Provinces du Sud

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Le désert avec la ville de Tarfaya, chef-lieu d'une des provinces du Sud (province de Tarfaya), dans la région Laâyoune-Sakia El Hamra.

Dans le cadre de l'organisation territoriale du Maroc, les provinces du Sud, dites aussi dans le royaume — mais pas exclusivement — « Sahara marocain[1] », « provinces sahariennes », « régions du Sud » ou « Sud marocain », correspondent aux subdivisions les plus méridionales du pays et englobent le territoire disputé du Sahara occidental (ancien « Sahara espagnol »).

Géographie et démographie[modifier | modifier le code]

Avant le recensement de 2014, sur la base de celui de 2004, les provinces du Sud comportaient 817 929 habitants[2],[3] pour une superficie de 416,474 km²[4] : soit près de 3 %[2] de la population du royaume pour environ 58 % de son territoire[4] potentiel (1,96 hab./km2). Parallèlement, le Sahara occidental, tel qu'inclus dans les provinces du Sud, avait 538 811 habitants en 2013[réf. nécessaire] pour une superficie de 266 000 km2.

Par opposition géographique, il est question des provinces du Nord du pays.

Administration et politique[modifier | modifier le code]

Dix provinces au sein de trois régions[modifier | modifier le code]

Carte des anciennes régions administratives des provinces du Sud.

Depuis 2015[5], à la suite du passage de 16 à 12 régions dans le cadre de la régionalisation avancée, les provinces du Sud, au nombre de dix, sont rattachées aux trois régions suivantes :

Auparavant, elles étaient ainsi rattachées aux régions ci-après :

  • Guelmim-Es Smara (no 3 sur la carte ci-contre) — provinces d'Assa-Zag, d'Es-Semara, de Guelmim, de Tan-Tan et de Tata : devenue Guelmim-Oued Noun en absorbant la province de Sidi Ifni et en perdant celles d'Es-Semara et de Tata ;
  • Laayoune-Boujdour-Sakia El Hamra (no 2 sur la carte) — provinces de Boujdour, de Laâyoune et de Tarfaya : devenue Laâyoune-Sakia El Hamra en absorbant la province d'Es-Semara ;
  • Oued Ed Dahab-Lagouira (no 1 sur la carte) — provinces d'Aousserd et d'Oued Ed Dahab : devenue Dakhla-Oued Eddahab.

L'Agence pour la promotion et le développement des provinces du Sud[modifier | modifier le code]

Le 24 mars 2003, fut ratifiée la création de l’Agence pour la promotion et le développement des provinces du Sud (couramment appelée « Agence du Sud ») : un établissement public dépendant du chef du gouvernement et dont le siège était initialement à Rabat[7], qui constitue le pendant de l'Agence pour la promotion et le développement du Nord.

Sa mission est d’étudier et de proposer des stratégies de développement, de fédérer les efforts des différents départements ministériels et de rechercher les moyens de financement nécessaires à la conception et la réalisation de projets de développement économique et social. Elle porte sur une multitude de secteurs d’activité économique : infrastructures, habitat et développement urbain, agriculture, élevage et pêche, tourisme et artisanat, etc.

En 2014, son siège a été transféré à Laâyoune[8].

Un territoire en grande partie disputé[modifier | modifier le code]

Le territoire du Sahara occidental — compris dans les provinces du Sud et déclaré comme territoire non autonome par l'Organisation des Nations unies[9] — est disputé, à la suite de la fin du « Sahara espagnol », en 1975, entre le Maroc, qui en administre[10] de facto environ 80 % et le revendique dans sa totalité, tout comme le Front Polisario, qui en contrôle[10] la partie restante.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Vue du parc national de Khenifiss.

Deux parcs nationaux[11] s'étendent dans les provinces du Sud :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Chmourk 2012, p. 8 et 14 : il y est notamment question de la ville de Tarfaya, qui fait partie du Sahara marocain, alors qu'elle n'est pas comprise dans le Sahara occidental.
  2. a et b « Démographie des provinces du Sud », sur Agence du Sud, Laâyoune (consulté le 17 août 2015)
  3. Haut-Commissariat au plan, « Recensement général de la population et de l'habitat de 2004 : Population légale du Maroc » [PDF], sur La Vie éco (consulté le 17 août 2015), p. 12
  4. a et b « Présentation générale des provinces du Sud », sur Agence du Sud, Laâyoune (consulté le 17 août 2015)
  5. « Nouveau découpage territorial du Royaume », sur Portail national des collectivités territoriales (consulté le 17 août 2015)
  6. La province de Tarfaya a été recréée en 2009.
  7. [PDF] « Textes juridiques relatifs à la création de l'Agence pour la promotion et le développement économique et social des provinces du Sud du Royaume »,‎ 3 avril 2003
  8. A. E. K., « L'Agence du Sud aura bientôt pignon sur rue à Laâyoune », Libération, Casablanca,‎ (lire en ligne)
  9. « Territoires non autonomes », sur Organisation des Nations unies (consulté le 17 août 2015)
  10. a et b « Historique de la Mission des Nations unies pour l'organisation d'un référendum au Sahara occidental (MINURSO) », sur ONU (consulté le 17 août 2015) : « […] la MINURSO continue d’aider les deux parties à maintenir le cessez-le-feu dans la bande de sécurité (également appelée « Berm »), qui s’étend le long de la totalité du territoire litigieux et sépare la partie administrée par le Maroc (ouest) de la zone contrôlée par le Front POLISARIO (est) »
  11. « Carte des parcs nationaux et des sites d'intérêt biologique et écologique du Maroc », sur Haut-Commissariat aux eaux et forêts et à la lutte contre la désertification, Rabat (consulté le 23 mai 2011)
  12. L'autre partie du parc national d'Iriki fait partie de la province de Zagora (qui n'est pas une province du Sud). « Parc national d'Iriki », sur Haut-Commissariat aux eaux et forêts et à la lutte contre la désertification, Rabat (consulté le 23 mai 2011)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • El Mahjoub Chmourk, « Le Sahara marocain : désenclavement et développement durable », Cinq continents, Faculté de géographie de l'université de Bucarest, vol. 2, no 1,‎ , p. 4-17 (ISSN 2247-2290, lire en ligne [PDF]) — El Mahjoub Chmourk, docteur es géographie, est (ou tout au moins était, lors de la rédaction de cet article) enseignant-chercheur en France, à l'université Bordeaux-Montaigne.

Lien externe[modifier | modifier le code]