Surf music

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Surf music

Origines stylistiques Rock and roll, jump blues, rockabilly, musique arabe, musique hawaïenne, country
Origines culturelles Années 1960 ; États-Unis
Instruments typiques Guitare, basse, batterie, clavier, saxophone, steel guitar, lap steel guitar
Popularité Élevée au début des années 1960, revirement des années 1980 et années 1990

Sous-genres

Surf rock, surf pop, hot rod rock

Genres dérivés

Rautalanka (en), musique string, garage rock[1], protopunk, punk rock[2], pop punk[3], garage punk[4],[5], heavy metal[6]

La surf music est un genre de musique populaire associé à la culture du surf, en particulier celle du comté d'Orange, en Californie, et d'autres lieux situés au Sud de la Californie. Le genre est spécifiquement popularisé entre 1961 et 1966, ravivé, et a inspiré le rock[7]. Il contient deux formes majeures : le surf rock, largement instrumental caractérisé par une guitare électrique ou un saxophone jouant la mélodie principale, lancé par Dick Dale et les Del-Tones, et la surf pop vocale, caractérisée par des ballades surf et des éléments de dance, souvent accompagnée d'harmonies entraînantes associées aux Beach Boys.

Les groupes de surf music notables sont cités pour leurs musiques surf pop et surf instrumentale ; de ce fait, la surf music est généralement considérée comme un genre à part entière malgré la variété de ses styles[7]. Daons les derniers stades de la surf music, de nombreux groupes quittent le thème lyrique du surf pour se centrer sur celui des voitures et des filles ; cette variété est renommée hot rod rock[8]. La surf music est souvent appelée surf rock, bien que le genre soit musicalement varié[9]

Surf rock instrumental[modifier | modifier le code]

Forme[modifier | modifier le code]

La surf music est lancée dans les années 1960 en tant que musique dance instrumentale, presque en signature 4/4, et à un tempo élevé. Le son est dominé par la guitare électrique qui est particulièrement caractérisé par une réverbération[7],[10]. Les modèles de guitare habituellement utilisés sont les Fender (en particulier guitares Mustang, Jazzmaster, Jaguar et Stratocaster), Mosrite, Teisco, ou Danelectro[11]. La surf music est l'un des premiers genres à adopter universellement la basse électrique, en particulier la Fender Precision Bass. La batterie est certifiée Rogers, Ludwig, Gretsch ou Slingerland[12].

Histoire[modifier | modifier le code]

Dick Dale au Middle East de Cambridge (Massachusetts), mai 2005.

Au début des années 1960, le rock and roll instrumental est lancé avec succès par des musiciens et groupes comme Link Wray, The Ventures et Duane Eddy[13]. Cette variété est développée par Dick Dale, qui y ajoute des éléments de musique mexicaine entre autres, la réverbération distincte[7] (qui donne à la guitare un son « humide »[14]). Ses performances au Rendezvous Ballroom de Balboa (Californie) pendant l'été 1961[15], et son hit régional Let's Go Trippin' à la fin de l'année, lancent la popularisation de la surf music, qui suivra de hits comme Misirlou (1962)[7].

Comme Dale et ses Del-Tones, la majeure partie des premiers groupes surf se forment en Californie du Sud, en particulier dans le comté d'Orange là où la culture du surf est la plus forte, et au Rendezvous Ballroom de Balboa[15],[16]. Des groupes comme The Bel-Airs (dont le hit Mr. Moto, inspiré par les premières performances de Dale[15]) et paru peu avant Let's Go Trippin'), The Challengers (et leur album Surfbeat) est Eddie and the Showmen suivent Dale dans son succès régional[17]. Fin 1961, les Beach Boys se classent dans les charts avec la chanson Surfin' qui atteint la 75e place du Hot 100[18]. En 1962, le groupe fait paraître Surfin' Safari. qui atteint la 14e place des classements[19].

Déclin[modifier | modifier le code]

La popularité de la surf music, en plus de la carrière de nombreux groupes, décline avec l'émergence de la British Invasion vers 1964[7]. Les genres garage rock, le folk rock, et le blues rock et le rock psychédélique contribuent au déclin du surf rock[20]. Seuls les Beach Boys réussissent à maintenir leur popularité amprès avoir essayé de se débarasser de leur image surf en 1964[21]. De ce fait, ils deviennent le seul groupe rock ou pop à rivaliser contre les Beatles[18], en ils n'enregistreront aucune chanson hot rod ou surf avant Do It Again en 1968[22].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) R. Sabin, Punk rock: so what? : the cultural legacy of punk (Routledge, 1999), p. 159.
  2. (en) Marcel Danesi, Forever young: the teen-aging of modern culture (University of Toronto Press, 2003), (ISBN 0-8020-8620-9), p. 83.
  3. (en) Besssman (1993), p. 16; Marcus (1979), p. 114 ; Simpson (2003), p. 72 ; McNeil (1997), p. 206.
  4. (en) Seth Bovey, « Don't Tread on Me: The Ethos of '60s Garage Punk », Popular Music & Society, Routledge, vol. 29, no 4,‎ 2006, p. 451–459 (DOI 10.1080/03007760600787515)
  5. (en) Roger Sabin, Punk Rock, So What?: The Cultural Legacy of Punk, Routledge,‎ 1999, 99 p. (ISBN 0-415-17029-X, lire en ligne).
  6. (en) Steve Huey, « Dick Dale », AllMusic (consulté le 25 juillet 2012).
  7. a, b, c, d, e et f (en) V. Bogdanov, C. Woodstra and S. T. Erlewine, AllMusic, guide to rock: the definitive guide to rock, pop, and soul (Backbeat Books, 3rd edn., 2002), pages 1 313-1 314.
  8. « Hot rod rock », AllMusic (consulté le 23 avril 2011).
  9. (en) « Surf music », AllMusic (consulté le 23 avril 2011)
  10. (en) A. J. Millard, The Electric Guitar (JHU Press, 2004), p. 129.
  11. (en) T. Wheeler, The Stratocaster chronicles: Fender : celebrating 50 years of the Fender Strat (Hal Leonard, 2004), p. 117.
  12. (en) R. Unterberger, S. Hicks and J. Dempsey, Music USA: the rough guide (Rough Guides, 1999), p. 382.
  13. (en) Sabin, Roger, Punk Rock: So What?: The Cultural Legacy of Punk (Routledge books, juillet 1999), (ISBN 0415170303), p. 158.
  14. (en) « Dick Dale – Discover music, videos, concerts, stats, & pictures at », Last.fm,‎ 11 février 2009 (consulté le 3 mars 2012).
  15. a, b et c (en) « Rendezvous Ballroom », Huntington Beach International Surfing Museum,‎ 19 juillet 2011 (consulté le 13 février 2011).
  16. (en) Roger Sabin, Punk rock: so what?: the cultural legacy of punk (Routledge, 1999), p. 158.
  17. (en) J. Blair, The Illustrated Discography of Surf Music, 1961-1965 (Pierian Press, 2nd edn., 1985), page 2.
  18. a et b (en) V. Bogdanov, C. Woodstra and S. T. Erlewine, All music guide to rock: the definitive guide to rock, pop, and soul (Backbeat Books, 3rd edn., 2002), pages 71-72.
  19. (en) J. Bush, « The Beach Boys », AllMusic (consulté le 23 avril 2011).
  20. (en) J. Blair, The Illustrated Discography of Surf Music, 1961-1965 (Pierian Press, 1985), (ISBN 0-87650-174-9), page 9.
  21. C. Welch, « Beach Boys Brought Their Own Vegetables - So Audiences Beware! », Melody Maker,‎ 14 novembre 1964, p. 10.
  22. (en) Keith Badman, The Beach Boys: The Definitive Diary of America's Greatest Band on Stage and in the Studio,‎ 2004, p. 221.