Luc-la-Primaube

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Luc-la-Primaube
Luc-la-Primaube
Hôtel de ville de Luc-la-Primaube.
Image illustrative de l’article Luc-la-Primaube
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Aveyron
Arrondissement Rodez
Intercommunalité Rodez Agglomération
Maire
Mandat
Jean-Philippe Sadoul
2020-2026
Code postal 12450
Code commune 12133
Démographie
Gentilé Luco-Primaubois
Luco-Primauboises
Population
municipale
6 005 hab. (2019 en augmentation de 2,95 % par rapport à 2013)
Densité 224 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 18′ 53″ nord, 2° 32′ 09″ est
Altitude Min. 514 m
Max. 740 m
Superficie 26,85 km2
Élections
Départementales Canton du Nord-Lévezou
(bureau centralisateur)
Législatives Première circonscription
Localisation
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Luc-la-Primaube
Liens
Site web www.luc-la-primaube.fr

Luc-la-Primaube (Luc-La Primalba en occitan) est une commune française de l'Aveyron, en région Occitanie. Elle est située à une dizaine de kilomètres au sud-ouest de Rodez, préfecture de l'Aveyron.

Ses habitants sont appelés les Lucois ou les Primaubois. En effet, la commune administrative regroupe deux bourgs : Luc et La Primaube, séparés de 3 km ; d'où l'appellation de la commune : Luc-la-Primaube.

Le patrimoine architectural de la commune comprend un immeuble protégé au titre des monuments historiques : le château de Planèzes, inscrit en 1991.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Luc-la-Primaube est limitrophe de cinq autres communes.

Carte de la commune de Luc-la-Primaube et de ses proches communes.

Localisation[modifier | modifier le code]

Commune de l'aire urbaine de Rodez située dans son unité urbaine à quelques kilomètres au sud de Rodez.

Les coordonnées des villes de la commune sont les suivantes :

Luc[modifier | modifier le code]

Luc est un village qui accueille la mairie de la commune. Il possède une église datant du XVe siècle (plus de détails à Lieux et monuments). La plupart des maisons sont assez récentes tandis que le nombre de bâtisses plus anciennes tend à diminuer. On y trouve très peu de commerces. En outre, beaucoup d'habitants travaillent à Rodez. La RN88 n'est pas directement reliée au village, bien que passant à côté. De ce fait, Luc est moins gagné par l'urbanisation que La Primaube[1].

La Primaube[modifier | modifier le code]

La Primaube est une petite ville commerçante. On y trouve une église moderne du XXe siècle, une place commerçante : la place de l'Étoile. La plupart des maisons sont récentes et regroupées en lotissements. Il reste cependant quelques rares maisons centenaires (une des mieux entretenues donne sur le rond-point principal de la ville). À côté des lotissements, on tombe directement sur les champs verts, bosquets ou étangs. Beaucoup de personnes habitant dans ces lotissements récents travaillent à Rodez, situé à 10 minutes en voiture. La route menant de Rodez à la Primaube (Avenue de Rodez) est jouxtée par une grande surface, des concessionnaires, et des bourgs rattrapés par l'urbanisation (La Boissonnade, Espessergues...).

Villages, lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

Les villages et lieux-dits de la commune sont répertoriés ci-dessous, par ordre alphabétique :

  • Les Amourals
  • La Baraque de Serin
  • Le Battut \lə.ba.tyt\
  • Bellevue
  • Le Bez \lə.bɛs\
  • La Boissonnade
  • Le Bourg
  • La Calmette
  • Calzins \kal.zɛ̃s\
  • Le Camp de Garlassac
  • Camps de Serin
  • La Capelle Saint-Martin
  • La Cibadière
  • Clos Gaillac
  • La Coste
  • Les Costes
  • Le Couderc
  • Coussenac
  • Le Cros \lə.kʁɔs\
  • Les Fanguets
  • Les Flottes
  • Le Fraysse \lə.frɛjs\
  • Garlassac
  • Le Grand Mas \lə.ɡʁɑ̃.mas\
  • Le Landas \lə.lɑ̃.das\
  • Landouze
  • Les Molinières
  • Montvert
  • Moussens \mu.sɛ̃s\
  • Naujac
  • La Palmerie
  • La Parra
  • Les Peyrières
  • Planèzes
  • La Rivière
  • Ruols \ʁjɔl\
  • Saint-Hubert
  • La Salesse
  • La Sarrade
  • Serin
  • Serinou
  • La Valette
  • Veyrac \vej.ʁak\

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Luc-la-Primaube portait précédemment, jusqu'au , le nom de Luc[2]. La nouvelle dénomination a été officialisée par le décret no 2005-1155 du portant changement de noms de communes (NOR : INTA0500236D) publié au Journal officiel no 215 du page 14945.

Du latin lucus, « bois sacré ».

Le nom de la ville de La Primaube à une origine bien particulière. Jadis, des charrois en provenance de l'abbaye de Bonnecombe, qui se rendaient à Rodez ou à Millau, devaient obligatoirement passer par ce qui correspond aujourd'hui au carrefour central de la Primaube (anciennement nommé l'Étoile). Ces attelages partaient très tôt le matin, alors que la nuit était encore profonde. Lorsqu'ils atteignaient le carrefour, le jour commençait à peine à se lever. C'est ainsi que ces personnes désignèrent l'endroit comme étant la prime aube, traduit mot à mot par la première aube. Puis, au fil du temps, prime aube est devenue primaube et enfin La Primaube, nom officialisé par le maire Anatole de Séguret[3]. Le terme Étoile n'a plus été utilisé pour désigner le croisement. Il n'a, toutefois, pas été perdu, en effet une place et un giratoire de la Primaube portent ce nom.

Histoire[modifier | modifier le code]

Autrefois, Luc représentait la ville dominante de la commune, ce qui explique le fait que la mairie de Luc-la-Primaube se situe à Luc. L'ordonnance du agrandit le territoire communal, ainsi Luc, la Capelle Saint-Martin, Calzins, la Boissonnade et Ruols ne forment plus qu'une seule unité administrative. Le prieuré Saint-Maurice fut donné au chapitre de Rodez en 1408 par l'anti-pape Benoît XIII.

En 1744, l'intendant de Montauban, Charles Lescalopier, fait construire une grande route reliant Toulouse à Millau ; elle passe par une zone de croisement déserte qui, sur les cadastres, était nommé l'Étoile. Le Chemin Royal, comme il était nommé lors de sa construction en 1750, qui reliait Rodez à l'Étoile, vient compléter le croisement en formant un carrefour à trois directions. En 1749, au niveau de l'Étoile, avait été bâti un hôtel, la Baraque de l'Aurore, dans le but de permettre aux voyageurs qui se déplaçaient à cheval, de faire une halte.

La Primaube est une ville récente, dont on dit souvent, qu'elle est "née de la route" au XIXe siècle. En effet, trois axes de communications, l'avenue de Toulouse, l'avenue de Rodez et la route des Lacs (faisant la liaison avec Flavin, Pont-de-Salars, Millau...), convergent tous sur le centre historique de la Primaube : le Giratoire de l'Étoile. La ville s'est ensuite développée en devenant banlieue de Rodez.

L'histoire de la Primaube est également liée à l'ancienne paroisse de la Capelle Saint-Martin, qui fut jadis sous la domination de l'abbaye de Bonnecombe. Autrefois la relique de Saint Martin faisait venir bon nombre de personnes afin de guérir la maladie dite des vers. Aujourd'hui, la relique est située dans la maison de retraite Sainte-Anne, à la Primaube.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le nombre d'habitants au recensement de 2011 étant compris entre 5 000 habitants et 9 999 habitants au dernier recensement, le nombre de membres du conseil municipal est de vingt neuf[4],[5].

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2008 en cours Jean-Philippe Sadoul SE puis UDI Deuxième vice-président de Rodez Agglomération
1989 2008 Jean-Paul Espinasse UDF-MoDem Conseiller général de Rodez-Ouest
1971 1989 André Laur DVD-UDF Conseiller général de Rodez-Ouest
1944 1971 Joseph Cabrolier    
1939 1944 Victor Thomas ? ?
1925 1939 Paul Bousquié ? ?
1910 1925 Eugène de Séguret ? ?
1890 1910 Edmond Lunet de la Malène ? Président de la Société centrale d'agriculture de l'Aveyron
1884 1890 Célestin Bousquet ? ?
1869 1884 Pierre Savy ? ?
1859 1869 Anatole de Séguret ? Propriétaire à Veyrac
1857 1859 Pierre Savy ? Propriétaire à Ruols
1852 1857 François Vayssettes ? ?
1830 1852 Auguste Vayssettes ? ?
Les données manquantes sont à compléter.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune marque l'entrée sud de Rodez Agglomération. C'est aujourd'hui l'un de ses principaux pôles d'ancrage économique. Elle compte sur le site de Naujac l'une des 4 grandes zones d'activités intercommunales de l'agglomération.

La commune a droit à 5 délégués communautaires au conseil de communauté de Rodez Agglomération.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[6]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[7].

En 2019, la commune comptait 6 005 habitants[Note 1], en augmentation de 2,95 % par rapport à 2013 (Aveyron : +0,67 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1831 1836 1841 1846 1851 1856 1861
6116311 0231 0251 0561 0931 1141 1601 176
1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906
1 1711 1541 1701 1661 2411 2941 3151 3691 398
1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968
1 3991 3191 3051 3301 4101 2411 2381 4281 864
1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009 2014 2019
2 6133 6744 0364 7175 1735 2585 6725 8986 005
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2006[9].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 30 %, soit au-dessus de la moyenne départementale (28,8 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 30,9 % la même année, alors qu'il est de 34,3 % au niveau départemental.

En 2018, la commune comptait 2 935 hommes pour 3 052 femmes, soit un taux de 50,98 % de femmes, légèrement supérieur au taux départemental (50,67 %).

Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.

Pyramide des âges de la commune en 2018 en pourcentage[I 1]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,9 
90 ou +
1,8 
9,7 
75-89 ans
11,3 
17,9 
60-74 ans
20,0 
21,9 
45-59 ans
21,7 
16,7 
30-44 ans
18,0 
14,4 
15-29 ans
13,0 
18,5 
0-14 ans
14,1 
Pyramide des âges du département de l'Aveyron en 2018 en pourcentage[10]
HommesClasse d’âgeFemmes
1,2 
90 ou +
2,8 
10,1 
75-89 ans
13,6 
20,5 
60-74 ans
20,5 
21,1 
45-59 ans
20,4 
16,4 
30-44 ans
15,8 
14,9 
15-29 ans
12,3 
15,9 
0-14 ans
14,6 

Équipements[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Primaire[modifier | modifier le code]

Écoles communales
Écoles publiques
Écoles privées
  • École Saint-Joseph (Luc)
  • École Saint-Jean (La Primaube)

Secondaire[modifier | modifier le code]

La commune ne possède ni collège ni lycée. La plupart des enfants, habitant la commune, doivent emprunter les transports scolaires pour se rendre dans leurs établissements respectifs dès l'entrée au collège.

Universitaire[modifier | modifier le code]

Pour les jeunes qui désirent poursuivre leurs études, il est possible d'intégrer des formations d'enseignement supérieur à Rodez (suivre le lien ci-dessous). Toutefois, beaucoup de formations ne sont pas disponibles à Rodez, obligeant les étudiants à se diriger vers de plus grandes villes. Les plus proches sont Albi, Toulouse, Montpellier ou encore Clermont-Ferrand (suivre les liens ci-dessous).

Santé[modifier | modifier le code]

  • Luc

Dans le domaine de la santé, Luc dispose d'un médecin et de deux kinésithérapeutes.

  • La Primaube

La ville est mieux équipée que Luc en ce qui concerne la santé, en effet, elle compte cinq médecins, réunis dans un même cabinet médical, deux pharmacies, deux cabinets d'infirmières regroupant, à eux deux, dix infirmières, trois dentistes, deux podologues, six kinésithérapeutes, un orthophoniste, un laboratoire d'analyses, trois orthopédistes et enfin pour nos amis les animaux, un cabinet vétérinaires rassemblant trois vétérinaires.

Services publics[modifier | modifier le code]

Médiathèque de la Primaube.
  • Luc

Luc possède quelques équipements et services destinés au public tels que la mairie ou une agence postale. Pour les enfants, la ville est munie d'une cantine ainsi que d'une garderie pour les plus petits.

Concernant les activités sportives, on trouve à Luc, trois stades de football (dont un terrain synthétique), une piste d'athlétisme, une salle de gym, plusieurs terrains de pétanque répartis dans différents hameaux, un court de tennis et son grand quillodrome.

  • La Primaube

La Primaube possède nombreux équipements sociaux, sportifs et de loisirs, en effet la ville est dotée d'une annexe de mairie, une Poste, une halte-garderie, un restaurant scolaire, un stade de football et un stade annexe (avec stade de rugby), un terrain de pétanque, un petit terrain de quilles, des courts de tennis, une déchèterie, un centre social polyvalent avec salle omnisports, un centre de tri, une aire des gens du voyage, une ADMR, une CAF, un relais d'assistantes maternelles, un accueil des services sociaux du conseil général, une médiathèque et une salle des jeunes.

Transports[modifier | modifier le code]

  • Venant de Toulouse, Albi, Carmaux..., et allant en direction de Rodez, on peut traverser la commune en empruntant la nouvelle 2X2 voies, évitant la traversée des villes de Luc ou de la Primaube.
  • Une gare est située à la Primaube. Elle est desservie par des TER Midi-Pyrénées.
  • La commune faisant partie de Rodez Agglomération, elle est desservie par les transports urbains Agglobus. La ligne J dessert Luc et La Primaube.

Arrêts de bus de Luc et La Primaube desservis par la ligne J

  • Luc Fontaine
  • Luc Mairie
  • Salle d'animation
  • Bellevue
  • Lac de Planèzes
  • L'Etoile
  • Saint Jean
  • Saint Martin
  • Rue du Stade
  • Les Maronniers
  • Le Baracou
  • Naujac
  • Giratoire Boissonnade

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus[modifier | modifier le code]

En 2018 (données Insee publiées en ), la commune compte 2 651 ménages fiscaux[Note 2], regroupant 5 835 personnes. La médiane du revenu disponible par unité de consommation est de 22 900 [I 2] (20 640  dans le département[I 3]). 56 % des ménages fiscaux sont imposés[Note 3] ( % dans le département).

Emploi[modifier | modifier le code]

Taux de chômage
Division 2008 2013 2018
Commune[I 4] 3,5 % 4,7 % 4,8 %
Département[I 5] 5,4 % 7,1 % 7,1 %
France entière[I 6] 8,3 % 10 % 10 %

En 2018, la population âgée de 15 à 64 ans s'élève à 3 566 personnes, parmi lesquelles on compte 80,4 % d'actifs (75,6 % ayant un emploi et 4,8 % de chômeurs) et 19,6 % d'inactifs[Note 4],[I 4]. Depuis 2008, le taux de chômage communal (au sens du recensement) des 15-64 ans est inférieur à celui de la France et du département.

La commune fait partie de la couronne de l'aire d'attraction de Rodez, du fait qu'au moins 15 % des actifs travaillent dans le pôle[Carte 1],[I 7]. Elle compte 2 088 emplois en 2018, contre 2 032 en 2013 et 1 992 en 2008. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la commune est de 2 723, soit un indicateur de concentration d'emploi de 76,7 % et un taux d'activité parmi les 15 ans ou plus de 57,8 %[I 8].

Sur ces 2 723 actifs de 15 ans ou plus ayant un emploi, 635 travaillent dans la commune, soit 23 % des habitants[I 9]. Pour se rendre au travail, 91,2 % des habitants utilisent un véhicule personnel ou de fonction à quatre roues, 1,4 % les transports en commun, 4,1 % s'y rendent en deux-roues, à vélo ou à pied et 3,3 % n'ont pas besoin de transport (travail au domicile)[I 10].

Activités hors agriculture[modifier | modifier le code]

Secteurs d'activités[modifier | modifier le code]

529 établissements[Note 5] sont implantés à Luc-la-Primaube au . Le tableau ci-dessous en détaille le nombre par secteur d'activité et compare les ratios avec ceux du département[Note 6],[I 11].

Secteur d'activité Commune Département
Nombre % %
Ensemble 529 100 % (100 %)
Industrie manufacturière,
industries extractives et autres
58 11 % (17,7 %)
Construction 87 16,4 % (13 %)
Commerce de gros et de détail,
transports, hébergement et restauration
140 26,5 % (27,5 %)
Information et communication 5 0,9 % (1,5 %)
Activités financières et d'assurance 25 4,7 % (3,4 %)
Activités immobilières 31 5,9 % (4,2 %)
Activités spécialisées, scientifiques et techniques
et activités de services administratifs et de soutien
67 12,7 % (12,4 %)
Administration publique, enseignement,
santé humaine et action sociale
71 13,4 % (12,7 %)
Autres activités de services 45 8,5 % (7,8 %)

Le secteur du commerce de gros et de détail, des transports, de l'hébergement et de la restauration est prépondérant sur la commune puisqu'il représente 26,5 % du nombre total d'établissements de la commune (140 sur les 529 entreprises implantées à Luc-la-Primaube), contre 27,5 % au niveau départemental[I 12].

Entreprises[modifier | modifier le code]

Les cinq entreprises ayant leur siège social sur le territoire communal qui génèrent le plus de chiffre d'affaires en 2020 sont[11] :

  • Francois Materiaux, commerce de gros (commerce interentreprises) de bois et de matériaux de construction (26 800 k€)
  • So Co Fal, fabrication de matelas (16 382 k€)
  • SA Natimar, supermarchés (13 745 k€)
  • ETS Francois Industrie, fabrication de béton prêt à l'emploi (12 991 k€)
  • Etoile Des Grands Causses, commerce d'autres véhicules automobiles (10 097 k€)
L'église de Luc
L'église de la Primaube,
avec son clocher blanc.
Répartition de l'emploi[I 13]
Agriculture Industrie Tertiaire Construction
Luc-la-Primaube 4,1 % 18,7 % 66,1 % 11,0 %
Moyenne nationale 4,1 % 18,3 % 71,5 % 6,1 %

Agriculture[modifier | modifier le code]

La commune est dans le Segala, une petite région agricole occupant l'ouest du département de l'Aveyron[12]. En 2020, l'orientation technico-économique de l'agriculture[Note 7] sur la commune est l'élevage bovin, orientation mixte lait et viande[Carte 2].

1988 2000 2010 2020
Exploitations 124 66 70 60
SAU[Note 8] (ha) 2 284 2 056 2 063 2 075

Le nombre d'exploitations agricoles en activité et ayant leur siège dans la commune est passé de 124 lors du recensement agricole de 1988[Note 9] à 66 en 2000 puis à 70 en 2010[14] et enfin à 60 en 2020[Carte 3], soit une baisse de 52 % en 32 ans. Le même mouvement est observé à l'échelle du département qui a perdu pendant cette période 51 % de ses exploitations[15],[Carte 4]. La surface agricole utilisée sur la commune a également diminué, passant de 2 284 ha en 1988 à 2 075 ha en 2020[Carte 5]. Parallèlement la surface agricole utilisée moyenne par exploitation a augmenté, passant de 18 à 35 ha[14].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • On trouve, à Luc, une église Saint-Maurice bâtie au XVe siècle, dans laquelle on peut admirer des fresques médiévales datant du début du XVIe siècle, ainsi qu'une belle piéta polychrome représentant la Vierge, Saint Jean et Sainte Madeleine. Son clocher fut bâti en 1612. L'église fut ensuite agrandie en 1889. C'est le plus ancien bâtiment religieux de la commune, dans lequel on réalise encore des cérémonies religieuses.
  • Non loin de Luc, à Planèzes, se situe le château de Planèzes, bâti lui aussi au XVe siècle, et appartenant à la famille de La Malène.

La Primaube compte plusieurs monuments.

  • Église Saint-Jean de la Primaube. Tout d'abord son église moderne datant de 1964. Au passage on peut remarquer son clocher récemment construit comptant 4 cloches, l'une fut créé en 1822 et les deux autres furent achetées en 1889. Elles ont tout d'abord été accrochées au clocher de la Capelle Saint-Martin, puis, depuis le , c'est au clocher de la Primaube que l'on peut les entendre résonner de nouveau. Le chœur de l'église est surtout marqué par 3 sculptures, représentant saint Jean, la Vierge Marie et le Christ sur la croix.
  • La Primaube compte aussi deux monuments commémoratifs : un monument aux morts représentant un soldat de la guerre de 14-18 mort, honorant initialement les enfants de la Capelle Saint-Martin morts pour la France ; et un autre monument plus récent à la mémoire des soldats aveyronnais morts pour la France en Algérie, Maroc et Tunisie. Sur ce monument on peut voir un drapeau français et une plaque représentant la carte de l'Aveyron ainsi que les noms des Aveyronnais qui sont tombés au combat. (voir les images ci-dessous)
  • Un autre monument, l'église gothique Saint-Martin de la Capelle Saint-Martin. Sa construction débuta au XIIIe siècle, puis, l'église fut légèrement agrandie au XVe siècle. Cet édifice, aux retombées de voûte de la chapelle de droite, était un symbole pour les évangélistes. Jadis, elle constituait un pèlerinage pour les enfants.
  • Dans ce même lieu-dit, on retrouve une ancienne école, aujourd'hui fermée et transformée en habitations.

Médias[modifier | modifier le code]

La station de radio Totem siège au 8 rue du Cros, à la Primaube. Elle couvre 11 départements, et serait la 1re radio des départements de l'Aveyron et de la Lozère en termes d'audiences.

Vie locale[modifier | modifier le code]

Festivités[modifier | modifier le code]

Chaque année, le deuxième ou troisième week-end du mois de juin, le comité des fêtes de la commune organise une grande fête à la Primaube. De nombreuses activités sont organisées telles qu'une retraite aux flambeaux le vendredi soir, moment très convivial où les Primaubois et leurs enfants se dotent de lampions et déambulent à travers la Primaube en suivant une fanfare, ce jusqu'au terrain de pétanque de la ville d'où est lancé un feu d'artifice. Le samedi, un concert a lieu sur la Place de l'Étoile, lorsqu'il fait beau (dans le cas contraire, le concert se fait dans le gymnase du centre social). Le dimanche, un grand pique-nique est organisé sur les pelouses du centre social. D'autres activités telles qu'un concours de pêche, un concours de pétanque, une randonnée ou encore un vide-grenier géant, attendent les habitants de la commune. Enfin, une fête foraine est également présente chaque année, sur la Place du Marché, tout au long de ce week-end festif.

Sports[modifier | modifier le code]

Théâtre[modifier | modifier le code]

La commune accueille, depuis 2008, une troupe de théâtre amateur Bruits de Couloirs. Cette association créé par des Luco-Primaubois réunit une dizaine de comédiens préparant chaque année des spectacles de sketchs humoristiques. Depuis 2008, l'association dispose, également, d'une école de théâtre afin de transmettre sa passion à la jeune génération. La trentaine de jeunes comédiens travaillent chaque semaine pour monter une pièce de théâtre qui est joué en fin d'année scolaire.

Fait exceptionnel pour une association de cette envergure, Bruits de Couloirs est parrainé par Michel Galabru. Il est, d'ailleurs, venu jouer Les Rustres de Goldoni le [16] à la demande de ses jeunes filleuls.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • François Vayssettes, né à la Palmerie le , nommé consul de Rodez en 1785, président du directoire du département en 1790, conseiller à la cour royale de Montpellier, décoré de la Légion d'Honneur lors du couronnement de l'Empereur Napoléon Ier le , décédé le .
  • Edmond Lunet de La Malène (1841-1910), avocat, fut maire de Luc (1890-1910) ; il fut président de la Société centrale d'agriculture de l'Aveyron.
  • Christian de La Malène (1920-2008), petit-fils d'Edmond, était l'ancien propriétaire du château de Planèzes.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (oc + fr) Christian-Pierre Bedel (préf. Jean-Paul Espinasse), Rodés-oèst : Druèla, Luc, Olemps / Christian-Pierre Bedel e los estatjants del canton de Rodés-oèst, Rodez, Mission départementale de la culture, coll. « Al canton », , 295 p., ill., couv. ill. ; 28 cm (ISBN 2-907279-59-9, ISSN 1151-8375, BNF 39300577)

Galerie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.
  2. Un ménage fiscal est constitué par le regroupement des foyers fiscaux répertoriés dans un même logement. Son existence, une année donnée, tient au fait que coïncident au moins une déclaration indépendante de revenus et l’occupation d’un logement connu à la taxe d’habitation.
  3. La part des ménages fiscaux imposés est le pourcentage des ménages fiscaux qui ont un impôt à acquitter au titre de l'impôt sur le revenu des personnes physiques. L'impôt à acquitter pour un ménage fiscal correspond à la somme des impôts à acquitter par les foyers fiscaux qui le composent.
  4. Les inactifs regroupent, au sens de l'Insee, les élèves, les étudiants, les stagiaires non rémunérés, les pré-retraités, les retraités et les autres inactifs.
  5. L'établissement, au sens de l’Insee, est une unité de production géographiquement individualisée, mais juridiquement dépendante de l'unité légale. Il produit des biens ou des services.
  6. Le champ de ce tableau couvre les activités marchandes hors agriculture.
  7. L'orientation technico-économique est la production dominante de l'exploitation, déterminée selon la contribution de chaque surface ou cheptel à la production brute standard.
  8. Les données relatives à la surface agricole utilisée (SAU) sont localisées à la commune où se situe le lieu principal de production de chaque exploitation. Les chiffres d'une commune doivent donc être interprétés avec prudence, une exploitation pouvant exercer son activité sur plusieurs communes, ou plusieurs départements voire plusieurs régions.
  9. Le recensement agricole est une opération décennale européenne et obligatoire qui a pour objectif d'actualiser les données sur l'agriculture française et de mesurer son poids dans l'agriculture européenne[13].
  • Cartes
  1. Agence nationale de la cohésion des territoires, « Carte de la commune dans le zonage des aires d'attraction de villes. », sur l'observatoire des territoires (consulté le ).
  2. « Recensement agricole 2020 - Carte de la spécialisation de la production agricole par commune », sur stats.agriculture.gouv.fr (consulté le ).
  3. « Recensement agricole 2020 - Carte du nombre d'exploitations et de la surface agricole utilisée (SAU) moyenne par commune », sur stats.agriculture.gouv.fr (consulté le ).
  4. « Recensement agricole 2020 - Carte du nombre d'exploitations et de la surface agricole utilisée par département », sur stats.agriculture.gouv.fr (consulté le ).
  5. « Recensement agricole 2020 - Carte de la surface agricole utilisée (SAU) par commune et de la SAU moyenne », sur stats.agriculture.gouv.fr (consulté le ).

Références[modifier | modifier le code]

Site de l'Insee[modifier | modifier le code]

  1. Insee, « Évolution et structure de la population en 2018 - Commune de Luc-la-Primaube (12133) », (consulté le ).
  2. « REV T1 - Ménages fiscaux de l'année 2018 à Luc-la-Primaube » (consulté le ).
  3. « REV T1 - Ménages fiscaux de l'année 2018 dans l'Aveyron » (consulté le ).
  4. a et b « Emp T1 - Population de 15 à 64 ans par type d'activité en 2018 à Luc-la-Primaube » (consulté le ).
  5. « Emp T1 - Population de 15 à 64 ans par type d'activité en 2018 dans l'Aveyron » (consulté le ).
  6. « Emp T1 - Population de 15 à 64 ans par type d'activité en 2018 dans la France entière » (consulté le ).
  7. « Base des aires d'attraction des villes 2020 », sur site de l'Insee (consulté le ).
  8. « Emp T5 - Emploi et activité en 2018 à Luc-la-Primaube » (consulté le ).
  9. « ACT T4 - Lieu de travail des actifs de 15 ans ou plus ayant un emploi qui résident dans la commune en 2018 » (consulté le ).
  10. « ACT G2 - Part des moyens de transport utilisés pour se rendre au travail en 2018 » (consulté le ).
  11. « DEN T5 - Nombre d'établissements par secteur d'activité au 31 décembre 2019 à Luc-la-Primaube » (consulté le ).
  12. « DEN T5 - Nombre d'établissements par secteur d'activité au 31 décembre 2019 dans l'Aveyron » (consulté le ).
  13. Répartition des actifs par secteur économique selon l'étude de l’Insee en 2006)

Autres sources[modifier | modifier le code]

  1. Luc-la-Primaube sur le site du Grand Rodez
  2. Journal officiel n° 215 du 15 septembre 2005
  3. L'Histoire de Rodez, d'Henri Enjalbert
  4. art L. 2121-2 du code général des collectivités territoriales.
  5. « Résultats des élections municipales et communautaires 2014 », sur interieur.gouv.fr (consulté le ).
  6. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  7. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.
  10. Insee, « Évolution et structure de la population en 2018 - Département de l'Aveyron (12) », (consulté le ).
  11. « Entreprises à Luc-la-Primaube », sur entreprises.lefigaro.fr (consulté le ).
  12. « Les régions agricoles (RA), petites régions agricoles(PRA) - Année de référence : 2017 », sur agreste.agriculture.gouv.fr (consulté le ).
  13. Présentation des premiers résultats du recensement agricole 2020, Ministère de l’agriculture et de l’alimentation, 10 décembre 2021
  14. a et b « Fiche de recensement agricole - Exploitations ayant leur siège dans la commune de Luc-la-Primaube - Données générales », sur recensement-agricole.agriculture.gouv.fr (consulté le ).
  15. « Fiche de recensement agricole - Exploitations ayant leur siège dans le département de l'Aveyron » (consulté le ).
  16. Article de La Dépêche : Michel Galabru, un parrain talentueux et abordable

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]