Atila Biro

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Atila Biro
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Naissance
Décès
(à 56 ans)
Paris
Nationalité
Drapeau : France Française
Activité
Maître
Lieux de travail
Mouvement

Atila Biro, né Attila Bíró[1],[2] le 20 mars 1931 à Budapest et mort le 22 mars 1987 à Paris, est un architecte et peintre hongrois, naturalisé français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Attila Bíró quitte Budapest avec sa famille, dont le père est architecte, à la fin de la Seconde Guerre mondiale, avant l'arrivée de l'Armée rouge (1944) et s'installe quelque temps en Autriche, puis en 1947 à Sarrebruck, alors sous protectorat français. Le jeune Attila poursuit ses études au Lycée français de cette ville, puis, ayant en tête de devenir artiste peintre, se rend à Paris où il commence ses études d'architecture en 1951 à l'École des beaux-arts de Paris (atelier Pingusson). Il entre cependant en 1953 à l'École supérieure technique de Stuttgart où il suit les cours de l'architecte Günter Behnisch. Il prend dans le même temps des cours de peinture auprès de Willi Baumeister. Il fait également partie de cercles philosophiques et esthétiques réunis autour de Max Bense[3], et suit enfin les séminaires d'histoire de l'art de Hans Wentzel.

Grâce à son amitié avec Georg Karl Pfahler, il participe à la fondation du « Groupe des Onze » dont font partie Friedrich Sieber et Günther Kirchberger. La première exposition du groupe se tient en 1957 à la Galerie 17 de Munich. Elle est bientôt suivie d'autres à Londres (New Vision Center Gallery), Bruxelles (Galerie Les Contemporains), Rome (Galleria La Tartaruga) et de nouveau à Londres (Drian Gallery). Attila Bíró termine ses études à Stuttgart en 1958 avec un diplôme d'ingénieur-architecte. Il s'installe alors à Paris et travaille dans différents bureaux d'architectes, jusqu'à ce qu'il puisse vivre de sa peinture et s'y consacrer. C'est par la rencontre en 1959 des peintres américains de l'abstraction informelle Paul Jenkins et Sam Francis qu'il trouve la voie qui demeurera la sienne, celle d'une libre figuration structurée par le chromatisme de l'arc-en-ciel. C'est alors qu'il prend le nom d'artiste d'Atila, ou Atila Biro, son pseudonyme se constituant donc du simple retrait de la seconde lettre "t" de son prénom.

Avec son épouse Lila Lakshmanan (mariage en 1963), professionnelle du cinéma (on lui doit le montage de films de Jean-Luc Godard comme Le mépris et Les Carabiniers, de François Truffaut comme La peau douce), il partage son temps de travail entre son atelier de Nanterre et le bord du lac de Saint-Cassien (Var), l'artiste trouvant en ce second lieu les conditions de travail les mieux appropriées à sa technique de l'aquarelle (pré-humidification du papier, séchage des œuvres au soleil). Des annotations au dos d'aquarelles restituent qu'il aimait aller chercher l'inspiration jusqu'en Italie. Atila et Lila ont également effectué un voyage au Maroc, plusieurs autres en Inde du Nord.

Atila s'est également intéressé à la lithographie et à l'eau-forte, le nombre de gravures sur cuivre qu'il réalisa à Nanterre étant évalué à une centaine d'œuvres réparties sur deux périodes essentielles, 1964-1965 et 1980-1981.

Il exposa ses œuvres lors d'expositions personnelles à Paris, Rotterdam, Zurich, Stuttgart, Bruxelles, Göteborg et Amsterdam, etc. En 1970, il obtint la nationalité française. De 1958 à 1973, il participa à des projets pour le quartier d'affaires de La Défense près de Paris. Une vingtaine de musées (voir ci-dessous) ont fait l'acquisition de ses œuvres.

Le 22 mars 1987, les tables de son atelier étaient encore toutes saturées de ses projets picturaux et architecturaux, énonçant un esprit toujours bouillonnant de création. Il n'avait que 56 ans, plus deux jours… Atila nous a quittés trop vite, trop tôt.

Expositions personnelles[modifier | modifier le code]

  • 1965: Galerie Delta, Rotterdam (catalogue écrit par Gérald Gassiot-Talabot).
  • 1965: Galerie Jacques Massol, Paris (catalogue écrit par Yvon Taillandier).
  • 1970: Galerie Veranneman, Bruxelles.
  • 1971-1977: Galerie Rive Gauche, Paris (catalogue écrit par Jean-Jacques Lévêque).
  • 1972: Galerie Thot, Avignon. Centre culturel Pablo Neruda, Corbeil-Essonnes (catalogue avec texte L'arc-en-ciel d'Atila écrit par Raoul-Jean Moulin).
  • 1975: Musée des beaux-arts, Calais. FIAC, Paris.
  • 1975-1995: Galerie Convergence, Nantes (Jean et Jeannette Branchet).
  • 1976-1978-1985-2001: Galerie Geiger, Konwestheim et Constance.
  • 1976: Fondation Veranneman, Kruishoutem.
  • 1976-1978: Galerie Ado, Bonheiden-Anvers (catalogue avec texte Atila superbe et menaçant écrit par Alain Bosquet.
  • 1976-1978: Galerie Cavalero, Cannes.
  • 1980: Galerie Ado, Bonheiden-Anvers (catalogue écrit par Pierre Garnier).
  • 1981: Collégiale Saint-Pierre-la-Cour, Le Mans (catalogue écrit par Serge Nikitine).
  • 1981: Landesmuseum, Oldenbourg[3].
  • 1982: Maison des arts, centre d'action culturelle, Montbéliard.
  • 1983: Office culturel de la ville, Sindelfingen.
  • 1984: Institut français d'Athènes (Grèce). Forum des Halles, Angers.
  • 1985: Musée d'art moderne, Villeneuve-d'Ascq avec John Christoforou et Bengt Lindström (catalogue écrit par Michel Faucher).
  • 1987: Galerie nationale hongroise, Budapest.
  • 1988: Galerie Geiger, Komwestheim (rétrospective, catalogue avec texte Esquisses pour Atila écrit par Max Bense). Galerie d'art de l'Hôtel Astra, Paris (plaquette avec texte Atila ou la peinture d'un grand seigneur barbare et cultivé écrit par Pierre Brisset).
  • 1991: Maison des Princes, Pérouges (catalogue écrit par Gabrielle Boyon).
  • 1991-1995: Galerie Convergence, Nantes.
  • 1996: Galerie Alain Margaron, Paris.
  • 2001: Galerie Geiger, Constance. Centre d'art et de culture, Meudon.
  • 2004: Musées des Beaux-Arts d'Ostende et Wapenplein.
  • 2006: Grand théâtre d'Angers (rétrospective).
  • 2012: Abbaye de Saint-Florent-le-Vieil (rétrospective)[4].
  • 2012: Wapler et Mica, Hôtel Drouot, Paris, vente de l'atelier Atila[5].
  • 2013: Galerie Atelier 28, Lyon, De soleil et d'eau[6].

Expositions collectives[modifier | modifier le code]

  • 1960: Galerie Denise Breteau, Paris (avec, entre autres, Peter Saul).
  • 1964: Musée d'art moderne de la ville de Paris, Mythologies quotidiennes (la Nouvelle figuration).
  • 1965: Galerie Creuse, Paris, la Figuration narrative dans l'art contemporain.
  • 1966-1987: Grand Palais, Paris, participation régulière au Salon de Mai et au Salon Grands et Jeunes d'aujourd'hui.
  • Atila, François Jousselin, Jean-Marie Martin, Charles Semser, Hugh Weiss, Galerie Jacques Massol, 1967.
  • 1976: Mythologie de l'image contemporaine (Atila Biro, Guillaume Corneille, Maryan S. Maryan, Bernard Rancillac, Hugh Weiss, Centre Régional d'Art Contemporain au Château du Tremblay à Fontenoy
  • 1992: Cabinet des estampes de la Bibliothèque nationale, Paris, De Bonnard à Baselitz, dix ans d'enrichissements du cabinet des estampes.
  • 2002: Ville d'Angers, Les artistes hongrois en France.
  • 2003: Ville d'Angers, Trésors du XXe siècle dans les collections angevines.
  • 2005: Conseil général de Maine-et Loire, Angers, Grands formats.
  • 2009: Département de Maine-et-Loire, en l'Hôtel Bessonneau d'Angers, Anjou-Hongrie.
  • 2009: Salon national des antiquaires d'Angers, Exposition Hachino Kanno et Atila[7].
  • 2011: Ville de Tihany (Hongrie), exposition collective Veszprém-Anjou.
  • Janvier-mai 2015: Musée de Tessé, Le Mans, exposition Traits Portraits (le portrait dans les collections du musée).
  • Novembre-décembre 2016 : Les artistes de la Galerie "Le Soleil dans la tête" (Atila Biro, Jean Couy, Michel Moskovtchenko, Franta...), Maison de la culture et des loisirs de Saint-Étienne, novembre-décembre 2016.

Prix et récompenses[modifier | modifier le code]

  • Prix Europe 1969.

Musées[modifier | modifier le code]

Collections privées[modifier | modifier le code]

  • Henri Braun-Adam[9].

Commandes publiques (sélection parmi une cinquantaine)[modifier | modifier le code]

  • Paris, Forum des Halles: plafond du centre commercial.
  • Paris, La Défense: Le sculpteur de nuages, mur en lave émaillée de 4,58x10,90m (50 m2) sur le parvis de la Défense 2 (terrasse des reflets, près tour ALG)[10],[11],[12].
  • Corbeil-Essonnes, salle des fêtes du centre culturel Pablo Neruda: Voyage interstellaire, huile sur toile 1,95x2,55m.
  • Dunkerque, collège Lucie Aubrac: Les cerfs-volants, huile sur toile 1,95x3,65m et mur courbe 1,60x74,5m peint en arc-en-ciel.
  • Wattignies, groupe scolaire Guillaume Apollinaire: Les génies de l'eau, fresque murale 3x3,80m.
  • Le Rheu, collège Georges Brassens: La statue, Les ailes de feu, Kali, Le dompteur d'écume, 4 panneaux émaillés, 2,25x2,18m chacun.
  • Epone, collège Benjamin Franklin: Têtes en bois peint, mobiles.
  • Mont-de-Marsan, lycée d'enseignement professionnel: La statue (2,8x1,8m) et Les naufragés (1,95x1,95m), deux stèles recouvertes de mosaïque.
  • Reims, cour d'appel.
  • Nantes, CCAS (place Saint-Similien): Icare, tentative de faire étoile, fresque en tôle émaillée, 9x3,5m.
  • Dieppe, Centre d'action culturelle Jean Renoir: fresques murales.
  • Bray-Dunes, collège Septentrion: panneau mural, quatre autres murs en brique.
  • Torcy, collège Louis Aragon: En orbite, 12 huiles sur toile, coupole de la bibliothèque.
  • Colombes, bibliothèque Jacques Prévert: A la recherche de sa page natale, tôle émaillée 2,38x3,95m.
  • Boissy-Saint-Léger, deux écoles maternelles et école élémentaire: fresques murales.
  • Villetaneuse, cimetière des Joncherolles[13].
  • Dunkerque, lycée d'enseignement professionnel: deux murs du hall (2,26x4,53m et 2,26x4,70m) et stèle recouverte de mosaïque en extérieur (3,80x1m).
  • Meaux, tribunal de grande instance, salle d'audience civile n°5: L'homme-cerveau d'un seul regard l'éclairerait (Gérard de Nerval), huile su toile, 2,68x5,64m.
  • Zeldeghem (Belgique).
  • Limoges, Direction régionale France-Telecom: panneaux muraux et sculpture hall d'entrée.
  • Manama (Bahrein), ambassade de France: fresques murales de la salle de réception.
  • Pour Air France, cabines première classe Airbus: 14 panneaux, 1,30x1,18 chacun.

Notes et références[modifier | modifier le code]

(de) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en allemand intitulé « Atila Biro » (voir la liste des auteurs).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sources bibliographiques[modifier | modifier le code]

  • Dictionnaire des artistes contemporains, La Connaissance SA, Bruxelles 1972. Voir page 14.
  • Max Bense, Der Maler Atila, édité par le Landesmuseum d'Oldenbourg, 1981.
  • (de) Atila. Ölbilder - Aquarelle - Zeichnungen 1958-1986 (avec un texte de Max Bense), Kornwestheim, 1988.
  • Gérard Xuriguera: Regard sur la peinture contemporaine, Arted 1983. Voir pages 126 et 187.
  • Francis Parent et Raymond Perrot: Le salon de la Jeune Peinture, une histoire, 1950-1983, Jeune Peinture 1983.
  • Gérard Xuriguera, Les années 50: peintures, sculptures, témoignages, Arted, 1984.
  • Gérald Schurr: Le guidargus de la peinture, Editions de l'amateur 1993.
  • Lydia Harambourg: Atila, figuration solaire, dans La Gazette de l'Hôtel Drouot, 17 mars 2006.
  • Françoise Woimant, Marie-Cécile Miessner et Anne Moeglin-Delcroix: De Bonnard à Baselitz, dix ans d'enrichissements du Cabinet des Estampes, Bibliothèque Nationale 1992.
  • Emmanuel Bénézit: Dictionnaire des peintres, sculpteurs, dessinateurs et graveurs, Gründ 1999. Voir tome 1 page 517.
  • Jean-Pierre Delarge: Dictionnaire des arts plastiques modernes et contemporains, Gründ 2001. Voir page 57.
  • Jean-Pierre Arnaud: Atila, le soleil des métamorphoses, SETIG-Palussière, Angers 2012 (monographie, 144 pages, avant-propos de Hervé de Charette, préface de Jean Vautrin, entretiens avec Lila Atila-Biro).
  • Vincent Wapler, commissaire-priseur à Paris: Catalogues de ventes de l'atelier Atila, Hôtel Drouot, Paris, lundi 22 octobre 2012, lundi 7 avril 2014 et lundi 30 mars 2015.

Liens externes[modifier | modifier le code]