Pierre Fichet

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Pierre Fichet (homonymie).
Pierre Fichet
Pierre Fichet (1995).png

Pierre Fichet (Capture d'écran d'une vidéo de l'Encyclopédie audiovisuelle de l'art contemporain).

Naissance
Décès
(à 79 ans)
Paris
Nationalité
Français Drapeau de la France
Activité
Mouvement

Pierre Fichet, né le à Paris et mort le à Paris, est un peintre contemporain français. Appartenant au courant abstrait de l'École de Paris, son atelier était situé dans la cité d'artistes du Bateau-Lavoir, au 13, place Émile-Goudeau, dans le 18e arrondissement de Paris.

Biographie[modifier | modifier le code]

Pierre Fichet appartient à la seconde génération abstraite d’après-guerre. Peintre de l’abstraction lyrique, sa première œuvre abstraite date de 1947.

Il a participé à de nombreuses manifestations collectives et personnelles à partir des années 1950.

En 1952: première exposition à la maison des Beaux-arts de Paris.

En 1954: première exposition de toiles abstraites à la galerie Arnaud, Paris où il expose jusqu'en 1969.

En 1959, il devient "membre observateur" du GIAP, groupe international d'architecture prospective, fondé par Michel Ragon avec Yona Friedman, Paul Maymont, Georges Patrix et Nicolas Schoeffer. Le GIAP se propose de « Réunir les chercheurs, dans le domaine de l'architecture et de l'urbanisme. Créer un lien entre ceux-ci, à une échelle internationale. Organiser des expositions de leurs œuvres et toute manifestation susceptible de rendre leurs travaux publics »[1].

La peinture de Pierre Fichet est une peinture gestuelle, recherchant l’immédiate expression, la sensation « piégée », qu’il obtient par l’utilisation d’une gamme limitée de noirs, de gris, de blancs souvent éclairés par quelques coulures de couleur vive.

La spiritualité, le sacré, ont constamment imprégné son œuvre tout au long de sa carrière.

Pierre Fichet est mort le 8 janvier 2007[2]. Ses obsèques ont été célébrées le en l’église Saint-Léonard de Croissy-sur-Seine (Yvelines).

Œuvres[modifier | modifier le code]

Peintures[modifier | modifier le code]

Contributions bibliophiliques[modifier | modifier le code]

  • Pierre Fichet, Le jugement de Pâris, livre d'artiste en sérigraphie, 125 exemplaires numérotés, Éditions Del Arco, Paris, 1994.
  • Pierre Fichet, Les égarements de Monsieur Pythagore, livre d'artiste en sérigraphie, 125 exemplaires numérotés, Éditions Del Arco, Paris, 2000.

Décors pour la scène[modifier | modifier le code]

Expositions[modifier | modifier le code]

Expositions personnelles[modifier | modifier le code]

  • Maison des beaux-arts, Paris, 1952.
  • Galerie Arnaud, Paris, 1954, 1955, 1956, 1958, 1959, 1969, 1963, 1965, 1967, 1969.
  • Galerie Saint-Laurent, Bruxelles, 1955.
  • Galerie de la Citadelle, Ascona, 1956.
  • Galerie L'Atelier, Toulouse, 1965, 1968.
  • Galerie Alice Julliard, Versailles, 1965.
  • Galerie Protée, Toulouse, 1971, 1973, 1978, 1985.
  • Château du Tremblay (Yonne), 1971.
  • Galerie Regard, Paris, 1976, 1978, mars 1980.
  • Galerie Convergences, Nantes, 1977, 1981.
  • Galerie Gilles Corbeil, Montréal, 1978.
  • Galerie Candela, Cannes, 1979.
  • Maison de la culture, Chelles, 1981.
  • Galerie Protée, Paris, 1982, 1985, 1988, 1990, 2001, 2005.
  • Gaalerie Arts et lettres, Saint-Nazaire, 1985.
  • Galerie Bellecour, Lyon, 1986.
  • Galerie Olivier Nouvelet, Paris, 1987, 1993, 1996, 1998, 2000, 2010.
  • Galerie du Manoir, La Chaux-de-Fonds, 1988, 1996.
  • Galerie Stenbock Fermor, Gand, 1989.
  • Musée de Saarlouis, 1990.
  • Galerie Morone, Milan, 1991.
  • Pyramide Pernod, Créteil, 1991.
  • Galerie Point Rouge, Paris, 1991, 1992.
  • Galerie Le Navire, Brest, 1991.
  • Galerie Van der Planten, Anvers, 1992.
  • Galerie du Manoir, Lausanne, 1995.
  • Pierre Fichet - Chemin de croix, abbaye d'Essômes, septembre 2008[4].
  • Maison des Princes, Pérouges, juin-septembre 2009.
  • Galerie Bertrand Trocmez, Clermont-Ferrand, novembre-décembre 2011.
  • Prieuré d'Airaines, mai-septembre 2014[5],[6].

Expositions collectives[modifier | modifier le code]

Citation[modifier | modifier le code]

  • « En 1952… on comptait environ trois ou quatre galeries parisiennes acceptant d'exposer des œuvres de peintres abstraits. Toutes les autres, fort nombreuses, refusaient ces galeux que dans le meilleur des cas, on qualifiait de “décorateurs”. Cette haine nous apportait un avantage : celui qui voyait dans la profession de peintre un moyen de faire carrière et de s'enrichir en vendant ses œuvres, renonçait à être abstrait. Vers la fin des années 1950, lorsque l'abstraction sera plus respectée, sinon plus aimée, et que certaines vedettes de cet art auront Rolls, somptueuses maisons de campagne et grand train de vie, on verra une foule de peintres se convertir; il en est toujours ainsi je crois, mais à l'époque, il fallait y croire pour persister… »[12]

Réception critique[modifier | modifier le code]

  • « ...Une liberté accrue du geste et une imagination lyrique de l'étendue picturale... L'intégration rythmique est achevée, l'espace aménagé dans sa totalité. L'art de Fichet, échappant aux découpages systématiques et aux effeys de plans successifs, y gagne en intensité et en profondeur. » - Pierre Restany[13]
  • « Fichet s'exprime par le truchement d'une calligraphie brève ou prolongée qui scinde l'espace et provoque de vives tensions, mues par une austère spiriualité. » - Gérard Xuriguera[14]
  • « Cet artiste autodidacte, qui n'a cessé de chercher à travers la peinture l'expression d'un idéal, s'est tôt constitué un langage abstrait particulier, en ses grandes compositions lyriques témoignant d'une inspiration religieuse tout à fait personnelle dans les années 1950-1960. Ses créations des années 1980 sont beaucoup plus gestuelles et colorées. » - Gérald Schurr[15]
  • « Un jansénisme constant induit une rigueur et une structure dans des compositions qui s'ouvrent à une certaine sensualité. Sa peinture se libère, ose des contrastes colorés et des décentrages qui suggèrent une dramatisation. La surface présente des failles, des ourlets, des balayages généreux, et, sans renoncer à une fermeté d'écriture, s'offre à des aplats nourris de tracés nuancés, d'empâtements, de longues coulées et de barres, rouge sang, noir sur des blancs immaculés. » - Lydia Harambourg[16]

Conservation[modifier | modifier le code]

Musées et collections publiques[modifier | modifier le code]

Œuvres monumentales[modifier | modifier le code]

Collections privées[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Le GIAP, présentation.
  2. Harry Bellet, « Disparition : Pierre Fichet », Le Monde, 15 janvier 2007
  3. Marianne Vonkeman (musique de Michael Sandgren), Le chemin de croix de Pierre Fichet, film, 2014 Source : YouTube, durée : 2'16".
  4. Abbatiale d'Essômes-sur-Marne, Le chemin de croix de Pierre Fichet
  5. Lucien Wesselin, « Pierre Fichet à Airaines », La Faute à Diderot, 2014
  6. « Un grand peintre de l'abstraction lyrique à découvrir au prieuré d'Airaines », Le Courrier picard, 7 août 2014
  7. Biennale de Paris, Les exposants de 1959
  8. Patrick-F. Barrer, L'histoire du Salon d'automne de 1903 à nos jours, Éditions Arts et Images du Monde, 1992, page 289.
  9. Pierre Mazars, Jean Selz et Jean-Marie Dunoyer, L'année de la peinture, Calmann-Lévy, 1990, pages 148-149.
  10. Le Monde, 19 mai 2006.
  11. Sénat (musée du Lusembourg), L'envolée lyrique - Paris, 1945-1946, présentation de l'exposition
  12. Gérard Xuriguera, Les années 1950. Peintures. Sculptures. Témoignages., Arted-Éditions d'art, Paris, 1984.
  13. Pierre Restany, « Pierre Fichet », Cimaise, 1958.
  14. Gérard Xuriguera, Regard sur la peinture contemporaine, Arted, 1983, page 36.
  15. Gérald Schurr, Le guidargus de la peinture, Les Éditions de l'Amateur, 1993.
  16. Lydia Harambourg, « Pierre Fichet », La Gazette de l'Hôtel Drouot, n°4, 26 janvier 2007.
  17. Palais des beaux-arts de Lille, Pierre Fichet dans les collections

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Michel Ragon, L'aventure de l'art abstrait, Robert Laffont, 1956.
  • Michel Seuphor, Dictionnaire de la peinture abstraite, Éditions Fernand Hazan, 1957.
  • Michel Ragon, Vingt-cinq ans d'art vivant, Éditions Casterman, 1969.
  • Georges Boudaille, Pierre Fichet, Éditions Galerie Arnaud, 1970.
  • René Huyghe, de l'Académie française, et Jean Rudel, L'art et le monde moderne, Larousse, 1970.
  • Dictionnaire des artistes contemporains, La Connaissance S.A., Bruxelles, 1972.
  • Le Robert, Dictionnaire universel de la peinture, S.N.L. - Dictionnaires Robert, 1975.
  • Gérard Xuriguera, Regard sur la peinture contemporaine, Arted, 1983.
  • Gérard Xuriguera, Les années 1950. Peintures. Sculptures. Témoignages., Arted-Éditions d'art, Paris, 1984.
  • Patrick-Gilles Persin, « Pierre Fichet », Cimaise, n°197, novembre-décembre 1988.
  • Martine Arnault, « Pierre Fichet », Cimaise, n°211, avril-mai 1991.
  • Patrick-F. Barrer, L'histoire du Salon d'automne de 1903 à nos jours, Éditions Arts et Images du Monde, 1992.
  • Lydia Harambourg, L'École de Paris, 1945-1965 - Dictionnaire des peintres, Éditions Ides et Calendes, 1993.
  • Gérald Schurr, Le guidargus de la peinture, Les Éditions de l'Amateur, 1993.
  • Emmanuel Bénézit, Dictionnaire des peintres, sculpteurs, dessinateurs, graveurs, Gründ, 1999.
  • Jean-Pierre Delarge, Dictionnaire des arts plastiques modernes et contemporains, Gründ, 2001 (lire en ligne).
  • Herta Werscher, Pierre Fichet, Éditions Galerie Bertrand Trocmez, 2011.
  • Patrick-Gilles Persin, Pierre Fichet, Éditions du Prieuré d'Airaines, 2014.

Liens externes[modifier | modifier le code]