne ensuite brutalement sur la droite pour grimper le long d'un tunnel empli de lumières dansantes et de lasers. Au sommet un calme relatif règne avant la chute rythmée par la mélodie « Aquarium » du Carnaval des animaux de Camille Saint-Saëns jouée au thérémine.

Brusquement, la fusée plonge et la musique change en une reprise d'Aquarium mais dans une version rock douce, digne de Dick Dale. Ensuite les visiteurs sont dans le noir complet mais des lumières pâles percutent l'imposante structure métallique qui semble parfois flotter au-dessus des têtes des visiteurs. La musique s'intensifie quand la fusée en accélérant, approche d'un grand satellite orange scintillant baptisé FX-1 (FX pour FedEx, le partenaire de l'attraction) créant un climat d'intense sensation.

Le parcours se termine brutalement quand la fusée fait un dernier virage sur la droite dans un tunnel orange aux lumières tournoyantes en spirale, une autre variation de la musique est audible au moment de passer les portes de sortie, évoquant une fin heureuse.

Durant les années de partenariat avec FedEx, les visiteurs de Space Mountain étaient divertis dans la file d'attente par un programme télévisuel futuriste et drôle appelé SMTV avec des informations. Un spot publicitaire du concessionnaire de vaisseau spatial Crazy Larry et le clip vidéo Ghost Riders in the Sky de Dick Dale étaient visibles. Mais SMTV a disparu après le retrait de FedEx en 2003 comme sponsor de l'attraction.

La Space Mountain 2/Rock It Mountain[modifier | modifier le code]

En avril 2003, Space Mountain a fermé ses portes à Disneyland afin d'être rénovée et de rouvrir pour le 50e anniversaire du parc. Le circuit de montagnes russes a été totalement reconstruit à l'identique par Vekoma et l'attraction a rouvert ses portes le , deux jours avant le début de la cérémonie d'anniversaire. Mais le public a pu se frotter à l'attraction dès le 1er juillet. Le thème de l'attraction a été revu et les fondations ont été renforcées en les faisant descendre plus en profondeur d'un mètre, rendant l'attraction plus sûre.

L'attraction débute dans un espace appelé Space Station 77, un hommage à l'ancienne version de l'attraction ouverte en 1977, dans laquelle les visiteurs embarquaient dans des « fusées ». Maintenant le visiteur parcourt une série de tunnels.

Le premier des tunnels est éclairé en rouge et orange, une musique électrique avec des effets lumineux donnent l'impression d'être dans un tunnel d'embarquement avant un décollage qui se prépare à la prochaine étape. Le tunnel suivant est entouré de lumières bleues ce qui fait référence au tunnel de décollage de la version du Magic Kingdom. Les fusées sont emmenées dans un nouveau tunnel entouré lui d'écrans vidéo affichant des barres rouges prolongeant les étoiles qui ensuite se déplacent par rotation autour de la fusée. Cela donne un impressionnant effet de rotation de la fusée durant le décollage. Une galaxie spirale apparaît droit devant les passagers (certains prétendent que c'est un trou noir). La fusée entre alors dans le circuit de la montagne, les galaxies tourbillonnent et disparaissent avant que la fusée ne grimpe une dernière fois pour une descente de 2 minutes de sensations fortes ponctuées de chute et de virages secs.

Le tunnel de sortie est dorénavant composé d'un zoom avant sur des étoiles puis d'un brutal zoom arrière des étoiles donnant la sensation d'un arrêt de la fusée tandis que les étoiles continuent leur chemin. On peut remarquer l'influence de certains films de science-fiction. Ensuite la fusée retourne dans la Space Station 77.

Mais ce n'est pas la seule nouveauté de l'attraction qui va déjà plus vite et moins brutalement qu'avant. Space Mountain devait se transformer à la tombée de la nuit en Rock It Mountain. Cette version devait n'entrer en fonction qu'en 2006 simultanément avec la nouvelle séquence de chute de la Twilight Zone Tower of Terror. La bande son habituellement « calme » de Dick Dale devait être remplacée par une version beaucoup plus rock incluant Van Halen et différents effets spéciaux. Ces mises à jour ont été repoussées à une date ultérieure encore inconnue.

Tokyo Disneyland[modifier | modifier le code]

Space Mountain

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Logo de l'attraction

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Entrée de Space Mountain à Tokyo Disneyland

Localisation Tokyo Disneyland, Drapeau du Japon Japon
Coordonnées géographiques 35° 37′ 57″ N 139° 52′ 41″ E / 35.632459, 139.87817935° 37′ 57″ Nord 139° 52′ 41″ Est / 35.632459, 139.878179
Zone du parc Tomorrowland
Ouverture
Constructeur WED Enterprises
Concepteur WED Enterprises
Données techniques
Structure Métal
Type Montagnes russes enfermées
Hauteur maximale 30,5 m
Longueur 1 052 m
Vitesse maximale 49 km/h
Hauteur de chute 4,6 m
Durée du tour 2 min 40 s
Nombre d’inversion(s) 0
Taille minimale
requise pour l’accès
1,02 m

Fiche de Space Mountain sur rcdb.com

Images de Space Mountain sur rcdb.com

L'attraction est un clone de la version Space Station 77 de Disneyland. La file d'entrée est toutefois légèrement différente car aucun bâtiment n'a été construit devant. Un imposant escalier permet de monter dans la « montagne ». L'attraction a fermé le et a rouvert le avec une nouvelle ambiance inspirée de la « mission 2 » française.

Cette attraction bénéficie du système FastPass


Parc Disneyland[modifier | modifier le code]

Space Mountain: Mission 2

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Logo de l'attraction

Localisation Parc Disneyland, Drapeau de la France France
Coordonnées géographiques 48° 52′ 27″ N 2° 46′ 46″ E / 48.874051, 2.77936948° 52′ 27″ Nord 2° 46′ 46″ Est / 48.874051, 2.779369
Ouverture
Constructeur Walt Disney Imagineering, Vekoma
Concepteur Walt Disney Imagineering
Données techniques
Structure Métal
Type Montagnes russes lancées enfermées
Hauteur maximale 26 m
Longueur 1 000 m
Vitesse maximale 75,6 km/h
Angle vertical max 32°
Durée du tour 2 min 20 s
Nombre d’inversion(s) 3
Taille minimale
requise pour l’accès
1,32 m

Fiche de Space Mountain: Mission 2 sur rcdb.com

Images de Space Mountain: Mission 2 sur rcdb.com


Dès le début de la conception de Parc Disneyland, un Space Mountain devait être construit. Mais en raison du nouveau thème développé dans Discoveryland, la version de Disneyland ou de Magic Kingdom ne pouvait convenir. Ainsi le concept de Discovery Mountain vit le jour, basé sur l'œuvre de Jules Verne, incluant un voyage dans l'espace inspiré du livre « De la Terre à la Lune ». L'attraction ne put être construite pour l'ouverture du parc en raison de son coût. Elle fut reportée pour plus tard. Dès 1993, les problèmes financiers du parc ont compromis l'avenir de l'attraction. Le projet fut réduit et la construction lancée afin d'attirer des visiteurs. Le nom de l'attraction fut changé à la dernière minute en Space Mountain : De la Terre à la Lune.

Des morceaux de musique à inspiration wagnérienne, notamment issus de la bande originale de Krull (composés par James Horner, qui a aussi assuré la bande sonore de Titanic, de James Cameron) ou de Les Aventures de Rocketeer étaient diffusés autour de l'attraction, en parfaite adéquation avec l'esprit victorien de Space Mountain.

Mais pour des raisons décrites ci-après le concept fut changé en Space Mountain : Mission 2 en 2005.

Le concept[modifier | modifier le code]

Logo de Space Mountain : De la Terre à la Lune
Space Mountain parisienne

L'attraction propose aux visiteurs un voyage dans l'espace, en direction de la Lune, comme pour les héros du roman de Jules Verne. C'est pourquoi, originalité propre à la version parisienne, le canon Columbiad issu du livre propulse les voyageurs au sommet de la montagne sur laquelle il est posé. Cette idée de canon n'est pas récente et avait déjà été évoquée dès 1966 pour le premier Space Mountain.[réf. nécessaire]

Afin de plaire à la clientèle européenne, réputée très exigeante, Disney a inclus des inversions (Sidewinder Loop, corkscrew et fer à cheval) dans le parcours. À cela il faut ajouter que la décoration extérieure de l'attraction est unique en son genre (canon et montagne), alors que tous les autres Space Mountain ont une décoration rectiligne blanche et épurée.
Cette attraction bénéficie du système FastPass

Informations techniques[modifier | modifier le code]

  • La Montagne
    • hauteur : 36 m
    • hauteur totale (+ profondeur): 43 mètres (5 mètres en dessous du sol)
    • diamètre : 62 m
    • superficie : 4 400 m²
  • Le Canon
    • longueur du canon : 22 m
    • inclinaison : 32°
    • poids : 15,5 tonnes
    • diamètre approximatif : 5 m
    • longueur de la catapulte : 60 m
    • longueur totale : 70 m
    • accélération : 1,3 G en 1,8 s sur 50 m
    • hauteur de la voie à la sortie : 26 m
  • Le Circuit
    • longueur : 1 000 m
    • durée : 2 min 57 s
    • hauteur : 32 m
    • 3 inversions (sidewinder loop, fer à cheval et vrille)
    • longueur totale (avec gares et voies de garage) : 1 100 m
    • diamètre des rails : 142 mm
  • Les Trains
    • nombre de trains : 6
      • nombre de véhicules par train : 6
      • capacité : 24 voyageurs
    • vitesse maxi: 75,6 km/h
    • longueur d'un train : 16,5 m
    • capacité horaire : 2 400 passagers (quand les cinq trains sont en service)
    • système audio embarqué : 6 haut-parleurs par siège
    • poids de la rame à vide : 5,5 tonnes
    • poids de la rame en charge : 7 tonnes
  • La musique

Space Mountain : De la Terre à la Lune[modifier | modifier le code]

C'est la version d'origine du Space Mountain français. L'attraction fut baptisée originellement Discovery Mountain, mais son nom fut changé en Space Mountain peu avant l'ouverture. Il est encore possible d'apercevoir le logo DM sur les rambardes près de l'entrée ou encore sur les postes de « dispatch » sur les quais de débarquements. Le principe de l'attraction est que le visiteur embarque dans l'épopée de Jules Verne, ou plus précisément dans l'excursion touristique lunaire telle que le personnage de Michel Ardan la conçoit dans le roman.

Après être entré dans le dôme par un des côtés, situé à proximité de la base du canon, le visiteur passe sous La Voie Stellaire, une partie visible de l'espace et une exclusivité française permettant de voir les trains voyager. Puis le visiteur traverse l'Electro-de-Velocitor qui est situé parallèlement à la section finale de l'attraction, c'est la zone de frein ou « décélérateur ». Cette section de la file d'attente peut être perçue comme une sorte de visite des coulisses, offrant donc aux gens qui ne désirent pas embarquer un certain aperçu du voyage.

Ensuite la file d'attente prend l'aspect d'un club anglo-saxon du XIXe siècle, celui du Baltimore Gun Club, qui finança la construction du canon dans le roman de Jules Verne. Une salle particulière, une sorte de planétarium, est ornée de fresques représentant le schéma du canon et du voyage vers la lune. Des phrases extraites de l'œuvre de Jules Verne sont inscrites au mur, et présentent aux visiteurs un avant-goût de l'excursion lunaire. On peut également noter quelques détails insolites comme les dates des missions Apollo, représentées sur le schéma de la trajectoire parmi d'autres missions (fictives) dont certaines étaient datées du XIXe siècle.

La file d'attente se termine à quelques pas d'où elle a commencé, derrière le socle du canon. Le visiteur arrive à l'étage d'une gare victorienne auparavant décorée de drapeaux américains (jusqu'en 1998) avec au rez-de-chaussée les quais d'embarquement. La cabine de commande arbore le sigle original de l'attraction : DM, pour Discovery Mountain. L'embarquement se fait comme dans Big Thunder Mountain, deux voies de chaque côté d'un quai qui se rejoignent en amont et en aval de la gare.

Le parcours débute après la gare par la traversée d'un tunnel menant à la base du canon. Un premier arrêt permet d'attendre la séquence de chargement de la Columbiad, puis un second arrêt se fait dans le barillet de celle-ci. Sur la gauche, une ouverture permet d'avoir une vue sur le parc. L'allumage et le décollage se font dans une gerbe de fumée. Ensuite il n'y a plus d'arrêt avant le débarquement du train.

Le train monte à plus de 70 km/h les quelques mètres de section extérieure puis plonge au cœur de la montagne. Le train lunaire file à toute allure à travers un champ de météorites, avant de s'engouffrer dans la machine de la Bluemoon Mining Company du Colonel Barbicane, président du Gun Club (ce moment correspond au looping). Ensuite, c'est un astéroïde que le train percute de plein fouet et traverse (bref ralentissement). En traversant après cela un champ de météorites bien plus dense, le train effectue une vrille. Puis un moment d'accalmie se fait lors de l'ascension vers la lune, tout droit sortie du film de Georges Méliès, Le Voyage dans la Lune, sa surface représentant un visage (dans le film de Méliès, on la voit recevant un obus dans l'œil gauche provenant de la Terre). On peut également remarquer sur le côté un autre voyageur qui a suivi les traces de Michel Ardan : Jules Verne en personne équipé d'un scaphandre hermétique. Le train amorce enfin son retour sur Terre. En pénétrant dans d'autres champs de météorites, il effectue un fer à cheval. Puis des raies lumineuses défilent à toute allure autour du bolide qui s'échauffe : il vient de pénétrer dans l'atmosphère. Le parcours se termine dans le fracas électrique de l'Electro-de-Velocitor, qui freine le train juste avant le retour dans la gare.

En 2004, l'attraction Le Visionarium qui était en partie la source d'inspiration du concept de Discoveryland ferma ses portes. La décision fut prise de re-scénariser Space Mountain afin de faire gagner à l'attraction plus de modernité. Les références à Jules Verne furent pour certaines conservées, le canon étant toujours le fameux Columbiad du roman et les visiteurs pouvant encore voir divers clins d'œil au Baltimore Gun Club. Cela donna naissance à Space Mountain : Mission 2.

Space Mountain : Mission 2[modifier | modifier le code]

L'attraction Space Mountain : Mission 2 est la version de Space Mountain ouverte en 2005, toujours basée en partie sur l'œuvre de Jules Verne. Cette version peut être considérée comme une suite logique de l'ancienne : après avoir emmené ses visiteurs vers la lune, Space Mountain envoie désormais ses visiteurs bien plus loin, aux confins de l'univers. Le décor se rapproche de celui du Space Mountain 2 de Disneyland. La lune de Méliès a laissé sa place à une supernova et a été déplacée au début du parcours comme étant le premier astre sur le passage de la navette. De nombreux effets visuels ont fait leur apparition, tels que des météores en fusion, une comète glacée, ou encore un « hypergate » lumineux tourbillonnant. Une constellation d'étoiles en mouvement est également apparue dans le dôme de l'attraction. La nouvelle musique de l'attraction est composée par Michael Giacchino, auteur, entre autres, des musiques de la série Alias et du film d'animation Disney, Les Indestructibles. Le circuit n'a pas changé par rapport à l'original de 1995, la seule différence réside dans le départ qui se fait désormais depuis le bas du canon (départ en 1 seul temps au lieu des 2 temps de l'ancienne version). Donc, le train est désormais propulsé 15 km/h plus vite pour lui permettre d'atteindre le sommet.

Les visiteurs pénètrent dans le dôme et parcourent une série de coursives modernes ornées de photographies de phénomènes cosmiques, laissant imaginer comment sera le voyage. Le salon victorien du Baltimore Gun Club expose quant à lui les tableaux représentant le schéma du canon, mais aussi de la trajectoire vers une supernova. Dans la gare d'embarquement, les visiteurs embarquent dans des navettes platinées qui les emmènent dans le canon. Un compte à rebours se fait entendre, puis c'est la mise à feu. Le canon recalibré a visé au-delà de la lune, que le train croise rapidement. Le voyage se fait à vive allure à travers les étoiles et les voyageurs frôlent une comète. Plus tard, dans un champ d'astéroïdes, la navette entre dans un looping et est envoyée par sa vitesse sur l'un des rochers de l'espace qu'elle percute et traverse. Après cela, traversant un ensemble constitué de planètes, elle effectue une vrille. Puis arrive l'objectif de l'excursion, la supernova, que les visiteurs peuvent observer en pleine explosion (explosion qui détruit les corps célestes aux alentours). Ensuite, c'est le retour vers la Terre qui commence. Sur le chemin de la navette se trouvent des astéroïdes en fusion qui la poussent à amorcer un fer à cheval, puis elle emprunte un hypergate, une sorte de raccourci spatio-temporel semblable à un vortex rouge vif, qui la ramène directement au voisinage de la Terre. Comme dans l'ancienne version, l'Electro-de-Velocitor freine le bolide avant qu'il ne rejoigne la gare.

Le renouvellement de l'attraction fait partie du plan de renouvellement qu'a mis en place André Lacroix lorsqu'il était à la tête d'Euro Disney SCA. Augmenter la fréquentation du resort en stagnation depuis plusieurs années a été la principale motivation pour redorer le blason de l'attraction. Les transformations apportées ont également été motivées par le fait de rendre l'attraction plus maintenable et plus populaire que l'était la version Space Mountain - De la Terre à la Lune. Néanmoins, la fiabilité de l'attraction ne semble pas avoir été améliorée. Vraisemblablement, la clientèle ne s'est pas trompé quand on lui promettait « une nouvelle attraction » alors que seuls les décors de la file d'attente et du parcours ont été changés (le circuit reste bel et bien le même).

Hong Kong Disneyland[modifier | modifier le code]

Space Mountain

Description de cette image, également commentée ci-après

Logo de l'attraction

Description de cette image, également commentée ci-après

Vue nocturne

Localisation Hong Kong Disneyland, Hong Kong Hong Kong
Coordonnées géographiques 22° 18′ 51″ N 114° 02′ 28″ E / 22.314081, 114.04105222° 18′ 51″ Nord 114° 02′ 28″ Est / 22.314081, 114.041052
Ouverture
Constructeur Walt Disney Imagineering, Vekoma
Concepteur Walt Disney Imagineering, Vekoma
Données techniques
Structure Métal
Type Montagnes russes enfermées
Longueur 1 052 m
Vitesse maximale 49 km/h
Hauteur de chute 4,6 m
Durée du tour 2 min 45 s
Nombre d’inversion(s) 0
Taille minimale
requise pour l’accès
1,02 m

Fiche de Space Mountain sur rcdb.com

Images de Space Mountain sur rcdb.com

L'attraction a ouvert en même temps que le parc. Elle est légèrement différente des versions américaines et japonaise, car elle respecte le thème du Tomorrowland chinois.


Informations diverses[modifier | modifier le code]

Rock 'n' Roller Coaster[modifier | modifier le code]

L'attraction Rock 'n' Roller Coaster est basée elle aussi sur le concept de montagnes russes en intérieur et dans le noir que le Space Mountain du Parc Disneyland (Paris), également synchronisée à de la musique. Le circuit y est toutefois différent. Le départ y est aussi différent puisque les trains sont propulsés à l'horizontale et par des moteurs à induction linéaire (LSM).

Pour plus de détail voir la page Rock 'n' Roller Coaster, consacrée à l'attraction.

CyberSpace Mountain[modifier | modifier le code]

Afin d'étoffer son offre de sensations, DisneyQuest propose une version numériques dans un simulateur de vol de Space Mountain c'est la CyberSpace Mountain.

Le parc Walt Disney Studios proposait aussi Cyber Space Mountain à la sortie de Disney Channel jusqu'à fin 2007 (Disney Channel étant désormais définitivement fermé, et remplacé par Stitch Live).

Autres attractions du même type[modifier | modifier le code]

Le parc Europa Park a ouvert en 1989 des montagnes russes enfermées sans inversions avec également un thème spatial. Le circuit est également complètement différent. Le dôme d'Eurosat a une apparence fortement inspirée du Spaceship Earth, symbole d'EPCOT.

Le parc Nigloland possède aussi une attraction de montagnes russes dans l'obscurité, sur le thème de l'espace. Spatiale Experience a ouvert en 1998, trois ans après la version française de Space Mountain.

Références à l'attraction[modifier | modifier le code]

On peut voir un clin d'œil à l'attraction dans le film Bienvenue chez les Robinson, lorsque Wilbur emmène Lewis dans le futur pour la première fois. En survolant la ville du futur avec la machine à remonter le temps, ils passent dans le Todayland (jeu de mot rappelant que l'action du film se passe dans le futur) et l'on peut voir Space Mountain en arrière-plan[7].

Un passage du jeu vidéo Paper Mario : la Porte millénaire rappelle aussi la version française de l'attraction, lorsque Mario est propulsé vers la Lune par un canon géant.

Le 13 novembre 2013, Disney Publishing annonce de nouvelles publications au travers de l'éditeur Disney Comics, la première basée sur Space Mountain est prévue pour mai 2014[8].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k et l (en) Dave Smith, Disney A to Z: The Updated Official Encyclopedia, p. 515
  2. a, b et c (en) The Imagineers, The Magic Kingdom At Walt Disney World: An Imagineer's-Eye Tour, p. 118-119
  3. (en) Walt Disney Company, « Disney Factbook 2005 - Key Dates »,‎ 29 juin 2006 (consulté le 26 janvier 2010), p. 55
  4. « Eurodisney », Boursilex (consulté le 09 novembre 2011)
  5. (en) Walt Disney Company, « Disney Factbook 1997 - Disney Through the Decades »,‎ 17 février 1998 (consulté le 22 janvier 2010), p. 4
  6. (en) Walt Disney Company, « Disney Factbook 2005 - Key Dates »,‎ 29 juin 2006 (consulté le 25 janvier 2010), p. 54
  7. Environ 21 minutes et 30 secondes après le début du film.
  8. Disney Expands Its Comics Program

Liens externes[modifier | modifier le code]

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