Gérard Schneider

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Gérard Schneider
Paolo Monti - Servizio fotografico (Italia, 1961) - BEIC 6361589.jpg

Gérard Schneider, photographie de Paolo Monti, 1961.

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Activité

Gérard Schneider (né à Sainte-Croix le et mort à Paris le ) est un peintre d'origine suisse, naturalisé français en 1948, de la nouvelle École de Paris, appartenant au courant de l'abstraction lyrique.

Biographie[modifier | modifier le code]

Gérard Schneider naît dans le canton de Vaud, en Suisse, et passe son enfance à Neuchâtel, où il fait ses études.

En février 1916, il se rend à Paris, fréquente l'École nationale des arts décoratifs où il sera encouragé à poursuivre par son professeur Paul Renouard puis, en 1918, il intègre l'École nationale des beaux-arts. Il retourne à Neuchâtel où il fait sa première exposition individuelle[1].

Après avoir débuté dans l'impressionnisme, puis s'être tourné vers le surréalisme, il trouve sa propre expression vers 1943 ; ce sera l'abstraction non géométrique dite « informelle ».

Il fréquente par la suite Pierre Soulages et Hans Hartung.

Pionnier de l'abstraction lyrique, abstraction gestuelle et personnelle, il est représenté à Paris à la Galerie Louis Carré dès 1950. Puis, de 1955 à 1960, ses œuvres sont exposées à la Kootz Gallery de New York où un contrat d’exclusivité lie l’artiste et le marchand américain Samuel M. Kootz (en).

Œuvre[modifier | modifier le code]

Du geste, « la forme naît, lyrique ou dramatique, avec sa couleur et ses moyens techniques, sans référence aucune à la nature extérieure » s'exprime Schneider.[réf. nécessaire] Eugène Ionesco parlait même de « la richesse originelle, éruptive » de son œuvre.[réf. nécessaire] Du geste nerveux et de la composition volcanique, toute en tension, des années 1950 suivent « les années lumière » selon l’expression de Michel Ragon, marquées par l’équilibre des formes qui se répondent et l’explosion de la couleur.[réf. nécessaire]

  • Composition, 1944, 73 × 93 cm, Collection Musée national d'art moderne, Paris
  • Peinture 95 B, décembre 1955, 146 × 114 cm, Collection Museum of Modern Art, New York

Catalogue raisonné[modifier | modifier le code]

La Galerie Diane de Polignac & Chazournes à Paris réalise le Catalogue raisonné de l'œuvre peint sur toile de Gérard Schneider sous la direction de Laurence Schneider, fille de l’artiste et héritière unique du droit moral, et de Patrick Gilles Persin, historien d’art.

Expositions[modifier | modifier le code]

Expositions personnelles (sélection)[modifier | modifier le code]

1920 : Galeries Léopold Robert, Neuchâtel

1947 : Galerie Lydia Conti, Paris

1948 : Galerie Lydia Conti, Paris

1950 : Galerie Lydia Conti, Paris

1951 : Galerie de Beaune, Paris

1953 : Palais des Beaux-Arts, Bruxelles

1954 : Galerie Galanis, Paris

1956 : Kootz Gallery, New York

Schneider présentait chaque année à New York une exposition personnelle de 1956 à 1961.

Expositions collectives (sélection)[modifier | modifier le code]

1948 : Biennale de Venise, 1948

1951 : Biennale de São Paulo

1951 : Biennale de Turin

1951 : Hartung, Lanskoy, Schneider, galerie Louis Carré, Paris.

1953 : Biennale de São Paulo

1953 : Biennale de Turin

1954 : 27ème Biennale de Venise

Expositions posthumes (sélection)[modifier | modifier le code]

En 2006, il figurait parmi les peintres réunis pour l'exposition « L'Envolée lyrique, Paris 1945-1956 » présentée au Musée du Luxembourg (Sénat) ; c'est l'une de ses toiles qui a été choisie pour l'affiche et la couverture du catalogue[2].

  • L'Envolée lyrique, Paris 1945-1956, Musée du Luxembourg, Paris, 26/04/2006-6/08/2006
  • Gérard Schneider, grands gestes pour un grand monde, Musée d’Art & d’Histoire, Neuchâtel, 15/05/2011-16/10/2011
  • Les Sujets de l’abstraction, Peinture non figurative de la Seconde École de Paris (1946-1962), Fondation Gandur pour l’Art, Musée Rath, Genève, 06/05/2011-14/08/2011
  • Gérard Schneider. Rétrospective, Musée des Beaux-Arts d’Orléans, 24/02/13-2/06/13
  • Montparnasse/Saint-Germain-des-Prés, un certain regard sur l'abstraction lyrique (Olivier Debré, Jean Le Moal, Alfred Manessier, André Marfaing, Gérard Schneider, Geer Van Velde), Anciennes écuries des ardoisières, Trélazé ; Montparnasse/Saint-Germain-des-Prés, six regards sur l'abstraction lyrique, Musée de Tessé, Le Mans ; Montparnasse/Saint-Germain-des-Prés, Abstractions d’après-guerre, Musée des Beaux-Arts de Bordeaux, 2012-2013  

Collections publiques[modifier | modifier le code]

Les œuvres de Gérard Schneider sont collectionnées à travers le monde : le Centre Pompidou à Paris, le MoMa à New York, la Phillips Collection à Washington, le musée des Beaux-Arts de Montréal, le musée des Beaux-Arts de Séoul et le Musée d’Art moderne de Rio de Janeiro, ainsi que dans des collections privées et des fondations de renom telle la Fondation Gandur pour l’Art à Genève.

Distinction[modifier | modifier le code]

  • Prix d'art abstrait de Lissone (Italie) (1957)
  • Prix de Tokyo (1959)
  • Grand Prix national des arts (1975)

Cote[modifier | modifier le code]

Lors de la dispersion de la collection d'Alain Delon, une peinture de Schneider datant de 1960 (146 × 114 cm) est adjugée 150 000 € à Drouot-Montaigne[3].

Le mardi 3 décembre 2013, l'œuvre Peinture 402, huile sur toile de 1949 (130x195 cm) a été adjugée 192 000 euros (frais compris) à l'Hôtel de Ventes de la Vallée-de-Montmorency[4].

Bibliographie (sélection)[modifier | modifier le code]

  • M. Pobé, Schneider, Paris, Georges Fall éditeur, coll. « Le Musée de Poche », , 63 p.
  • Lydia Harambourg, Dictionnaire des peintres de l'École de Paris, 1945-1965, Neuchâtel, Éditions Ides et Calendes, (ISBN 2-8258-0048-1); nouvelle édition, 2010, pp. 431-433 (ISBN 978-2-8258-0241-0)
  • Michel Ragon, Schneider, Expression contemporaine, 1998 (312 p.)
  • Benoît Giraud, Gérard Schneider, œuvres de 1935 à 1965, thèse de doctorat d'Histoire de l'art, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, 1998, 4 volumes, 785p. (Institut National d'Histoire de l'Art, Université Panthéon-Sorbonne).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. [Pobé 1959], p. 51
  2. (ISBN 88-7624-679-7)
  3. La Gazette de l'hôtel Drouot, 25 avril 2008, p. 46.
  4. La Gazette de Drouot, vendredi 13 décembre 2013, p. 9.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]