Opération Tempête (Pologne)

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Plan tempête
Informations générales
Date 1943-1944
Lieu Territoire de la Pologne occupée
Belligérants
Flaga PPP.png Armia Krajowa Drapeau de l'Allemagne nazie Reich allemand

Seconde Guerre mondiale

L'Opération tempête ou plan tempête (en polonais : Akcja Burza, prononcer « bou-ja ») désigne une série de soulèvements menés par l'Armia Krajowa (en abrégé AK), armée polonaise de l'intérieur, le plus important mouvement de résistance polonais pendant la Seconde Guerre mondiale, pendant la Seconde Guerre mondiale

L'opération tempête a pour but de prendre le contrôle des villes et des régions occupées par les Allemands tandis que ceux-ci préparent leur défense contre l'Armée rouge. Les autorités civiles polonaises clandestines voulent prendre le pouvoir avant l'arrivée des Soviétiques.

Historique[modifier | modifier le code]

Plan[modifier | modifier le code]

Depuis sa création, l'Armée de l'intérieur prépare un soulèvement national contre les Allemands. Selon le plan, élaboré dès , le soulèvement sera lancé par le commandement en chef du Gouvernement polonais en exil dès que la défaite de la Wehrmacht sur le front de l'Est sera inéluctable. Le soulèvement doit commencer dans le centre de la Pologne : dans le « gouvernement général », à Zagłębie, dans la voïvodie de Cracovie et dans les régions de Białystok et de Brest-Litovsk.

Les objectifs du soulèvement sont les suivants :

  1. mettre fin à l'occupation allemande,
  2. se saisir d'armes et de fournitures nécessaires pour une armée régulière polonaise sur le sol polonais,
  3. répondre à la menace de l'Armée insurrectionnelle ukrainienne,
  4. reconstruire une Armée polonaise régulière,
  5. reconstruire l'autorité civile, les communications, et une industrie de l'armement,
  6. maintenir la paix et l'ordre derrière les lignes du front,
  7. passer à l'offensive contre les forces de la Wehrmacht sur le sol polonais.

La reconstruction d'une armée régulière polonaise doit se faire selon l'ordre de bataille polonais d'avant-guerre. Les unités de l'AK doivent devenir des divisions régulières. Au départ, doivent être créées 16 divisions d'infanterie, trois brigades de cavalerie et une brigade motorisée, qui seront équipées avec les armes capturées et celles transmises par les Alliés. La seconde phase est la reconstitution des 15 divisions et des 5 brigades de cavalerie qui étaient stationnées à l'Est et à l'Ouest de la Pologne, avant la Seconde Guerre mondiale.

Dès le début de l'année 1943, les unités de l'AK sont regroupées en de plus larges unités, portant les noms et les numéros des divisions, brigades et régiments polonais d'avant-guerre.

L'allié des Alliés[modifier | modifier le code]

Malgrè la défaite allemande de Stalingrad (, les Alliés de l'Ouest sont face à une armée allemande très motivée. Aussi le projet de soulèvement polonais se forge avec l'idée d'affronter des forces ennemies toujours mobilisée et non en pleine retraite.

Le général Stefan Rowecki, chef de l'Armia Krajowa, revoit donc le plan en conséquence. Le soulèvement se déroulera en trois étapes. La première sera une révolte armée à l'Est (avec les centres principaux de résistance à Lviv et à Vilnius) avant l'arrivée de l'Armée rouge. Pour s'y préparer, l'organisation Wachlarz (en) est crée. La deuxième étape sera la lutte armée dans la zone comprise entre la ligne Curzon et la Vistule. La troisième étape consistera en une insurrection générale sur tout le territoire national.

Le , après les explications demandées par le gouvernement polonais au sujet du massacre de Katyn, Joseph Staline rompt les relations diplomatiques. Il devint clair que l'Armée Rouge en mouvement vers la Pologne, s'annonce venir, non en libérateur, mais plutôt comme « l'allié de nos alliés », comme l'exprime alors Stefan Rowecki,

Le , le Gouvernement polonais en exil donne pour instruction aux forces de l'Armia Krajowa de rester dans la clandestinité tant que les relations diplomatiques avec l'Union soviétique ne sont pas rétablies et d'attendre des instructions. Sur le terrain, le commandant de l'Armia Krajowa a cependant une approche différente. Le , une nouvelle version du plan est élaborée.

Vue d'ensemble de l'opération[modifier | modifier le code]

Le plan était de coopérer tactiquement avec l'Armée Rouge en approche, tandis que les autorités civiles polonaises came out from underground and took power in Allied-controlled Polish territory. Ce plan fut approuvé par le Délégué du gouvernement polonais en exil et par le Parlement polonais clandestin (Krajowa Reprezentacja Polityczna).

Le 2 janvier 1944, les forces de l'Armée rouge of the 2d Belarusian Front crossed the prewar Polish border. At the same time, massacres of Poles in Volhynia reached their peak and the 27th Polish Home Army Infantry Division was formed. Thus began Operation Storm. The Division managed to contact the commanders of the advancing Red Army and began successful joint operations against the Wehrmacht. Together they retook Kowel (April 6) and Włodzimierz. The Division was, however, soon forced to retreat west, and in the Polesie area was attacked by both German and Soviet forces. Polish soldiers taken prisoner by the Soviets were given the choice of joining the Red Army or being sent to Soviet forced-labor camps. The remnants of the Division crossed the Bug River, where they were attacked by Soviet partisan units. After liberating the towns of Lubartów and Kock, the Division (reduced to some 3,200 men) was surrounded by the Red Army and taken prisoner.

Opération Ostra Brama[modifier | modifier le code]

Dans le Nord, le , les forces de l'AK à Vilnius et à Nowogródek (soit quelque 13 000 hommes sous le commandement du colonel Aleksander Krzyżanowski) lancèrent une attaque sur Vilnius toujours tenue par les Allemands, although the attack stalled until the arrival of Soviet forces. The AK and Soviet armies then jointly took the city le 13 juillet. Prior to the assault, the surrounding countryside had also been liberated by Polish and Soviet partisans. Cooperation ended almost immediately after the liberation of Vilnius; le 14 juillet, Krzyżanowski et ses officiers furent désarmés et emprisonnés, et les unités de l'AK qui se refusaient au désarmement furent violemment écrasées par les forces soviétiques, avec des douzaines de morts côté polonais[1].

Le soulèvement de Lwów[modifier | modifier le code]

Le 23 juillet, les forces de l'AK à Lwów (aujourd'hui appelée Lviv) began an armed rising in cooperation with advancing Soviet forces. La ville fut libérée en quatre jours. Les autorités civiles et militaires polonaises furent alors summoned to "a meeting with Red Army commanders" and taken prisoner by the Soviet NKVD. Les hommes du colonel Władysław Filipkowski were forcibly conscripted into the Red Army or sent to forced-labor camps, or went back underground.

L'insurrection de Varsovie[modifier | modifier le code]

Seeing the fate of the Home Army forces that had taken part in Operation Storm, le gouvernement polonais en exil et le chef de l'Armia Krajowa à ce moment-là (le général Tadeusz Komorowski) décidèrent que the last chance for regaining Poland's independence was to open an uprising in Warsaw. Le 21 juin 1944, Tadeusz Bór-Komorowski ordonna que le soulèvement de Varsovie commence à 17 h 0, le 1er août 1944. Son but politique était de bien rappeler aux Alliés l'existence du gouvernement polonais et des autorités civiles polonaises. L'idée était de prendre Varsovie afin de permettre au gouvernement polonais légitime de quitter son exil pour rentrer en Pologne.

Au même moment, d'autres districts de l'AK se retrouvaient aussi mobilisés. Les unités de la zone de Cracovie préparaient aussi un soulèvement, comme ceux de Wilno, Lwów et Varsovie, mais il fut annulé pour plusieurs raisons (voir Soulèvement de Cracovie). Dans la zone de Kielce et de Radom, the 2nd Polish Home Army Division was formed and took control of the entire area except for the cities. D'autres unités furent aussi rassemblées à Cracovie, Łódź et en Grande-Pologne.

Résultat[modifier | modifier le code]

L'écrasement de l'Insurrection de Varsovie, en l'absence de l'aide soviétique aux insurgés, marqua la fin de l'opération Tempête. Joseph Staline ne voulait pas laisser le gouvernement polonais en exil revenir et, au lieu de cela, il créa un gouvernement fantoche à la solde de Moscou, et fit arrêter ou tuer les membres de la résistance ainsi que les membres des autorités civiles. Sa priorité stratégique était concentrée vers le Sud et les champs pétrolifères situés en Roumanie. En automne 1944 beaucoup d'unités de l'AK furent dissoutes, tandis que le reste des forces retournait à des activités clandestines (voir les Soldats maudits).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Włodzimierz Borodziej, Barbara Harshav. The Warsaw uprising of 1944. University of Wisconsin Press, 2006.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Sources et bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Marek Ney-Krwawicz, Armia Krajowa. Szkic Historyczny, Wydawnictwo Ars Print Production, Varsovie, 1999, ISBN 83-8722-417-0
  • Wojciech Roszkowski, Najnowsza historia Polski 1914-1945, Świat Książki, Varsovie, 2003, ISBN 83-7311-991-4