Osman II

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Osman II
Le sultan Osman II
Le sultan Osman II
Titre
16e Sultan ottoman

4 ans 2 mois et 24 jours
Prédécesseur Mustafa Ier
Successeur Mustafa Ier
Biographie
Dynastie Dynastie ottomane
Date de naissance
Lieu de naissance Constantinople
Date de décès (à 17 ans)
Lieu de décès Constantinople
Père Ahmet Ier
Mère Mahfiruz Hatice
Conjoint 4 épouses
Enfants 3 enfants

Signature de Osman II

Osman II, dit Genç Osman ou Osman le Jeune, né le au Palais de Topkapı à Constantinople et assassiné le dans la Forteresse de Yedikule, est un sultan de l'Empire Ottoman qui régna du à sa mort.

Ιl monte sur le trône de l'Empire Ottoman après la destitution de son oncle Moustapha Ier, quelques mois après son treizième anniversaire. Il est le 16e sultan ottoman et le 8e calife ottoman issu de la dynastie des Osmanli.

Malgré son jeune âge et étant un garçon actif et intelligent, il comprit la nécessité de la réforme dans l'empire durant son court règne. Il fut le premier empereur des Turcs à être victime d'un régicide.

Biographie[modifier | modifier le code]

Naissance et éducation[modifier | modifier le code]

Şehzade Osman est né le au Palais de Topkapı à Constantinople, la capitale de l'Empire Ottoman. Il est le fils aîné du sultan Ahmet Ier (r. ) et de sa concubine Mahfiruz Hatice. Avec la naissance d'Osman, Ahmet Ier devint le plus jeune sultan ottoman à devenir père, et Osman fut le premier prince aîné à naître dans la capitale de l'Empire Ottoman, Constantinople.

Osman était aussi un écrivain et un poète. Il écrit des poèmes en persan sous le pseudonyme de Farisi.

Ascension au trône[modifier | modifier le code]

Ascension d'Osman II peinte par un artiste européen qui accompagnait l'ambassadeur autrichien Baron Mollard vers 1618

Osman accéda au trône en 1618, à l'âge de treize ans, après la destitution de Mustafa Ier. Malgré sa jeunesse, Osman essaya de s'imposer en tant que dirigeant et, après avoir sécurisé la frontière orientale en signant un traité avec la Perse safavide, il mena personnellement l'invasion ottomane de la Pologne durant la Guerre des magnats moldaves. Forcé de signer un traité de paix avec les Polonais après la Bataille de Khotin, en 1621, Osman retourna honteux à Istanbul, reprochant la couardise des janissaires et l'insuffisance de ses fonctionnaires.

Traité de paix de Chocim, après la défaite de Osman II, en 1621

Osman II fut probablement le premier sultan à voir que les janissaires étaient une institution prétorienne faisant plus de mal que de bien à l'Empire moderne. Osman II ferma leurs cafés - les points de rencontre où ils élaboraient leurs conspirations - et commença à planifier la création d'une nouvelle armée loyale, composée d'Anatoliens, de Mésopotamiens, d'ottomans égyptiens et de Turkmènes. Les janissaires envahirent alors le palais et emprisonnèrent rapidement le jeune sultan. Lorsqu'un bourreau fut envoyé pour l'étrangler, Osman II refusa d'abandonner et commença à combattre le bourreau, jusqu'à être finalement frappé de dos par une flèche. Il fut ensuite tout de même étranglé et Mustafa Ier fut à nouveau porté au pouvoir. Osman II est le premier sultan ottoman à être victime d'une révolte. Cet évènement va conforter pour longtemps le pouvoir des janissaires[1].

Osman II fut un sultan très progressiste, mais le manque de cadres professionnels et volontaires pour l'aider dans ses réformes provoqua sa chute.

Il tua également son demi-frere Mehmed en l'étranglant par des sourds-muets

Vie privée[modifier | modifier le code]

Osman aimait une fille russe d'une naissance commune, mais d'une beauté extraordinaire. Tombée dans l'esclavage comme enfant, elle était devenue la propriété d'un officier de la cour de Constantinople, qui l'aimait de l'affection d'un père, et lui donna la liberté. Osman la vit; ses charmes l'enflammèrent, et il la demanda à son ancien maître, qui déclara ne pouvoir en disposer à moins que le sultan ne l'épousât. Ainsi fut répété l'exemple que Soliman avait anciennement donné, en déclarant Roxelane son épouse. Miliclia (aussi appelée Meyl-i Sah, Meleksima, Meylikaya ou Marica), c'est ainsi que son nom fut travesti, accoucha d'un héritier présomptif du trône, le , pendant qu'Osman était devant Choczim, le prince Ömer. Quand il retourna à Constantinople, elle alla à sa rencontre jusqu'à Andrinople, pour lui montrer son fils, et fut traitée par son ordre en souveraine. Pour lui donner une image de la guerre, le sultan fit représenter dans l'intérieur du sérail le spectacle d'une ville assiégée, et de l'explosion d'une mine. Par accident funeste, un coup de fusil frappa le petit prince qu'on faisait assister à cette fête et le tua, en .

Voulant réparer une perte douloureuse, le sultan prit à la fois trois nouvelles épouses, en , non parmi les esclaves du sérail, mais parmi les filles libres de ses sujets; violation de la loi fondamentale, qui interdit la cohabitation du sultan non seulement avec une princesse étrangère, mais avec toute personne libre, née dans le pays: le but du législateur a été d'empêcher qu'aucune famille n'acquît une influence prépondérante, et que les esclaves qui rampent devant son trône, eussent sur lui un avantage au moins, celui d'être nés d'une mère libre. Ces mariages d'Osman, contraires à la loi, indisposèrent fortement le peuple. Ces trois épouses étaient Aïcha, sa favorite, une petite-fille de Pertev Pacha dont le nom est inconnue et Akile (aussi appelée Ukayle ou Rukiye), la fille du moufti Essad Efendi, qui avait longtemps refusé son consentement au mariage de sa fille, et ne l'avait finalement donné que dans l'espoir que les caresses de sa fille pourraient engager un époux à accorder ce que les représentations sages d'un ministre n'avaient pu obtenir d'un maître absolu dans sa volonté. Akile accoucha de deux jumeaux, en , après la mort de son époux, un fils et une fille: Moustapha et Zeynep qui moururent en de maladie.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Robert Mantran, Histoire de l'Empire ottoman, Fayard 1989, p. 233

Sources[modifier | modifier le code]

  • (en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Osman II » (voir la liste des auteurs).
  • (en) Osman II. (2006). In Encyclopædia Britannica. Retrieved July 31, 2006, from Encyclopædia Britannica Premium Service