Saint-Geniès (Dordogne)

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Saint-Geniès
Le château et l'église de Saint-Geniès.
Le château et l'église de Saint-Geniès.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Dordogne
Arrondissement Sarlat-la-Canéda
Canton Terrasson-Lavilledieu
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Fénelon
Maire
Mandat
Michel Lajugie
2014-2020
Code postal 24590
Code commune 24412
Démographie
Population
municipale
940 hab. (2014)
Densité 28 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 59′ 39″ nord, 1° 15′ 06″ est
Altitude Min. 149 m
Max. 303 m
Superficie 33,59 km2
Localisation

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Liens
Site web saintgenies.com

Saint-Geniès est une commune française située dans le département de la Dordogne, en région Nouvelle-Aquitaine.

Géographie[modifier | modifier le code]

Lavoir sur la Chironde, à l'est du bourg de Saint-Geniès.

La commune de Saint-Geniès se situe en Périgord noir, au sud-ouest du département de la Dordogne. Elle est traversée du sud au nord-est par la Chironde, petit affluent du Coly et sous-affluent de la Vézère. La Beune, affluent de la Vézère, prend sa source au nord-ouest du territoire communal et s'écoule en direction du sud-ouest.

L'altitude minimale, 149 mètres[1], se trouve tout au nord de la commune, au nord-est du lieu-dit Vialard, sur la route départementale 64, en limite de la commune de Saint-Amand-de-Coly. L'altitude maximale avec 303 mètres[2], est localisée à l'extrême sud-est, à proximité de la commune de Saint-Crépin-et-Carlucet, au sud-ouest du lieu-dit Combe Tenergue.

Le bourg, implanté en rive gauche de la Chironde et traversé par les routes départementales 61 et 64, se situe, en distances orthodromiques, onze kilomètres au sud-est de Montignac et douze kilomètres au nord-nord-est de Sarlat-la-Canéda.

La principale voie d'accès à la commune reste la route départementale 704, de direction nord-sud, qui passe 500 mètres à l'ouest du bourg. À l'ouest, la commune est également desservie par la route départementale 48, qui fait prolongement à la route départementale 61.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Saint-Geniès
Saint-Amand-de-Coly Archignac
La Chapelle-Aubareil Saint-Geniès Paulin
Marcillac-Saint-Quentin Saint-Crépin-et-Carlucet Salignac-Eyvigues

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le lieu tire son nom de Sanctus Genesius[3], nom de plusieurs martyrs[4].

En occitan, la commune porte le nom de Sent Giniés[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

La première mention écrite connue du lieu, Beata Maria de Sancto Genesio en 1178, se réfère à son église[4].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs[modifier | modifier le code]

La commune de Saint-Geniès a, dès 1790, été rattachée au canton de la Cassagne qui dépendait du district de Montignac jusqu'en 1795, date de suppression des districts. Lorsque ce canton est supprimé par la loi du 8 pluviôse an IX () portant sur la « réduction du nombre de justices de paix », la commune est rattachée au canton de Salignac (devenu canton de Salignac-Eyvignes en 1965, puis renommé en canton de Salignac-Eyvigues en 2001), dépendant de l'arrondissement de Sarlat (devenu l'arrondissement de Sarlat-la-Canéda en 1965)[5].

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Fin 1998, Saint-Geniès intègre dès sa création la communauté de communes du Salignacois. Celle-ci est dissoute au 31 décembre 2013 et remplacée au 1er janvier 2014 par la communauté de communes du Pays de Fénelon.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

La mairie de Saint-Geniès.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
         
1995 mars 2008 Anne-Marie Bousquet    
mars 2008[6] (réélu en mars 2014) en cours Michel Lajugie Apparenté PCF Agriculteur
Conseiller général du canton de Salignac-Eyvigues (2011-2015)
Conseiller départemental du canton de Terrasson-Lavilledieu (depuis 2015)

Jumelages[modifier | modifier le code]

Drapeau de la France Le Juch (France) depuis 1997

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués à Saint-Geniès depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans (2004, 2009, 2014, etc. pour Saint-Geniès[7]). Depuis 2006, les autres dates correspondent à des estimations légales. En 2014, Saint-Geniès comptait 940 habitants.

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 300 1 200 1 259 1 303 1 457 1 550 1 327 1 571 1 561
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 556 1 584 1 466 1 400 1 418 1 406 1 449 1 360 1 412
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 188 1 147 1 135 1 002 993 919 917 881 826
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
812 765 731 702 735 815 961 941 940
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

En 2012[9], parmi la population communale comprise entre 15 et 64 ans, les actifs représentent 460 personnes, soit 46,6 % de la population municipale. Le nombre de chômeurs (59) a augmenté par rapport à 2007 (41) et le taux de chômage de cette population active s'établit à 12,8 %.

Établissements[modifier | modifier le code]

Au 31 décembre 2013, la commune compte 148 établissements[10], dont 84 au niveau des commerces, transports ou services, vingt-neuf dans l'agriculture, la sylviculture ou la pêche, dix-neuf dans la construction, dix relatifs au secteur administratif, à l'enseignement, à la santé ou à l'action sociale, et six dans l'industrie[11].

Entreprises[modifier | modifier le code]

Dans le secteur du BTP, parmi les entreprises ayant leur siège social en Dordogne, la SARL ATSE Bordes (travaux d'installation d'équipements thermiques et de climatisation), implantée à Saint-Geniès, se classe 9e avec 7 728 k€, en termes de chiffre d'affaires hors taxes en 2012-2013[12].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Sur un espace limité, le village de Saint-Geniès présente un bel ensemble architectural, avec quatre monuments protégés au titre des monuments historiques et ses toits recouverts de lauzes.

Vieux château de Saint-Geniès[modifier | modifier le code]

Vestige du vieux château.

Remontant au XIIe siècle, il ne subsiste, en bordure est du village, qu'un donjon en ruines du vieux château ravagé lors des guerres de religion[13]. Il est inscrit aux monuments historiques depuis 1925[14].

Château de Saint-Geniès[modifier | modifier le code]

Le château et le clocher-porche de l'église.

L'ancien château étant détruit, les seigneurs de Saint-Geniès font, sur la base d'édifices remontant au XIIIe siècle, bâtir au XVIe siècle un nouveau château, en forme de U. Au XVIIe siècle, une tour carrée contenant un escalier à vis est ajoutée. La tour ovale du XVIe siècle est rehaussée en 1912 pour y adjoindre un chemin de ronde et des mâchicoulis[13].

Le château, couvert de lauzes, est classé monument historique en 1976[15]. La façade orientale a été aménagée en restaurant[16].

Église Notre-Dame de l'Assomption[modifier | modifier le code]

L'église Notre-Dame de l'Assomption.

Des XIIe et XVe siècles, classée[17], l'église Notre-Dame de l'Assomption également couverte de lauzes comprend deux parties : le chœur et la nef ont été construits probablement au XIIe siècle, avec des ajouts de chapelles à la fin du XIIIe siècle et au XVe siècle. Le chœur est de plan polygonal à l'extérieur et semi-circulaire à l'intérieur et voûté en cul-de-four. Il est précédé d'une travée droite voûtée en berceau, avec une chapelle au nord. La nef se compose de deux travées voûtées d'ogives aujourd'hui sur laquelle s'ouvrent quatre chapelles.

  • L'église apparaît dans des documents en 1168. Elle est déjà dédiée à la Bienheureuse Vierge Marie. Elle dépend alors de l'abbaye de Saint-Amand-de-Coly.
  • En 1283, elle a deux desservants, la cure dépendait de l'évêque et l'abbé de Saint-Amand-de-Coly.
  • Au XVe siècle la seigneurie est entrée dans la famille de Gontaut quand Richard de Gontaut, capitaine de Montignac pour le roi Charles VI, épouse l'héritière des Salignac. Les Gontaut partagent la seigneurie avec la famille Lassalle. Il existe aussi sur le territoire de la paroisse la seigneurie de Pelvezy.
  • La chapelle au nord de la première travée de la nef porte à la clé de voûte l'écu des Carbonnières qui sont seigneurs de Pelvezy depuis le mariage de Jeanne de Salignac avec Jean de Carbonnières en 1424.
  • La chapelle nord de la seconde travée de la nef avait une ouverture permettant l'accès depuis le château.
  • À la fin du XVe siècle, construction du clocher-porche.
  • En 1570, Jean de Gontaud déclare dans son testament vouloir être enterré dans l'église de Saint-Geniès.
  • En 1772,le prieuré et la cure sont réunis.

Chapelle du Cheylat[modifier | modifier le code]

À environ 70 mètres à l'est des vestiges du donjon du vieux château, la chapelle du Cheylat (ou du Cheylard), édifice religieux d'un cimetière qui n'existe plus, est classée depuis 1899[18]. Elle a été fondée en 1331[19]. À l'intérieur, de nombreuses peintures du XIVe siècle représentent la vie du Christ et des saints[20].

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Château et chapelle de Pelvézy[modifier | modifier le code]

Deux kilomètres à l'ouest-sud-ouest du village, le château de Pelvézy accueille un centre de vacances. Il a conservé une chapelle du XVIIe siècle[21].

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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Philippe Araguas - Saint-Geniès. Église Notre-Dame de l'Assomption - pp. 18–24 dans Congrès archéologique de France. 137e session. Périgord noir. 1979 - Société Française d'Archéologie - Paris - 1982

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Altitude 149, au nord-est de Vialard sur Géoportail (consulté le 24 octobre 2010).
  2. Bne 303 sur Géoportail (consulté le 24 octobre 2010).
  3. a et b Le nom occitan des communes du Périgord sur le site du Conseil général de la Dordogne, consulté le 5 novembre 2013.
  4. a et b Chantal Tanet et Tristan Hordé, Dictionnaire des noms de lieux du Périgord, éditions Fanlac, 2000, (ISBN 2-86577-215-2), p. 321.
  5. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Union départementale des maires de la Dordogne, consultée le 28 août 2014.
  7. « Calendrier de recensement », sur Insee (consulté le 27 mars 2014)
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  9. Chiffres-clés - Emploi - Population active - tableaux EMP T2 et EMP T4 sur le site de l'Insee, consulté le 26 novembre 2015.
  10. « Établissement - Définition », sur Insee (consulté le 26 novembre 2015).
  11. Chiffres clés - Établissements actifs par secteur d'activité - tableau CEN T1 sur le site de l'Insee, consulté le 26 novembre 2015.
  12. « Bâtiment/Travaux publics : les 50 premières », Sud Ouest éco édition Dordogne, 13 novembre 2014, p. 36.
  13. a et b Guy Penaud, Dictionnaire des châteaux du Périgord, p. 255, éditions Sud Ouest, 1996, (ISBN 2-87901-221-X)
  14. « Château (ruines) », notice no PA00082838, base Mérimée, ministère français de la Culture. Consultée le 9 juillet 2010.
  15. « Château de Saint-Geniès », notice no PA00082837, base Mérimée, ministère français de la Culture. Consultée le 9 juillet 2010.
  16. Château de Saint-Geniès sur le site Périgord.evous. Consulté le 9 juillet 2010.
  17. « Église Notre-Dame », notice no PA00082839, base Mérimée, ministère français de la Culture. Consulté le 10 décembre 2009
  18. « Chapelle du Cheylat », notice no PA00082836, base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 23 octobre 2010.
  19. Abbé Carles, Dictionnaire des paroisses du Périgord, éditions du Roc de Bourzac, Bayac, 2004, (réédition à l'identique de celle de 1884 : Les titulaires et patrons du diocèse de Périgueux et de Sarlat), (ISBN 2-87624-125-0), p. 134.
  20. « Peintures monumentales de la chapelle du Cheylat », notice no PM24000332, base Palissy, ministère français de la Culture, consultée le 23 octobre 2010.
  21. Guy Penaud, Dictionnaire des châteaux du Périgord, p. 206, éditions Sud Ouest, 1996, (ISBN 2-87901-221-X)