Chaouia-Ouardigha

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Chaouia-Ouardigha
Chaouia-Ouardigha
Administration
Pays Maroc Maroc
Provinces Settat
Ben Slimane
Khouribga
Berrechid
Chef-lieu Settat
Wali(s) Mohamed El Yazid Zellou[1]
Démographie
Population 1 744 738 hab. (estim. 2010[2])
Densité 104 hab./km2
Population urbaine 594 812 hab.
Population rurale 1 060 848 hab.
Géographie
Coordonnées 33° 00′ N 7° 37′ O / 33, -7.6166666666667 ()33° 00′ Nord 7° 37′ Ouest / 33, -7.6166666666667 ()  
Superficie 1 676 000 ha = 16 760 km2

Géolocalisation sur la carte : Maroc

Voir sur la carte Maroc administrative
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Chaouia-Ouardigha

Chaouia-Ouardigha (en arabe : الشاوية ورديغة) est l'une des seize régions du Maroc. Elle est située sur la plaine atlantique, entre la ville de Casablanca, l'oued Oum er-Rebia et le plateau des Phosphates. Sa superficie est de 16 760 km² pour une population de 1 744 738 habitants. Son chef-lieu est Settat (ou|Aït Settat). La région Chaouia-Ouardigha (Benslimane, Berrechid, Settat, Khouribga) où l'agriculture, l'eau et les phosphates valent à la région des taux de croissance phénoménaux (25 % en 2011) selon le Haut-commissariat au Plan, elle est la deuxième région la plus riche du Royaume après le Grand Casablanca.

En 2008, son wali (préfet) est Abdechakour Rais.

Ouardigha comprend des villes et villages connus pour leur richesse tels que Khouribga pour les phosphates, Bejaâd capital spirituel de la région et Oued Zem pour l'Histoire (20 août 1955) et Ait Ammar pour la révolte de sa population et en particulier les ouvriers de la mine de fer le samedi 20 août 1955[3].

La région est composée des provinces suivantes :

Histoire[modifier | modifier le code]

Le mot Chaouïa, pluriel de Châouï, signifie éleveurs de moutons ou pasteurs. Il servait d'abord à désigner les peuplades berbères qui menaient une vie exclusivement pastorale et suivaient les coutumes arabes. Dans la suite, il devint un véritable nom ethnique. On trouve des Chaouïa dans différentes régions de l'Algérie et du Maroc.Ils habitent la côte de l'Atlantique entre l'oued Cherrat et l'Oum Errabiaa, leur territoire, d'une superficie d'environ 15 000 kilomètres carrés, est limité au nord sur une longueur de près de 125 kilomètres par l'Atlantique, à l'est par une ligne qui remonte le cours de l'Oued Cherrat et s'avance dans le sud-est jusqu'aux rochers de Sokret-el-Djaja (33° latitude nord, 9° longitudeouest); au sud par une ligne partant du Sokret-el-Djaja et allant à l'Oum er-Rbia, près du guède Mechra ech Chaïr; à l'ouest par le cours de ce fleuve jusqu'à Azemmour. Les voisins des Chaouïa sont: à l'est, les Arab, les Zaïr et les Beni Khirane; au sud les Beni Meskine; à l'ouest, les Doukkala.

Le pays des Chaouïa fait partie de l'ancienne Mauritanie Tingitane des Romains qui comprenait Fès et le Maroc (Marrakech).Les Carthaginois même occupèrent auparavant cette région en y fondant sous la conduite d'Hannon le Grand des comptoirs à Sla (Salé), Azamma (Azemmour), Anfa (Casablanca). Soumise ensuite aux Vandales, puis aux empereurs d'Orient, elle vit sous Justinien, en 534, réapparaît-tre la puissance des Maures, les possesseurs autochtones de ce pays, jusqu'alors subjugués partant de conquérants. Puis vient l'invasion Arabe (646) (30 de l'hégire) qui voit les Maures faire cause commune avec les nouveaux envahisseurs.Vers 678, sous la conduite d'Oqba Ibn Nafi Al Fihri (fondateur de Kairouan) les Arabes conquirent l'extrême Mag'rib jusqu'à l'Atlantique (Mag'rib, en arabe, veut dire occident) vers Safi et Agadir et occupèrent la région qui s'étendait de l'Oum Errabiaa au Bouregreg et de l'Atlas à l'Océan.D'après les anciens historiens,  d’après Léon l'Africain (grand géographe et historien arabe, né à Grenade vers 1423 et mort en 1526), cette région était connue sous le nom de Tamesna. Elle englobait la Chaouïa actuelle et était occupée par une grande tribu Maures ou Berbère, « les Berghouata ».

On retrouve encore aujourd'hui le souvenir de Tamesna chez les Achach(Mzab). Les ruines de la kasbah des Oulad Arif (Dar el-Flek) se trouvent sur l'emplacement d'une ville très ancienne qui s'appelait Tamesna. Soumis aux Arabes, les Berghouata profit-tèrent de la longue période d'anarchie qui suivit la mort du fondateur de Fès, Idris ben Idris Idriss II (IXe siècle), pour se rendre indépendants et atteindre un haut degré de prospérité. Au XIe siècle, ils eurent à lutter contre de nouveaux conquérants, les Almoravides, originaires du Sénégal, qui dévastèrent la Tamesna à un tel point qu'ils en firent un désert. Les Zenata, qui y avaient pénétré avec les conquérants Almoravides, s'y installèrent. Vers la fin du XIIe siècle, le grand sultan Almohade Abu Yusuf Yaqub al-Mansur transporta dans les plaines subatlantiques du Maroc une partie des peuplades arabes qu'il venait de subjuguer; le souvenir de cette occupation arabe se retrouve dans les appellations de certaines sous-fractions de tri-bus, telles que les Khlot,  chez les Achach (Mzab), les Riah, chez les Oulad Harriz, les Ahlaf, chez les M'dakra.Ces hordes nomades, pillardes,  achevèrent l’œuvre de destruction commencée par les Almoravides. Les sultans Mérinides au XIIIe siècle finirent par les disperser et donnèrent la Tamesna aux Zenata, leurs partisans. 

Ce fut à peu près à la même époque (1223) que les Portugais,gênés dans leur navigation par les pirates marocains, s'emparèrent de plusieurs points sur la côte de l'Atlantique, Sla (Salé) Azamma (Azemmour). À Fedala, à 24 kilomètres de Casablanca, sur la piste de Rabat, se trouve encore un pont en pierres datant de l'occupation portugaise. Au début du XVIe siècle, au moment où les tribus du Tafilelt envahirent le Maroc, y renversant la dynastie régnante et y fondant la dynastie des Chérifs, celle qui règne encore aujourd'hui, les Arabes avaient disparu à peu près complètement du Tamesna ou bien s’y-étaient laissé absorber par la population berbère nouvellement immigrée et déjà plus ou moins arabisée. Léon l'Africain donne le nombre de 200 000 tentes et 60 000 chevaux pour indiquer la force des Zenata...

À partir de cette époque,  jusqu'à la fin du XVIIIe siècle, les historiens ne mentionnent plus d'éléments arabes habitant la Tamesna. Par contre, ils commencent à se servir du terme «Chaouïa » pour désigner la population de cette région. En 1746, la Kasbah de Rabat devint le siège du gouverneur des Chaouïa. En 1792, les Chaouïa font leur soumission au sultan Slimane du Maroc qui fit une expédition contre eux et qui établit un gouverneur chérifien à Dar el-Beïda (Casablanca). Or, à L’époque de Léon l'Africain (XVe siècle) et encore longtemps après, tant que l'on tenait compte du sens original du terme, le nom de Chaouïa désignait plus particulièrement les populations pastorales de l'arrière-pays du Tamesna,  de la région des steppes auxquelles il s'appliquait mieux qu'à la population agricole de la zone littorale. Il faut donc admettre, comme le dit M. Kampffmeyer, qu'au XVIIIe siècle, il y eut une invasion des plaines fertiles du littoral du Tamesna par les tribus Arabes nomades des steppes de l'arrière-pays et que, de même que les Gaulois reçurent le nom des Francs leurs conquérants, la population Berbère de la région envahie adopta le nom qui servait à désigner les envahisseurs Arabes.

Au XIXe siècle, les Chaouïa occupaient leur territoire actuel et se divisaient en seize tribus,comprenant les treize tribus actuelles et trois autres tribus : les Benioura, les Achach et les Mlal qui se confondent actuellement, la première avec les Ziaïda, les deux autres avec les Mzab. La population de la Chaouïa (300 000 habitants environ) est donc essentiellement berbère et elle est à ce point arabisée et islamisée qu'elle peut être prise pour une population Arabe pure. Ayant abandonné leur langue primitive, le Chelha, le Berbri, les Chaouïa ne parlent que l'Arabe; d'autre part, comme les Arabes, ils vivent sous la tente en fibres tirées du palmier nain ou en poils de chameaux, appelés le « Keïma ».

Composition tribales[modifier | modifier le code]

La tribu Chaouia se subdivise en 14 tribus :

  1. Beni Meskine (Arabes) ;
  2. Ziaida ;
  3. Mdakra (Arabes) ;
  4. Mediouna (Zénètes)  ;
  5. Mzab (Zénètes) ;
  6. Mzamza (Zénètes) ;
  7. Oulad Ali (Arabes) ;
  8. Oulad Sidi Bouziri (Senhajas) ;
  9. Oulad Hriz (Arabes) ;
  10. Oulad Said (Arabes) ;
  11. Oulad Sidi Bendaoud (Arabes) ;
  12. Soualem (Arabes) ;
  13. Zenata (Zénètes) ;
  14. Lahchache (Arabes).

Les Berghouata[modifier | modifier le code]

Qui sont ces Berghouata ? Qui ont régné de 742 à 1148 au Maroc, sans laisser la moindre trace dans l’histoire officielle. Leur nom ne figure nulle part dans les manuels scolaires d’histoire. Il est vraisemblable que tous les archives qui les concernant ont été délibérément détruits pour faire passer sous silence l’existence d’un peuple qui dérangeait les idéologies arabo-islamiques qui avaient déjà atteint une grande ampleur au Maghreb.

Très peu savent que les Berghouata furent la dernière dynastie dont les rois étaient des marocains de souche, des fils du bled du premier jusqu’au dernier. Ils ont régné sur la région de Tamesna de Salé à Safi (ce qu’on nomme aujourd’hui le Maroc utile), surtout ils avaient leur propre prophète, Leur Coran et leurs rites. Ils étaient connus également sous le nom de Béni Tarif, d’après le nom du fondateur de la principauté, qui avait rejoint le dissident du Kharidjisme Maysara et porter le glaive contre les conquérants musulmans. La plupart des historiens décèlent que les Berghouata, proviennent de la dynastie berbère des Bacchus, et que Tarif est un Amazigh. Les berbères de Masmoudas et Zénètes ont désigné Tarif comme chef. Il fut considéré comme le fondateur de la principauté des Berghouata, mais son fils Salih qui passe pour être le fondateur spirituel et le créateur de la religion des Berghouata.

Les Berghouata voulaient recréer une copie conforme dans le Maghreb sous le troisième prince de la lignée, Younès pour que la prophétie des Béni Tarif soit révélée. Il imposa une religion d’une manière de Coran comprenant quatre vingt sourates qui portaient presque toutes le nom d’un Prophète, on y comptait celui d’Adam, Ayoub, Pharaon, Harout et Marout… Ni Salih qui avait peur pour sa vie, ni même son fils à qui son père a confié sa religion, sa science, ses principes et son « fiqh », ne se sont proclamés prophètes, ils restèrent tous deux partisans des Ibadites de la fraction des Kharijites (musulmans plaidant pour la démocratie et l’égalitarisme). Exactement comme l’avait fait, avant lui, le prophète Mahomet en Orient.

Younès eut même recours à un autre verset du Coran pour faire prévaloir le statut mérité de son grand père en tant que prophète : « Et nous n’avons envoyé de Messager que dans la langue de son peuple » (sourate Ibrahim, verset, 4). Son argument est simple : Mohamed étant arabe, Salih a d’autant plus le droit de transmettre le message de Dieu auprès des siens au Maroc. Younès a même prédit que son grand-père allait réapparaître sous le règne du 7e roi des Béni Tarif en tant que « Al Mehdi Al Mountadar » (inspiration chiite). D’après l’historien Mouloud Achaq et selon Mohamed Talbi qui avance que la religion des Béni Tarif ne s’est pas totalement écartée de l’Islam. Elle s’est contentée de l’adapter dans une version Amazighe, locale et indépendante de l’Orient, en se dotant d’un Coran local et d’un prophète local. Ils voulaient probablement montrer qu’ils n’avaient pas de leçon à recevoir des despotes de l’Orient et qu’ils pouvaient produire leurs propres règles religieuses. Dans les faits, douze tribus seulement ont accepté la prophétie des Béni Tarif. Les autres tribus sous leur domination, et dont le nombre s’élevait à 17, ont gardé leur ancienne confession, l’Islam du Mutazilisme. Or, les Berghouata sont comportés avec ces tribus comme des alliés et ne les ont pas persécutées au nom de la nouvelle religion.

Au niveau de la population, les rites des Berghouata s’apparentaient de manière étonnante aux croyances païennes ancestrales et aux pratiques de sorcellerie, dont la sacralisation du coq, ils disent toujours, au lever du jour, « la tay wadane afellous » (le coq appelle à la prière). Selon l’orientaliste Nahoum Slouch, l’interdiction de manger la chair de coq proviendrait des Juifs du Machreq au Sahara. Ce qui a incité Slouch à affirmer que « la religion des Berghouata est musulmane dans sa forme, berbère dans ses rites et juive dans son fond et ses tendances ». À une différence près : Les préceptes régissant le dogme, étaient nombreux et hétérodoxes, un jêune hebdomadaire du jeudi était obligatoire, la prière était faite cinq fois le jour et cinq fois la nuit, la prière publique se faisait à l’aurore (fjer) non le vendredi à midi (dhor), aucun appel (adène) à la prière ni rappel (ikamat).

Une partie de leur prière se faisait sans prosternement (rekât) et une autre à la façon Orthodoxe, ils récitaient la moitié de leur Coran pendant qu’ils étaient debout et l’autre moitié pendant les inclinations. Le salut était en dialecte Berghouati "Dieu est au-dessus de nous, rien de la terre ni des cieux ne lui est inconnu ". Tout Berghouati pouvait épouser autant de femmes qui le lui permettaient ses possibilités mais il ne pouvait contacter union ni avec une musulmane orthodoxe ni avec une cousine jusqu’au troisième degré. Il peut répudier et reprendre ses femmes.

Le menteur était flétri du titre d’el morhaier (qui s’éloigne de la vérité) et généralement expulsé du pays. Comme alimentation étaient illicites la tête et la panse des animaux. La région de Tamesna, traversée de forêts et de ruisseaux, qu’est née l’idée de nature hantée. Quant à la réticence à manger la tête de certains animaux, dont le poisson, et l’interdiction de manger les œufs, elles sont toujours de rigueur chez certaines tribus des Masmoudas qui se sont réfugiées dans le Souss, après la dissolution de la principauté des Berghouata dont la mise en échec n’a pas été chose facile, loin s »en faut. Qu’est-ce qui lui a donné une telle force de résistance. Après le carnage de Oued Beht et celui du village de Timaghine, qui leur ont permis d’élargir leur domination au début du Xe siècle, Abdellah Abou Al Ansar, un roi berghouati pacifiste et cultivé est arrivé au pouvoir.

À l’inverse de ses prédécesseurs, a réussi à fédérer nombre d’alliés sans avoir à répandre le sang. Al Bakri raconte qu’il rassemblait ses hommes, préparait son armée et s’apprêtait à lancer des attaques contre les tribus avoisinantes. Lorsque ces derniers lui offraient des présents dans une tentative d’attirer sa sympathie et qu’il acceptait leurs présents, il dispersait ses hommes en signe de renoncement à l’attaque envisagée. Cette description montre à quel point les tribus entourant le royaume des Berghouata craignaient ces derniers et tenaient à maintenir une trêve avec eux, liées par un lien national propre aux Berghouata.

1- Lien des Béni Tarif, détenteurs du pouvoir et les leaders de l’alliance idéologique et spirituelle du royaume.

2- Suivi des Masmoudas, qui jouissaient d’un rang social privilégié.

3- Des Zénètes et des Sanhadja, dont le rang social, s’étaient améliorés grâce à leur activité commerciale.

4- Toutes tribus du Sudan, grâce à leur bonne maîtrise du flux des caravanes provenant du Sahara.

À ce phénomène, Ahmed Siraj pense, quant à lui, que chez les Berghouata « les tribus faisaient les frontières », elles faisaient quelque 400 fortifications dans leurs villes stratégiques, telles Chellah, Fédala(l'actuel Mohammédia ou Anfa. Mais leur puissance réelle résidait dans leur force économique. Ils pouvaient selon Ibn Haouqal, avoir des échanges commerciaux même avec des gens d’Aghmat, du Souss et du Sijilmassa. Au point de vue agriculture, il suffit de citer Léon l’Africain « de blé égale du temps de ces hérétiques, l’abondance du blé était telle que les gens échangeaient une quantité à ce que pouvait porter un chameau, contre une paire de babouches » Seulement, jusqu’en 1994 que les premières tentatives d’exploration de la mémoire des Berghouata qu’a commencé les travaux, dont le but initial était de constituer la carte archéologique de la région de Mohammédia, ont permis dans un premier temps de découvrir le site de « Makoul » que le géographe Al Idrissi et l’historien Ibn al-Khatib signalaient sur la route reliant Salé à Marrakech. Après, ils ont découvert d’autres tombeaux empreints de motifs ornementaux à proximité de la route reliant Casablanca à Rabat, non loin de Oued Mellah sur le site de Sidi Bouamar.

Chose surprenante, des tombeaux similaires qui étaient également sous le pouvoir des Berghouata dans les régions de Chaouia, Doukkala et Abda. Même opération de recherche, on découvrit un site, évoqué d’ailleurs par l’historien Michaux Bellaire, que l’on nommait « cimetière des Mages (Al Majous) ». Ce lieu serait un des rares témoignages attestant de la mémoire collective des Berghouata et l’image que les musulmans avaient d’eux à l’époque. Leur puissance militaire allait se manifester clairement lorsque le fondateur de la dynastie Almoravide, Abdullah Ibn Yassin, a essayé de les anéantir en 1059. Sur cet événement, Mouloud Achaq nous raconte : Ibn Yassine s’est aventuré dans cette péripétie sans préparation. Il croyait pouvoir vaincre les Berghouata alors qu’il venait du désert et que ceux qu’il venait combattre connaissaient mieux leur région, difficile à pénétrer. Il sera tué dans cette bataille et inhumé dans un village perdu du nom de Kérifla.

Le royaume des Berghouata a résisté plus de quatre siècles, en effet jusqu’au milieu de XIIe siècle, ils ont su sauvegarder leur souveraineté et leur indépendance. Ils ont subi les attaques successives des Idrissides, des Fatimides, des Zirides, des Zénètes et même des Almoravides. Toutes ces puissances ne seront parvenues à les anéantir. Ce sont les Almohades qui en viendront à bout à ce royaume Amazigh original, qui était un peuple d’une vaillance et d’une robustesse incomparable, hommes et femmes se distinguaient par leur beauté et par leur extraordinaire force musculaire. C’est par Abd al-Mumin dit (Abdelmounen ben Ali El Goumi) de la dynastie des Almohades qui a probablement conduit à l’anéantissement du Maroc officiel et petit à petit effacé leurs traces, en important des tribus arabes présentes en Tunisie venus de l'Arabie pour remplacer les tribus affiliées aux Berghouata et en changeant l’appellation de la région (Tamesna) par Chaouia. Ainsi, le directeur de l’Institut royal des études d’histoire, Mohamed Kabli, nous assure que le manuel de l’histoire du Maroc en cours de préparation recèlera pour la première fois le peu qu’on sait sur la dynastie des Berghouata.

La résistance de la Chaouia[modifier | modifier le code]

Les premiers qui au Maroc se sont soulevés contre le colonisateur sont bien les gens de la Chaouia-Ouardigha, les autres régions (les Rifains, et Tribu Zayane,les Chleuhs) n'ont fait que de les suivre.

FLASH INFO " Cigalou News International " ( CNI ) - 7 aout 1907 – Suite à l'insurrection de Casablanca du 30 juillet qui a fait une dizaine de morts parmi les ouvriers de la voie ferrée sur le vieux port, des milliers de guerriers CHAOUIS, proches, semble-t-il, du cheick Ma El Aïnin dit le sultan bleu Ahmed al-Hiba, ont investi la ville. Face à la défaillance de ses services de renseignement la France, surprise, a envoyé, dans l'urgence, sa flotte militaire notamment celle basée en Algérie. Le 5 aout les consulats de France, de Suède, et du Portugal étant assiégés le croiseur GALILEE, le cuirassier GLOIRE et le croiseur FORBIN bombardent la Kasbah faisant de nombreuses victimes parmi les "rebelles" et la population. Ce jour 7 aout les troupes débarquées du genéral DRUDE et les fusiliers- marins du contre amiral PHILIBERT ont réussi , après des combats acharnés, à reprendre le contrôle de ville. Selon des observateurs avisés et des sources diplomatiques sures une "Révolution " paraît avoir débuté au Maroc…Certains craignent que ce ne soit le début d'une longue Guerre… CNI pour DAFINA

"001./ Nous prions ici le grand historien et archéologue français-marocain M. R.Letan de bien nous excuser de reprendre quelques bouquets de ses écrits dans différents sites .. "Il faudrait faire le détail des massacres coloniaux en particulier français pour un peu "rabaisser le caquet" des "bonnes consciences républicaines" Pour ma part historien de la période du Protectorat français au Maroc, je peux citer( entre autres massacres souvent illustrés en [http://dafina.net/forums/read.php?52,155997,page=5 cartes postales à cette époque) deux cas que j'ai plus spécialement étudiés. La conquête du Maroc a véritablement commencé par une bonne année de bataille dans le triangle Casablanca, Settat et El Jadida (Province de la Chaouia). Le débarquement du mois d'aout 1907 à Casablanca devait se faire par un accord entre le consulat de France et l'autorité locale c'était sans compter avec l'impatience des militaires qui à partir des croiseurs en rade bombardèrent la ville ou plus de 1 500 habitants furent massacrés. Un an après le général D'Amade concluait la conquête de la Chaouia par une razzia des troupeaux de toute la région des M'Dakras (et surtout vers les Mzabes et les Aachaches) l'incendie des douars et le refoulement des populations dans un ravin (M'garto) où pendant une journée les canons de 75 les bombardèrent. Vers 17 heures, le général ordonna "Sonnez la retraite nous en avons assez tué pour aujourd'hui". On a parlé de 2 000 victimes, mais comment le savoir? Le silence officiel a toujours occulté prudemment cette période de son histoire."

Capitaine Grasset : ''El Hajj Hammou Caïd des Oulad Harriz, fils de l'ancien gouverneur de Dar el Beida (l'actuel Casablanca). Il conçut le projet de créer avec l'aide des tribus de la Chaouia, une résistance farouche et des troubles graves dirigées contre les étrangers et les collaborateurs, Les Chaouias révoltes contre le Makhzen riches des sommes considérables qu'ils auraient du lui payer comme impôts, avaient accru rapidement leur puissance militaire par l'achat de munition, de chevaux et de fusils a tir rapide, très mal disposés envers les chrétiens, ils considérant les français comme les ennemis de leur religion, surtout lorsqu'ils virent le commencement des travaux du port(dont la cause du massacre du 30 juillet 9 ouvriers européens furent tué par les indigènes) Aiguisées par les prédictions du cheikh Ma El Aïnin, excité par les appels au Jihad pressant d'El Hajj Hammou, fiers de leur force et leur indépendance, cavaliers brillants et infatigables, tireurs habiles, ils brûlaient du désir de reprendre Dar el Beida et de chasser les européens de leur pays." Extrait de son livre : À Travers la Chaouia 1911.

Capitaine Grasset : " Durant cette compagne commencé en aout 1907 et qui ainsi dura 1 ans, 6 000 puis (10 000 et puis 15 000 soldats français) furent déployer pour venir a bout de cette résistance farouche, pendant laquelle l'ennemi nous a résister et combattu sans trêve ni repos, il n'a pas était livrés moins de 29 combats dont plusieurs ont présenter les caractères et les dangers de ceux d'une guerre européenne, malgré le grand nombre de nos pertes, mais l'honneur de la France exigeait de pénibles sacrifices et son drapeau pu a la fin, être porté victorieusement au milieu d'un peuple justement réputé pour sa bravoure. malgré la faiblesse de leur armement et l'avantage que nous donner le terrain (plaines) qui a faciliter la taches a nos canons sophistiqués et nos mitrailleuses, aussi bien les vaillantes troupes des tribus qui ont combattu dans la Chaouia ont montrer au nations civilisé qu'elle n'avait rien perdu des qualités militaires des troupes d'autrefois." Extrait de son livre À Travers la Chaouia 1911.

Les chaouis du Maroc ont été les premiers à se révoltés contre le colon français dans toute l'empire, de là ils ont été les précurseurs d'une révoltes allant du Maroc jusqu'en Indochine. Pour essayer de dissuader le reste des "indigènes" les colons français prendront des photos des massacres orchestré pour ensuite en faire des cartes postales qui seront vendus dans toute l'empire.

Influence culturelle[modifier | modifier le code]

Aujourd'hui les chaouis sont un peuple très fière et jaloux de leur indépendance culturel, ils sont un peuple à la mentalité vernaculaire à l'image des rifains, des sardes ou des sicilien. Leur folklore culturelles c'est étendu dans tout le Maroc et les plus grands artistes du XXe siècle au Maroc sont de cette région: Haja Hamdaouia, Nass El Ghiwane, Daoudi, Abdelwahab Doukkali, des artistes qui à l'époque de l'ouverture des frontière algéro-marocaine démontraient leur prestations dans la ville de Casablanca qui elle-même était la ville accueillante des artiste de l'Oranie, l'échange culturel entre les deux régions était la plus prépondérante de tout le Maghreb.

Le grand ministre marocain Driss Basri qui a gouverné le Maroc d'une main de fer avec le roi Hassan II dont il était le bras droit, était notamment de cette région et plus précisément de la ville de Settat.

La spécialité musicale de cette région est la musique Chaabi dont ils en sont les maîtres et dont ils détiennent le monopole commerciale. Les shikhète notamment viennent de cette région.

Ils sont connus pour leur caractère dur aussi bien chez les femmes comme chez les hommes, des gens très conservateur et voir les plus conservateurs de tout le Maroc. Leur diaspora est essentiellement en Italie dont ils sont la première communauté étrangère (voir les marocains d'Italie). Ils sont également présent en France et dans le reste de l'Europe.

estimation

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Biographies des walis et gouverneurs nommés par le roi
  2. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte ; aucun texte n’a été fourni pour les références nommées WG.
  3. Ait Ammar au cœur de l'histoire

Liens externes[modifier | modifier le code]