Grassac

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Grassac
Entrée du village par la D 109.
Entrée du village par la D 109.
Blason de Grassac
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Charente
Arrondissement Angoulême
Canton Val de Tardoire
Intercommunalité Communauté de communes Seuil Charente-Périgord
Maire
Mandat
Sylvie Bernard
2014-2020
Code postal 16380
Code commune 16158
Démographie
Population
municipale
319 hab. (2014)
Densité 11 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 35′ 12″ nord, 0° 24′ 13″ est
Altitude Min. 107 m – Max. 227 m
Superficie 28,23 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Charente

Voir sur la carte administrative de la Charente
City locator 14.svg
Grassac

Géolocalisation sur la carte : Charente

Voir sur la carte topographique de la Charente
City locator 14.svg
Grassac

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Grassac

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Grassac

Grassac est une commune du Sud-Ouest de la France, située dans le département de la Charente (région Nouvelle-Aquitaine).

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation et accès[modifier | modifier le code]

Grassac est une commune rurale du pays d'Horte et Tardoire située à 20 km au sud-est d'Angoulême, qui est la grande ville la plus proche.

Grassac est aussi à 4 km au sud-ouest de Marthon, 11 km à l'est de Dignac, 12 km au sud-ouest de Montbron, chef-lieu de son canton, 15 km au nord-est de Villebois-Lavalette, 21 km au nord-ouest de Nontron[1].

Le bourg est situé au carrefour de la D 16, la route principale, qui va de Confolens à Montmoreau et qui passe par Montbron, Marthon et Villebois-Lavalette, la D 109 qui va vers Saint-Germain-de-Montbron au nord et Charras au sud, et la D 34 qui monte dans la forêt d'Horte et va vers Dignac et Angoulême. La commune est aussi traversée à l'ouest par la D 25 qui va d'Angoulême à Combiers[2].

Hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

La commune ne compte que quelques hameaux, comme Doumerac et le Maine Épauty au sud-est, l'Hermite à l'ouest, chez Durand près du bourg, la Cibardie en lisière de forêt au nord du bourg, etc.[2]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Grassac
Vouzan Saint-Germain-de-Montbron Marthon
Sers Grassac Feuillade
Rougnac Charras

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La forêt d'Horte à Grassac sur la D.34

La commune de Grassac pour sa moitié sud-ouest est située sur un plateau calcaire crétacé (Cénomanien), formant cuesta au-dessus de la partie jurassique (Bajocien et Callovien) au nord-est. Ce plateau est couvert par des terrains tertiaires d'origine détritique (galets, sable) et par la forêt d'Horte[3],[4],[5]. C'est cette même cuesta qu'on longe jusqu'à Charras par la D 109 et qui passe par la Bréchinie et Doumérat, et qui ménage de beaux points de vue.

Article connexe : Géologie de la Charente.

Le bourg est situé sur le flanc de la cuesta et est à 180 m d'altitude. Le point culminant de la commune, 227 m d'altitude, est dans la forêt, le long de la D 34 à 700 m à l'ouest du bourg et il est un point géodésique. Le point le plus bas, 107 m d'altitude, est au nord-est, aux Guillemies, où il y a d'ailleurs une fosse due à la nature karstique de la roche[6].

Grassac est située à proximité du parc naturel régional Périgord Limousin[7].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Sur la commune de Grassac naît la Manore, affluent de la Lizonne et sous-affluent de la Dronne.

Climat[modifier | modifier le code]

Comme dans les trois quarts sud et ouest du département, le climat est océanique aquitain.

Article connexe : Climat de la Charente.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Les formes anciennes sont Graciaco en 1110[8], Gracciaco, Graczaco, Grazciaco en 1331, Grassaco en 1375[9], Grazcaco (non daté)[10].

L'origine du nom de Grassac remonterait à un nom de personne gallo-romain Grattius auquel est apposé le suffixe -acum, ce qui correspondrait à Grattiacum, « domaine de Grattius »[11],[12].

En 1801, la commune s'appelait Grassat[13].

Dialecte[modifier | modifier le code]

La commune est dans la partie occitane de la Charente qui en occupe le tiers oriental, et le dialecte est limousin[14]. Elle se nomme Graçac en occitan[15].

Articles connexes : Langues de la Charente et Charente occitane.

Histoire[modifier | modifier le code]

Depuis le XIIIe siècle, Grassac était un des 13 archiprêtrés de l'Angoumois, dont dépendaient 10 paroisses[16],[17].

En 1197, la paroisse de Grassac avait été donnée par l'évêque d'Angoulême, Adhémar, à l'abbaye de Bourgueil, qui la rattacha au prieuré de Beaulieu à Angoulême. En 1529, le pape Clément VII détacha cette paroisse de l'abbaye de Bourgueil et la donna à l'abbaye de Saint-Ausone d'Angoulême.

Les registres de l'état civil remontent au tout début du XVIIe siècle. De 1764 à 1777, ces registres étaient soigneusement tenus par l'archiprêtre Jean Durand.

Sous l'Ancien Régime, Grassac comportait de nombreux fiefs.

L'ancien château d'Horte était situé en haut du bourg dans la forêt d'Horte, qui était un fief démembré de la forêt de Feuillade et appartenait au XVe siècle à la famille de Vassoigne. Ce fief passa par mariage à la famille de La Place au milieu du XVIIIe siècle, qui fit construire le château. Celui-ci fut abandonné à la Révolution et tomba en ruines. Un nouveau château fut rebâti à côté par la suite.

Le fief de la Bréchenie relevait de la baronnie de Marthon, et appartenait dès le XIIIe siècle à la famille de Vassoigne. Le dernier marquis de Vassoigne est mort en 1903, et sa sœur, Madame de Bodart, conservait encore le domaine. Le château actuel a été rebâti dans la seconde moitié du XVIIe siècle par François de Vassoigne, et sa femme, Pétronille de Galard-Béarn.

Article connexe : Château de la Bréchinie.

Au village de l'Hermite était située au XVIIIe siècle une petite verrerie exploitée par deux familles nobles, les Ferret et les Riol. Faute d'appui du pouvoir royal, cette verrerie périclita et les propriétaires quittèrent l'Angoumois pour le Périgord. La verrerie se transforma en une fabrique de briques réfractaires, qui fonctionnait encore au début du XXe siècle[17].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
De gueules à la tour d’or, à la mer cousue d’azur.
Commentaires : Blason de Grassac.

Administration[modifier | modifier le code]

Mairie de Grassac
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1995 2008 Guy Charron    
2008 2014 Jean-Pierre Claeys SE Agriculteur
2014 en cours Sylvie Bernard SE Assistante maternelle

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[18]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[19],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 319 habitants, en augmentation de 8,14 % par rapport à 2009 (Charente : 0,65 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1841 1846 1851 1856
684 696 706 700 786 710 740 789 749
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
690 688 627 620 597 587 544 502 478
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
464 483 432 444 407 415 372 305 274
1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014 -
280 268 263 285 274 268 295 319 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2006[20].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Grassac en 2007 en pourcentage[21].
Hommes Classe d’âge Femmes
1,4 
90  ans ou +
1,4 
8,8 
75 à 89 ans
8,1 
14,2 
60 à 74 ans
19,6 
26,4 
45 à 59 ans
22,2 
23,0 
30 à 44 ans
19,6 
10,8 
15 à 29 ans
13,5 
15,5 
0 à 14 ans
15,6 
Pyramide des âges du département de la Charente en 2007 en pourcentage[22].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,5 
90  ans ou +
1,6 
8,2 
75 à 89 ans
11,8 
15,2 
60 à 74 ans
15,8 
22,3 
45 à 59 ans
21,5 
20,0 
30 à 44 ans
19,2 
16,7 
15 à 29 ans
14,7 
17,1 
0 à 14 ans
15,4 

Économie[modifier | modifier le code]

Les principales activités sur la commune sont relatives à la culture et à la production animale.

Appellations d'origine contrôlée[modifier | modifier le code]

Comme une grande partie du département, la commune de Grassac est située sur le territoire des appellations d'origine contrôlée (AOC) pour le beurre Charentes-Poitou, le pineau des Charentes blanc, rosé et rouge, les eaux-de-vie cognac Bois ordinaires ou Bois à terroirs, le cognac Bons Bois, et l'Esprit de Cognac[23].

Indications géographiques protégées[modifier | modifier le code]

Grassac se trouve aussi dans le périmètre des indications géographiques protégées (IGP) pour le veau du Limousin, l'agneau de Poitou-Charentes, le porc du Limousin, le jambon de Bayonne, ainsi que les vins de pays charentais blanc, rosé et rouge[23].

Équipements, services et vie locale[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

L'école est un regroupement pédagogique intercommunal entre Charras, Grassac et Rougnac. Rougnac accueille l'école primaire, et Charras et Grassac les écoles élémentaires. L'école comporte une classe unique. Le secteur du collège est Montbron[24].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église paroissiale Saint-Jean-Baptiste, romane du XIIe siècle, remaniée aux XVe et XVIe siècles. Massive, au clocher carré, l'église a une double nef comme certaines églises des environs (Combiers, Gardes, Édon). Elle était un siège d'archiprêtré. Elle est inscrite aux monuments historiques pour ses façades et sa toiture depuis le 7 juin 1993[25]. Elle appartient à la commune.
Église de Grassac
  • Église orthodoxe de Doumérac. Il s'agit en fait du monastère orthodoxe Notre-Dame-de-Chersonèse, dit aussi de Korssoun, qui est un monastère féminin sous la juridiction du diocèse orthodoxe russe de Chersonèse[26]. L'église pour le culte public est à 9 km, à Puyloubard, dans la commune de Beaussac (Dordogne)[27]. Une exposition-vente, organisée par cinq religieuses du monastère orthodoxe de Doumérac, a eu lieu l'hiver 2012 avec notamment des icônes, des tableaux, des œufs en bois peints, des boîtes décorées et de savoureuses confitures de pêche, sureau et prune. Cette vente permet d'entretenir le monastère qui ne reçoit pas d'aide de la Russie. Cette communauté a été fondée il y a une vingtaine d'années par le père Archimandrite Barsanuphe. Doumérac compte une cinquantaine de fidèles venant de toute la région. De leur côté, les sœurs se rendent une fois par mois en Auvergne pour une liturgie[28].
  • Château de la Bréchinie. Il a été construit au XVIIe siècle. L'enceinte, l'enclos, la chapelle, le pigeonnier et la tour sont protégés; il est inscrit monument historique depuis le 31 décembre 1993[29]. C'est une propriété privée.
  • Château d'Horte. Il est situé à 1 km au nord-ouest du bourg. L'ancien château, ruiné, a donné son nom à la forêt, à moins que ce soit la ferme Horte située à son pied non loin du bourg.
Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Distances orthodromiques prises sous ACME Mapper
  2. a et b Carte IGN sous Géoportail
  3. Visualisateur Infoterre, site du BRGM
  4. Carte du BRGM sous Géoportail
  5. [PDF] BRGM, « Notice de la feuille de Montbron », sur Infoterre, (consulté le 12 novembre 2011)
  6. http://www.cartesfrance.fr/carte-france-ville/16158_Grassac.html
  7. http://www.annuaire-mairie.fr/mairie-grassac.html
  8. Jean Nanglard, Cartulaire de l'église d'Angoulême, t. IX, Bulletins et mémoires de la Société archéologique et historique de la Charente, imprimerie G.Chasseignac, (1re éd. 1180), 296 p. (lire en ligne), p. 124
  9. Jean Nanglard, Livre des fiefs de Guillaume de Blaye, évêque d'Angoulême [« Liber feodorum »], t. 5, Société archéologique et historique de la Charente, (1re éd. 1273), 404 p. (lire en ligne), p. 45,171,183,278
  10. Bulletin de la Société archéologique et historique de la Charente, 1882, p.88
  11. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Paris, Librairie Guénégaud, (1re éd. 1963), 738 p. (ISBN 2-85023-076-6), p. 327.
  12. Jean Talbert, Origine des noms de lieux, 1928
  13. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  14. Jean-Hippolyte Michon, Statistique monumentale de la Charente, Paris, Derache (réimprimé en 1980 par Bruno Sépulchre, Paris), , 334 p. (lire en ligne), p. 55
  15. (oc) Jean Urroz, « Les noms des communes en Charente occitane », (consulté le 14 décembre 2014)
  16. Vigier de la Pile, Histoire de l'Angoumois, Paris, Derache (1846, Laffite reprint 2002), , 160 p. (ISBN 2-86276-384-5, lire en ligne), p. 5
  17. a et b Jules Martin-Buchey, Géographie historique et communale de la Charente, édité par l'auteur, Châteauneuf, 1914-1917 (réimpr. Bruno Sépulchre, Paris, 1984), 422 p., p. 194
  18. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  19. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  20. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  21. « Evolution et structure de la population à Grassac en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 31 juillet 2010)
  22. « Résultats du recensement de la population de la Charente en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 31 juillet 2010)
  23. a et b IGP/AOC par commune sur le site de l'INAO, consulté le 29 novembre 2013.
  24. Site de l'inspection académique de la Charente, « Annuaire des écoles » (consulté le 28 juin 2012)
  25. « Église de Grassac », notice no PA00125675, base Mérimée, ministère français de la Culture
  26. Communauté de communes Seuil Charente-Périgord, « Monastère orthodoxe de Korssoun » (consulté le 16 novembre 2014)
  27. Diocèse de Chersonèse, patriarcat de Moscou, « Église orthodoxe russe en France », WMaker (consulté le 29 octobre 2009)
  28. Sylviane Carin, « Grassac, une exposition très orthodoxe », Charente libre,‎ (lire en ligne)
  29. « Logis de la Bréchinie », notice no PA00125676, base Mérimée, ministère français de la Culture

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]