Place Émile-Goudeau

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La place Émile-Goudeau en 2009. Le Bateau-Lavoir s'étend sur le trottoir de droite.

Longue de 43 mètres et large de 7, la place Émile-Goudeau, autrefois place Ravignan, est une place du 18e arrondissement de Paris (France) dans le quartier de Montmartre[1].

Description[modifier | modifier le code]

Sur cette place pavée et agrémentée d'arbres est installée une fontaine Wallace, tandis qu'au no 13 est situé le Bateau-Lavoir, célèbre cité d'artistes qui hébergea notamment Picasso et Modigliani.

Origine du nom[modifier | modifier le code]

Cette voie porte le nom du poète et chansonnier Émile Goudeau, fondateur du club des Hydropathes.

Historique[modifier | modifier le code]

Élargissement de l'actuelle rue Ravignan, on conte que ce serait là que Napoléon, en 1809, attacha son cheval à un arbre pour terminer à pied son ascension vers le sommet de la butte afin d'admirer le télégraphe Chappe installé sur l'église Saint-Pierre-de-Montmartre.

Abattu en 1814, un poirier énorme, appelé de ce fait le Poirier-sans-Pareil, était enclos dans le jardin de la guinguette du même nom située sur la place. Ce lieu était très fréquenté par les Parisiens qui venaient y boire et danser, et également se restaurer sur une table pouvant recevoir douze personnes, installée sur une plate-forme dans les branches du poirier. Vers 1830, des grondements et des craquements se font entendre dans le sous-sol miné par des carrières de plâtre et la guinguette doit fermer.

En 1911, la place est détachée de la rue Ravignan pour porter son nom actuel.

Bâtiments remarquables et lieux de mémoire[modifier | modifier le code]

  • no 13 : Pierre Dumont (1884-1936), artiste peintre, figure des écoles des écoles Rouen et de Montmartre, y vécut de 1911 à 1918.
  • no 11 : Django Reinhardt y a été domicilié[2] comme le montre un document officiel datant du 14 mai 1935.[Où ?]

Accès[modifier | modifier le code]

La place est accessible par la ligne (M)(12) du métropolitain à la station Abbesses, ainsi que par le Montmartrobus (plus proche) à l'arrêt Gabrielle[3].

Source[modifier | modifier le code]

  • Jacques Hillairet, Connaissance du Vieux-Paris. Les Villages, Éditions Gonthier, 1963.

Lien externe[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]