Marthon

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Marthon
Marthon
Le bourg et l'église Saint-Martin
vus depuis le donjon.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Charente
Arrondissement Angoulême
Intercommunalité Communauté de communes La Rochefoucauld - Porte du Périgord
Maire
Mandat
Patrick Borie
2020-2026
Code postal 16380
Code commune 16211
Démographie
Gentilé Marthonnais
Population
municipale
560 hab. (2020 en augmentation de 1,63 % par rapport à 2014)
Densité 44 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 36′ 46″ nord, 0° 26′ 43″ est
Altitude Min. 92 m
Max. 196 m
Superficie 12,82 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Angoulême
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Val de Tardoire
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Marthon
Liens
Site web marthon.fr

Marthon (Marton en limousin, dialecte occitan) est une commune du Sud-Ouest de la France située dans le département de la Charente (région Nouvelle-Aquitaine).

Ses habitants sont les Marthonnais et les Marthonnaises[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

La D 16 depuis le pont sur le Bandiat.

Localisation et accès[modifier | modifier le code]

Le bourg de Marthon est situé à 8 km au sud-ouest de Montbron et 23 km au sud-est d'Angoulême, dans la vallée du Bandiat.

Marthon est aussi à 15 km au sud-est de La Rochefoucauld, 19 km au nord-ouest de Villebois-Lavalette et 19 km au nord-est de Nontron[2].

Deux voies principales se croisent dans le bourg de Marthon : la route d'Angoulême à Nontron (D 4 de Garat à Souffrignac), et la D 16 de Confolens à Montmoreau qui parcourt toute la commune du nord au sud[3].

Hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

Les principaux hameaux de la commune sont : Saint-Sauveur, dans le nord de la commune, autrefois siège d'une petite paroisse, réunie à Marthon au XVIIIe siècle ; Chez Trape, sur la route de Montbron ; les Métairies ; le Maine, le Petit Breuil et le Grand Breuil, dans le sud de la commune, etc.[3].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Marthon
Vouthon Montbron
Saint-Germain-de-Montbron Marthon Feuillade
Grassac

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Le terrain communal est calcaire et date du Jurassique moyen (Bajocien, Bathonien et Callovien). Les flancs de la vallée du Bandiat sont recouverts par endroits par des colluvions, sables argileux, ainsi que les plateaux au nord de la commune, tandis que le fond est occupé par des alluvions (sable et galets) datant du quaternaire (Pléistocène). Quelques failles est-ouest fissurent localement ces plateaux karstiques[4],[5],[6].

Le relief de la commune est celui d'un plateau, plus vallonné au nord, traversé d'est en ouest par la vallée du Bandiat. Le point culminant est à une altitude de 196 m, situé sur la limite nord-est dans la forêt, au nord de Limérac. Le point le plus bas est à 92 m, situé au fond d'une fosse aux Guillemies, au sud-ouest. Le bourg, au bord du Bandiat, s'étage entre 100 et 120 m d'altitude[3].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Réseau hydrographique[modifier | modifier le code]

La commune est située dans le bassin versant de la Charente au sein du Bassin Adour-Garonne[7]. Elle est drainée par le Bandiat, qui constituent un réseau hydrographique de 4 km de longueur totale[8],[Carte 1].

Le centre de la commune de Marthon est occupé par la vallée du Bandiat, sous-affluent de la Charente. Au nord et au sud, la vallée est dominée par de hauts plateaux boisés, principalement au nord, où l'on cultive essentiellement des céréales. Le bourg est situé sur la rive gauche du Bandiat. Ce cours d'eau, d'une longueur totale de 91,2 km, prend sa source en Haute-Vienne, dans la commune de La Chapelle-Montbrandeix, et se jette dans la Tardoire à Agris, après avoir traversé 22 communes[9].

Gestion des eaux[modifier | modifier le code]

Le territoire communal est couvert par le schéma d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE) « Charente ». Ce document de planification, dont le territoire correspond au bassin de la Charente, d'une superficie de 9 300 km2, a été approuvé le . La structure porteuse de l'élaboration et de la mise en œuvre est l'établissement public territorial de bassin Charente[10]. Il définit sur son territoire les objectifs généraux d’utilisation, de mise en valeur et de protection quantitative et qualitative des ressources en eau superficielle et souterraine, en respect des objectifs de qualité définis dans le troisième SDAGE du Bassin Adour-Garonne qui couvre la période 2022-2027, approuvé le [11].

Climat[modifier | modifier le code]

Comme dans les trois quarts sud et ouest du département, le climat est océanique aquitain.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Marthon est une commune rurale[Note 1],[12]. Elle fait en effet partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[13],[14].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Angoulême, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 95 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[15],[16].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (50 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (50,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (41,7 %), terres arables (26,9 %), zones agricoles hétérogènes (15,3 %), prairies (7,8 %), zones urbanisées (4,3 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (2 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (2 %)[17].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Risques majeurs[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune de Marthon est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), inondations, mouvements de terrains et séisme (sismicité faible)[18]. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle[19].

Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation par débordement de cours d'eau, notamment le Bandiat. La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982, 1983, 1999 et 2008[20],[18].

Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux de Marthon.

Les mouvements de terrains susceptibles de se produire sur la commune sont des affaissements et effondrements liés aux cavités souterraines (hors mines)[21]. Par ailleurs, afin de mieux appréhender le risque d’affaissement de terrain, l'inventaire national des cavités souterraines permet de localiser celles situées sur la commune[22].

Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. 67,1 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (67,4 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les 280 bâtiments dénombrés sur la commune en 2019, 210 sont en en aléa moyen ou fort, soit 75 %, à comparer aux 81 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM[23],[Carte 3].

Par ailleurs, afin de mieux appréhender le risque d’affaissement de terrain, l'inventaire national des cavités souterraines permet de localiser celles situées sur la commune[22].

Concernant les mouvements de terrains, la commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par la sécheresse en 2003 et 2011 et par des mouvements de terrain en 1999[18].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Les formes anciennes sont Martonno, Marton en 1060-1075[24], Marthonium en 1331, Marto au XIVe siècle[25].

L'origine du nom de Marthon remonterait à un nom de personne gaulois Marto- auquel est apposé le suffixe -onem[26]. La ressemblance avec le diminutif de Marthe a provoqué l'addition de la lettre H[27].

Langues[modifier | modifier le code]

La commune est dans la partie occitane de la Charente qui en occupe le tiers oriental, et le dialecte est limousin[28]. Elle se nomme Marton en occitan[29].

Histoire[modifier | modifier le code]

Les seigneurs avant la Révolution[modifier | modifier le code]

La châtellenie de Marthon est, jusqu'à la Révolution, l'une des plus importantes de l'Angoumois. Sa juridiction s'étend sur quatorze paroisses et ses seigneurs ont droit de haute, moyenne et basse justice dans toute l'étendue de la châtellenie. La situation de Marthon, aux confins de l'Angoumois et du Périgord, en fait une possession importante pour ses seigneurs qui, de là, peuvent surveiller toute la vallée du Bandiat.

Le témoin de cette époque est le vieux donjon, à moitié démantelé, qui domine le bourg[30].

Le plus ancien seigneur que l'on connaisse est Hugues de Marthon, fils de Robert de Montbron, qui meurt dans les premières années du XIIe siècle. Il laisse trois enfants, dont l'aîné, Robert de Marthon, lui succède dans la baronnie. Ce dernier est un grand bienfaiteur de l'Église, faisant notamment d'importantes donations aux abbayes de Grosbot et La Couronne.

Robert de Marthon s'est marié avec Emma de La Rochefoucauld, fille d'Adémar et héritière de Gui III de La Rochefoucauld. Après lui, la baronnie de Marthon passe aux mains de la famille de La Rochefoucauld, par Guy, fils d'Emma de La Rochefoucauld et Robert de Marthon. Gui a relevé le nom de La Rochefoucauld. Il apparaît dans la généalogie comme Gui IV de la Rochefoucauld, seigneur de La Rochefoucauld, Verteuil, Marthon et Blanzac[31].

Pendant la guerre de Cent Ans, les seigneurs de Marthon restent fidèles aux rois de France, en défendant vaillamment leur cause. Aussi, dans la nuit du 5 au , les Anglais mettent le feu au château de Marthon et ravagent toute la châtellenie. Plus tard, lors des démêlés du roi Louis XI avec son frère Charles, duc de Guyenne, l'armée royale trouve, dans le château de Marthon, un appui solide.

Jusqu'au XVIe siècle, la baronnie de Marthon appartient aux aînés de la famille de La Rochefoucauld. Mais en 1521 ou 1522, François Ier de La Rochefoucauld et sa femme, Louise de Crussol, abandonnent Marthon à leur fils cadet, Hubert de La Rochefoucauld qui sera le plus remarquable des seigneurs de Marthon ; il entre d'abord dans l'ordre de Malte, qu'il quitte en 1559, pour venir se fixer à Marthon.

Lorsqu'éclatent les guerres de religion, alors même que son neveu, François III de La Rochefoucauld, entraîne la plus grande partie de la noblesse angoumoisine dans le parti de la Réforme, le seigneur de Marthon reste fidèle à la foi de ses pères, et se met à la tête des troupes catholiques.

N'ayant pu reprendre aux protestants la ville d'Angoulême, il s'empare du château de Vouzan, dont le seigneur se trouve à Orléans, dans les rangs de l'armée protestante de son neveu, et le saccage, ainsi que ceux de Sers et Nanteuil.

Il vient alors assiéger Cognac, et, ne réussissant pas à reprendre cette place aux protestants, il se dirige vers Châteauneuf, dont il s'empare et où il se fortifie solidement.

Lorsque la paix est signée, le baron Hubert se retire à Marthon, où il meurt en 1566, sans laisser d'enfant.

Après sa mort, la baronnie de Marthon est partagée entre différents membres de la famille de La Rochefoucauld, et recouvre son unité seulement vers le milieu du XVIIe siècle, avec François de Roye, arrière-petit-neveu du baron Hubert.

Le , ses héritiers vendent la baronnie de Marthon à Étienne Chérade, comte de Montbron. Ses descendants seront dépossédés à la Révolution. Le château est vendu comme bien national à Élie-Léonard Planty, premier maire de la commune en 1790.

Les fiefs de Marthon[modifier | modifier le code]

La paroisse de Marthon possédait plusieurs autres fiefs, dont les principaux étaient ceux de la Couronne[32] et de Limérac[33].

Le logis de la Couronne dépend de la baronnie de Marthon, « au devoir d'une paire d'éperons dorés, à nuance de seigneur et de vassal ». Dans le principe, ce domaine appartient aux moines de l'abbaye de La Couronne ; il faisait probablement partie des donations faites par Robert de Marthon à cette abbaye. Par la suite, cette terre est arrentée par les moines à diverses personnes.

Vers la fin de la guerre de Cent Ans, le domaine est à peu près complètement ruiné. Le , il est acquis par Bertrand Farinard, capitaine du château et de la ville de Marthon. Ses héritiers le conservent jusqu'en 1564 où par mariage, Mathieu de Chambes, seigneur de Vilhonneur, acquiert ce fief. Cette famille le gardera jusqu'à la fin du XVIIe siècle.

À partir de cette époque, le domaine de la Couronne change fréquemment de propriétaire.

Le fief de Limérac relève de l'évêché d'Angoulême. Au XIIIe siècle, ce fief appartient à la famille Amigon, d'où il passe dans la famille Vigier.

En 1541, le seigneur de Limérac est Vincent Hastelet, écuyer, maître de forges de Planchemesnier et, en 1554, ce fief est légué par Jean Hélie de Colonges à sa sœur Marguerite, qui a épousé Jacques de Devezeau, seigneur de Rancogne.

Le , ce dernier vend Limérac à Jean Béchade, juge assesseur de Marthon, dont le fils Étienne n'a pas d'enfant ; Limérac passe donc à Jacques de Fornel, mari d'Anne de Villars[34].

Temps modernes[modifier | modifier le code]

Entre 1870 et 1940, la commune était desservie par la ligne du Quéroy-Pranzac à Thiviers joignant Angoulême à Nontron, et la gare était située au Colombier. La voie a été déposée progressivement et le dernier tronçon encore ouvert au trafic marchandises a été fermé en 1985 ; il reliait Marthon au Quéroy, avec terminus de la ligne à Marthon, et desservait la scierie.

Administration[modifier | modifier le code]

La mairie de Marthon.

Créée sous le nom de Marton en 1790 et chef-lieu de canton, la commune devient Marthon dans le canton de Montbron en 1801.

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
         
avant 1988 ? Jean Demontoux    
         
1995 En cours Patrick Borie SE Retraité SNCF

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]


L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[35]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[36].

En 2020, la commune comptait 560 habitants[Note 3], en augmentation de 1,63 % par rapport à 2014 (Charente : −0,6 %, France hors Mayotte : +1,9 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1841 1846 1851 1856
506520547569627624629657654
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
659656606620716672646588597
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
598596563537504508521525537
1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009 2014
509554509529556598601605551
2019 2020 - - - - - - -
561560-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[37] puis Insee à partir de 2006[38].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 26,5 %, soit en dessous de la moyenne départementale (30,2 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 39,4 % la même année, alors qu'il est de 32,3 % au niveau départemental.

En 2018, la commune comptait 267 hommes pour 293 femmes, soit un taux de 52,32 % de femmes, légèrement supérieur au taux départemental (51,59 %).

Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.

Pyramide des âges de la commune en 2018 en pourcentage[39]
HommesClasse d’âgeFemmes
2,6 
90 ou +
6,9 
9,3 
75-89 ans
17,4 
21,6 
60-74 ans
20,5 
20,5 
45-59 ans
21,1 
13,8 
30-44 ans
12,6 
13,4 
15-29 ans
12,6 
18,7 
0-14 ans
8,9 
Pyramide des âges du département de la Charente en 2018 en pourcentage[40]
HommesClasse d’âgeFemmes
90 ou +
2,5 
8,9 
75-89 ans
11,8 
20 
60-74 ans
20,3 
21 
45-59 ans
20,8 
16,9 
30-44 ans
16,2 
15,6 
15-29 ans
13,7 
16,6 
0-14 ans
14,7 

Remarques[modifier | modifier le code]

Marthon fait preuve d'une grande stabilité démographique.

Économie[modifier | modifier le code]

Commerces.

Agriculture[modifier | modifier le code]

La viticulture occupe une petite partie de l'activité agricole. La commune est située dans les Bons Bois, dans la zone d'appellation d'origine contrôlée du cognac[41].

Commerces[modifier | modifier le code]

Marthon offre de nombreux commerces de proximité.

Équipements, services et vie locale[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Marthon possède une école primaire publique comprenant quatre classes (une classe maternelle et trois élémentaires). Le collège public du secteur est à Montbron[42].

Culture[modifier | modifier le code]

Marthon possède un cinéma : « Le Silverado ».

Un « Espace Livres » est à disposition des visiteurs.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Donjon[modifier | modifier le code]

Le donjon vu du centre bourg.

Vestiges du donjon de Marthon des XIIe et XIIIe siècles, inscrit aux monuments historiques depuis 1928[30].

Château-neuf[modifier | modifier le code]

Le Château-neuf.

Construit sur l'emplacement d'un château roman incendié en 1347, le Château-neuf date de la Renaissance. Il a été fortement remanié au début du XXe siècle à l'initiative de Maurice Raynaud, député de la Charente.

Château de la Couronne[modifier | modifier le code]

Château de la Couronne.

Situé à l'ouest de la commune, ce château a été transformé en hôtel.

En 2006, il a été le théâtre du film Nos jours heureux avec Jean-Paul Rouve.

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

Église Saint-Martin[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Martin, romane, date du XIIe siècle; c'est l'église paroissiale, également inscrite monument historique depuis le [43].

Ancien prieuré de Saint-Sauveur[modifier | modifier le code]

Vestiges de l'église de Saint-Sauveur.

L'ancien prieuré Saint-Sylvestre est situé au lieu-dit Saint-Sauveur. On y voit les vestiges de l'église des XIe et XIIe siècles, vicairie bénédictine perpétuelle de l'abbaye Saint-Florent de Saumur[44], et dont les registres commencent en 1638[45]. Ce prieuré est inscrit monument historique depuis le [46].

Chapelle-porte[modifier | modifier le code]

Ancienne chapelle-porte.

En contrebas du donjon, la chapelle-porte Saint-Jean-l'Évangéliste, d'architecture romane, permettait d'accéder au château. C'est aussi un logis.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Guy Tachard (1648-1712), jésuite et mathématicien à la Cour de Siam, est né à Marthon.
  • Maurice Raynaud (1860-1927), homme politique français, député et ministre, est né à Marthon.

Galerie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. Selon le zonage publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2023, millésimée 2020, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2022, date de référence statistique : 1er janvier 2020.
  • Cartes
  1. « Réseau hydrographique de Marthon » sur Géoportail (consulté le 21 juin 2022).
  2. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  3. « Cartographie interactive de l'exposition des sols au retrait-gonflement des argiles », sur infoterre.brgm.fr (consulté le )

Références[modifier | modifier le code]

  1. Site habitants.fr, « Les gentilés de Charente », (consulté le )
  2. Distances orthodromiques prises sous ACME Mapper
  3. a b et c Carte IGN sous Géoportail
  4. Visualisateur Infoterre, site du BRGM
  5. Carte du BRGM sous Géoportail
  6. [PDF] BRGM, « Notice de la feuille de Montbron », sur Infoterre, (consulté le )
  7. « Cartographie du bassin Adour-Garonne. », sur adour-garonne.eaufrance.fr (consulté le )
  8. « Fiche communale de Marthon », sur le système d'information pour la gestion des eaux souterraines en Poitou-Charente-Limousin (consulté le )
  9. Sandre, « le Bandiat »
  10. « SAGE Charente », sur https://www.gesteau.fr/ (consulté le )
  11. « Caractéristiques du SDAGE Adour-Garonne 2022-2027 », sur www.occitanie.developpement-durable.gouv.fr (consulté le )
  12. « Zonage rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  13. « Commune urbaine-définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  14. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  15. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  16. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  17. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  18. a b et c « Les risques près de chez moi - commune de Marthon », sur Géorisques (consulté le )
  19. BRGM, « Évaluez simplement et rapidement les risques de votre bien », sur Géorisques (consulté le )
  20. « Dossier départemental des risques majeurs de la Charente », sur www.charente.gouv.fr (consulté le ), partie 1 - chapitre Risque inondation.
  21. « Dossier départemental des risques majeurs de la Charente », sur www.charente.gouv.fr (consulté le ), chapitre Mouvements de terrain.
  22. a et b « Liste des cavités souterraines localisées sur la commune de Marthon », sur http://www.georisques.gouv.fr/ (consulté le )
  23. « Retrait-gonflement des argiles », sur le site de l'observatoire national des risques naturels (consulté le )
  24. Jean Nanglard, Cartulaire de l'église d'Angoulême, t. IX, Bulletins et mémoires de la Société archéologique et historique de la Charente, imprimerie G.Chasseignac, (1re éd. 1180), 296 p. (lire en ligne), p. 50
  25. Jean Nanglard, Livre des fiefs de Guillaume de Blaye, évêque d'Angoulême [« Liber feodorum »], t. 5, Société archéologique et historique de la Charente, (1re éd. 1273), 404 p. (lire en ligne), p. 45,182,271
  26. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Paris, Librairie Guénégaud, (1re éd. 1963), 738 p. (ISBN 2-85023-076-6), p. 439.
  27. Jean Talbert, Origine des noms de lieux, 1928
  28. Jean-Hippolyte Michon (préf. Bruno Sépulchre), Statistique monumentale de la Charente, Paris, Derache, (réimpr. 1980), 334 p. (lire en ligne), p. 55
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